Ukraine: Biden alerte sur un risque d'«apocalypse» nucléaire, Kiev regagne du terrain

Vladimir Poutine «ne plaisante pas quand il parle d'un usage potentiel d'armes nucléaires», a jugé le président américain (Photo, AFP).
Vladimir Poutine «ne plaisante pas quand il parle d'un usage potentiel d'armes nucléaires», a jugé le président américain (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 07 octobre 2022

Ukraine: Biden alerte sur un risque d'«apocalypse» nucléaire, Kiev regagne du terrain

  • «Nous n'avons pas été confrontés à la perspective d'une apocalypse depuis Kennedy et la crise des missiles cubains» en 1962, a alerté jeudi le président américain
  • Biden a dit s'interroger sur une porte de sortie pour son homologue russe Vladimir Poutine

KIEV: Le président américain Joe Biden a mis en garde jeudi contre un risque d'"apocalypse", pour la première fois depuis la guerre froide, en raison des menaces d'employer l'arme nucléaire par la Russie, dont les troupes sont mises sous pression par la contre-offensive ukrainienne.

M. Biden a dit s'interroger sur une porte de sortie pour son homologue russe Vladimir Poutine. "Comment peut-il s'en sortir? Comment peut-il se positionner de façon à ni perdre la face, ni perdre une portion significative de son pouvoir en Russie?" s'est questionné le président américain lors d'une collecte de fonds à New York.

Confronté à une résistance ukrainienne tenace alimentée par l'aide militaire occidentale, M. Poutine a fait une allusion à la bombe atomique dans un discours télévisé le 21 septembre.

Il s'était dit prêt à utiliser "tous les moyens" dans son arsenal face à l'Occident, qu'il avait accusé de vouloir "détruire" la Russie. "Ce n'est pas du bluff", avait-il assuré.

"Nous n'avons pas été confrontés à la perspective d'une apocalypse depuis Kennedy et la crise des missiles cubains" en 1962, a alerté jeudi le président américain.

Selon les experts, une attaque atomique emploierait probablement des armes nucléaires tactiques -- plus petites en charge explosive qu'une arme nucléaire stratégique.

Mais Washington considère que même une frappe nucléaire tactique pourrait déclencher une conflagration plus large.

Vladimir Poutine "ne plaisante pas quand il parle d'un usage potentiel d'armes nucléaires tactiques ou d'armes biologiques ou chimiques, car son armée, on pourrait le dire, est très peu performante", a encore jugé le président américain.

Kiev chiffre ses gains

Les troupes ukrainiennes sont à l'offensive sur tous les fronts depuis début septembre et ont déjà repris l'essentiel de la région de Kharkiv, dans le nord-est, et d'importants nœuds logistiques tels qu'Izioum, Koupiansk et Lyman (Est).

"Rien que depuis le 1er octobre et rien que dans la région de Kherson, plus de 500 km2 de territoire et des dizaines de localités ont été libérées", a déclaré jeudi soir le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

S'exprimant quelques heures plus tôt devant les dirigeants européens réunis en sommet, M. Zelensky a réclamé la poursuite de l'aide militaire à Kiev afin que "les chars russes n'avancent pas sur Varsovie ou encore sur Prague".

Signe de l'agacement du Kremlin, l'ambassadeur français à Moscou Pierre Lévy a été convoqué jeudi à cause des livraisons d'armes à l'Ukraine par Paris.

L'armée de Moscou a de son côté assuré dans son rapport quotidien avoir "repoussé l'ennemi" dans la même région de Kherson où Kiev revendique ses nouveaux succès.

Selon elle, les forces ukrainiennes ont déployé quatre bataillons tactiques sur ce front, soit plusieurs centaines d'hommes, et "tenté à plusieurs reprises de percer les défenses" russes près de Doudtchany, Soukhanové, Sadok et Brouskinskoïé.

«Nouvelle guerre mondiale»

Face aux revers de l'armée russe en Ukraine et à une mobilisation chaotique en Russie qui a poussé des centaines de milliers de ses compatriotes à l'exil, le président russe a assuré mercredi que la situation militaire allait se "stabiliser".

Alors que Moscou ne contrôle que partiellement ces zones et y est en difficulté sur le plan militaire, M. Poutine a signé mercredi une loi consacrant l'annexion de quatre régions ukrainiennes après la tenue de "référendums" d'autodétermination sans "aucune valeur légale" aux yeux de l'ONU, et dénoncés comme des "simulacres" par Kiev et ses alliés.

