Tunisie: Après la démocratie représentative, la démocratie participative?

Le président de l'Autorité indépendante pour les élections, Farouk Bouasker, donne une conférence de presse sur le résultat final du référendum sur un projet de constitution présenté par le président du pays, à Tunis le 26 juillet 2022. (AFP).
Le président de l'Autorité indépendante pour les élections, Farouk Bouasker, donne une conférence de presse sur le résultat final du référendum sur un projet de constitution présenté par le président du pays, à Tunis le 26 juillet 2022. (AFP).
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Publié le Lundi 26 septembre 2022

Tunisie: Après la démocratie représentative, la démocratie participative?

  • Le 18 août 2022 marque un tournant dans la vie politique tunisienne; ce jour-là, le plus petit pays maghrébin s’est officiellement doté d’une nouvelle Constitution marquant une rupture – la deuxième en onze ans.
  • Sghaier Zakraoui, professeur de droit public à la faculté de droit et des sciences politiques de Tunis, considère que Kaïs Saïed «ne croit pas à la démocratie représentative et encore moins à la démocratie participative»

TUNIS: La Tunisie a tourné le dos au parlementarisme pratiqué dans le pays depuis 2014. D’après Sghaier Zakraoui, professeur de droit public à la faculté de droit et des sciences politiques de Tunis, la nouvelle Constitution va instaurer un régime dirigé par un hyperprésident, qui serait une sorte de mélange entre l’imamat à l’iranienne et la jamahiriya («république des masses») de Mouammar Kadhafi.

Le 18 août 2022 marque un tournant dans la vie politique tunisienne. Ce jour-là, le plus petit pays maghrébin s’est officiellement doté d’une nouvelle Constitution marquant une rupture – la deuxième en onze ans.

Soixante-six ans après son indépendance, la Tunisie continue donc à chercher sa voie autant sur le plan constitutionnel que politique. Pendant cinquante-cinq ans, elle a vécu avec ses deux premiers présidents – Habib Bourguiba (1956-1987) et Zine el-Abidine ben Ali (1987-2011) – sous un régime hyperprésidentiel, dans lequel les pouvoirs législatif et judiciaire étaient totalement contrôlés par l’exécutif.

La Constitution adoptée en janvier 2014, trois ans après la chute du régime Ben Ali le 14 janvier 2011, a instauré un régime parlementaire mixte, dans lequel le chef du gouvernement, qui détient l’essentiel du pouvoir exécutif, est responsable devant l’Assemblée des représentants du peuple (ARP).

Ce système est tenu pour responsable par bon nombre de Tunisiens – dont le président Kaïs Saïed – de tous les maux du pays. Pourquoi le parlementarisme a-t-il échoué? Est-ce parce qu’il a été mal appliqué ou parce qu’il n’est pas adapté à la Tunisie?

M. Zakraoui est convaincu que «le régime hybride consacré par la Constitution de 2014 et dans lequel le pouvoir est réparti entre le président de la république, le chef du gouvernement et l’ARP aurait pu fonctionner si la cour constitutionnelle avait été mise en place». D’autres conditions devaient aussi être réunies, mais ne l’ont pas été: «Des partis politiques disciplinés et bien ancrés dans le pays» et «un système électoral juste et équitable qui fasse émerger une majorité stable capable de gouverner le pays dans les moments de turbulence».

Où va donc la Tunisie? Sghaier Zakraoui considère que Kaïs Saïed «ne croit pas à la démocratie représentative et encore moins à la démocratie participative». Il prône «une nouvelle démarche, celle de “la construction par la base” et dont les principaux jalons ont été posés par la nouvelle Constitution, taillée sur mesure, dont notamment le mandat révocable, le bicaméralisme, en attendant tout ce que va apporter la loi électorale à l’édifice».

D’après ce juriste, le chef de l’État tunisien veut instaurer un «régime hyperprésidentialiste», une sorte de mix entre la jamahiriya de Mouammar Kadhafi, et l’imamat en vigueur chez les chiites (velayat-e faqih) dans lequel l’imam «bénéficie d’une immunité absolue».

Selon M. Zakraoui, le salut de la Tunisie résiderait dans «un régime présidentiel qui conviendrait au pays, soit un régime qui repose sur la séparation et l’équilibre des pouvoirs: un exécutif bicéphale et un Parlement disposant de compétences réelles et pouvant contrôler cet exécutif».


Deux nouveaux champs de gaz naturel découverts en Arabie saoudite, annonce le ministre de l’Énergie

Le ministre saoudien de l’Énergie, le prince Abdelaziz ben Salmane. (Photo)
Le ministre saoudien de l’Énergie, le prince Abdelaziz ben Salmane. (Photo)
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  • Le premier champ de gaz naturel «Awtad» a été découvert au sud-ouest du champ de Ghawar, à 142 kilomètres au sud-ouest de la ville de Hofouf
  • Le champ de gaz naturel «Al-Dahna» est pour sa part situé à 230 kilomètres au sud-ouest de la ville de Dhahran.

RIYAD: Le ministre saoudien de l’Énergie, le prince Abdelaziz ben Salmane, a annoncé la découverte de deux nouveaux champs de gaz naturel dans le Royaume.

Le champ de gaz naturel non classique «Awtad» a été découvert au sud-ouest du champ de Ghawar, à 142 kilomètres au sud-ouest de la ville de Hofouf, selon l’Agence de presse saoudienne (SPA).

