L'ouragan Ian approche Cuba, la Floride se prépare à son arrivée

Des nuages de tempête sont vus à l'approche de l'ouragan Ian à St Petersburg, en Floride, le 26 septembre 2022. (AFP).
Des nuages de tempête sont vus à l'approche de l'ouragan Ian à St Petersburg, en Floride, le 26 septembre 2022. (AFP).
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Publié le Mardi 27 septembre 2022

L'ouragan Ian approche Cuba, la Floride se prépare à son arrivée

  • Le Centre national des ouragans (NHC) aux Etats-Unis a prévenu que Ian s'intensifiait et que «les conditions dans l'ouest de Cuba allaient se détériorer»
  • L'organisme qualifie d'ouragans «majeurs» ceux dont les vents atteignent au moins 178 km/h, soit les catégories 3, 4 et 5 de l'échelle de Saffir-Simpson

LA HAVANE : L'ouest de Cuba est placé en "alerte" en attendant l'arrivée de l'ouragan Ian qui risque de se transformer mardi en un "ouragan majeur", tandis qu'aux Etats-unis, la Floride se prépare à être touchée à son tour.

Le Centre national des ouragans (NHC) aux Etats-Unis a prévenu que Ian s'intensifiait et que "les conditions dans l'ouest de Cuba allaient se détériorer".

"Les vents maximums soutenus ont augmenté à près de 155 km/h avec des rafales plus importantes. Un renforcement rapide est attendu au cours des prochaines 24 heures et Ian devrait devenir un ouragan majeur ce (lundi) soir ou tôt mardi lorsqu'il approchera de la côte ouest de Cuba", prévient le NHC dans son dernier bulletin.

L'organisme qualifie d'ouragans "majeurs" ceux dont les vents atteignent au moins 178 km/h, soit les catégories 3, 4 et 5 de l'échelle de Saffir-Simpson.

Il serait alors susceptible d'infliger des dégâts "dévastateurs", d'endommager des maisons, de déraciner des arbres et de perturber la distribution d'eau et d'électricité.

Les pluies accompagnées de vent ont commencé à s'abattre sur l'ouest de l'île caribéenne, a constaté l'AFP.

La Défense civile cubaine a émis dès lundi matin une "alerte cyclonique" pour les six provinces les plus occidentales de l'île: Pinar del Rio, Artemisa, La Havane, Mayabeque, Cienfuegos et l'île de la Juventud, une île située à 344 km au sud de la capitale. Les vagues atteignaient entre cinq et sept mètres de hauteur.

Les autorités ont fait évacuer quelque 50.000 personnes à Pinar del Rio.

Dans la capitale, où vivent 2,1 millions de personnes, de longues files d'attente se sont formées pour accéder à certains aliments.

Les pêcheurs de La Havane ont mis leurs bateaux à l'abri avant de se réfugier dans leurs foyers, et des habitants renforçaient leurs maisons en bois.

"Nous avons examiné le respect des mesures pour faire face à l'ouragan Ian (...) Il est urgent de mettre à profit ces heures avant que la situation ne se complique. La protection de la population est essentielle", a tweeté le président Miguel Diaz-Canel.

La plus grande île du territoire britannique des îles Caïmans, Grand Cayman, a également émis une alerte ouragan.

«Grave menace»

"Ian émergera ensuite au-dessus du sud-est du golfe du Mexique mardi (...) et s'approchera de la côte ouest de la Floride mercredi et jeudi", a prévenu le NHC.

L'état d'urgence a été décrété dans toute la Floride et les autorités multiplient les préparatifs.

Ian "va provoquer de fortes pluies, des vents violents, des inondations soudaines et des ondes de tempête, ainsi que des tornades isolées le long de la côte du Golfe de Floride", a prévenu le gouverneur Ron DeSantis.

Il a demandé aux habitants de faire des provisions de nourriture, d'eau, de médicaments et de carburant ainsi que de se préparer à des coupures de courant.

Plusieurs municipalités de Floride, comme Miami, Fort Lauderdale ou Tampa, ont commencé à distribuer des sacs de sable aux habitants pour les aider à protéger leurs maisons des risques d'inondation.

Les comtés de Hillsborough (ouest), où se trouve Tampa, et de Collier (sud-ouest) ont émis des ordres d'évacuation obligatoire pour les zones côtières les plus vulnérables.

"Nous n'avons pas pris cette décision facilement, mais la tempête représente une grave menace", a déclaré lundi l'administratrice du comté, Bonnie Wise, en conférence de presse.

Le président américain Joe Biden a placé 24  des 67 comtés en état d'urgence, ce qui permet de débloquer des aides fédérales.

La Nasa a renoncé au décollage prévu mardi de sa nouvelle méga-fusée pour la Lune, depuis le centre spatial Kennedy situé dans cet Etat du sud des Etats-Unis.

