Comment les réfugiés syriens sont devenus le bouc émissaire d’une catastrophe humaine au Liban

Un camp de tentes abritant des réfugiés syriens dans la vallée de la Bekaa au Liban (Photo, AFP).
Un camp de tentes abritant des réfugiés syriens dans la vallée de la Bekaa au Liban (Photo, AFP).
Des soldats libanais à un poste de contrôle dans la vallée de la Bekaa supervisent un convoi transportant des familles de réfugiés syriens (Photo, AFP).
Des soldats libanais à un poste de contrôle dans la vallée de la Bekaa supervisent un convoi transportant des familles de réfugiés syriens (Photo, AFP).
Des enfants de réfugiés syriens jouent dans un camp de réfugiés non officiel dans la vallée de la Bekaa au Liban, le 8 mars 2018 (Photo, AFP).
Des enfants de réfugiés syriens jouent dans un camp de réfugiés non officiel dans la vallée de la Bekaa au Liban, le 8 mars 2018 (Photo, AFP).
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Publié le Dimanche 25 septembre 2022

Comment les réfugiés syriens sont devenus le bouc émissaire d’une catastrophe humaine au Liban

  • Le discours politique est devenu de plus en plus toxique, parallèlement à l'aggravation de la crise socio-économique
  • Un discours hostile pourrait être à l'origine d'une recrudescence de la violence à l'encontre des plus de 852 000 réfugiés syriens résidant au Liban

DUBAÏ: Lorsque Dareen et sa famille ont fui vers le Liban en 2014, s’évadant de la violence dans leur ville natale d'Alep, dans le nord de la Syrie, elle pensait que leur déplacement durerait un an tout au plus. Huit ans plus tard, elle et ses trois enfants résident toujours dans un campement informel à Chtaura, près de la frontière syrienne.
Selon les estimations de l'ONU, Dareen fait partie des 852 000 réfugiés syriens résidant au Liban, qui ont vu leurs conditions de vie se détériorer depuis le début de la crise financière de leur pays d'accueil vers la fin de 2019, aggravée par la pandémie de la Covid-19 et l'impact de la guerre en Ukraine.
Au milieu de cette crise économique, le discours politique libanais est devenu de plus en plus hostile aux réfugiés syriens, les experts comme les ministres mettant en avant un récit qui rend les familles déplacées responsables des difficultés du pays et de la pression constante sur les services publics.
Dans l'espoir d'alléger ce «fardeau» perçu comme pesant sur l'économie libanaise en difficulté, le gouvernement intérimaire du pays, qui affirme que le nombre de réfugiés syriens est plus proche de 1,5 million, a lancé un programme de rapatriement.
«Onze ans après le début de la crise syrienne, le Liban n'a plus la capacité de supporter ce fardeau, surtout dans les circonstances actuelles», a déclaré Najib Mikati, Premier ministre intérimaire du Liban, lors d'une cérémonie organisée en juin pour lancer le plan de réponse à la crise libanaise de cette année, parrainé par les Nations unies.
«J'appelle la communauté internationale à travailler avec le Liban dans le but de garantir le retour des réfugiés syriens dans leur pays, sinon le Liban s'emploiera à faire sortir les Syriens par des moyens légaux et l'application ferme de la loi libanaise», a-t-il averti.

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Le Premier ministre libanais par intérim, Najib Mikati (Photo, AFP).


Selon l'ONU, le Liban a lancé un appel de 3,2 milliards de dollars américains (1 dollar américain = 1,03 euro) pour faire face à l'impact continu de la crise en Syrie. Environ 9 milliards de dollars ont déjà été fournis en aide depuis 2015 par le biais du plan de réponse à la crise au Liban.
Les commentaires de Mikati, qui s'apparentent à un ultimatum à peine voilé adressé aux Nations unies pour qu'elles envoient une aide financière supplémentaire, font suite à des remarques similaires formulées en mai par le ministre des Affaires sociales par intérim, Hector Hajjar, qui a déclaré que le Liban ne pouvait plus se permettre d'accueillir une population de réfugiés aussi importante.
Selon les experts, les causes des problèmes économiques du Liban et de ses crises nombreuses et souvent simultanées sont bien plus complexes que le simple coût de l'accueil des réfugiés syriens, pour lequel il reçoit une aide mondiale.
En août, la Banque mondiale a accusé les dirigeants libanais de l'après-guerre civile d'avoir orchestré «une dépression délibérée» en accumulant une dette excessive, en utilisant et en dépensant à mauvais escient les dépôts des banques commerciales et en affaiblissant les services publics sur une période de 30 ans.
Toutefois, selon les experts, les réfugiés syriens sont devenus une sorte de bouc émissaire commode pour détourner la responsabilité de l'élite politique en difficulté du pays.

