Ouverture lundi du 29e Prix Bayeux dominé par l'Ukraine et l'Afghanistan

"Le retour des talibans en Afghanistan sera également au centre du festival", selon les organisateurs: la journaliste britannico-iranienne Ramita Navai viendra présenter son documentaire "Afghanistan: no country for women" sur des femmes détenues par les talibans sans procès ni chef d'accusation. (AFP).
"Le retour des talibans en Afghanistan sera également au centre du festival", selon les organisateurs: la journaliste britannico-iranienne Ramita Navai viendra présenter son documentaire "Afghanistan: no country for women" sur des femmes détenues par les talibans sans procès ni chef d'accusation. (AFP).
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Publié le Samedi 01 octobre 2022

Ouverture lundi du 29e Prix Bayeux dominé par l'Ukraine et l'Afghanistan

  • Le grand reporter allemand âgé de 50 ans, qui a dirigé l'agence Magnum, s'est dit «impatient et curieux de pouvoir débattre du traitement de l’invasion russe en Ukraine avec ses confrères», selon le dossier de presse
  • L'Ukraine fera également l'objet de deux expositions dont une présentera à partir de lundi «l'indispensable travail des deux seuls journalistes à être restés à Marioupol pendant le pilonnage de l'armée russe», soulignent les organisateurs

BAYEUX : La souffrance des Ukrainiens et le martyre des femmes afghanes seront au cœur de la 29e édition du Prix Bayeux des correspondants de guerre qui démarre lundi avec une série d'expositions et de projections avant la remise des trophées le samedi suivant.

Le jury international présidé par le photoreporter allemand Thomas Dworzak, un spécialiste du Caucase, examinera vendredi et samedi une sélection de 51 reportages dont les sujets "traitent majoritairement de l'Ukraine, de l'Afghanistan, du Mozambique et de la Syrie", explique Patrick Gomont, maire de Bayeux.

La ville du Calvados est coorganisatrice, avec le département et la région, du Prix qui affiche "40 000 visiteurs chaque année".

Un peu plus de 350 reportages étaient candidats.

Le grand reporter allemand âgé de 50 ans, qui a dirigé l'agence Magnum, s'est dit "impatient et curieux de pouvoir débattre du traitement de l’invasion russe en Ukraine avec ses confrères", selon le dossier de presse.

Hors compétition, Thomas Dworzak participera mercredi avec d'autres journalistes à une soirée débat qui propose "d'éclairer le présent" en Ukraine en revenant sur les deux guerres russes en Tchétchénie (1994-1996 et 1999-2000).

"Et si Vladimir Poutine, en lançant l'opération contre l'Ukraine en février 2022, avait voulu rééditer la guerre de Grozny ? Les discours et les méthodes sont proches", s'interrogent les organisateurs.

L'Ukraine fera également l'objet de deux expositions dont une présentera à partir de lundi "l'indispensable travail des deux seuls journalistes à être restés à Marioupol pendant le pilonnage de l'armée russe", soulignent les organisateurs.

«La paix en prison»

"Le retour des talibans en Afghanistan sera également au centre du festival", selon les organisateurs: la journaliste britannico-iranienne Ramita Navai viendra présenter son documentaire "Afghanistan: no country for women" sur des femmes détenues par les talibans sans procès ni chef d'accusation.

Et l'exposition d'images en grands formats organisée chaque année dans les rues de Bayeux sera consacrée au travail de la photographe iranienne basée à Kaboul depuis huit ans Kiana Hayeri.

"J’ai recueilli" par exemple "les histoires de femmes pour qui le fait d’assassiner leur mari était la seule solution afin de sortir d'une relation abusive et mettre fin à des violences conjugales. Elles ont aujourd’hui trouvé la paix en prison", témoigne la journaliste.

En attendant le palmarès, parmi les nombreux autres rendez-vous, le Prix Bayeux proposera également pour cette édition "un retour aux fondamentaux du journalisme" avec une exposition signée Hervé Brusini sur "le travail photographique jamais dévoilé" d'Albert Londres (1884-1932).

Autre temps fort, une nouvelle stèle à la mémoire des journalistes tués dans l'exercice de leurs fonctions sera comme chaque année inaugurée jeudi.

