Les troupes yéménites contrôlent une position «importante» d'Al-Qaïda à Abyan

Les forces militaires yéménites ont repris à Al-Qaïda une importante installation militaire ainsi que des montagnes environnantes dans la province méridionale d'Abyan (Photo, AFP).
Les forces militaires yéménites ont repris à Al-Qaïda une importante installation militaire ainsi que des montagnes environnantes dans la province méridionale d'Abyan (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 20 septembre 2022

Les troupes yéménites contrôlent une position «importante» d'Al-Qaïda à Abyan

  • Les forces de sécurité ont découvert des obus de mortier, des munitions et des explosifs cachés dans un camp de la vallée d'Omaran
  • La branche yéménite d'Al-Qaïda s’est considérablement affaiblie dernièrement

AL-MUKALLA: Les forces militaires yéménites ont repris à Al-Qaïda une importante installation militaire ainsi que des montagnes environnantes dans la province méridionale d'Abyan, consolidant les avancées réalisées contre les militants dans leurs bastions.

Mohammed al-Naqeeb, un porte-parole militaire du Conseil de transition du Sud, pro-indépendance, a déclaré lundi à Arab News que leurs forces avaient entièrement pris le contrôle d'une importante base militaire utilisée par les militants d'Al-Qaïda dans la vallée d'Omaran à Abyan.

Des sapeurs ont ratissé la vallée à la recherche de mines et d'engins explosifs improvisés que les militants pourraient avoir posés.

«Il s'agit d'une installation militaire internationale d'Al-Qaïda. Nous avons découvert beaucoup d'obus de mortier, de munitions et d'engins explosifs improvisés cachés dans le camp», a déclaré Al-Naqeeb, ajoutant que des forces militaires permanentes seraient stationnées dans la vallée pour empêcher Al-Qaïda de reprendre ses opérations.

La semaine dernière, les forces indépendantistes yéménites ont lancé une offensive à Abyan et dans la province de Shabwa dans le but d'éradiquer Al-Qaïda de la région, y compris une chaîne de montagnes qui relie les deux provinces à Al-Bayda, contrôlée par les Houthis.

Pour la première fois depuis des années, les forces gouvernementales ont réussi à prendre d'assaut les cachettes et les installations militaires d'Al-Qaïda à Al-Mousinah dans la province de Shabwa, ainsi qu'à Omaran.

Al-Naqeeb a déclaré qu'au cours des dernières quarante-huit heures, deux soldats ont été tués et de nombreux autres ont été blessés. Les militants avaient déclenché 25 engins explosifs improvisés en bord de route pour empêcher leur progression.

Les forces gouvernementales se rendront à Al-Mahfad, un autre repaire de longue date d'Al-Qaïda à Abyan, après avoir sécurisé les régions libérées à Omaran.

Des comptes affiliés à Al-Qaïda ont publié des déclarations sur les réseaux sociaux contestant les affirmations du gouvernement sur l’avancée des troupes dans Omaran, rétorquant qu'ils avaient attaqué des avant-postes gouvernementaux, fait exploser des bombes et empêché les forces gouvernementales de prendre le contrôle de la vallée.

La branche yéménite d'Al-Qaïda, Al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQPA), s’est considérablement affaiblie, selon les experts en terrorisme, en raison d'un manque de direction, de problèmes financiers, de la concurrence avec Daesh – qui a courtisé les agents d'Al-Qaïda – et d'opérations militaires importantes.

L'expert yéménite en contre-terrorisme Saeed Obeid al-Jemhi a expliqué qu'Al-Qaïda, affaibli, n'utiliserait que des tactiques de guérilla pour affronter les forces gouvernementales en expansion, ajoutant que le groupe militant avait recours aux enlèvements pour remplir ses coffres vides.

«L'organisation a atteint une situation qui l'empêche de réagir autrement que par des opérations de défense, comme la pose de bombes en bord de route ou le ciblage de barricades militaires», a précisé Al-Jemhi.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le Liban enquête sur une rencontre entre un influent banquier et Netanyahu

La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire. (AFP)
La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire. (AFP)
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  • Le correspondant du média américain Axios, Barak David, a mis en ligne mardi une photo montrant le PDG de la Société Générale de Banque au Liban (SGBL), Antoun Sehnaoui, aux côtés de M. Netanyahu et de son épouse lundi soir, à Washington
  • Il a précisé que M. Sehnaoui avait organisé ce dîner avec sa compagne, l'ancienne émissaire américaine pour le Liban Morgan Ortagus, en hommage au sénateur républicain Lindsey Graham, décédé le 11 juillet

BEYROUTH: La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire.

Le correspondant du média américain Axios, Barak David, a mis en ligne mardi une photo montrant le PDG de la Société Générale de Banque au Liban (SGBL), Antoun Sehnaoui, aux côtés de M. Netanyahu et de son épouse lundi soir, à Washington, provoquant un tollé au Liban.

Il a précisé que M. Sehnaoui avait organisé ce dîner avec sa compagne, l'ancienne émissaire américaine pour le Liban Morgan Ortagus, en hommage au sénateur républicain Lindsey Graham, décédé le 11 juillet.