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Les réfugiés syriens sont accusés d'aggraver les problèmes économiques du Liban (Photo, AFP).


En juillet, Issam Charafeddine, ministre libanais intérimaire des personnes déplacées, a déclaré que le gouvernement prévoyait de commencer à renvoyer au moins 15 000 réfugiés syriens par mois. Qualifiant cette mesure de «plan humain, honorable, patriotique et économique nécessaire pour le Liban», il insiste que les réfugiés pouvaient désormais retourner en Syrie en toute sécurité.
Lors d'une réunion conjointe avec Charafeddine, Hossein Makhlouf, ministre de l'Administration locale du régime syrien, a affirmé que «les portes sont ouvertes pour le retour des réfugiés syriens» et que le gouvernement du président Bachar Assad est prêt à faciliter leur retour.
Le plan de rapatriement du Liban a été conçu dans le contexte d'un ressentiment public croissant, voire d'une franche hostilité, à l'égard des réfugiés syriens. Les citoyens libanais, qui ont du mal à nourrir leurs familles, exigent que l'État donne la priorité à leurs besoins plutôt qu'à ceux des personnes perçues comme des étrangers.

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Des enfants syriens plongés dans la pauvreté dans des camps de réfugiés (Photo, AFP).


«Je ne supporte plus de les voir», a déclaré Maria, une institutrice de 51 ans, à Arab News. «Nous avons déjà du mal et leur présence ne fait qu'empirer les choses. Il y a tellement de choses à faire sans avoir à les partager avec des étrangers.»
«Quand je les vois mendier dans la rue, quand je les vois faire la queue avec une sorte de carte d'aide sociale pour payer leurs marchandises, je me surprends à lutter contre l'envie de leur crier dessus. Ils ne sont pas les bienvenus ici. C'est notre terre, notre nourriture, notre argent. Ils devraient simplement rentrer chez eux», a-t-elle ajouté.

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Des réfugiés syriens se préparent à quitter Beyrouth le 4 septembre 2018 (Photo, AFP).


Certains experts et personnalités politiques ont même affirmé que, grâce aux distributions d'argent par les organismes d'aide, les réfugiés syriens recevaient plus d'aide que les Libanais les plus pauvres. Ces déclarations ont alimenté un discours selon lequel les réfugiés syriens sont responsables du malheur du pays.
Postant en juillet sur son compte Twitter officiel, Nadim Gemayel, membre du parti Kataeb libanais, a écrit: «Pour le Liban, le retour des réfugiés syriens n'est pas une option, mais plutôt une nécessité nationale. Si la Syrie n'est pas sûre pour le retour des Syriens, alors leur séjour n'est pas sûr pour les Libanais et les récents événements en sont la preuve, alors soit le retour, soit le retour.»
Préoccupée par l'impact possible de ce durcissement du discours à l'encontre des Syriens, Najat Rochdi, coordinatrice humanitaire des Nations unies au Liban, a exhorté les personnalités publiques libanaises à s'abstenir d'attiser l'hostilité.
 

EN BREF

*9/10 des réfugiés syriens au Liban vivent dans la pauvreté.
*Le Liban prévoit d'expulser 15 000 réfugiés syriens par mois.
*Parmi les 3,7 millions de Syriens vivant en Turquie, beaucoup craignent d'être renvoyés dans leur pays après un changement dans les relations entre Ankara et Damas.
*L'étudiant syrien en médecine Faris Mohammed Al Ali a récemment perdu la vie dans une attaque de ses pairs à Hatay.
 

Le discours public toxique semble avoir entraîné une recrudescence de la violence contre les Syriens. En juin, des images ont été diffusées sur les médias sociaux montrant un propriétaire terrien libanais fouettant un groupe de garçons syriens avec un câble.
Les garçons, qui auraient été engagés par le propriétaire terrien pour récolter des cerises, peuvent être vus dans la vidéo avec des pommes de terre fourrées dans la bouche comme des bâillons pendant que le propriétaire terrien les bat en les accusant de vol.
Même les autorités libanaises ont été accusées de maltraiter les Syriens. Un rapport publié par l'organisation de défense des droits de l'homme, Amnesty International, en mars 2021 comprend les témoignages de 26 Syriens qui affirment avoir été torturés par les autorités libanaises, notamment à coups de tiges métalliques et détenus dans des conditions de stress.

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Un garçon syrien déneige l'entrée d'une tente dans un camp de réfugiés près de Baalbek (Photo, AFP).


