Mise en place de programmes de formation en hôtellerie pour soutenir la jeunesse saoudienne

Le programme «Concierge Navigation to Success» met à la disposition des Saoudiens travaillant dans l’industrie hôtelière les outils et les ressources dont ils ont besoin pour évoluer dans leur carrière. (Reuters)
Le programme «Concierge Navigation to Success» met à la disposition des Saoudiens travaillant dans l’industrie hôtelière les outils et les ressources dont ils ont besoin pour évoluer dans leur carrière. (Reuters)
Short Url
Publié le Dimanche 25 septembre 2022

Mise en place de programmes de formation en hôtellerie pour soutenir la jeunesse saoudienne

  • À travers le Royaume, les entreprises développent des carrières dans l’hôtellerie grâce à des programmes de formation professionnelle qui mettent l’accent sur l’efficacité des ressources et fournissent des qualifications mondialement reconnues
  • En outre, les participants pourront suivre des études en fonction des professions auxquelles ils seront formés, notamment la cuisine, la restauration, le service de clientèle et l’entretien ménager

RIYAD: Mettre en place une industrie hôtelière solide est devenue une priorité, au moment où le secteur du tourisme en Arabie saoudite continue de se développer. En effet, le Royaume prévoit d’attirer cent millions de visiteurs annuels et de créer un million d’emplois d’ici à 2030.

Le secteur de l’hôtellerie a réussi à relever le défi. Il y a suffisamment de main-d’œuvre qualifiée pour répondre à la demande sans cesse croissante en proposant des programmes de formation permettant aux citoyens de développer leurs compétences à toutes les étapes de leur carrière. L’objectif est de doter les jeunes Saoudiens de compétences essentielles dans les secteurs de l’hôtellerie, du tourisme et du voyage grâce à des programmes soutenus par les meilleures écoles de formation en tourisme au monde.

À travers le Royaume, les entreprises développent des carrières dans l’hôtellerie grâce à des programmes de formation professionnelle qui mettent l’accent sur l’efficacité des ressources et fournissent des qualifications mondialement reconnues.

En août, le Radisson Hotel Group a lancé un programme de formation, «A Brilliant Journey of Advanced Development Program», pour développer les compétences saoudiennes. Le programme cible les superviseurs et leur donne l’expertise nécessaire pour occuper des postes de direction à travers son portefeuille de vingt-six hôtels opérationnels.

«Tous les programmes que nous avons lancés ciblent les employés saoudiens. Et cela fonctionne bien avec l’initiative Vision 2030 qui propose de nouveaux emplois aux Saoudiens», déclare le directeur général du Radisson Hotel Group en Arabie saoudite, Basel Talal, à Arab News.

M. Talal ajoute que quatorze Saoudiens, dont plus de la moitié sont des femmes, participent au programme aux niveaux de supervision et de gestion adjointe.

Basel Talal
Basel Talal

Selon lui, le groupe reste déterminé à perfectionner les compétences des citoyens saoudiens travaillant dans le secteur de l’hôtellerie dans le cadre de sa stratégie d’expansion à travers le Royaume.

M. Talal affirme que l’initiative est conforme à l’initiative Vision 2030, qui a pour but d’augmenter la contribution du tourisme au produit intérieur à 10%.

Parmi les initiatives du groupe figure le programme «Concierge Navigation to Success», qui met à la disposition des Saoudiens travaillant dans l’industrie hôtelière les outils et les ressources dont ils ont besoin pour évoluer dans leur carrière et, à terme, enrichir l’expérience client.

M. Talal précise que cinq hommes et deux femmes sont actuellement inscrits au programme de conciergerie.

Le programme a été lancé en réponse à la pandémie de Covid-19, insiste M. Talal: «En raison de l’absence de visiteurs et d’activités pendant la Covid-19, le ministère du Tourisme a conseillé à tous les hôtels de se concentrer sur les services de conciergerie.»

Les programmes seront proposés deux fois par an. «L’idée est que nous répétions le programme tous les six mois, donc deux fois par an», explique-t-il.

Pour couvrir certains éléments ou piliers de base, le Radisson Hotel Group s’associe à des programmes de formation comme Atton ou Maximus: «Nous avons vu qu’il y a des parties ou des lacunes dans le programme de formation qui nous obligent à contacter des tiers», soutient M. Talal.