M. Sehnaoui, décrit par sa compagne comme un "chrétien sioniste", prône la normalisation des relations israélo-libanaises, alors que les deux pays, techniquement toujours en état de guerre, mènent depuis avril des négociations sous égide américaine pour une issue à leur conflit.

Son établissement, la Société Générale de Banque au Liban (SGBL) fait partie des plus grandes banques libanaises, accusées d'avoir joué un rôle dans l'effondrement économique du pays à partir de 2019. M. Sehnaoui possède également des parts dans des médias.

Un responsable judiciaire qui a requis l'anonymat a indiqué à l'AFP que le procureur général avait demandé aux forces de sécurité d'ouvrir une enquête sur la photo d'Axios "pour établir son authenticité".

"Les mesures légales appropriées seront prises si c'est le cas", a-t-il ajouté.

De leur côté, plusieurs avocats libanais ont saisi la justice, réclamant des poursuites contre M. Sehnaoui pour ses contacts avec Israël et son Premier ministre, a-t-il indiqué.

Une autre photo publiée par M. Netanyahu sur X montre M. Sehnaoui derrière lui.

En avril, M. Sehnaoui était apparu dans une vidéo dans laquelle Mme Ortagus annonçait qu’il avait fait un don au musée de l’Holocauste aux Etats-Unis et le présentait comme un "chrétien sioniste".

Le banquier est dans le viseur des enquêteurs français depuis avril.

Ils suspectent la SGBL et sa filiale française Banque Richelieu France, dont M. Sehnaoui est président non exécutif, d'avoir participé, avec d'autres établissements, à des transferts d'actifs vers l'Europe pendant et après le début de la crise financière de 2019.

 


Egypte: incendie sur deux navires stockant du gaz dans le port de Damiette 

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  • Le ministère a indiqué dans un communiqué qu'un "incendie s'était déclaré à bord du navire de regazéification et du navire de stockage présents dans le port de Damiette, et que la situation avait été immédiatement maîtrisée"
  • Le ministère précise que "les mesures nécessaires sont en cours afin d'évaluer les conséquences de l'incident"

LE CAIRE: Un incendie s'est déclaré mercredi à bord de deux navires de traitement et de stockage de gaz naturel dans le port de Damiette, dans le nord de l'Egypte, a annoncé le ministère égyptien du Pétrole, sans préciser les causes du feu.

Le ministère a indiqué dans un communiqué qu'un "incendie s'était déclaré à bord du navire de regazéification et du navire de stockage présents dans le port de Damiette, et que la situation avait été immédiatement maîtrisée", ajoutant qu'il n'y avait eu aucune "perte humaine".

Le ministère précise que "les mesures nécessaires sont en cours afin d'évaluer les conséquences de l'incident".

L'ancien président de l'Autorité du port de Damiette, le général Ayman Saleh, a indiqué à l'AFP qu'"un navire de regazéification était amarré aux côtés d'un méthanier dans le port", expliquant que l'opération de regazéification "s'effectue sous une très forte pression", de sorte que toute fuite peut provoquer un incendie.

Il n'a pas précisé à qui appartenaient les deux bâtiments.

 


L'armée israélienne accuse le Hezbollah d'une «violation flagrante» de l'accord de cessez-le-feu

L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays. (AFP)
L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays. (AFP)
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  • "Dans la nuit de mardi à mercredi, le Hezbollah a lancé un drone chargé d'explosifs en direction d'un véhicule du génie de l'armée israélienne dans la région de la crête d'Ali al-Taher, au sein de la zone de sécurité
  • "Cet incident constitue une violation flagrante de l'accord de cessez-le-feu au Liban par l'organisation terroriste du Hezbollah"

JERUSALEM: L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays.

"Dans la nuit de mardi à mercredi, le Hezbollah a lancé un drone chargé d'explosifs en direction d'un véhicule du génie de l'armée israélienne dans la région de la crête d'Ali al-Taher, au sein de la zone de sécurité", indique le communiqué militaire.

"Cet incident constitue une violation flagrante de l'accord de cessez-le-feu au Liban par l'organisation terroriste du Hezbollah", poursuit-il.

Un accord-cadre a été conclu le 26 juin entre Israël et le Liban, sous l'égide des Etats-Unis, en vue de mettre fin à la guerre entre les deux pays.

Son application prévoit notamment la mise en place de "zones pilotes" dans le sud du Liban, où le désarmement du Hezbollah doit constituer un test avant un retrait progressif des forces israéliennes d'autres secteurs.

Le mouvement chiite, soutenu par l'Iran, rejette cet accord et refuse de déposer les armes, mais n'a toutefois pas revendiqué d'attaque depuis le 20 juin.

Le Hezbollah avait entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en attaquant Israël, en soutien à l'Iran.

Israël a riposté par une vaste campagne de bombardements et une offensive terrestre, ayant fait plus d'un million de déplacés.

Il continue d'occuper des zones du sud du Liban sur une dizaine de kilomètres à l'intérieur du territoire du pays voisin.

L'armée israélienne a indiqué que des troupes continueraient d'y être déployées pour une période indéterminée, "afin d'éliminer les menaces et d'améliorer la défense des habitants du nord d'Israël".

Dimanche, l'armée libanaise a condamné la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.