Au début du mois de septembre, Bachar Abdel Saoud, un réfugié syrien, aurait été torturé à mort par des membres de l'agence de sécurité nationale du Liban. Lorsque des photos de son corps gravement meurtri ont été diffusées sur les médias sociaux, les autorités ont affirmé qu'il avait avoué être un membre de Daech. Abdel Saoud avait été arrêté en possession d'un faux billet de 50 dollars.
Malgré ces incidents préoccupants, de nombreux réfugiés syriens disent qu'ils préfèrent rester au Liban plutôt que de rentrer chez eux. «La raison pour laquelle je suis parti est toujours là. Assad est toujours président», a déclaré à Arab News, Abou Faisal, 68 ans, qui vit dans un camp de la vallée de la Bekaa au Liban.
Il a ajouté: «Je préfère mourir hors de chez moi par l'humiliation d'un étranger que de mourir dans ce que je considère comme ma maison par sa torture et son humiliation. Je vivrais sur un petit bout de terre isolé du monde et ne reviendrais pas en arrière.»

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Des réfugiés syriens attendent d'être évacués du village de Shebaa, dans le sud du Liban (Photo, AFP).


Certains observateurs soupçonnent le Hezbollah, qui a longtemps été un soutien de premier plan du régime Assad, d'encourager activement des attitudes sociales néfastes afin de faire pression sur les réfugiés syriens pour qu'ils rentrent chez eux — et de redorer ainsi l'image mondiale du régime et de sa main-d'œuvre.
Cependant, bien que l'intensité des combats ait diminué dans une grande partie de la Syrie ces derniers mois, les observateurs des droits de l'homme affirment que le pays est encore loin d'être sûr, avec des cas bien documentés de rapatriés détenus, torturés et même tués par le régime méfiant et vengeur.

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Avec la disparition des maris, de nombreuses femmes réfugiées syriennes doivent accomplir des travaux pénibles pour survivre (Photo, AFP).

«Mon mari est toujours porté disparu», a révélé à Arab News, Dareen, la femme syrienne d'Alep qui vit désormais comme réfugiée avec sa famille à Chtaura. «En 2018, il est retourné en Syrie parce qu'il avait travaillé sur le lancement d'un projet avec un de ses amis pour gagner de l'argent. Je n'ai pas eu de nouvelles de lui depuis le deuxième jour de son arrivée.»
«Mes amis et ma famille m'ont conseillé de continuer ma vie comme s'il était mort. Je suis certaine qu'il a été arrêté par des sbires syriens. Je préfère penser qu'il est mort plutôt que de croupir dans les abattoirs des prisons d'Assad», a-t-elle avisé.
Les témoignages recueillis par les observateurs des droits de l'homme indiquent que les rapatriés ne sont pas chaleureusement accueillis par le régime, mais sont au contraire traités comme des traîtres pour être partis.
«Ma belle-sœur est retournée en Syrie pour prendre des nouvelles de son frère malade l'année dernière», a indiqué Dareen. «Elle a été harcelée à la frontière syrienne. Les soldats l'ont traitée de traître pour avoir quitté la Syrie, l'ont traitée de prostituée et ont menacé de la violer. Elle ne voulait même pas revenir ici. Elle ne voulait pas repasser la frontière, mais elle devait le faire.»

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Des membres de l'Organisation syrienne pour les victimes de la guerre exposent des images de la torture de détenus dans les prisons et les centres de détention du régime d'Assad (Photo, AFP).


Le Réseau syrien pour les droits de l'homme, basé au Royaume-Uni, a recensé au moins 3 057 cas d'arrestation de rapatriés par le régime entre 2014 et 2021 — dont 203 femmes et 244 enfants. La majorité de ces rapatriés viennent du Liban. 
Compte tenu de ces menaces pour la vie et le bien-être des rapatriés, les organisations humanitaires ont demandé à plusieurs reprises au gouvernement libanais de ne pas expulser les réfugiés et de continuer à leur offrir l'asile.
«Le Liban est obligé de ne pas renvoyer ou extrader toute personne risquant d'être torturée car il est lié par le principe de non-refoulement du droit international coutumier, en tant que partie à la Convention contre la torture et les peines cruelles, inhumaines ou dégradantes», a expliqué Human Rights Watch, un organisme de surveillance basé à New York, dans un rapport publié en juillet.
L’UNHCR, l'agence des Nations unies pour les réfugiés, a également rappelé au gouvernement libanais son devoir de «respecter le droit fondamental de tous les réfugiés à un retour volontaire, sûr et digne».

