Attentats de 2016 à Bruxelles: l'heure du méga-procès, étape clé pour les victimes

Sur cette photo d'archive prise le 24 mars 2016, un homme enveloppé dans un drapeau belge tient une bougie lors d’un rassemblement devant la Bourse de Bruxelles, deux jours après un triple attentat à la bombe, revendiqué par le groupe État islamique, qui a frappé l'aéroport de Bruxelles et la station de métro Maelbeek - Maalbeek, faisant 31 morts et 300 blessés. (Photo de Philippe Huguen / AFP)
Sur cette photo d'archive prise le 24 mars 2016, un homme enveloppé dans un drapeau belge tient une bougie lors d’un rassemblement devant la Bourse de Bruxelles, deux jours après un triple attentat à la bombe, revendiqué par le groupe État islamique, qui a frappé l'aéroport de Bruxelles et la station de métro Maelbeek - Maalbeek, faisant 31 morts et 300 blessés. (Photo de Philippe Huguen / AFP)
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Publié le Samedi 10 septembre 2022

Attentats de 2016 à Bruxelles: l'heure du méga-procès, étape clé pour les victimes

  • La cour d'assises de Bruxelles entame ses travaux avec une audience où sont déjà attendus neuf accusés dont le jihadiste français Salah Abdeslam
  • Les attentats de Bruxelles ont été commis par la même cellule jihadiste que ceux du 13 novembre 2015 à Paris (130 morts) ; ils ont aussi été revendiqués par l'organisation Etat islamique

BRUXELLES : Trente-deux morts et beaucoup d'autres vies «détruites» par les graves blessures physiques ou psychologiques: les victimes des attentats jihadistes de mars 2016 à Bruxelles envisagent le procès -dont le coup d'envoi est donné lundi- comme une étape clé sur la voie de la reconstruction.

La cour d'assises de Bruxelles entame ses travaux avec une audience prévue sur une journée pour régler des questions de procédure, mais où sont déjà attendus neuf accusés dont le jihadiste français Salah Abdeslam. Un dixième, présumé mort en Syrie, sera jugé en son absence.

Les attentats de Bruxelles ont été commis par la même cellule jihadiste que ceux du 13 novembre 2015 à Paris (130 morts). Ils ont aussi été revendiqués par l'organisation Etat islamique. Trois hommes se sont fait exploser, deux à l'aéroport et un autre dans le métro, faisant des centaines de blessés en plus des 32 morts.

A ce stade, 960 parties civiles ont été recensées dans ce qui est présenté comme le plus grand procès jamais organisé en Belgique devant un jury populaire.

«Ma vie est complètement détruite, j'ai perdu mes amis, mon hobby de pilote», confie à l'AFP Philippe Vandenberghe, une des ces parties civiles, un secouriste bénévole qui souffre de stress post-traumatique et fait encore des cauchemars six ans plus tard.

Ce matin du 22 mars 2016, ce cadre de l'aéroport de Bruxelles-Zaventem vient d'arriver à son bureau quand il entend la double d'explosion qui dévaste le rez-de-chaussée où des centaines de voyageurs attendent d'enregistrer leurs bagages.

- «Le début d'autre chose» -

Doté d'un brevet de secourisme, il connaît les premiers gestes qui sauvent et se précipite au chevet des gens au sol, dans une épaisse fumée, au milieu des débris de verre et de métal. L'image de deux enfants qui venaient de perdre leur mère le hante encore.

«Je suis intervenu sur 18 personnes différentes, je suis sûr d'avoir sauvé une femme», poursuit ce célibataire de 51 ans, rencontré chez lui à Louvain-la-Neuve (centre).

Au chômage, après avoir dû batailler avec son ex-employeur et les assurances sur la prise en charge des soins, il se reconstruit par la peinture, l'aide à des ONG et le suivi d'une formation d'ambulancier.

