Liban: Le Parlement adopte le budget 2022, une exigence du FMI

La semaine dernière, le FMI a dénoncé la lenteur des autorités libanaises dans la mise en place de réformes nécessaires pour débloquer les aides internationales (Photo, AFP).
La semaine dernière, le FMI a dénoncé la lenteur des autorités libanaises dans la mise en place de réformes nécessaires pour débloquer les aides internationales (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 27 septembre 2022

Liban: Le Parlement adopte le budget 2022, une exigence du FMI

  • Le budget a été voté par 63 voix pour, 37 contre et six abstentions, selon l'agence nationale d'information ANI
  • Il prévoit dans ses principaux points le triplement des salaires des fonctionnaires et des pensions des retraités de la fonction publique

BEYROUTH: Le Parlement libanais a adopté lundi un budget pour l'année 2022, l'une des principales conditions du Fonds monétaire international (FMI) pour débloquer une aide financière au Liban, pays plongé dans une crise socio-économique sans précédent.

Le budget a été voté par 63 voix pour, 37 contre et six abstentions, selon l'agence nationale d'information ANI.

Dans ce budget, les dépenses s'élèvent à près de 41 000 milliards de livres libanaises (environ 1,2 milliard de dollars au taux du marché parallèle) et les recettes à près de 30 000 milliards de livres libanais (environ 810 millions de dollars).

Il prévoit dans ses principaux points le triplement des salaires des fonctionnaires et des pensions des retraités de la fonction publique, mais sans dépasser une limite fixée à 12 millions de livres (soit 324 dollars).

La monnaie nationale, fixée officiellement depuis 1997 au taux de 1 500 livres pour un dollar américain, a perdu depuis 2019 environ 95% de sa valeur par rapport au billet vert sur le marché noir.

Pour les importations, le "dollar douanier" a été calculé sur la base d'un nouveau taux de change, en deçà de celui recommandé par le FMI qui réclamait un taux unique et en fonction du marché.

La semaine dernière, le FMI a dénoncé la lenteur des autorités libanaises dans la mise en place de réformes nécessaires pour débloquer les aides internationales, après une mission à Beyrouth. Et il a averti que ce "retard pourrait se révéler coûteux pour le pays".

En avril, le FMI a annoncé un accord de principe avec Beyrouth pour une aide de trois milliards de dollars, échelonnée sur quatre ans mais conditionnée à la mise en oeuvre de réformes cruciales.

Parmi ces réformes, l'approbation par le Parlement du budget 2022, la réforme de la loi sur le secret bancaire, la restructuration du secteur bancaire et une loi sur le contrôle des capitaux.

Depuis 2019, le Liban est plongé dans une profonde crise économique imputée par une grande partie de la population à la mauvaise gestion, la corruption, la négligence et l'inertie d'une classe dirigeante en place depuis des décennies.

La crise s'est caractérisée notamment par des restrictions bancaires draconiennes empêchant les épargnants d'avoir librement accès à leur argent.


L'ambassadeur d'Iran convoqué à Berlin après l'exécution d'un homme impliqué dans les manifestations

Plus tôt dans la journée, la ministre allemande des Affaires étrangères, Annalena Baerbock, avait affirmé sur Twitter que «le mépris du régime iranien pour l'humanité est sans limite» (Photo, AFP).
Plus tôt dans la journée, la ministre allemande des Affaires étrangères, Annalena Baerbock, avait affirmé sur Twitter que «le mépris du régime iranien pour l'humanité est sans limite» (Photo, AFP).
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  • L'Iran a exécuté jeudi, pour la première fois depuis le début des manifestations qui secouent le pays, un homme accusé d'avoir blessé un paramilitaire
  • Aucun autre détail n'a filtré de cette convocation

BERLIN: L'ambassadeur d'Iran a été convoqué à Berlin, a indiqué jeudi une source proche du ministère allemand des Affaires étrangères, après l'exécution d'un homme impliqué dans les manifestations qui secouent la République islamique.

Aucun autre détail n'a filtré de cette convocation. Plus tôt dans la journée, la ministre allemande des Affaires étrangères, Annalena Baerbock, avait affirmé sur Twitter que "le mépris du régime iranien pour l'humanité est sans limite".

Cet homme, Mohsen Shekari, "a été jugé et exécuté dans le cadre d'un procès perfide et expéditif parce qu'il n'était pas d'accord avec le régime", s'était indignée Mme Baerbock.

"Mais la menace d'exécution n'étouffera pas la volonté de liberté des gens", avait-elle ajouté.

L'Iran a exécuté jeudi, pour la première fois depuis le début des manifestations qui secouent le pays, un homme accusé d'avoir blessé un paramilitaire après avoir bloqué la circulation sur une avenue de Téhéran.