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com
 


De Riyad à Paris : pourquoi les Saoudiens reviennent toujours en France

Paris reste une destination attractive pour les touristes saoudiens, les amateurs de gastronomie et les passionnés de culture. (Shutterbox)
Paris reste une destination attractive pour les touristes saoudiens, les amateurs de gastronomie et les passionnés de culture. (Shutterbox)
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  • Pour les voyageurs saoudiens, la France offre bien plus que ses monuments, avec une culture, une histoire et une gastronomie qui laissent une impression durable
  • Des lunes de miel aux carrières dans la pâtisserie, en passant par des années d’études à Paris, les visiteurs racontent des expériences qui continuent de les attirer en France

RIYAD : Le secteur touristique français a franchi une étape remarquable en 2025, en accueillant 102 millions de visiteurs internationaux et en confortant sa position de destination la plus visitée au monde.

Pour de nombreux voyageurs saoudiens, la France n’est pas simplement une destination incontournable : c’est une expérience enrichissante, façonnée par les rencontres avec sa culture, son histoire, sa gastronomie, son art et sa vie intellectuelle.

Les deux pays sont de plus en plus connectés grâce à des liaisons aériennes directes. Saudia assure des vols directs entre Paris et Riyad ainsi qu’entre Paris et Djeddah. Dans le même temps, Air France a lancé sa liaison directe Paris-Riyad à l’été 2025, élargissant les possibilités de voyage entre les deux capitales.

Pour les visiteurs saoudiens, ces liaisons ouvrent la porte aux attractions emblématiques, mais surtout à une ville qui peut se découvrir à travers sa culture, son histoire, ses musées, sa gastronomie et la vie quotidienne.

Marwan Alrasheed, traducteur et consultant culturel, s’est rendu en France à l’automne 2025, animé précisément par cette curiosité.

« Je suis venu découvrir la richesse culturelle de Paris, qu’elle soit artistique, historique, philosophique ou culinaire », a-t-il déclaré à Arab News, décrivant Paris comme occupant « une place prépondérante dans l’histoire de la culture humaine ».

Alrasheed a séjourné pendant dix jours dans le Quartier latin, près de la Sorbonne, l’un des quartiers les plus étroitement associés à l’histoire intellectuelle de la ville.

Son itinéraire, riche et varié, reflétait ces centres d’intérêt. Il s’est notamment rendu aux Deux Magots, le célèbre café associé à des écrivains, artistes et philosophes tels que Simone de Beauvoir, Jean-Paul Sartre et Albert Camus.

Il a également exploré le Louvre, où il a admiré la Joconde de Léonard de Vinci et la Victoire de Samothrace.

Alrasheed s’est aussi arrêté à Shakespeare and Company, la librairie anglophone de la rive gauche associée à plusieurs générations d’écrivains, qualifiant son voyage d’« hors du commun et instructif ».

La gastronomie a constitué une autre manière de découvrir la ville.

Passionné d’histoire, Alrasheed a participé à une visite consacrée aux boulangeries historiques parisiennes, explorant l’univers culinaire de la capitale parallèlement à ses visites de musées et de lieux littéraires.

Pris dans leur ensemble, ces expériences ont durablement marqué sa perception de Paris et lui ont donné toutes les raisons d’y revenir. « La gastronomie, la culture, l’art et l’histoire vous invitent tous à revenir », a-t-il déclaré.

Pour Dania Halawani, originaire de Djeddah, la France a offert un autre type de lien personnel. Sa première visite a eu lieu pendant sa lune de miel, lorsqu’elle a passé une semaine à voyager entre Paris, Versailles et Marseille.

« En plus d’être d’une beauté à couper le souffle et incroyablement riche en culture à chaque coin de rue, c’est un pays absolument romantique », a-t-elle déclaré à Arab News.

Versailles a été l’un des temps forts du voyage. « Nous avons parcouru le palais et nous avions l’impression de revivre son histoire et de la respirer », a-t-elle raconté.

Le séjour lui a également permis de se familiariser davantage avec la langue française, l’anglais ne lui permettant pas toujours de communiquer, et elle a commencé à apprendre des mots et des expressions au fil de son voyage.

Pour d’autres visiteurs saoudiens, la France a été une source d’inspiration professionnelle.

Les voyages répétés à Paris de la cheffe pâtissière saoudienne Al-Batoul Al-Maddah l’ont aidée à transformer son intérêt pour la pâtisserie en véritable carrière.

« Je voyageais à Paris à chaque vacances et je découvrais de nouvelles pâtisseries et de nouvelles saveurs, car la pâtisserie ressemble à la mode : tout est question de nouvelles tendances », a-t-elle déclaré à Arab News.

Elle a ensuite choisi d’étudier à Paris, attirée par la culture culinaire de la ville et la créativité de sa scène pâtissière.

« Ma vie étudiante à Paris a été remarquable et j’ai eu la chance d’en apprendre davantage sur ce que j’aime vraiment », a-t-elle déclaré.