La cérémonie se déroulera en présence des familles et collègues de Maks Levin, le photoreporter ukrainien "exécuté" selon Reporters sans frontières par des soldats russes en mars, de Shireen Abu Akleh, la journaliste palestino-américaine de Al Jazeera tuée d'une balle dans la tête en mai et de Frédéric Leclerc-Imhoff, le reporter français tué en mai en Ukraine.

Samedi 8 octobre, dix prix seront remis dont sept (de 3 000 ou 7 000 euros) attribués par le jury international composé d'une quarantaine de journalistes.

Le budget de la manifestation, qui devrait rassembler près de 350 reporters, est d'environ 550 000 euros, selon les organisateurs.

Pour sa 28e édition, le Prix Bayeux avait couronné des reportages diffusés par Zeit Magazin en presse écrite, The New York Times en photo, Europe 1 en radio et la BBC en télé.

Et pour la première fois dans l'histoire du Prix, le nom d'un lauréat était demeuré anonyme pour sa sécurité. Il s'agissait d'un Birman récompensé en photo pour "La Révolution du printemps" réalisée dans son pays et publiée par le New York Times.


Le programme Art Bridges d’Arabie saoudite touche à sa fin

Les programmes se sont déroulés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud (photo) et en Espagne. (Fourni)
Les programmes se sont déroulés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud (photo) et en Espagne. (Fourni)
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  • L’initiative a réuni des artistes visuels, des acteurs culturels, des professionnels des industries créatives et des producteurs de projets culturels

DUBAÏ : La Commission des arts visuels d’Arabie saoudite a conclu l’édition 2025-2026 de son initiative Art Bridges, mettant fin à un programme d’échanges internationaux d’une durée d’un an destiné à renforcer les liens entre le secteur des arts visuels du Royaume et les communautés créatives à travers le monde.

L’initiative a réuni 40 artistes visuels saoudiens et basés en Arabie saoudite, ainsi que des acteurs culturels, des professionnels des industries créatives et des producteurs de projets culturels, qui ont participé à une série d’échanges internationaux visant à encourager la collaboration, le développement professionnel et le dialogue interculturel.

Les programmes ont été organisés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud et en Espagne.

À l’occasion de la clôture du programme, Dina Amin, directrice générale de la Commission des arts visuels, a déclaré : « En lançant Art Bridges, notre objectif était de créer des opportunités dont l’impact se poursuivrait bien après le retour des participants chez eux.

Tout au long de cette édition, nous avons vu des artistes et des acteurs culturels établir des relations avec leurs homologues à travers le monde, tout en partageant leur propre expérience de l’évolution du secteur des arts visuels en Arabie saoudite. Nous espérons que les échanges et les liens créés grâce à ces programmes continueront d’influencer leur travail dans les années à venir. »

Au cours des quatre programmes d’échanges, les participants ont exploré la manière dont les artistes, les institutions culturelles et les organisations créatives de différents pays répondent à des défis communs, notamment l’accompagnement des talents émergents, le développement des publics, la préservation du patrimoine culturel et la création de parcours professionnels durables dans le domaine des arts.

Le programme s’est conclu par une rencontre organisée ce mois-ci à Riyad, réunissant les participants des quatre groupes afin de revenir sur leurs expériences. L’événement a également proposé la projection d’un court documentaire retraçant l’initiative et son impact au cours de l’année écoulée.

Art Bridges s’inscrit dans la stratégie plus large de la Commission des arts visuels visant à soutenir le développement professionnel des artistes et des acteurs culturels, tout en renforçant l’engagement culturel international du Royaume. L’initiative s’aligne également sur les ambitions de la Vision 2030 de l’Arabie saoudite, qui vise à développer les industries créatives du pays et à approfondir les échanges culturels à l’échelle mondiale.

