La justice française refuse d'extrader le blogueur et opposant algérien «Amir Dz»

Installé en France depuis 2016, le blogueur, de son vrai nom Amir Boukhors, était réclamé par Alger, qui a émis neuf mandats d'arrêt internationaux à son encontre (Photo, AFP).
Installé en France depuis 2016, le blogueur, de son vrai nom Amir Boukhors, était réclamé par Alger, qui a émis neuf mandats d'arrêt internationaux à son encontre (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 22 septembre 2022

La justice française refuse d'extrader le blogueur et opposant algérien «Amir Dz»

  • La cour d'appel de Paris estime «important» le risque qu'Amir Boukhors ne bénéficie pas «des droits attachés aux nécessités de sa défense et au respect de sa personne»
  • «Cette décision est une preuve encourageante de l'indépendance de la justice française face à l'acharnement judiciaire des autorités algériennes», a réagi son avocat Me Eric Plouvier

PARIS: La justice française a émis mercredi des avis défavorables à des demandes d'extradition vers l'Algérie du blogueur et opposant "Amir Dz", a appris l'AFP de sources proches du dossier.

Installé en France depuis 2016, le blogueur, de son vrai nom Amir Boukhors, était réclamé par Alger, qui a émis neuf mandats d'arrêt internationaux à son encontre.

Sept de ces mandats d'arrêt ont été émis dans le cadre de condamnations en Algérie pour des faits d'escroquerie. Deux autres l'ont été car la justice algérienne l'accuse d'"adhésion à un groupe terroriste ciblant la sécurité de l'Etat et l'unité nationale, financement d'un groupe terroriste ciblant la sécurité de l'Etat et blanchiment d'argent dans le cadre d'une bande criminelle".

Suivi par plus d'un million de personnes sur YouTube, le blogueur, qui a déposé une demande d'asile en France, est l'auteur de très nombreuses vidéos hostiles notamment au pouvoir en place à Alger.

Il a participé au mouvement de contestation populaire du Hirak, lancé en février 2019 et qui avait poussé à la démission l'ancien président Abdelaziz Bouteflika.

Dans ses deux arrêts, dont l'AFP a eu connaissance, la cour d'appel de Paris estime "important" le risque qu'Amir Boukhors ne bénéficie pas "des droits attachés aux nécessités de sa défense et au respect de sa personne" en Algérie.

La cour prend notamment en compte dans sa décision "les dernières publications relatives au traitement judiciaire des dossiers relatifs à des opposants politiques".

"Cette décision est une preuve encourageante de l'indépendance de la justice française face à l'acharnement judiciaire des autorités algériennes et du peu de considération de celles-ci pour la liberté d'expression et le procès équitable", a réagi auprès de l'AFP l'avocat du blogueur, Me Eric Plouvier, qui souligne que "la brutalité de l'appareil répressif algérien a été prise en compte par la cour d'appel de Paris".

"Elle rappelle en substance qu'il ne suffit pas d'affirmer que les libertés fondamentales sont respectées en Algérie. Il faut que les voies de recours soient effectives et il y a une abondance de preuves qu'elles ne le sont pas", a-t-il ajouté.


Le guide suprême de l'Iran n'aurait plus de contact direct en raison des craintes d'une attaque

Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
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  • Mojtaba Khamenei communiquerait via des intermédiaires de confiance
  • Il ne ferait que donner des orientations générales sur les négociations, selon le rapport

DUBAI : Le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei opère depuis un lieu tenu secret avec un accès limité au monde extérieur, s'appuyant sur un réseau de courriers pour relayer les messages, alors que les dirigeants du pays craignent de nouvelles frappes ciblées, selon une exclusivité de CBS News citant des responsables américains familiers avec le renseignement.

Le rapport de dimanche affirmait que les problèmes de communication au sein de la direction de l'Iran étaient devenus un obstacle majeur dans les négociations avec l'administration de Donald Trump, les responsables iraniens autorisés à dialoguer avec Washington ayant du mal à communiquer même au sein de leur propre système.

Des responsables américains ont déclaré à CBS que lorsque des propositions étaient envoyées à Téhéran, des délais importants s'écoulaient avant que les réponses ne soient reçues, car les messages devaient d'abord passer par des intermédiaires pour parvenir au dirigeant suprême.

Selon CBS, les dirigeants iraniens ont adopté des mesures de sécurité extrêmes à la suite des frappes américaines et israéliennes menées dans le cadre de l'opération Epic Fury, qui, selon les services de renseignement, ont permis de cibler et de tuer plusieurs personnalités iraniennes de haut rang.

La plupart des hauts responsables passeraient désormais des semaines à l'intérieur de bunkers lourdement fortifiés, évitant tout contact direct et limitant les communications, sauf en cas de nécessité.

Le rapport ajoute que même les hauts responsables iraniens ne savent pas exactement où se trouve le guide suprême ou n'ont pas de ligne de communication directe avec lui.

Les messages sont transmis par l'intermédiaire de courriers de confiance spécialement utilisés pour dissimuler sa position, et il ne donnerait que des indications générales sur les questions qui peuvent être négociées et celles qui restent hors de portée.

M. Khamenei, qui a succédé à son père assassiné, l'ayatollah Ali Khamenei, n'est pas apparu en public depuis le début de la guerre.


Piratée, l'application de Tunisie Telecom envoie un message critique du pouvoir

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
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  • L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application
  • Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche

TUNIS: Au lieu d'une offre promotionnelle, un message critique du pouvoir: à la suite d'une cyberattaque, des clients de Tunisie Telecom ont reçu, via l'application de l'opérateur public tunisien, un texte dénonçant la situation politique et économique du pays.

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante".

"Des promesses et des slogans, pour quel résultat?", demandait-il.

Incrédules et surpris, de nombreux Tunisiens ont aussitôt partagé des captures d'écran sur Facebook.

Il n'a pas été possible de confirmer combien de personnes avaient reçu ce message.

L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application.

Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche.

"Tunisie Telecom confirme que son application numérique MyTT a fait l'objet d'une cyberattaque aujourd'hui, qui a été détectée immédiatement et neutralisée avec succès en un temps record grâce aux mécanismes de protection et de surveillance mis en place, sans aucun impact sur la sécurité des données ni sur la continuité du service", a écrit l'opérateur.

"Par ailleurs, Tunisie Telecom souligne que la notification reçue par certains clients est sans lien avec les activités de l'entreprise ni avec les objectifs de cette application purement commerciale, conçue avant tout pour servir nos clients", a-t-il ajouté.

Des ONG tunisiennes et internationales dénoncent un recul des droits et libertés en Tunisie depuis le coup de force, en juillet 2021, du président Kais Saied, à la suite duquel il s'est octroyé de très larges pouvoirs.


Sud du Liban: Israël annonce la mort d'un de ses soldats

Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
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  • Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails
  • Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi la mort d'un de ses soldats survenue la veille dans le Sud du Liban, portant à 23 le nombre de morts dans ses rangs depuis le déclenchement le 2 mars de la guerre avec le Hezbollah.

Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails.

Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah.