«Ecologique, bon pour la santé»: Borne lance un deuxième plan vélo

Un homme fait du vélo dans un parc à Bordeaux, le 18 juillet 2022. (Photo, AFP)
Un homme fait du vélo dans un parc à Bordeaux, le 18 juillet 2022. (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 20 septembre 2022

«Ecologique, bon pour la santé»: Borne lance un deuxième plan vélo

Un homme fait du vélo dans un parc à Bordeaux, le 18 juillet 2022. (Photo, AFP)
  • Le vélo est un moyen de transport «accessible, écologique et bon pour la santé», un «atout pour développer la pratique sportive» et «pour notre économie», a fait valoir la cheffe du gouvernement
  • Souhaitant «aller plus loin», la Première ministre entend désormais développer une filière française du vélo

PARIS: La Première ministre Elisabeth Borne a annoncé mardi le lancement d'un deuxième plan en faveur de la petite reine pour faire de la France une "nation du vélo", qui sera abondé pour 2023 de 250 millions d'euros. 

Le vélo est un moyen de transport "accessible, écologique et bon pour la santé", un "atout pour développer la pratique sportive" et "pour notre économie", a fait valoir la cheffe du gouvernement dans la cour de Matignon, qui accueillait plusieurs ateliers vélo, et un parcours pour de jeunes cyclistes venus passer leur "savoir rouler" à vélo. 

C'est Elisabeth Borne qui avait lancé il y a quatre ans en tant que ministre des Transports le premier plan vélo, doté de 350 millions d'euros sur 7 ans (2018-2025), auxquels se sont ajoutés 150 millions du plan de relance décidé après la pandémie de Covid-19. 

Il a rencontré "un vrai succès", s'est félicitée Mme Borne, accompagnée de plusieurs ministres, dont Clément Beaune (Transports) et Christophe Béchu (Transition écologique), arrivés pour l'occasion à vélo. 

Les crédits du premier plan "ont été dépensés en seulement quatre ans", a souligné M. Béchu. 

Boudé par les Français, le vélo est devenu en 2021 "le moyen de transport le plus vendu" grâce aux aides à la réparation et à l'acquisition, a précisé Mme Borne. Quelque 14 000 kilomètres de pistes cyclables supplémentaires ont en outre été réalisées, et 160 000 jeunes ont bénéficié du dispositif "savoir rouler à vélo". 

« Planification » 

Souhaitant "aller plus loin", la Première ministre entend désormais développer une filière française du vélo, sous la houlette du ministre délégué à l'Industrie Roland Lescure, présent mardi, valorisant assemblage, recyclage et réparation. 

Ce deuxième plan continuera à développer des infrastructures cyclables, avec un nouveau fonds doté en 2023 de 250 millions d'euros, dont 85 millions déjà prévus pour cette année-là dans le premier plan. Sur les 250 millions, 200 seront dédiés aux infrastructures et 50 au stationnement. 

Pour les années suivantes, le gouvernement développera ses intentions dans "la feuille de route sur la planification écologique", selon M. Béchu. "L'enveloppe pluriannuelle reste à définir" sur la base "notamment du conseil d’orientation des infrastructures qui sera rendu cet automne", a précisé Matignon. 

Le gouvernement veut maintenir les aides pour l'acquisition de vélos, et former toute une classe d'âge, soit 800 000 jeunes, au "savoir rouler à vélo". Les jeux olympiques et paralympiques seront aussi "une vitrine du vélo en France", selon Mme Borne, qui réunira un comité interministériel sur le vélo "tous les six mois" dans le but de "développer vraiment cette nation du vélo". 

« Zones rurales » 

Le gouvernement espérait en 2018 porter à 9% d'ici 2024 la part des déplacements faits à vélo, pour dépasser la moyenne européenne de 7%. 

En l'absence de nouvelle enquête sur ces usages, Françoise Rossignol, présidente du Club des villes et territoires cyclables et marchables, estime que les déplacements à vélo, que ce soit pour le travail ou les loisirs, ont grossièrement "doublé" depuis 2018. 