Autre point de friction, Moscou a fustigé jeudi des propos de M. Zelensky qui a évoqué lors d'une interview des "frappes préventives" de l'Otan contre la Russie, poussant le Kremlin à dénoncer un "appel à débuter une nouvelle guerre mondiale avec des conséquences monstrueuses et imprévisibles".

La présidence ukrainienne s'est fendue d'un message expliquant que les propos de M. Zelensky ont été mal compris et qu'il parlait de sanctions et non de frappes nucléaires.

Sur le front, des soldats ukrainiens interrogés par l'AFP ont assuré voir enfin "la lumière au bout du tunnel", grâce à leurs récents succès, après plus de sept mois d'une guerre éreintante.

Malgré l'annexion russe, la centrale de Zaporijjia est «évidemment» ukrainienne

La centrale nucléaire de Zaporijjia (sud), la plus grande d'Europe, est "évidemment" ukrainienne, malgré son appropriation formelle par Moscou, a déclaré jeudi le patron de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) Rafael Grossi, réaffirmant la possibilité "très claire" d'un accident nucléaire.

"Pour nous, il est évident qu'elle appartient à (l'opérateur ukrainien) Energoatom puisque c'est une installation ukrainienne", a déclaré M. Grossi lors d'une conférence de presse à Kiev, après avoir été reçu par le président Volodymyr Zelensky et avant de se rendre à Moscou.

Risque à Zaporijjia

Les bombardements se sont poursuivi, notamment à Zaporijjia, dans le sud de l'Ukraine, l'une des régions que Moscou affirme avoir annexé, où une frappe a fait au moins sept morts et cinq disparus, selon le gouverneur local Oleksandr Starukh.

Dans la région de Donetsk (est), autre territoire annexé par Moscou, au moins 14 personnes ont été tuées et 3 blessées ces dernières 24 heures dans les zones sous contrôle de Kiev, selon la présidence ukrainienne.

Le directeur de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, était a Kiev jeudi pour discuter l'établissement "d'une zone de protection" autour de la centrale nucléaire de Zaporijjia, visée régulièrement par des tirs dont Russes et Ukrainiens se renvoient mutuellement la responsabilité.

"Nous continuons à dire ce qu'il faut faire, c'est-à-dire essentiellement éviter un accident nucléaire à la centrale, ce qui reste une possibilité très, très claire", a-t-il fait valoir.


Pour les Ukrainiens, 90 ans après la Grande famine, un «génocide» se répète

Un habitant du village de Drobyshevo près de la ville de Lyman dans la région de Donetsk (Photo, AFP).
Un habitant du village de Drobyshevo près de la ville de Lyman dans la région de Donetsk (Photo, AFP).
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  • Avec l'invasion russe qui a mis leur pays à feu et à sang, pour beaucoup en Ukraine l'Histoire se répète
  • L'Ukraine a perdu quatre à huit millions d'habitants dans la grande famine de 1932-1933, orchestrée par Staline pour réprimer toute velléité nationaliste

KIEV: Il y a 90 ans, ils étaient des millions à mourir de la Grande famine provoquée volontairement par le régime stalinien et considérée comme "génocide" par Kiev. Aujourd'hui, avec l'invasion russe qui a mis leur pays à feu et à sang, pour beaucoup en Ukraine l'Histoire se répète.

"Ce qui s'est passé dans les années 1930 est un génocide et ce qui se passe maintenant c'est aussi un génocide", estime Ganna Pertchouk, une retraitée venue à une cérémonie religieuse à la mémoire des victimes de l'Holodomor (extermination par la faim). "Les parallèles sont très clairs".

Derrière elle, un centre commémoratif de la Grande famine, en forme d'une bougie géante s'élève dans le brouillard sur une colline surplombant le fleuve Dnipro.

Une douzaine de prêtres orthodoxes vêtus de robes noires et argentées se préparent à célébrer leur service en plein air, malgré les températures proches de zéro degré.

L'archevêque Filaret, 93 ans et longue barbe blanche, pose un bouquet d'œillets rouges devant un monument représentant une fillette émaciée qui presse des épis de blé contre sa poitrine avant de lancer la cérémonie.

"Nous prions pour ceux qui ont péri de la famine", chante un prêtre. "Mémoire éternelle", entonne le chœur composé d'une dizaine de fidèles.

Victoire sur le Mal
"L'Holodomor n'était pas le résultat d'une mauvaise récolte, mais l'extermination intentionnelle du peuple ukrainien", lance Filaret.

Surnommée "le grenier à blé de l'Europe" pour la fertilité de ses terres noires, l'Ukraine a perdu quatre à huit millions d'habitants dans la grande famine de 1932-1933, orchestrée selon des historiens par Staline pour réprimer toute velléité nationaliste et indépendantiste de ce pays, alors république soviétique.