Lundi matin, M. Vandenberghe compte être présent pour découvrir dans leur box les suspects qui répondent d'«assassinats commis dans un contexte terroriste» et encourent la prison à perpétuité.

Pour le secouriste, le procès doit être «le début d'autre chose». «On espère que nos souffrances seront reconnues, c'est ça l'important», dit-il.

«Je ne sais pas si on peut tourner la page, ce qui s'est passé existera toujours en nous», relève de son côté Sébastien Bellin, qui a perdu l'usage d'une jambe dans l'attentat de Zaventem et subi une quinzaine d'opérations depuis 2016.

- Procès d'au moins huit mois -

«Personnellement j'ai évacué toute haine (contre les auteurs), cela pomperait l'énergie dont j'ai besoin pour me reconstruire. J'ai aussi accepté mon handicap», ajoute cet ancien basketteur professionnel de 44 ans. Il voit le procès comme «une étape importante dans (son) cheminement».

Lui aussi partie civile, traumatisé par «la situation de guerre» dont il a été témoin au métro Maelbeek (16 morts, autant qu'à Zaventem), l'ancien commissaire de police Christian De Coninck suivra les audiences à distance. Il refuse d'aller sur place, doutant que les accusés apportent des éléments nouveaux.

«Ils ne valent pas la peine que je me déplace pour eux, je n'ai pas envie d'entendre toutes ces salades sur leur enfance malheureuse, l'influence d'un imam ou la nécessité de combattre pour le califat», déclare-t-il à l'AFP.

Six des dix accusés étaient déjà concernés par le procès du 13 novembre qui s'est achevé fin juin en France. Parmi eux Salah Abdeslam, condamné à la perpétuité incompressible à Paris, et le Belgo-Marocain Mohamed Abrini (perpétuité avec 22 ans de sûreté).

Après l'audience préliminaire de lundi, la cour siégera à nouveau le 10 octobre pour désigner 12 jurés titulaires et 24 suppléants. Les débats doivent s'ouvrir le 13 octobre pour au moins huit mois, jusqu'en juin.

A l'inverse de la France, qui a instauré une cour d'assises spéciale uniquement composée de magistrats professionnels, les crimes terroristes en Belgique sont encore jugés par un jury populaire.

Le procès se tient à l'ancien siège bruxellois de l'Otan, mis temporairement à la disposition de la justice belge.

A Bruxelles le 22 mars 2016, une journée d'horreur et de chaos

Bruxelles, 22 mars 2016. Ce matin de printemps, trois kamikazes se font exploser en pleine heure d'affluence à l'aéroport et dans le métro de la capitale européenne. Bilan: 32 morts, plus de 340 blessés.

Quatre jours après l'arrestation spectaculaire à Bruxelles de Salah Abdeslam, seul membre encore en vie des commandos parisiens du 13 novembre 2015 (130 morts), des jihadistes de la même cellule viennent de commettre les pires attentats de l'histoire de la Belgique.

- Valises bourrées d'explosifs -

Peu avant 08H00, trois d'entre eux sont arrivés en taxi à l'aéroport international de Bruxelles-Zaventem.

Dans le hall des départs, des centaines de personnes se trouvent aux comptoirs d'enregistrement. Les images de vidéosurveillance, qui feront le tour du monde, montrent les trois individus côte à côte, poussant des chariots sur lesquels sont posés leurs bagages. A l'intérieur, des explosifs.

L'un d'eux, portant lunettes de vue sous un chapeau noir, dépose un grand sac avant de quitter l'aérogare. Il s'agit de Mohamed Abrini, l'«homme au chapeau», qui sera arrêté deux semaines plus tard.

07H58'28»: un premier kamikaze déclenche sa charge explosive. Neuf secondes plus tard, le second jihadiste actionne à son tour son dispositif, plus puissant encore. Ibrahim El Bakraoui et Najim Laachraoui viennent de semer la terreur.

- «Du sang dans l'ascenseur» -

«Un monsieur a crié en arabe, et j'ai entendu une grosse déflagration», racontera à l'AFP Alphonse Lyoura, les mains tachées de sang. «J'ai aidé au moins six, sept blessés, on a sorti cinq corps qui ne bougeaient plus», dira encore cet employé de l'aéroport.

Un voyageur débarquant en provenance de Genève décrira «le plafond tombé... une odeur de poudre... du sang dans l'ascenseur».

Seize vies sont fauchées. Parmi les victimes, Alexander Pinczowski, 29 ans, et sa soeur Sascha, 26, qui devaient s'envoler pour New York.

En face du terminal B, l'hôtel Sheraton se transforme en hôpital de campagne.

L'aéroport est évacué, les voyageurs dirigés vers un gymnase avoisinant. Peu après l'arrivée des démineurs, le sac du troisième jihadiste explose, sans faire de blessés.

- Scène de guerre dans le métro -

A 09H11, l'horreur frappe cette fois une station de métro, au coeur du quartier européen. Khalid El Bakraoui, frère cadet du premier kamikaze de l'aéroport, vient d'actionner sa bombe dans une rame sur le point de quitter la station Maelbeek.

Là aussi seize personnes perdent la vie. Comme à l'aéroport, on dénombre de multiples nationalités parmi les morts et les blessés.

Autour de la bouche fumante du métro, des policiers établissent un périmètre de sécurité, coupent la circulation dans le quartier où des dizaines de fonctionnaires européens cherchent dans la confusion un moyen de gagner leur travail.

«Je n'ai rien, t'inquiète pas, c'est horrible», rassure une femme au téléphone, s'éloignant de la scène les larmes aux yeux.

- Onde de choc planétaire -

Dans l'après-midi, l'organisation Etat islamique revendique les attentats contre la «Belgique croisée», accusant le pays de n'avoir «cessé de combattre l'islam et les musulmans».

L'onde de choc est considérable. Plusieurs pays d'Europe, la France, l'Allemagne ou la Grande-Bretagne renforcent leurs mesures de sécurité dans les lieux névralgiques. L'Otan, dont le siège est à Bruxelles, relève son niveau d'alerte.

- «Bruxelles est belle» -

Au fil des heures, plusieurs centaines de personnes de toutes origines convergent spontanément vers la place de la Bourse, au coeur de la capitale belge.

Le Premier ministre Charles Michel, qui a évoqué un «moment de tragédie» pour la Belgique, vient s'y recueillir avec le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker.

Un son de violoncelle perce le silence. Toujours plus de fleurs, de bougies sont déposées sur le parvis alors que la nuit est tombée. «Bruxelles est belle», lancent trois mots tracés à la craie.

- Recherchés «de partout» -

Au 4 rue Max Roos, dans la commune bruxelloise de Schaerbeek, la police découvre un atelier de fabrication de bombes, dont quinze kilos d'explosifs de type TATP.

Au pied de l'immeuble, un ordinateur jeté dans une poubelle contient des testaments audio ou écrit, des lettres adressées à ses proches par Salah Abdeslam, ou encore des photos des membres de la cellule jihadiste posant devant un drapeau de l'EI accroché au mur.

Dans l'un de ces «testaments», Ibrahim El Bakraoui affirme «ne plus savoir quoi faire» car «recherché de partout».

Pour les enquêteurs, c'est l'interpellation d'Abdeslam qui a vraisemblablement précipité le passage à l'acte des autres membres de la cellule jihadiste.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.