Après Fiona 

Au Honduras, plus de 12 000 personnes ont été évacuées dans le nord du pays après les crues de rivières provoquées par les pluies associées au passage de Ian, ont annoncé lundi les services de protection civile.

Les précipitations s'ajoutent à celles des dernières semaines qui ont détrempé les sols et entraîné des inondations qui ont causé la mort de 13 personnes. L'état d'urgence a été décrété dans tout le pays pour 90 jours.

Ian succède à l'ouragan Fiona qui a ravagé la semaine dernière les Caraïbes, où sept personnes au moins ont été tuées, et la côte atlantique du Canada (deux morts).

L'ouragan avait déjà fait au moins sept morts la semaine passée, dont quatre à Porto Rico, deux en République dominicaine et un en Guadeloupe (France).


Biden et Trump, la drôle de campagne

Les plus récents sondages montrent que le président démocrate distance son prédécesseur (Photo, AFP).
Les plus récents sondages montrent que le président démocrate distance son prédécesseur (Photo, AFP).
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  • Trump s'est présenté en homme providentiel, le seul capable de «sauver le pays» d'une série de dangers
  • Joe Biden, 80 ans fera face à des questions incessantes sur son âge s'il se déclare candidat

WASHINGTON: L'un est déjà candidat, l'autre n'est pas encore officiellement dans la course: Donald Trump et Joe Biden n'en sont pas moins déjà lancés dans une drôle de campagne, avant la présidentielle de 2024.

"Nous pouvons prendre le chemin d'une économie qui ne laisse personne sur le bord de la route", a clamé le président américain, de passage lundi à Baltimore, grande ville portuaire de la côte est,  pour vanter un chantier de rénovation ferroviaire.

Un discours aux accents de campagne, même si le démocrate n'a jusqu'ici pas dit officiellement qu'il briguait une réélection en 2024.

Joe Biden ira à New York mardi et Philadelphie vendredi, pour des déplacements à la thématique économique et sociale, auxquels s'ajouteront des réceptions organisées par le parti démocrate afin de lever des fonds.

Ce regain d'activité, concentré sur des zones acquises aux démocrates, coïncide avec la tentative de Donald Trump de relancer sa campagne, plus ou moins au point mort depuis sa déclaration officielle de candidature en novembre.

L'ancien président républicain, en meeting en Caroline du Sud et dans le New Hampshire ce week-end, s'est présenté en homme providentiel, le seul capable de "sauver le pays" d'une série de dangers.

Déclin 

Se disant "plus en colère que jamais", il a étrillé la "théorie du genre" ou la "théorie critique de la race", des termes ayant valeur de repoussoirs pour la droite radicale.

Les conservateurs les utilisent quand ils critiquent des réformes ou propositions progressistes concernant l'éducation sexuelle à l'école ou l'enseignement portant sur le racisme et l'esclavage.

L'homme d'affaires a aussi répété que l'élection de 2020 lui avait été volée.

Face à cette théorie du déclin et cette "colère", Joe Biden a déjà commencé à camper un personnage tout à fait différent: celui d'un "optimiste" convaincu que les meilleurs jours des États-Unis sont devant eux, et celui d'un président soucieux de réconciliation.

Dans un discours la semaine dernière qui s'apparentait à une feuille de route stratégique, Joe Biden a critiqué les "progressistes qui roulent en berline" ("limousine liberals"), l'équivalent américain de la "gauche caviar": ces démocrates qui ont selon lui oublié de s'intéresser à l'Amérique populaire et laborieuse, la jetant dans les bras des républicains.

«Invisibles»

Mardi, ce fervent défenseur du rail, qui a voyagé en train entre Washington et son fief de Wilmington (Delaware), pendant des années, s'est fait presque lyrique pour appuyer son argumentaire de président attentif aux fins de mois difficiles de la classe moyenne.

Il a raconté comment, en voyant depuis son wagon les "lumières aux fenêtres", il se demandait "quelles étaient les conversations autour de la table du dîner".

"Trop de gens ont été négligés dans le passé, traités comme s'ils étaient invisibles", a-t-il déploré, lui qui peint régulièrement l'opposition républicaine comme le parti des riches et des multinationales.

Le démocrate devrait, selon les experts, se lancer officiellement dans la course en février, après avoir prononcé devant le Congrès son "discours sur l'état de l'Union", une allocution de politique générale qui est un moment fort de la vie politique américaine.

Joe Biden, 80 ans, qui fera face à des questions incessantes sur son âge s'il se déclare, sait que c'est face à Donald Trump, 76 ans, qu'il a les meilleures chances.

Les plus récents sondages - à prendre avec beaucoup de recul, tant l'élection de novembre 2024 est encore loin - montrent que le président démocrate distance son prédécesseur, mais fait jeu égal lorsque les sondeurs l'opposent au gouverneur républicain de Floride, Ron DeSantis, 44 ans.