Créée en 2020 sous l’égide du ministère de la Culture, la Commission des arts visuels est l’une des 11 commissions sectorielles chargées de contribuer au développement du paysage culturel de l’Arabie saoudite. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Une coproduction franco-égyptienne rend hommage à l’héritage de Dalida

Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne. (Photo d’archives / Getty Images)
Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne. (Photo d’archives / Getty Images)
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  • Une comédie musicale consacrée à Dalida sera présentée en Égypte à partir du 31 octobre, pour les 40 ans de sa disparition
  • Cette coproduction franco-égyptienne célèbre les racines égyptiennes de la chanteuse et la coopération culturelle entre les deux pays

DUBAÏ : Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne, à l’occasion des 40 ans de la disparition de la chanteuse.

« Dalida: The Song That Never Ends » (« Dalida : La chanson qui ne s’arrête jamais ») a été dévoilée lors d’une conférence de presse organisée dimanche à l’ambassade de France au Caire, en présence de l’ambassadeur de France Éric Chevalier, de la soprano de renommée internationale Farrah El-Dibany, du réalisateur Khairy Beshara et du scénariste Walid Khairy.

Cette coproduction entre l’Égypte et la France a été développée dans le cadre de la Saison de la Méditerranée 2026 (« 2026 Mediterranean Season »), une initiative culturelle portée par la France visant à célébrer la coopération artistique et le patrimoine commun des pays méditerranéens.

La production sera présentée en première à la Bibliotheca Alexandrina le 31 octobre, avant d’être jouée au Caire en novembre. La première à Alexandrie marquera également la clôture de l’édition de cette année de la Saison de la Méditerranée

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« Dalida : La chanson qui ne s’arrête jamais » a été dévoilée lors d’une conférence de presse organisée dimanche à l’ambassade de France au Caire. (Photo fournie)

Selon un communiqué, l’ambassadeur Éric Chevalier a souligné que ce projet illustre la solidité des liens culturels entre la France et l’Égypte et reflète leur engagement commun à préserver l’héritage artistique de Dalida.

Farrah El-Dibany a confié qu’incarner la légendaire chanteuse était un rêve d’enfance. Elle a expliqué avoir proposé le projet à Khairy Beshara avant que tous deux ne le développent avec le scénariste Walid Khairy.

Khairy Beshara a décrit Dalida comme une femme faite de contrastes, alliant fragilité et force tout au long de sa vie et de sa carrière. Il a salué le travail de Walid Khairy, dont le scénario restitue avec justesse la complexité de sa personnalité et donne toute sa dimension au spectacle.

De son côté, Walid Khairy a indiqué que la comédie musicale met en lumière des chapitres méconnus de la vie de Dalida tout en célébrant ses racines égyptiennes, restées au cœur de son identité malgré son succès international. Produite par la société 26One1 Company, l’œuvre retrace son parcours, de l’Égypte jusqu’à la célébrité mondiale.

La production proposera également de nouveaux arrangements musicaux signés par le pianiste et compositeur franco-arménien André Manoukian.

Annoncée en 2023 par le président français Emmanuel Macron, la Saison de la Méditerranée favorise les échanges culturels à travers des expositions, des spectacles et des collaborations artistiques. L’édition 2026 met particulièrement l’accent sur la créativité, la jeunesse et les partenariats interculturels. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Un rare panneau du XIXe siècle exposé au Musée de la mer Rouge présente le texte complet du Coran

Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
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  • Cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran intégrée dans une illustration détaillée

DJEDDAH : Un rare panneau de calligraphie coranique du XIXe siècle est exposé au Musée de la mer Rouge, dans la ville historique de Djeddah.

Réalisée vers 1859–1860 par Ghouth Mahboob Ghalib à Mysore, en Inde, cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran disposée au sein d’une illustration détaillée de la Grande Mosquée de La Mecque.

Rédigé en écriture Diwani à l’encre noire et avec des dorures, le manuscrit place la Kaaba en son centre, a rapporté la SPA.

Le texte minutieusement élaboré commence par la sourate Al-Fatihah au sommet, s’entrelace avec les détails architecturaux de la mosquée et s’achève par la sourate An-Nas.

Cet artefact met en lumière les parcours historiques et spirituels des pèlerins qui traversaient la mer Rouge vers La Mecque, emportant avec eux des objets d’art témoignant du patrimoine culturel et de l’histoire du Hajj. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Asharq Al-Awsat.