Grâce à ces programmes, le Radisson Hotel Group améliore le maintien en poste des employés et crée une plus grande fidélité à la marque et à l’unité dans son ensemble. «Une rétention plus élevée ou améliorée favorisera une meilleure qualité de service et réduira les coûts puisque vous n’avez pas d’employés à former. Vous travaillez simplement avec les employés existants», déclare-t-il.

Le Radisson Hotel Group emploie plus de 450 salariés saoudiens et 200 autres sont des superviseurs et des managers, ajoute-t-il.

Le Radisson Hotel Group met également en place un processus de suivi des progrès, des compétences et de la façon de s’améliorer des diplômés, ce qui se reflète dans leurs évaluations annuelles du rendement, conclut M. Talal.

Ouvrir la voie

La Red Sea Development Co. ouvre également la voie à la mise en place de programmes d’hôtellerie de premier et de troisième cycles.

La Red Sea Development Co., en partenariat avec l’Université du prince Mugrin et l’École hôtelière de Lausanne, offre des bourses aux diplômés du secondaire qui souhaitent étudier la gestion hôtelière internationale, déclare Fadi Alaseri, directeur pédagogique adjoint de la Red Sea Development Co., à Arab News.

«Les programmes d’éducation transformatrice de la Red Sea Development Co. sont conçus pour développer les esprits les plus brillants dans les domaines du tourisme et de l’hôtellerie, en dotant les jeunes Saoudiens des aptitudes et compétences nécessaires, leur permettant de réaliser leur plein potentiel», souligne M. Alaseri.

Deux filières sont disponibles au sein du programme : Fast Track, qui est un programme de quatre ans sans année préparatoire, et Full Track, qui est un programme de cinq ans avec une année préparatoire, qui permet aux étudiants de commencer leur diplôme.

La Red Sea Development Co. et ses partenaires offriront des possibilités d’emploi appropriées aux diplômés une fois le programme terminé avec succès, poursuit-il.

«Le programme vise à préparer des leaders et des spécialistes de la gestion hôtelière internationale en proposant un programme qui combine des connaissances théoriques et des expériences pratiques basées sur les normes hôtelières suisses et internationales», note M. Alaseri.

Il y avait 2 653 candidats à la bourse, dont 1 883 hommes et 770 femmes. Cependant, seuls 26 ont été sélectionnés – 14 hommes et 12 femmes.

«Nos talents dirigeront la destination de tourisme de luxe révolutionnaire et régénératrice conformément aux besoins du marché du travail saoudien au sein de notre destination», indique M. Alaseri.

«La Red Sea Development Co. remodèle les possibilités éducatives en ouvrant de nouvelles portes et en donnant aux jeunes professionnels saoudiens les compétences et les connaissances requises pour exceller dans les secteurs de l’hôtellerie et du tourisme», rapporte-t-il.

Améliorer les compétences de la jeunesse saoudienne

Pour proposer aux étudiants des possibilités d’emploi dans les hôtels Hilton en Arabie saoudite après l’obtention de leur diplôme, le groupe a conclu un partenariat avec la Bunyan Training Academy en juillet 2022.

Le programme de formation, accrédité par la Saudi Technical and Vocational Training Corporation et certifié par l’EHL, est disponible pour sélectionner de jeunes talents saoudiens, déclare Fawaz Moumina, directeur principal des ressources humaines du groupe Hilton pour l’Arabie saoudite, l’Égypte et le Levant à Arab News.

Fawaz Moumina
Fawaz Moumina

« C’est la première fois en Arabie qu’un hôtel international comme le Hilton collabore avec l’EHL pour proposer ce programme», dit-il.

Les étudiants suivront une formation théorique et pratique recherchée dans diverses fonctions de l’industrie, déclare M. Moumina.

En outre, les participants pourront suivre des études en fonction des professions auxquelles ils seront formés, notamment la cuisine, la restauration, le service de clientèle et l’entretien ménager, s’ils le souhaitent, poursuit-il.

Ce programme vise à identifier plus de trente talents saoudiens qui souhaitent poursuivre une carrière dans l’hôtellerie. «Après un processus de sélection méticuleux, la Bunyan Training Academy a soigneusement choisi les candidats avec la contribution du Hilton», précise M. Fawaz.

En 2024, les étudiants qui terminent le programme recevront un diplôme accrédité à la fois par la TVTC saoudienne et l’EHL, dit-il.