Pour Hadeel Al-Nufaiey, l’expérience est allée encore plus loin. Elle a vécu cinq ans à Paris pendant ses études à l’université Paris Descartes, décrivant cette période comme une expérience culturelle, éducative et sociale déterminante.

La vie à Paris l’a amenée à participer à des conversations sur l’Arabie saoudite avec des personnes qui connaissaient peu le Royaume.

Elle a expliqué qu’elle se retrouvait souvent à présenter la société et la culture saoudiennes à des personnes dont la perception était largement façonnée par la couverture médiatique.

« J’ai essayé de contribuer au changement autant que possible et j’espère avoir représenté l’Arabie saoudite de la meilleure manière », a-t-elle déclaré.

À son retour à Riyad, la France était également devenue une partie de sa vie familiale : ses deux jeunes enfants parlent couramment français.

Cafés philosophiques, bibliothèques historiques, pâtisseries et bien d’autres découvertes sont autant d’expériences que les voyageurs saoudiens rapportent de France. Ce qui les relie souvent, c’est le sentiment que le pays offre bien plus qu’une simple liste d’attractions incontournables : il offre la possibilité de découvrir des idées, des goûts et des traditions qui continuent de façonner leurs souvenirs longtemps après la fin du voyage. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Retour sur plus de 100 ans de relations diplomatiques entre l’Arabie saoudite et la France

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane (à droite) accueillant le président français Emmanuel Macron (à gauche) dans la ville côtière de Djeddah, sur la mer Rouge, en Arabie saoudite, le 4 décembre 2021. (Archives/AFP)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane (à droite) accueillant le président français Emmanuel Macron (à gauche) dans la ville côtière de Djeddah, sur la mer Rouge, en Arabie saoudite, le 4 décembre 2021. (Archives/AFP)
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  • Un siècle de relations officielles a transformé les liens bilatéraux en un vaste partenariat stratégique
  • Les échanges diplomatiques ont renforcé la coopération dans les domaines de la défense, du commerce, de la culture, de l’investissement et de la sécurité régionale

RIYAD : L’Arabie saoudite et la France entretiennent et ont renforcé une relation officielle vieille de 100 ans, à travers des partenariats dans les domaines politique, économique, culturel et de la défense, ainsi que de nombreuses visites d’État réciproques.

Les deux pays accordent une grande importance à la diplomatie et à la politique étrangère, partageant l’objectif commun de promouvoir la sécurité et la stabilité régionales.

Pour comprendre l’histoire de leurs relations, il faut remonter au XIXe siècle à Djeddah, qui marque le début des relations politiques entre la France et la péninsule Arabique. Celles-ci se sont concrétisées avec l’établissement du consulat de Djeddah en 1839, premier poste diplomatique français dans la région.

En 1926, les relations diplomatiques complètes ont officiellement débuté lorsque la France est devenue l’un des premiers pays à reconnaître le Royaume du Hedjaz et du Nejd, avant son unification en 1932. De nombreuses visites réciproques ont eu lieu dès les premières années, avec des discussions portant sur les moyens de développer la coopération dans les domaines de la défense, de l’énergie, de l’investissement et de la culture.

Les relations ont suivi une trajectoire stable pendant le mandat de l’ancien ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal bin Abdulaziz Al-Saud. Toutefois, les liens diplomatiques entre les deux pays ont été rompus en 1956. Le roi Saoud a mis fin aux relations diplomatiques officielles en solidarité avec l’Égypte, alors envahie par la France, la Grande-Bretagne et Israël. Il a également rompu les relations avec le Royaume-Uni et suspendu les livraisons de pétrole aux deux pays.

Il a fallu six ans pour rétablir les canaux diplomatiques officiels entre Riyad, Paris et Londres. En 1963, l’Arabie saoudite et la France ont commencé à renforcer leur relation avec la signature d’un accord de coopération culturelle et technique.

Cette initiative émanait du prince Faisal, devenu roi par la suite, dans le cadre de ses efforts visant à diversifier les partenariats internationaux de l’Arabie saoudite au-delà des États-Unis et du Royaume-Uni. En conséquence, l’École française internationale a ouvert ses portes à Djeddah en 1966, devenant la première d’une série d’écoles françaises à travers le Royaume.

Les relations saoudo-françaises sont entrées dans une nouvelle phase après la visite du roi Faisal bin Abdulaziz en France en 1967 et sa rencontre avec le président français de l’époque, Charles de Gaulle. Cette visite historique a élargi la coopération bilatérale dans de nombreux secteurs afin de faire progresser les intérêts communs des deux pays.