La République islamique est le théâtre d'un mouvement de contestation déclenché par la mort le 16 septembre de Mahsa Amini, une Kurde iranienne de 22 ans décédée après son arrestation par la police des mœurs.


Washington sanctionne un homme d'affaires turc qui faisait commerce de pétrole iranien

Selon le Trésor, Sitki Ayan s'est servi du réseau de son groupe d'entreprises ASB, enregistré à Gibraltar, pour dissimuler les origines du pétrole et la destination des paiements (Photo, AFP).
Selon le Trésor, Sitki Ayan s'est servi du réseau de son groupe d'entreprises ASB, enregistré à Gibraltar, pour dissimuler les origines du pétrole et la destination des paiements (Photo, AFP).
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  • Sitki Ayan, un proche du président turc Recep Tayyip Erdogan, ainsi que son fils et un de ses bras droits ont été placés sur la liste noire du Trésor américain
  • Le Trésor accuse Ayan d'être venu en aide à la Force Qods, une unité d'élite des Gardiens de la Révolution islamique

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont imposé jeudi des sanctions contre un homme d'affaires turc soupçonné d'avoir engrangé des centaines de millions de dollars en faisant commerce de pétrole provenant des Gardiens de la Révolution iraniens.

Sitki Ayan, un proche du président turc Recep Tayyip Erdogan, ainsi que son fils et un de ses bras droits ont été placés sur la liste noire du Trésor américain, gelant tous leurs actifs aux Etats-Unis et leur interdisant l'accès aux principaux marchés financiers.

Le Trésor accuse M. Ayan d'être venu en aide à la Force Qods, une unité d'élite des Gardiens de la Révolution islamique, en arrangeant la vente et l'acheminement de pétrole qu'elle contrôle vers la Chine, d'autres acheteurs d'Asie de l'Est et l'Europe. Il a aussi contribué au transfert des recettes de ces ventes aux Gardiens de la Révolution.

Selon le Trésor, Sitki Ayan s'est servi du réseau de son groupe d'entreprises ASB, enregistré à Gibraltar, pour dissimuler les origines du pétrole et la destination des paiements.

L'homme d'affaires a aussi eu recours à l'une de ses entreprises pour acheter un navire citerne sous pavillon panaméen pour les Gardiens de la Révolution, selon la même source. Kasim Oztas, un haut responsable du groupe ASB qui "s'occupait personnellement de la plupart des affaires de M. Ayan", et Bahaddin Ayan, le fils de l'homme d'affaires, font également l'objet de sanctions.

Le Trésor a placé environ 20 entreprises du groupe ASB et du réseau de l'homme d'affaires sur sa liste noire.


L'envoyé américain pour le climat salue la tenue de la COP28 aux EAU

L'envoyé américain pour le climat, John Kerry. (Getty)
L'envoyé américain pour le climat, John Kerry. (Getty)
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  • Les économies de combustibles fossiles devraient être encouragées à mener la transition vers les énergies propres, déclare John Kerry
  • Il a salué l'annonce de trente plans climatiques nationaux améliorés ainsi que l'accord phare du sommet sur les «pertes et dommages»

WASHINGTON: Les États-Unis ont salué la décision de tenir la 28e conférence des Nations unies sur le changement climatique l'année prochaine aux Émirats arabes unis (EAU).

L'envoyé spécial du président pour le climat, John Kerry, a déclaré que les économies de combustibles fossiles devraient être encouragées à mener la transition vers les énergies propres, a rapporté jeudi l’agence de presse officielle émiratie.                

«Le fait que les Émirats arabes unis, membres de l'Opep, accueillent la COP28, est très stimulant. Il est vraiment important qu'un pays producteur de pétrole et de gaz se mobilise et dise que nous comprenons le défi de la crise climatique», a-t-il déclaré à Reuters.

«Les dirigeants des EAU ont pris des mesures très judicieuses parce qu'ils savent que ce qui sort du sol n'est pas éternel, que ce soit physiquement ou politiquement, et ils regardent à quoi ressemblera le nouveau monde.»

«S'il doit y avoir de nouvelles formes d'énergie, ils veulent être parmi leurs fournisseurs, tout comme ils le sont aujourd'hui.»

Kerry a indiqué que la conférence COP27 de cette année, qui s'est tenue le mois dernier en Égypte, a rapproché le monde de l'objectif de l'accord de Paris de 2015 de limiter la hausse des températures mondiales à 1,5oC au-dessus de l'époque préindustrielle.

Il a salué l'annonce de trente plans climatiques nationaux améliorés ainsi que l'accord phare du sommet sur les «pertes et dommages» pour aider les pays vulnérables sous le choc des conditions météorologiques extrêmes et de la montée des mers.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com