Ce drame est officiellement considéré comme un "génocide" par Kiev et plusieurs pays occidentaux, un terme farouchement rejeté par Moscou.

Comme beaucoup d'Ukrainiens, Mme Pertchouk en a des mémoires familiales. Sa belle-mère, qui était une petite fillette à l'époque, lui racontait comment sa famille la cachait dans un village de la région de Kiev "pour qu'elle ne se fasse pas manger" par des voisins rendus fous par la faim, alors que des cas de cannibalisme étaient recensés parmi la population.

"Imaginez-vous cette horreur !" lance, larmes aux yeux, cette ancienne infirmière de 61 ans qui dit "prier pour notre victoire, qui sera la victoire sur le Mal".

"C'était une famine génocidaire créé artificiellement... Maintenant que nous vivons cette guerre massive lancée sans provocation par la Russie contre l'Ukraine, nous voyons l'Histoire se répéter", lui fait l'écho le prêtre Oleksandre Chmouryguin, 38 ans.

Poutine après Staline
"A l'époque ils exterminaient les Ukrainiens par la famine, aujourd'hui ils nous exterminent avec des armes lourdes" en bombardant "des villes pacifiques" et "nos infrastructures énergétiques", renchérit cet homme de 38 ans.

Car sur fond de revers militaires, la Russie pilonne depuis octobre des installations ukrainiennes privant des millions d'Ukrainiens d'électricité, de chauffage et d'eau alors que l'hiver s'installe dans ce pays.

La ville de Kiev était parmi les plus touchée par ces coupures avec quelque 600.000 foyers privés d'électricité dans la soirée de vendredi deux jours après une dernière vague de bombardements.

Parmi les personnes rassemblées pour commémorer les victimes de la famine, l'avocat Andriï Savtchouk, 39 ans, évoque une perte "irréparable" pour l'Ukraine.

"Le système de Staline, l'Etat répressif voulait détruire l'Ukraine en tant que nation. Aujourd'hui, nous voyons que les efforts déployés par Staline sont poursuivis par (le président Vladimir) Poutine", a-t-il déclaré.

Mais si "les Ukrainiens ont pu tenir" dans les années 1930, ils "tiendront bon" face à Moscou, assure-t-il. "Nous avons une volonté inflexible et la confiance. Et le monde entier est avec nous".


Venezuela: Washington allège les sanctions après un accord entre Maduro et l'opposition

Le gouvernement américain a autorisé le géant pétrolier Chevron à reprendre partiellement ses extractions d'hydrocarbures au Venezuela  (Photo, AFP).
Le gouvernement américain a autorisé le géant pétrolier Chevron à reprendre partiellement ses extractions d'hydrocarbures au Venezuela (Photo, AFP).
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  • Le dialogue s'est ouvert en août 2021 à Mexico, après des tentatives qui ont tourné court en 2018 et 2019
  • Sept millions de Vénézuéliens ont quitté leur pays en raison de la crise politique et économique

MEXICO: Les Etats-Unis ont annoncé samedi un allègement de l'embargo pétrolier envers le Venezuela sur fond d'isolement de la Russie, immédiatement après l'annonce de la signature d'un accord entre le pouvoir de Nicolas Maduro et l'opposition à Mexico.

Le gouvernement américain a autorisé le géant pétrolier Chevron à reprendre partiellement ses extractions d'hydrocarbures au Venezuela quelques minutes après l'annonce d'un "second accord partiel de protection sociale du peuple vénézuélien", salué par la communauté internationale.

Dans un communiqué, le département du Trésor a autorisé Chevron à relancer en partie sa co-entreprise avec Petroleos de Venezuela (PdVSA, société d'Etat vénézuélienne). Chevron doit cependant s'assurer que "PdVSA ne reçoive aucun revenu des ventes de pétrole réalisées par Chevron".

Dans un autre communiqué, le géant pétrolier s'est engagé à respecter le "cadre réglementaire imposé", en confirmant avoir reçu l'autorisation de reprendre en partie ses activités au Venezuela.

En mai, Washington avait déjà permis à Chevron de "négocier les termes de potentielles futures activités au Venezuela", ce qui représentait une première entorse à l'embargo sur le pétrole vénézuélien imposé par Washington en 2019 dans l'espoir d'évincer Nicolas Maduro.