Dans le cadre de ses efforts pour mobiliser la main-d’œuvre nationale, M. Moumina affirme que le groupe avait également établi des liens étroits avec la Fondation du roi Khaled, la Fédération internationale de la jeunesse, l’Université du roi Saoud, ainsi que des ministères et des organisations gouvernementales comme l’Autorité saoudienne pour le tourisme.

M. Fawaz soutient que l’équipe du Hilton en Arabie saoudite compte 2 400 membres dans seize hôtels et devrait atteindre 10 000 d’ici à 2030, dont une moitié de citoyens saoudiens.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon la diplomatie iranienne

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Short Url
  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.


Au G7, coup de projecteur sur l'Ukraine, éclipsée par l'Iran

Le président ukrainien est lui attendu dès mardi matin dans la station thermale des Alpes françaises pour participer à une réunion de travail consacrée à la paix et la sécurité pour l'Ukraine et l'Europe. Il espère à cette occasion pouvoir s'entretenir seul à seul avec Donald Trump. (AFP)
Le président ukrainien est lui attendu dès mardi matin dans la station thermale des Alpes françaises pour participer à une réunion de travail consacrée à la paix et la sécurité pour l'Ukraine et l'Europe. Il espère à cette occasion pouvoir s'entretenir seul à seul avec Donald Trump. (AFP)
Short Url
  • La guerre en Ukraine dominera les débats du G7 mardi à Evian en présence de Volodymyr Zelensky. Au cœur des tractations: la capacité des alliés de Washington à convaincre Donald Trump, jusqu'ici réticent, à afficher son soutien au président ukrainien
  • Le Moyen-Orient sera lui aussi toujours très haut dans l'agenda des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Allemagne, du Canada, des Etats-Unis, de la France, de l'Italie, du Japon et du Royaume-Uni

EVIAN: La guerre en Ukraine dominera les débats du G7 mardi à Evian en présence de Volodymyr Zelensky. Au cœur des tractations: la capacité des alliés de Washington à convaincre Donald Trump, jusqu'ici réticent, à afficher son soutien au président ukrainien face à Vladimir Poutine.

Le Moyen-Orient sera lui aussi toujours très haut dans l'agenda des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Allemagne, du Canada, des Etats-Unis, de la France, de l'Italie, du Japon et du Royaume-Uni.

Ils se retrouveront pour un déjeuner de travail consacré aux crises de cette région secouée par la guerre américano-israélienne contre l'Iran. L'Egypte, les Emirats arabes unis et le Qatar - qui a contribué à la médiation ayant abouti à un accord entre Washington et Téhéran - y ont été conviés.

Le président ukrainien est lui attendu dès mardi matin dans la station thermale des Alpes françaises pour participer à une réunion de travail consacrée à la paix et la sécurité pour l'Ukraine et l'Europe. Il espère à cette occasion pouvoir s'entretenir seul à seul avec Donald Trump.

La dernière rencontre entre les deux dirigeants remonte à fin décembre dans la résidence du milliardaire américain à Mar-a-Lago, en Floride.

A défaut d'annoncer une réunion bilatérale, le président des Etats-Unis, accaparé ces derniers mois par le conflit avec l'Iran, a assuré lundi avoir eu "une très bonne conversation avec le président (Volodymyr) Zelensky et le président (russe Vladimir) Poutine" dimanche.

"Et je pense que nous pouvons peut-être faire quelque chose", a-t-il ajouté.

Il a en outre déploré les 25.000 morts par mois dans ce conflit, "majoritairement des soldats". "Cela ne devrait pas se produire", a-t-il réagi.

Après de nouvelles frappes meurtrières menées lundi par la Russie qui ont fait au moins 11 morts et incendié une cathédrale historique à Kiev, Volodymyr Zelensky a demandé "davantage de pression sur l'agresseur et davantage de soutien à la défense aérienne de l'Ukraine".

Le président peut d'ores et déjà compter sur l'appui indéfectible des dirigeants européens et canadien, dont il verra certains en tête-à-tête.

Le Royaume-Uni va fournir de l'uranium enrichi à l'Ukraine pour ses centrales nucléaires et imposer de nouvelles sanctions à la Russie, a ainsi annoncé le Premier ministre britannique Keir Starmer en amont de la session de travail.

"Unité et détermination" 

Condamnant les "frappes barbares" de la Russie en Ukraine, Londres compte "monter d'un cran" en "étouffant les ressources qui alimentent la guerre de Poutine et en fournissant de l'énergie à l'Ukraine pour les hivers à venir", a déclaré Keir Starmer.