La visite coïncidait avec la guerre des Six Jours, menée du 5 au 10 juin entre Israël et une coalition de pays arabes. L’Arabie saoudite a maintenu une position ferme en faveur de la Palestine, tandis que la France a publiquement condamné les offensives israéliennes et gelé ses livraisons d’armes à Israël.

Cette évolution a renforcé les relations saoudo-françaises, tandis que les discussions entre le roi Faisal et le président de Gaulle ont servi de catalyseur à un fort rapprochement stratégique.

En janvier 1972, l’Arabie saoudite et la France ont approfondi leur coopération en matière de défense avec la signature d’un accord historique d’assistance militaire. Cet accord a permis au Royaume de diversifier son arsenal et a constitué une étape majeure des relations bilatérales, faisant de la France l’un des principaux fournisseurs d’équipements militaires de l’Arabie saoudite.

Pendant la guerre israélo-arabe de 1973, le roi Faisal a effectué une visite d’État en France, où il a été reçu à Paris par le président Georges Pompidou. Leurs discussions de haut niveau ont porté sur les acquisitions militaires, notamment les avions Mirage français, ainsi que sur l’approvisionnement à long terme de la France en pétrole saoudien destiné à alimenter son industrie.

En janvier 1977, les relations entre les deux pays ont franchi une nouvelle étape majeure lorsque Valéry Giscard d’Estaing est devenu le premier président français à effectuer une visite officielle en Arabie saoudite.

Ce qui a véritablement eu un impact mondial et amplifié le poids géopolitique croissant du Royaume sur la scène internationale n’a pas été la visite elle-même, mais le discours historique du président français, dans lequel il a salué l’Arabie saoudite comme une puissance mondiale.

Le 4 juin 1977, la coopération économique saoudo-française a franchi une nouvelle étape lorsque le roi Khalid bin Abdulaziz Al-Saud a publié un décret royal établissant Banque Saudi Fransi en 2002 en tant que société par actions saoudienne.

La nouvelle entité a repris les activités du groupe bancaire français Banque de l’Indochine et de Suez dans le Royaume. Cette opération a donné naissance à une coentreprise dans laquelle les actionnaires saoudiens détenaient la majorité du capital, tandis que l’institution française conservait une participation minoritaire ainsi que le contrôle de la gestion technique.

Une autre étape importante des relations bilatérales a été franchie en 1978, lorsque le roi Khalid s’est rendu à Paris pour sa première visite d’État en France, élargissant les échanges dans les domaines de la sécurité et de la culture.

Au cours des années suivantes, l’élan diplomatique de haut niveau s’est poursuivi avec de fréquentes visites d’État réciproques.

Le président Giscard d’Estaing s’est de nouveau rendu à Riyad en mars 1980, suivi par le président nouvellement élu François Mitterrand en septembre 1981, pour sa première visite officielle hors d’Europe. En 1984, le roi Fahd Abdulaziz Al-Saud a effectué sa première visite d’État en France en tant que souverain de l’Arabie saoudite.

Au cours des six dernières décennies, les deux pays ont continuellement approfondi leur collaboration culturelle, qui s’est étendue à des projets communs dans le développement des musées, l’industrie cinématographique et la préservation du patrimoine.

En avril 1997, le prince Salman bin Abdulaziz, alors gouverneur de la province de Riyad et futur roi d’Arabie saoudite, a rencontré à Paris le président français de l’époque, Jacques Chirac, pour signer une charte de coopération et d’amitié entre les deux capitales.

L’accord a facilité le partage de connaissances entre les autorités municipales de Riyad et de Paris afin de faire progresser la planification urbaine et le développement des infrastructures. Il a également établi une plateforme officielle pour les échanges culturels et patrimoniaux.

Le Conseil d’affaires saoudo-français a été créé quelques années plus tard, en 2001, faisant progressivement évoluer le cadre économique bilatéral vers des partenariats directs entre acteurs du secteur privé. Le conseil a réuni dirigeants d’entreprise et investisseurs des deux pays afin de favoriser les coentreprises.

En avril 2005, le prince héritier Abdullah Al-Saud a effectué une visite officielle à Paris. Ce déplacement a marqué sa dernière grande visite d’État en Europe avant son accession au trône en août de la même année.

En 2006, la France et l’Arabie saoudite ont signé un accord de coopération en matière de défense, actualisant le cadre militaire établi en 1972 entre les deux pays. Peu après, en juin 2007, le roi Abdullah est retourné à Paris pour une visite officielle et a rencontré le président français Nicolas Sarkozy.

L’Arabie saoudite et la France ont davantage développé leur coopération énergétique en janvier 2008, lors d’une visite d’État de deux jours du président Sarkozy, qui a donné lieu à la signature d’accords bilatéraux dans les secteurs du pétrole, du gaz et des mines.