Les principaux points de l'accord Iran-Etats-Unis

Les Etats-Unis commenceront "immédiatement" à lever leur blocus des ports iraniens qu'ils avaient mis en place le 13 avril, et y mettront complètement fin dans un délai de 30 jours. (AFP)
Les Etats-Unis commenceront "immédiatement" à lever leur blocus des ports iraniens qu'ils avaient mis en place le 13 avril, et y mettront complètement fin dans un délai de 30 jours. (AFP)
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  • Les Etats-Unis, l'Iran et leurs alliés respectifs "déclarent la cessation immédiate et permanente des opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban"
  • Ils s'engagent "à ne pas initier de guerre ou d'opération militaire l'un contre l'autre et à s'abstenir de la menace ou de l'usage de la force l'un contre l'autre, tout en garantissant l'intégrité territoriale et la souveraineté du Liban"

TEHERAN: Voici les principaux points du protocole d'accord signé entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-orient, dont le contenu a été rendu public par Washington et Téhéran:

Cessation permanente des hostilités 

Les Etats-Unis, l'Iran et leurs alliés respectifs "déclarent la cessation immédiate et permanente des opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban".

Ils s'engagent "à ne pas initier de guerre ou d'opération militaire l'un contre l'autre et à s'abstenir de la menace ou de l'usage de la force l'un contre l'autre, tout en garantissant l'intégrité territoriale et la souveraineté du Liban".

Accord final sous 60 jours 

L'Iran et les Etats-Unis "s'engagent à négocier et à conclure l'accord final dans un délai maximum de 60 jours, extensible d'un commun accord".

Levée du blocus naval américain 

Les Etats-Unis commenceront "immédiatement" à lever leur blocus des ports iraniens qu'ils avaient mis en place le 13 avril, et y mettront complètement fin dans un délai de 30 jours.

Les Etats-Unis s'engagent en outre "à retirer leurs forces des abords de la République islamique d'Iran dans les 30 jours suivant l'accord final".

Réouverture du détroit d'Ormuz 

L'Iran s'engage à "assurer la sécurité du passage des navires commerciaux, sans frais pendant 60 jours uniquement, du golfe Persique vers la mer d'Oman, et inversement. Le trafic des navires commerciaux commencera immédiatement" et sera pleinement rétabli dans un délai de 30 jours, une fois le détroit d'Ormuz déminé.

Plan de 300 milliards de dollars pour l'Iran 

Les Etats-Unis et leurs partenaires régionaux élaboreront un plan "d'un montant d'au moins 300 milliards de dollars, destiné à la reconstruction et au développement économique" de l'Iran.

Levée des sanctions 

Les Etats-Unis "s'engagent à mettre fin à tous les types de sanctions" unilatérales et internationales contre l'Iran, selon un calendrier qui sera convenu dans l'accord final.

En attendant, les Etats-Unis "s'engagent à rendre pleinement disponibles et utilisables les fonds et avoirs de la République islamique d'Iran gelés ou soumis à des restrictions dès la mise en œuvre du présent protocole d'accord".

De façon immédiate et jusqu'à la levée des sanctions, le département du Trésor américain délivrera "des dérogations pour l'exportation de pétrole brut iranien, de produits pétroliers et dérivés, ainsi que pour tous les services associés, y compris les transactions bancaires, les assurances, le transport, etc".

Nucléaire 

L'Iran réaffirme qu'il "ne se procurera ni ne développera d'armes nucléaires".

Le sort de l'uranium enrichi accumulé par l'Iran sera réglé "selon un mécanisme qui sera convenu mutuellement (...) la méthodologie a minima consistant en une méthode de dilution sur place sous la supervision de l'AIEA" (Agence internationale de l'énergie atomique).

En attendant cet accord final, l'Iran "maintiendra le statu quo actuel de son programme nucléaire", et les Etats-Unis "n'imposeront aucune nouvelle sanction et ne déploieront pas de forces supplémentaires dans la région".

Signature 

Selon le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont la médiation a été cruciale, l'accord a été signé électroniquement et à distance jeudi, heure d'Islamabad, par les présidents iranien Massoud Pezeshkian et américain Donald Trump.

Une cérémonie de signature est confirmée vendredi en Suisse "pour commémorer cet événement marquant et donner le coup d'envoi des discussions techniques".

Résolution de l'ONU 

L'accord final sera entériné par une résolution contraignante du Conseil de sécurité de l'ONU.