Avant même la tenue du sommet, une source gouvernementale italienne soulignait de son côté que l'Ukraine restait "un sujet sur lequel il y a la plus grande attention italienne".

Lundi, le président du conseil européen António Costa, également présent à Evian, a estimé que "l'unité et la détermination du G7 sont essentielles pour contribuer à mettre fin à cette guerre et parvenir à une paix juste et durable".

A cet égard, la participation du président Zelensky aux discussions au G7 est "particulièrement importante", a-t-il fait valoir.

De son côté, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a salué l'Ukraine qui "tient la ligne de front et regagne même partiellement du terrain".

Elle a en outre loué la capacité de Kiev de frapper des cibles stratégiques "au cœur même de la Russie".

Depuis le début du conflit en février 2022, l'Ukraine a opéré un virage stratégique en devenant un acteur majeur de l'industrie de défense, notamment via sa production de drones, mais continue d'avoir cruellement besoin du soutien occidental.

Selon les Européens, la Russie, sous pression des sanctions internationales, commence, elle, à montrer des signes de faiblesse.

"Nos sanctions frappent profondément", a estimé Ursula Von der Leyen.

Pour autant, Vladimir Poutine reste inflexible.

Lundi, le président ukrainien a fait savoir qu'il avait invité son homologue russe à venir au G7.

"La Russie a montré une fois de plus qu'elle n'est pas prête à parler", a-t-il dit, estimant qu'il fallait intensifier la pression sur le président jusqu'à ce qu'il mette fin à la guerre.


Olivier Cadic : « Les relations entre la France et l’Arabie saoudite n’ont jamais été aussi denses »

Le vice-ministre des Affaires étrangères, Waleed Elkhereiji, a rencontré lundi à Riyad Olivier Cadic, président du groupe d'amitié parlementaire franco-saoudien du Sénat français. (X/@KSAmofaEN)
Le vice-ministre des Affaires étrangères, Waleed Elkhereiji, a rencontré lundi à Riyad Olivier Cadic, président du groupe d'amitié parlementaire franco-saoudien du Sénat français. (X/@KSAmofaEN)
Short Url
  • En visite à Riyad, le sénateur des Français établis hors de France souligne l’accélération des échanges entre Paris et le Royaume, les opportunités offertes par Vision 2030 et le rôle stabilisateur de l’Arabie saoudite dans la région
  • La transformation de l’Arabie saoudite ouvre de nouvelles opportunités pour les entreprises françaises, notamment dans l’intelligence artificielle, les infrastructures, les énergies renouvelables, la culture, le tourisme et l’économie numérique

RIYAD : Sénateur des Français établis hors de France depuis 2014, vice-président de la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées et président du groupe d’amitié interparlementaire France–Pays du Golfe, Olivier Cadic a effectué une nouvelle visite en Arabie saoudite à la tête d’une délégation parlementaire française composée notamment des sénateurs Nathalie Delattre et Rémy Pointereau. À l’issue de ses rencontres avec les autorités saoudiennes, il revient sur la transformation du Royaume, l’état des relations franco-saoudiennes et les perspectives de coopération entre les deux pays.

Pour Olivier Cadic, l’Arabie saoudite figure aujourd’hui parmi les pays qui se transforment le plus rapidement au monde. « Il s’agit de ma neuvième visite en Arabie saoudite en onze ans. Ce qui me frappe à chaque déplacement, c’est la rapidité de la transformation du pays », confie-t-il à Arab News en français.

Le sénateur souligne particulièrement les changements observés à Riyad, où les projets de développement se multiplient dans le cadre de la Vision 2030 portée par le prince héritier Mohammed ben Salmane. Selon lui, cette stratégie de modernisation « insuffle un souffle de modernité accéléré » et traduit une volonté claire de diversification économique, d’innovation et d’ouverture sur le monde.

Au cours de sa visite, Olivier Cadic a insisté sur la solidité du partenariat franco-saoudien, qu’il qualifie d’exceptionnel.

« Les relations entre la France et l’Arabie saoudite sont excellentes et n’ont jamais été aussi denses », affirme-t-il. Selon le sénateur, cette proximité repose sur une confiance mutuelle et sur des convergences de vues concernant plusieurs dossiers régionaux majeurs.

