Kurdistan d'Irak: manifestation de soutien aux femmes d'Iran

Des personnes se rassemblent avec des drapeaux kurdes lors d'une manifestation dénonçant la mort de Mahsa Amini, 22 ans, par des Kurdes irakiens et iraniens devant les bureaux de l'ONU à Erbil, la capitale de la région autonome du Kurdistan irakien, le 24 septembre 2022. (AFP).
Des personnes se rassemblent avec des drapeaux kurdes lors d'une manifestation dénonçant la mort de Mahsa Amini, 22 ans, par des Kurdes irakiens et iraniens devant les bureaux de l'ONU à Erbil, la capitale de la région autonome du Kurdistan irakien, le 24 septembre 2022. (AFP).
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Publié le Lundi 26 septembre 2022

Kurdistan d'Irak: manifestation de soutien aux femmes d'Iran

  • «Femme, vie, liberté», ont scandé en kurde les quelque 300 manifestants, hommes et femmes, rassemblés devant les bureaux des Nations unies à Erbil
  • Originaire du Kurdistan iranien, dans le nord-ouest de l'Iran limitrophe de l'Irak, Mahsa Amini a été arrêtée le 13 septembre à Téhéran pour «port de vêtements inappropriés»

ERBIL : Brandissant des portraits de Mahsa Amini, jeune femme morte après son arrestation par la police iranienne des moeurs, quelques centaines de Kurdes irakiens et iraniens ont manifesté samedi à Erbil, au Kurdistan d'Irak, pour dénoncer "le régime iranien" et la "répression".

"Femme, vie, liberté", "A bas la dictature", ont scandé en kurde les quelque 300 manifestants, hommes et femmes, rassemblés devant les bureaux des Nations unies à Erbil, a rapporté un photographe de l'AFP. Certains ont brûlé un drapeau iranien.

"Tenez-vous au côté du peuple iranien", "Les gens sont tués pour la liberté en Iran", pouvait-on lire en anglais sur une pancarte. "Jhina, un exemple de vie, l'étincelle de la révolte", était-il écrit sur une autre, en allusion au prénom kurde de Mahsa Amini, 22 ans.

Originaire du Kurdistan iranien, dans le nord-ouest de l'Iran limitrophe de l'Irak, Mahsa Amini a été arrêtée le 13 septembre à Téhéran pour "port de vêtements inappropriés".

Interpellée par la police des moeurs, unité chargée de faire respecter le code vestimentaire strict imposé aux femmes, elle est décédée trois jours plus tard après être tombée dans le coma.

Samedi à Erbil, les protestataires brandissaient des portraits de la jeune femme, souriante avec un voile jeté négligemment sur ses cheveux et dévoilant quelques mèches, selon la mode suivie par de nombreuses Iraniennes.

"Aujourd'hui, nous sommes rassemblés devant le siège de l'ONU contre le meurtre de Mahsa Amini et les féminicides, et contre le régime iranien", a expliqué Jwana Temsi. Cette Kurde iranienne de 20 ans fait partie de l'opposition présente au Kurdistan d'Irak et engagée dans la lutte contre le pouvoir de Téhéran.

La mort de Mahsa Amini a déclenché des manifestations dans tout l'Iran, Amnesty International dénonçant la "répression brutale" menée par les forces de sécurité.

"La situation en Iran est catastrophique, le nombre de morts est en hausse", a déploré Fatma Abdallah, Kurde iranienne de 69 ans, foulard vert lâchement posé sur ses cheveux gris.

"Quotidiennement des gens sont arrêtés et emprisonnés, malmenés et torturés, sans considération pour le fait qu'il s'agit de femmes, d'enfants ou de personnes âgées", a-t-elle ajouté.

Au moins 35 personnes ont été tuées dans "les émeutes" en Iran, selon le dernier bilan de la télévision d'Etat iranienne. Mais l'ONG d'opposition Iran Human Rights (IHR), basée à Oslo, fait état vendredi d'au moins 50 morts dans la répression des manifestations.


Le prince héritier saoudien discute de l'escalade militaire régionale avec plusieurs dirigeants

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a discuté de l'escalade militaire dans la région et de ses implications pour la sécurité régionale et internationale avec plusieurs dirigeants et responsables dimanche, a rapporté l'Agence de presse saoudienne. (AN)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a discuté de l'escalade militaire dans la région et de ses implications pour la sécurité régionale et internationale avec plusieurs dirigeants et responsables dimanche, a rapporté l'Agence de presse saoudienne. (AN)
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  • Erdogan affirme son soutien à toutes les mesures prises par le Royaume pour protéger sa sécurité
  • Le président du Conseil de souveraineté transitoire du Soudan, le général Al-Burhan, exprime sa solidarité avec le Royaume

RIYADH : Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a discuté de l'escalade militaire dans la région et de ses implications pour la sécurité régionale et internationale avec plusieurs dirigeants et responsables dimanche, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

Le prince héritier a tenu des appels téléphoniques distincts avec le président turc Recep Tayyip Erdogan, le président du Conseil transitoire de souveraineté du Soudan, le général Abdel Fattah Al-Burhan, le président algérien Abdelmadjid Tebboune, le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

Les responsables ont condamné l'agression iranienne visant le Royaume et leur rejet de tout ce qui porte atteinte à la souveraineté et à la stabilité du Royaume.

Ils ont également affirmé leur soutien à toutes les mesures prises par le Royaume pour protéger sa sécurité et ses citoyens.