Les liens entre les peuples se sont renforcés en 2010 avec l’ouverture en Arabie saoudite de centres de l’Alliance française, institution officielle dédiée à l’enseignement du français comme langue seconde.

En décembre 2013, le président français François Hollande a rendu visite au roi Abdullah à Riyad. Cette visite de deux jours était consacrée au développement de la coopération commerciale et à la réaffirmation d’un engagement commun en faveur de la sécurité et de la stabilité régionales au Moyen-Orient.

Le 1er septembre 2014, le prince héritier Salman bin Abdulaziz, alors vice-Premier ministre, a effectué une visite officielle de quatre jours en France afin de renforcer la coopération.

Le 5 mai 2015, le président Hollande a rencontré le roi Salman à Riyad et s’est adressé au premier sommet entre le Conseil de coopération du Golfe et la France, s’engageant à « travailler de toutes mes forces pour approfondir cette relation et ce partenariat stratégique, avec vos États membres et avec votre organisation, à tous les niveaux ».

En juin 2015, le vice-prince héritier et ministre de la Défense Mohammed bin Salman a rencontré le président Hollande à Paris, alors que la France et l’Arabie saoudite signaient d’importants accords commerciaux d’une valeur de 12 milliards de dollars.

En novembre 2017, le président français Emmanuel Macron s’est rendu en Arabie saoudite pour rencontrer le prince héritier Mohammed bin Salman, à la suite d’une attaque de missile des Houthis soutenus par l’Iran contre Riyad. Il s’est engagé à « travailler avec l’Arabie saoudite afin de garantir la stabilité de la région et de lutter contre le terrorisme ».

En avril 2018, le prince héritier a effectué sa première visite officielle en France, où il a rencontré le président Macron afin de consolider les liens économiques bilatéraux et de sécuriser des contrats commerciaux entre des entreprises saoudiennes et françaises d’une valeur de 18 milliards de dollars. Lors de cette visite, les deux pays ont également établi un partenariat historique visant à faire d’AlUla une destination de premier plan pour la culture, le patrimoine et le tourisme durable.

La période 2018-2019 a marqué une étape majeure de la coopération saoudo-française autour d’AlUla. Des programmes de formation ont été lancés avec Campus France afin de former des Saoudiens appelés à travailler dans le secteur de l’hospitalité à AlUla. Parallèlement, l’agence française Afalula a été créée à Paris pour soutenir le développement de la région.

En février 2019, le projet touristique d’AlUla a été lancé avec la planification d’un complexe hôtelier de luxe conçu par l’architecte français Jean Nouvel, lauréat du prix Pritzker, dont l’ouverture était alors prévue pour 2023.

Dans le domaine de la coopération culturelle, l’exposition « AlUla : Merveille d’Arabie », organisée à l’Institut du monde arabe à Paris, a mis en lumière les trésors culturels du Royaume en octobre 2019.

En mars 2020, l’Arabie saoudite a accueilli le G20. Le président Emmanuel Macron figurait parmi les dirigeants mondiaux ayant participé à la réunion virtuelle consacrée à la COVID-19.

Une visite d’État historique a eu lieu en décembre 2021, lorsque le président Macron s’est rendu à Djeddah et a rencontré le prince héritier pour signer plusieurs accords stratégiques, culturels et touristiques. Au cours de cette visite, les deux pays ont signé un accord entre le ministre du Tourisme Ahmed Al-Khateeb et le ministre français délégué chargé du Commerce extérieur et de l’Attractivité, Franck Riester, afin de renforcer la coopération touristique.

Lors de la signature, le ministre du Tourisme a déclaré : « Je suis heureux que la France soit notre partenaire proche dans le développement de notre activité touristique. Nous avons déjà une longue histoire et une relation solide, et cet accord permettra de renforcer notre coopération dans le domaine du tourisme. »

L’année 2021 a également été marquée par un échange de visites ministérielles et d’État de haut niveau entre l’Arabie saoudite et la France. Le 17 mai, le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal bin Farhan, a dirigé la délégation du Royaume à la Conférence internationale de soutien au Soudan et participé au Sommet de Paris sur le financement des économies africaines, organisé par le président français.

Les visites du prince héritier et Premier ministre en France en juillet 2022 et en juin 2023, ainsi que la visite du président Macron dans le Royaume en décembre 2021, ont contribué à élargir le champ de coopération entre les deux pays.

Sur le plan commercial, les exportations non pétrolières de l’Arabie saoudite vers la République française ont atteint 1,3 milliard de riyals saoudiens, tandis que les importations se sont élevées à 14,7 milliards de riyals en 2022.