"Chacun doit faire le maximum de trajets à vélo et il faut élargir le public et les territoires" vers les personnes âgées et les zones rurales, a-t-elle plaidé. 

"On a vraiment impulsé cette dynamique plus dans les villes. Notre défi des années à venir c’est de démontrer que le vélo peut être aussi un mode de déplacement dans les territoires ruraux", a abondé Mme Borne. 

Elle a souhaité à cet égard que le fonds vélo pour 2023 soit "un levier de partenariats avec les collectivités" et que les volets mobilité des contrats de plan, qui vont être discutés à l'automne, puissent intégrer par exemple des itinéraires vélo. 

Le président de la Fédération des usagers de la bicyclette (FUB), Olivier Schneider, a salué "un bon départ", désireux de soutenir"des projets qui transforment les villes" et pas des "petites pistes cyclables par ci, par là". Le PCF a lui jugé que ce plan était "très loin du milliard par an nécessaire", au regard du "retard énorme (de la France) en matière d'infrastructures cyclables". 

 


Au cœur du centre de crise du Quai d’Orsay: rapatrier mais également écouter et rassurer

Depuis les frappes israélo-américaines contre l’Iran et la riposte de Téhéran, la situation militaire au Moyen-Orient s’est fortement tendue. Cette crise représente un défi majeur pour la France, qui doit protéger et rapatrier ses ressortissants dans une région devenue instable. (Arlette Khouri)
Depuis les frappes israélo-américaines contre l’Iran et la riposte de Téhéran, la situation militaire au Moyen-Orient s’est fortement tendue. Cette crise représente un défi majeur pour la France, qui doit protéger et rapatrier ses ressortissants dans une région devenue instable. (Arlette Khouri)
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  • Depuis le début de la crise, près de 15 000 appels ont été enregistrés
  • Chaque appel permet de créer un dossier pour identifier la situation des personnes et déterminer les priorités

PARIS: Depuis les frappes israélo-américaines contre l’Iran et la riposte de Téhéran, la situation militaire au Moyen-Orient s’est fortement tendue. Cette crise représente un défi majeur pour la France, qui doit protéger et rapatrier ses ressortissants dans une région devenue instable.

Le Centre de crise et de soutien (CDCS) du ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères, dirigé par l’ambassadeur Louis L’alliot, a été immédiatement mobilisé. Ses équipes travaillent jour et nuit pour répondre aux appels des Français, organiser des évacuations et coordonner les actions diplomatiques et humanitaires.

Environ 400 000 Français vivent au Moyen-Orient, auxquels s’ajoutent de nombreux touristes. La fermeture des espaces aériens rend les départs très difficiles. Une plateforme téléphonique composée d’environ 30 répondants, dont une majorité de bénévoles de la Croix-Rouge, traite les appels de personnes inquiètes ou bloquées. Au total, plus de 50 agents peuvent répondre simultanément grâce à plusieurs centres d’appel.

Depuis le début de la crise, près de 15 000 appels ont été enregistrés. Chaque appel permet de créer un dossier pour identifier la situation des personnes et déterminer les priorités. Les personnes vulnérables (personnes âgées, malades, familles avec jeunes enfants) sont prioritaires pour les vols spéciaux affrétés par l’État, dont le coût est en partie pris en charge.

Jusqu’à présent, plus de 1 500 personnes ont été rapatriées par ces vols, tandis qu’environ 17 000 Français ont quitté la région par leurs propres moyens.

Le centre fonctionne grâce à plusieurs pôles spécialisés : gestion des ressources humaines, relations internationales, soutien médical, organisation des vols et le « pôle communauté » chargé de contacter les ressortissants prioritaires.

Les bénévoles de la Croix-Rouge jouent également un rôle important en apportant écoute et soutien psychologique aux appelants souvent stressés ou inquiets.

Créé en 2008, le Centre de crise et de soutien est aujourd’hui un outil essentiel de la diplomatie française, capable d’activer une cellule de crise en moins d’une heure et de fonctionner 24h/24 lors de situations internationales majeures.