A Beyrouth, des partisans du Hezbollah pleurent Khamenei

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  • "Quels que soient les sacrifices, nous ne quitterons pas (...) le terrain de la résistance", a assuré le chef du mouvement libanais pro-iranien, Naïm Qassem
  • "Nous accomplirons notre devoir en faisant face à l'agression", a-t-il encore dit, dans un communiqué, qualifiant la mort de l'ayatollah Khamenei de "summum du crime"

BEYROUTH: Drapeaux iraniens et portrait de l'ayatollah Ali Khamenei en main, des milliers de partisans du Hezbollah se sont rassemblés dimanche à Beyrouth pour pleurer la mort du guide suprême iranien, tué dans l'opération militaire américano-israélienne lancée la veille.

"Mort à l'Amérique", "Mort à Israël", ont-ils scandé à l'unisson, tous habillés de noir et brandissant aussi des drapeaux de leur mouvement, dans son bastion de la banlieue sud de Beyrouth.

Le poing levé, certains étaient en pleurs, a constaté une équipe de l'AFP, sur la grande place où a eu lieu le rassemblement.

"Quels que soient les sacrifices, nous ne quitterons pas (...) le terrain de la résistance", a assuré le chef du mouvement libanais pro-iranien, Naïm Qassem.

"Nous accomplirons notre devoir en faisant face à l'agression", a-t-il encore dit, dans un communiqué, qualifiant la mort de l'ayatollah Khamenei de "summum du crime".

"Sa mort est très douloureuse, c'est une tragédie", déplore aussi Zainab al Moussawi, une enseignante de 23 ans, à Beyrouth.

"On se sent comme après la mort du Sayyed, tombé en martyr", poursuit-elle en référence à l'ex-chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, tué par Israël en 2024.

"Entrer en guerre" 

Les dirigeants libanais redoutent une implication du Hezbollah dans le conflit régional, même si lors des raids israéliens et américains sur l'Iran en juin dernier, il n'était pas intervenu.

La formation chiite est sortie affaiblie d'une guerre avec Israël, qui continue de la frapper malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024 et l'accuse de se réarmer.

"Je demande à cheikh Naïm (Qassem) d'entrer en guerre", lance à Beyrouth Hassan Jaber, un partisan.

S'il ne s'est pas joint à la riposte iranienne, le mouvement a appelé des mosquées à organiser des cérémonies en mémoire du guide suprême iranien, dans la banlieue sud de la capitale libanaise et dans d'autres zones du pays dans lequel il est ancré.

Mais au Liban, pays très divisé, l'ayatollah Khamenei n'était pas soutenu par tous.

"Il était tout le temps en train de menacer (...) les pays arabes et avait des relais partout", déclare à l'AFP Hassan Harouq, un infirmier de 44 ans.

Lui dit ne vouloir qu'un pays "stable et qui ferait la paix avec le reste de la région", car "il est temps pour le Liban d'être de nouveau sur le droit chemin".

"Le peuple libanais est fatigué", ajoute-t-il.

Dimanche, le président Joseph Aoun, après une réunion d'urgence du Conseil supérieur de la Défense, a souligné que "la décision de guerre et de paix relève exclusivement de l'Etat libanais".

La présidence libanaise a indiqué avoir reçu, par l'entremise des Etats-Unis, l'assurance qu'Israël n'entraînera pas le Liban dans une "escalade" tant que son territoire ne sera pas visé par des attaques depuis le Liban.

Peu de temps avant le début de l'offensive israélo-américaine, Israël avait frappé des positions du Hezbollah dans le sud du Liban.

Beyrouth n'acceptera pas d'être "entraîné" dans le conflit avec l'Iran, a assuré le Premier ministre Nawaf Salam.


Iran: le ministre des Affaires étrangères d'Oman, pays médiateur, appelle à un cessez-le-feu

Le ministre omanais des Affaires étrangères, qui avait mené une médiation dans les discussions entre les Etats-Unis et l'Iran, a appelé dimanche à un cessez-le-feu lors d'un entretien avec son homologue iranien, alors que l'Iran poursuivait ses frappes de représailles aux raids américano-israéliens. (AFP)
Le ministre omanais des Affaires étrangères, qui avait mené une médiation dans les discussions entre les Etats-Unis et l'Iran, a appelé dimanche à un cessez-le-feu lors d'un entretien avec son homologue iranien, alors que l'Iran poursuivait ses frappes de représailles aux raids américano-israéliens. (AFP)
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  • Dimanche à Oman, seul Etat du Golfe à avoir été épargné lors de la première journée de la campagne iranienne, une attaque de drones a fait un blessé sur un port, tandis qu'un pétrolier a été visé au large de ses côtes
  • Lors de l'entretien, le chef de la diplomatie iranienne a pour sa part affirmé que l'Iran "appelait à la paix" et exprimé "l'ouverture de la partie iranienne à tout effort sérieux susceptible de contribuer à mettre fin à l'escalade"

MASCATE: Le ministre omanais des Affaires étrangères, qui avait mené une médiation dans les discussions entre les Etats-Unis et l'Iran, a appelé dimanche à un cessez-le-feu lors d'un entretien avec son homologue iranien, alors que l'Iran poursuivait ses frappes de représailles aux raids américano-israéliens.

Badr al-Busaidi "a réaffirmé l'appel constant du sultanat d'Oman à un cessez-le-feu et à un retour au dialogue (...) de manière à répondre aux revendications légitimes de toutes les parties", a indiqué son ministère dans un compte rendu de son entretien avec Abbas Araghchi.

Dimanche à Oman, seul Etat du Golfe à avoir été épargné lors de la première journée de la campagne iranienne, une attaque de drones a fait un blessé sur un port, tandis qu'un pétrolier a été visé au large de ses côtes.

Lors de l'entretien, le chef de la diplomatie iranienne a pour sa part affirmé que l'Iran "appelait à la paix" et exprimé "l'ouverture de la partie iranienne à tout effort sérieux susceptible de contribuer à mettre fin à l'escalade et à rétablir la stabilité".