Bolsonaro demande un visa de six mois supplémentaires pour rester aux Etats-Unis

Bolsonaro s’était envolé pour la Floride fin décembre (Photo, AFP).
Bolsonaro s’était envolé pour la Floride fin décembre (Photo, AFP).
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  • M. Bolsonaro serait entré aux États-Unis avec un visa délivré aux dirigeants en visite
  • L'ancien président d'extrême droite avait quitté le Brésil pour la Floride deux jours avant l'investiture de Lula

MIAMI: L'ex-président brésilien Jair Bolsonaro, qui fait l'objet d'une enquête sur son rôle dans l'attaque violente contre le siège d'institutions nationales à Brasilia le 8 janvier, a demandé un visa de six mois pour rester aux États-Unis, a indiqué lundi son avocat.

L'ancien président d'extrême droite avait quitté le Brésil pour la Floride deux jours avant l'investiture de Lula, le 1er janvier, et son visa actuel devrait bientôt expirer, selon le cabinet d'avocats AG Immigration.

"Nous avons hâte d'apporter la plus grande satisfaction et les résultats désirés à notre client", a indiqué le cabinet dans un communiqué.

M. Bolsonaro serait entré aux États-Unis avec un visa délivré aux dirigeants en visite, qui expirera mardi étant donné qu'il n'est plus en mission officielle.

L'ex-président brésilien avait indiqué à l'antenne de CNN au Brésil qu'il comptait rentrer à la fin du mois de janvier et qu'il réfléchissait même à avancer son retour pour raison de santé.

Jair Bolsonaro avait été victime d'une agression à l'arme blanche en 2018 lors d'un déplacement électoral. Il a depuis subi plusieurs interventions chirurgicales pour occlusion intestinale.

Le 8 janvier, des milliers de partisans de M. Bolsonaro, mécontents de la victoire de Lula da Silva sur l'ex-président d'extrême droite lors de l'élection présidentielle d'octobre 2022, ont envahi et vandalisé le palais présidentiel, le Congrès et la Cour suprême à Brasilia.

Anderson Torres, ex-ministre de la Justice bolsonariste, a lui été arrêté le 14 janvier dans le cadre de l'enquête sur les saccages, alors qu'il rentrait en avion des États-Unis.


Rishi Sunak défend le Brexit, «immense opportunité» pour le Royaume-Uni

Le Premier ministre britannique Rishi Sunak (Photo, AFP).
Le Premier ministre britannique Rishi Sunak (Photo, AFP).
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  • Le soutien de la population britannique au Brexit n'a par ailleurs jamais été aussi faible
  • Un Brexiter sur cinq a changé d'avis

LONDRES: Le Brexit est "une immense opportunité" pour la croissance britannique, a affirmé lundi soir le Premier ministre Rishi Sunak, alors que son 100e jour à Downing Street mardi marque aussi le troisième anniversaire de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne.

Depuis le 31 janvier 2020, "nous avons fait d'énormes progrès en exploitant les libertés offertes par le Brexit pour relever des défis générationnels. Que ce soit en menant le déploiement de vaccins le plus rapide d'Europe, en concluant des accords commerciaux avec plus de 70 pays ou en reprenant le contrôle de nos frontières", a-t-il affirmé dans un communiqué.

"Au cours de mes 100 premiers jours en tant que Premier ministre, cet élan ne s'est pas ralenti", a-t-il ajouté. "Je suis déterminé à faire en sorte que les avantages du Brexit continuent à donner du pouvoir aux gens et aux entreprises dans tout le pays."

Le communiqué de Downing Street souligne notamment "l'immense opportunité" de la sortie de l'UE notamment "pour la croissance de l'économie britannique". Il cite la création de ports francs, des zones considérées hors du territoire douanier du pays et bénéficiant donc d'une fiscalité avantageuse, et les perspectives ouvertes selon lui par la dérégulation post-Brexit.

Selon l'organisme public de prévision budgétaire OBR, la sortie de l'UE réduira pourtant la taille de l'économie britannique d'environ 4% à long terme, malgré l'accord de libre-échange signé avec l'UE. Par ailleurs, le Royaume-Uni est le seul pays du G7 à n'avoir pas encore renoué avec son Produit intérieur brut (PIB) d'avant la pandémie de Covid-19.

Le soutien de la population britannique au Brexit n'a par ailleurs jamais été aussi faible. Selon un sondage YouGov paru en novembre, moins d'un tiers des Britanniques estime que c'était une bonne décision. Un Brexiter sur cinq a changé d'avis.

Arrivé à la tête du gouvernement britannique fin octobre, Rishi Sunak a restauré une forme de stabilité après le mandat éclair de Liz Truss, mais il se trouve à la peine face aux nombreux mouvements sociaux provoqués par la flambée des prix, l'inflation dépassant les 10% dans le pays.