Municipales en France: percée de la gauche radicale, l'extrême droite s'installe

Sarah Knafo (au centre), candidate d'extrême droite du parti Reconquete! à la mairie de Paris, se promène parmi ses partisans et les représentants des médias après l'annonce des résultats du premier tour des élections municipales de 2026 à Paris, le 15 mars 2026. (AFP)
Sarah Knafo (au centre), candidate d'extrême droite du parti Reconquete! à la mairie de Paris, se promène parmi ses partisans et les représentants des médias après l'annonce des résultats du premier tour des élections municipales de 2026 à Paris, le 15 mars 2026. (AFP)
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  • Tard dans la nuit dimanche, les tractations ont commencé partout où de possibles triangulaires, quadran, quinquan, voire sextangulaires sont théoriquement possibles, puisqu'il suffit qu'une liste ait obtenu 10% pour qu'elle puisse se maintenir au 2e tour
  • A Toulouse (sud), 4e ville de France, où La France insoumise (LFI), le parti de gauche radicale dirigé par Jean-Luc Mélenchon, est arrivé à la surprise générale devant la liste de gauche menée par le Parti socialiste (PS)

PARIS: Au lendemain d'élections locales en France marquées par la percée de la gauche radicale et des scores favorables à l'extrême droite, des alliances délicates ont commencé à se nouer à gauche lundi en vue du second tour dimanche.

Les résultats ont placé en effet dimanche soir les forces politiques, et notamment la gauche, face à de nombreux dilemmes à treize mois de la prochaine présidentielle. Le scrutin a été marqué par une progression de l'abstention.

Tard dans la nuit dimanche, les tractations ont commencé partout où de possibles triangulaires, quadran, quinquan, voire sextangulaires sont théoriquement possibles, puisqu'il suffit qu'une liste ait obtenu 10% pour qu'elle puisse se maintenir au second tour.

A Toulouse (sud), 4e ville de France, où La France insoumise (LFI), le parti de gauche radicale dirigé par Jean-Luc Mélenchon, est arrivé à la surprise générale devant la liste de gauche menée par le Parti socialiste (PS), une "liste commune" a été annoncée dès lundi matin.

A Lille (nord), les discussions ont débuté entre les trois forces de gauche arrivées en tête, socialistes et insoumis cherchant une alliance avec les Écologistes.

A Besançon (est), la maire écologiste sortante, largement distancée par le candidat Les Républicains (LR, droite), a annoncé son ralliement à LFI pour "battre la droite".

A Lyon (centre-est) également, la candidate LFI espère une fusion avec la liste de l'écologiste sortant Grégory Doucet contre le candidat de droite Jean-Michel Aulas, ancien patron de l'Olympique lyonnais.

Mais à Paris et Marseille, 2e ville de France, les négociations s'annoncent plus ardues après des campagnes extrêment tendues entre PS et LFI.

A Paris, le candidat socialiste Emmanuel Grégoire a certes largement distancé sa concurrente de droite Rachida Dati, ex-ministre de la Culture, d'au moins dix points et semble en mesure de permettre à la gauche hors-LFI de conserver la capitale.

Mais la candidate Insoumise Sophia Chikirou, qui a passé le cap des 10%, risque de lui mettre des bâtons dans les roues.

Faute de fusion, elle se maintiendra, a-t-elle assuré. Le socialiste a toujours exclu la moindre alliance avec LFI.

"Tradition à gauche" 

En face, le candidat centriste Pierre-Yves Bournazel va lui aussi devoir décider s'il répond à l'appel au "rassemblement" lancé par Rachida Dati.

Pour la gauche, la situation est plus complexe encore à Marseille, où le sortant Benoît Payan est au coude-à-coude avec Franck Allisio (Rassemblement national, RN).

M. Payan a affirmé qu'il n'était "pas question de faire la moindre tambouille avec qui que ce soit". Une position jugée "irresponsable" par le LFI Sébastien Delogu, lui aussi qualifié.