En décembre 2024, le président Macron a effectué une visite d’État en Arabie saoudite. Les deux pays ont convenu de faire progresser trois objectifs prioritaires : le développement national et la défense, la stabilité régionale et mondiale, ainsi que les grandes questions internationales, à commencer par le changement climatique.

En septembre 2025, l’Arabie saoudite et la France ont conjointement soumis à l’Assemblée générale des Nations unies une décision visant à relancer la Conférence internationale de haut niveau sur la solution à deux États et la question palestinienne.

En juillet 2026, Paris est devenue la première ville hôte internationale de l’Esports World Cup en dehors de Riyad, accélérant l’ambition à long terme de la Fondation Esports d’établir une rotation mondiale de l’événement.

Pour l’avenir, les deux pays sont engagés dans un plan d’action conjoint pour la période 2023-2028. Celui-ci met l’accent sur l’intelligence artificielle, la logistique verte et la stimulation du développement dans les secteurs du tourisme, du sport et du divertissement.

Au cours de leurs 100 années de relations bilatérales officielles, la France a considéré le Royaume comme un allié fiable, jouant un rôle essentiel dans la préservation de la paix et de la stabilité dans la région. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le président libanais à Rome jeudi pour évoquer l'avenir de la force de l'ONU

Le président libanais Joseph Aoun a déclaré que le Liban privilégiait une prolongation du mandat de la Finul, une option à laquelle Israël s’oppose. (Archives/Agence de presse libanaise)
Le président libanais Joseph Aoun a déclaré que le Liban privilégiait une prolongation du mandat de la Finul, une option à laquelle Israël s’oppose. (Archives/Agence de presse libanaise)
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  • Le président libanais Joseph Aoun se rendra à Rome pour discuter de l’avenir de la Finul, dont le mandat expire fin 2026
  • Beyrouth privilégie une prolongation de la mission de l’ONU, mais envisage une force internationale alternative avec la France et l’Italie pour éviter un vide sécuritaire

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun se rendra à Rome jeudi pour des discussions sur le futur de la force de maintien de la paix dans son pays, dont le mandat expire fin 2026, a affirmé à l'AFP un responsable libanais.

La visite intervient après que la France et l'Italie, qui fournissent d'importants contingents de militaires à cette Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), ont dit en juin vouloir établir une coalition internationale pour lui succéder.

M. Aoun doit rencontrer son homologue Sergio Mattarella et la Première ministre Giorgia Meloni pour discuter de "l'avenir des forces internationales, notamment à la lumière de l'initiative franco-italienne visant à mettre en place une force pour remplacer la Finul", a indiqué le responsable sous couvert d'anonymat.

Selon lui, le président libanais rencontrera également le pape Léon XIV au Vatican et l'informera "des contacts que le Liban a établis depuis le début des négociations" avec Israël.

Le Liban et Israël ont mené au printemps des pourparlers directs, accueillis à Rome à deux reprises, et ont abouti en juin à la conclusion d’un accord-cadre sous l'égide des Etats-Unis, qui prévoit le désarmement du Hezbollah, un retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le déploiement de l'armée libanaise dans la région, en commençant par des "zones pilotes".

Le Liban avait été entraîné début mars dans le conflit entre l'Iran d'une part, Israël et les Etats-Unis d'autre part, lorsque le Hezbollah a ciblé Israël en soutien à Téhéran, avant de subir une riposte aérienne et terrestre.

M. Aoun a déclaré que le choix privilégié du Liban est une prolongation du mandat de la Finul, à laquelle Israël s'oppose. Le Liban et plusieurs autres pays redoutent un vide sécuritaire si la Finul se retire sans alternative.

Lundi, le président libanais a indiqué que "le second choix consiste à adopter une formule qui garantisse la présence continue des forces internationales dans le sud" du pays, aux côtés de l'armée libanaise "et en coordination avec elle".

Début juin, le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres avait estimé "nécessaire" le maintien d'une présence militaire de l'ONU, proposant trois options allant de près de 2.000 à plus de 5.500 personnels en uniforme.

Le mois dernier, 86 députés libanais ont signé une lettre exhortant le Conseil de sécurité de l'ONU à maintenir les Casques bleus.

La Finul compte actuellement 7.500 Casques bleus, provenant d'une cinquantaine de pays. Présente au Liban depuis 1978, elle n'a pas empêché la résurgence des conflits.

Malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis juin, Israël mène encore des frappes ponctuelles au Liban. Les forces israéliennes ont établi dans le sud du Liban ce qu'elles désignent comme une "zone de sécurité", sur une bande d'environ 10 kilomètres de large, le long de la frontière.