Le champ de gaz naturel non classique «Al-Dahna» est situé à 230 kilomètres au sud-ouest de la ville de Dhahran. 

Les deux champs ont été découverts par Saudi Aramco.

Le prince Abdelaziz a déclaré que l’importance de ces découvertes résidait dans l’augmentation des réserves de gaz naturel de l’Arabie saoudite, ce qui soutiendrait à son tour les stratégies du Royaume et contribuerait à réaliser les objectifs du programme de déplacement des combustibles liquides.

Le ministre de l’Énergie a ajouté que ces découvertes témoignaient de la richesse des ressources naturelles dont dispose le Royaume.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Le groupe Etat islamique annonce la mort de son chef

Drapeau du groupe terroriste, Etat islamique. (Photo fournie)
Drapeau du groupe terroriste, Etat islamique. (Photo fournie)
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  • L'Irakien Abou Hassan al-Hashimi al-Qurashi, précisant qu'il avait été tué en combattant selon le groupe terroriste
  • Dans un message audio, le porte-parole du groupe Djihadiste a annoncé qu'un successeur, Abou Al-Hussein al-Husseini al-Qurashi, avait été nommé

BEYROUTH: Le groupe Etat islamique, défait en Irak et en Syrie, a annoncé mercredi la mort de son chef, l'Irakien Abou Hassan al-Hashimi al-Qurashi, précisant qu'il avait été tué "en combattant les ennemis de Dieu".

Dans un message audio, le porte-parole du groupe djihadiste a annoncé qu'un successeur, Abou Al-Hussein al-Husseini al-Qurashi, avait été nommé.


Mondial - Amrabat-Amallah, le moteur du Maroc

Le milieu de terrain belge Kevin De Bruyne et le milieu de terrain marocain Sofyan Amrabat se battent pour le ballon lors du match de football Qatar 2022 World Cup Group F entre la Belgique et le Maroc au stade Al-Thumama de Doha le 27 novembre 2022. (Photo, AFP)
Le milieu de terrain belge Kevin De Bruyne et le milieu de terrain marocain Sofyan Amrabat se battent pour le ballon lors du match de football Qatar 2022 World Cup Group F entre la Belgique et le Maroc au stade Al-Thumama de Doha le 27 novembre 2022. (Photo, AFP)
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  • « Ces joueurs formés en Europe grandissent avec leur équipes et avec l'équipe nationale», note leur sélectionneur Walid Regragui
  • Avec sa carrure impressionnante et son crâne rasé, Sofyane Amrabat impressionne depuis le début de la Coupe du monde

DOHA: Sofyane Amrabat le piston et Selim Amallah la courroie de transmission font tourner le moteur du Maroc, qui n'a pas encaissé de but au Mondial-2022 et compte bien confirmer contre le Canada, jeudi (16h00), pour atteindre les 1/8 de finale.

"Ces joueurs formés en Europe (Amrabat aux Pays-Bas et Amallah en Belgique, NDLR) grandissent avec leur équipes et avec l'équipe nationale", note leur sélectionneur Walid Regragui. "Ils se retrouvent bien dans ce système, on est content d'eux et on espère qu'ils restent à ce niveau là".

"Que ce soit Selim ou Sofyane, chacun a un rôle bien précis dans le système de jeu", ajoute le coach, qui "aimerai(t) aussi qu'on parle du travail de (Youssef) En-Nesyri en tant qu'attaquant" parmi "les joueurs qui se sacrifient".

Amrabat, premier défenseur

Au Club Bruges, son ancien entraîneur Ivan Leko l'appelait "mon +gangster+ sur le terrain, dans le bon sens du terme".

"Je comprends pourquoi il a dit cela", avait réagi Amrabat. "Parfois, il faut être dur sur le terrain et j'essaie d'être ce joueur, je suis quelqu'un qui n'a peur de personne."

Avec sa carrure impressionnante et son crâne rasé, le joueur de la Fiorentina impressionne depuis le début de la Coupe du monde.

"Sofyane Amrabat a des qualités hors normes, c'est un moteur physique", résumait un autre de ses anciens entraîneurs, Cesare Prandelli, à la "Viola".

"Sofyane est en train de passer un cap", assure Regragui. "C'est notre premier relanceur et premier défenseur devant" les quatre de derrière.

Il n'avait joué qu'un bout de match il y a quatre ans, remplaçant son grand frère Nordin Amrabat contre l'Iran, où les Lions de l'Atlas perdent d'un but contre leur camp à la dernière seconde (1-0).

Depuis, il s'est rendu indispensable. "Notre force c'est d'être une vraie équipe, tout le monde court, tout le monde se bat".

Tactiquement, "on joue un peu plus bas, plus compact qu'avant", note Amrabat, qui accomplit à merveille ses tâches de récupérateur au service du groupe, conscient que "nous avons des joueurs qui peuvent marquer", ajoute-t-il.

Le Maroc n'a pas pris de but au Mondial lors des deux premières journées, seule équipe dans ce cas avec le Brésil et la Pologne, même en jouant contre la Croatie et la Belgique. "Nous avons affronté deux équipes très fortes, si tu es trop ouvert, c'est dur. Comme ça c'est plus difficile pour eux de marquer", résume Amrabat.