Les choix pour le second tour du 22 mars devront être tranchés au plus tard mardi soir, date-butoir pour les têtes de liste ayant obtenu plus de 10% des voix dimanche qui devront dire si elles se maintiennent, fusionnent ou se désistent.

Lundi matin, les stratèges des partis ont développé leurs argumentaires.

Répétant qu'il n'y aurait pas d'"accord national", le secrétaire général du PS Pierre Jouvet a demandé "solennellement" à LFI de se retirer à Marseille, tout en évoquant des alliances locales possibles, comme à Nantes (ouest).

Forte de ses bons résultats dans les grandes villes, de sa victoire à Saint-Denis (nord de Paris) et de son score très prometteur à Roubaix (nord), LFI continue de mettre la pression sur le reste de la gauche.

Son coordinateur Manuel Bompard a répété son souhait d'"une fusion entre les différentes listes (de gauche) pour battre la droite et l'extrême droite, comme d'ailleurs c'est la tradition à gauche depuis la nuit des temps".

A rebours, l'ancien président François Hollande ou le très probable candidat Place publique (gauche) à la présidentielle Raphaël Glucksmann semblent prêts à prendre le risque de voir des villes basculer à droite plutôt que de passer un accord avec le parti mélenchoniste.

Défendant le principe d'alliances locales, la cheffe des Écologistes Marine Tondelier a, pour sa part, estimé que refuser tout accord avec LFI "a un coût pour les habitants (des) villes qui avaient besoin de politiques de gauche et écolos".

De son côté, le RN, qui revendique 24 communes remportées et est en tête dans 60 autres, selon son vice-président Sébastien Chenu, a appelé les électeurs LR au "vote utile" au second tour pour faire barrage à la gauche.

Le RN, qui cherche à amplifier sa dynamique en vue de 2027, a vu plusieurs maires sortants être réélus comme Louis Aliot à Perpignan (sud).

A Nice (sud), son allié Eric Ciotti est très bien parti dans sa lutte fratricide contre Christian Estrosi, symbole d'un score en demi-teinte du bloc macroniste.

Seul l'ex-Premier ministre Édouard Philippe lui redonne quelques couleurs, avec une dizaine de points d'avance sur son concurrent communiste au Havre (nord-ouest).

 


Macron appelle Israël à des "discussions directes" avec le Liban, propose de les accueillir à Paris

Le président français Emmanuel Macron s’exprime lors d’une conférence de presse conjointe avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky au palais de l’Élysée à Paris, après des discussions sur le soutien de la France et de l’Europe à l’Ukraine et sur les moyens d’accentuer la pression sur la Russie, le 13 mars 2026. (Photo: AFP)
Le président français Emmanuel Macron s’exprime lors d’une conférence de presse conjointe avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky au palais de l’Élysée à Paris, après des discussions sur le soutien de la France et de l’Europe à l’Ukraine et sur les moyens d’accentuer la pression sur la Russie, le 13 mars 2026. (Photo: AFP)
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  • Emmanuel Macron appelle Israël à accepter des discussions directes avec l’exécutif libanais et toutes les composantes du Liban, se proposant de faciliter ces rencontres à Paris
  • Il exhorte le Hezbollah à stopper ses actions et Israël à renoncer à une offensive majeure afin d’éviter que le Liban ne sombre dans le chaos, alors que des centaines de milliers de personnes ont déjà fui les bombardements

PARIS: Emmanuel Macron a appelé samedi Israël à accepter des "discussions directes" avec l'exécutif libanais et "toutes les composantes" du Liban, qu'il s'est dit prêt à "faciliter" en "les accueillant à Paris".

"Tout doit être fait pour empêcher que le Liban ne sombre dans le chaos. Le Hezbollah doit arrêter immédiatement sa fuite en avant. Israël doit renoncer à une offensive d’ampleur et cesser ses frappes massives, alors que des centaines de milliers de personnes ont déjà fui les bombardements", a déclaré le président français sur X, rapportant s'être entretenu vendredi avec le président libanais Joseph Aoun, le Premier ministre libanais Nawaf Salam et le président du Parlement libanais Nabih Berri.