Il rappelle également l’importance de la solidarité entre partenaires dans les moments difficiles. « J’ai souhaité rappeler que la France n’oublie pas les attaques dont l’Arabie saoudite a été victime. Dans les moments difficiles, les partenaires doivent pouvoir compter les uns sur les autres. »

Selon Olivier Cadic, Paris et Riyad partagent notamment leur soutien à une solution à deux États pour résoudre le conflit israélo-palestinien, leur préoccupation face à la perspective d’une acquisition ou d’un usage d’une capacité nucléaire militaire par l’Iran, ainsi que leur volonté de voir le Liban retrouver sa pleine souveraineté et la Syrie renouer avec la stabilité.

« Plus largement, la France et l’Arabie saoudite défendent le multilatéralisme, le respect du droit international et de l’intégrité territoriale des États », souligne-t-il.

Sur le plan économique, le sénateur estime que les perspectives de cooperation entre la France et l’Arabie saoudite sont particulièrement prometteuses.

Les secteurs des nouvelles technologies, de l’intelligence artificielle, des énergies renouvelables, du tourisme, de la culture et de la formation figurent parmi les domaines les plus porteurs.

« La diversification de l’économie saoudienne crée de nombreuses opportunités pour les entreprises françaises, qui disposent d’un savoir-faire reconnu dans ces secteurs », explique-t-il.

Les mégaprojets lancés dans le cadre de Vision 2030 offrent également de nouvelles perspectives dans les infrastructures de transport, la gestion durable de l’eau, les énergies décarbonées, la santé et les technologies numériques.

Olivier Cadic met aussi en avant l’émergence de nouveaux axes de coopération à forte valeur ajoutée. « Les coopérations entre la France et l’Arabie saoudite s’étendent désormais à de nouveaux secteurs, notamment les industries culturelles et créatives, l’intelligence artificielle, mais aussi l’e-sport », observe-t-il.

Pour le sénateur, les projets liés à l’économie numérique et à la jeunesse illustrent parfaitement la capacité des deux pays à construire ensemble des partenariats innovants et tournés vers l’avenir.

Parmi les éléments les plus marquants de cette mission, Olivier Cadic évoque avant tout l’état d’esprit qu’il a observé auprès des responsables saoudiens et des jeunes générations.

« J’ai été particulièrement impressionné par la confiance qui anime les responsables saoudiens et la jeunesse du pays. On ressent une véritable volonté de construire l’avenir et de réussir la transformation engagée », confie-t-il.

Le sénateur souligne également la qualité de l’accueil qui lui a été réservé et salue « l’hospitalité saoudienne », ainsi que les efforts entrepris pour valoriser le patrimoine culturel du Royaume et développer son attractivité touristique.

Cette dynamique de coopération devrait continuer à se renforcer dans les années à venir. Selon Olivier Cadic, les échanges bilatéraux se sont considérablement intensifiés ces dernières années, comme en témoigne la multiplication des visites officielles entre les deux pays. Le sénateur rappelle notamment qu’une délégation saoudienne a été accueillie en France en 2025.

« Le rôle des groupes d’amitié parlementaires est précisément de nourrir ce dialogue dans la durée et de favoriser l’émergence de nouvelles coopérations, qu’elles soient économiques, culturelles ou institutionnelles », souligne-t-il.

Interrogé sur la situation actuelle dans le Golfe, Olivier Cadic estime que l’Arabie saoudite joue un rôle central dans une région confrontée à de nombreux défis sécuritaires et géopolitiques.

« Le Golfe évolue dans un environnement régional particulièrement complexe », note-t-il, faisant référence aux tensions liées au conflit israélo-iranien.

Dans ce contexte, il considère que le Royaume s’affirme comme un acteur stabilisateur, privilégiant les solutions diplomatiques et les initiatives favorisant la paix régionale. Son poids économique, politique et diplomatique en fait, selon lui, « un acteur incontournable de l’équilibre régional ».

Enfin, Olivier Cadic a tenu à adresser un message à la communauté française vivant et travaillant en Arabie saoudite.

« J’adresse un message de confiance à nos compatriotes établis en Arabie saoudite », déclare-t-il. « Ils participent pleinement au rapprochement entre nos deux pays et contribuent au rayonnement de la France. »

Le sénateur estime que les perspectives offertes par le Royaume sont considérables et que les relations franco-saoudiennes disposent encore d’un potentiel de développement exceptionnel.

« Plus que jamais, les Français présents dans le Royaume sont des passerelles entre nos deux nations et des acteurs précieux de cette coopération d’avenir », conclut-il.