Les Etats-Unis cherchent de nouvelles sources d'hydrocarbures pour compenser la perte du brut russe à la suite des sanctions prises en réponse à l'invasion de l'Ukraine par la Russie. Le Venezuela disposerait des plus grandes réserves au monde, d'après certains experts.

Dans un communiqué commun, les Etats-Unis, l'Union européenne, le Royaume-Uni et le Canada ont "salué la décision de reprise du dialogue" entre le régime socialiste de Maduro et l'opposition.

Un haut responsable américain a qualifié l'accord d'"étape importante dans la bonne direction".

Pas d'accord sur les élections 

Ce dialogue représente "un espoir pour toute l'Amérique latine" et "le triomphe de la politique", s'est félicité le ministre mexicain des Affaires étrangères Marcelo Ebrard.

En même temps que les pourparlers de Mexico, Caracas accueille depuis lundi la reprise des négociations entre le gouvernement colombien et l'ELN (Armée de libération nationale), considérée comme la dernière guérilla active en Colombie.

Sur le fond, le pouvoir et l'opposition sont tombés d'accord pour entreprendre toutes les démarches nécessaires afin de débloquer des "fonds légitimes" appartenant au Venezuela "qui se trouvent geler dans le système financier international".

Cet argent alimentera un "fonds pour la protection sociale du peuple vénézuélien" pour répondre aux besoins les plus urgents du pays (système de santé, réseau électrique, éducation, réponse aux récentes pluies torrentielles qui ont tué près de 80 personnes en octobre).

Pour la conception et la gestion de ce fonds, les deux parties vont demander le soutien des Nations unies, selon l'accord lu par un représentant de la Norvège, pays médiateur dans le dialogue inter-vénézuélien de Mexico.

"Par la voie de cet accord, nous allons sauver plus de trois milliards de dollars", a estimé le représentant en chef du pouvoir vénézuélien, le président de l'Assemblée nationale Jorge Rodriguez.

Le fonds sera géré par l'ONU "avec un cadre programmatique de projets et de chantiers à exécuter", a déclaré le représentant de l'opposition, Gerardo Blyde.

Le président Maduro exige la levée des sanctions économiques américaines qui frappent son pays, notamment de l'embargo sur les exportations de pétrole.

Pour sa part, l'opposition vénézuélienne réclame des solutions à la "crise humanitaire", "le respect des droits humains", et des garanties pour des "élections libres et observables", a indiqué jeudi un communiqué de la Plateforme unitaire.

Il n'y a pas de consensus sur ces élections qui devraient avoir lieu en 2024, d'après une source proche du dossier consultée jeudi par l'AFP.

Dans leur communiqué commun, les Etats-Unis, l'Union européenne, le Royaume-Uni et le Canada ont demandé aux deux parties de "faire preuve de bonne volonté en vue d'un accord global conduisant à des élections libres et régulières en 2024".

L'opposition accuse M. Maduro d'avoir été réélu en 2018 de manière frauduleuse.

La pauvreté touche huit personnes sur dix au Venezuela, d'après l'enquête nationale Encovi sur les conditions de vie publiée au début du mois.

Sept millions de Vénézuéliens ont quitté leur pays en raison de la crise politique et économique, notamment depuis la mort de l'ancien président Hugo Chavez en 2013.

Le dialogue s'est ouvert en août 2021 à Mexico, après des tentatives qui ont tourné court en 2018 et 2019.

Nicolas Maduro a suspendu les pourparlers deux mois plus tard, après l'extradition aux Etats-Unis d'Alex Saab, un homme d'affaires vénézuélien proche du pouvoir poursuivi pour blanchiment de capitaux.


Mondial-2022: Mbappé rejoint Valencia au classement des buteurs

Kylian Mbappe célèbre le deuxième but de son équipe lors du match de football du groupe D de la Coupe du monde Qatar 2022 entre la France et le Danemark (Photo, AFP).
Kylian Mbappe célèbre le deuxième but de son équipe lors du match de football du groupe D de la Coupe du monde Qatar 2022 entre la France et le Danemark (Photo, AFP).
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  • Kylian Mbappé, auteur de trois buts a rejoint l'Equatorien Enner Valencia en tête du classement des buteurs du Mondial-2022
  • La star de l'Argentine Lionel Messi, enfin, fait partie des sept joueurs à deux buts après avoir ouvert le score face au Mexique (2-0)

DOHA: Kylian Mbappé, auteur de trois buts dont un doublé avec les Bleus samedi contre le Danemark (2-0), a rejoint l'Equatorien Enner Valencia en tête du classement des buteurs du Mondial-2022.

L'avant-centre Polonais Robert Lewandowski, lui, a débloqué son compteur en Coupe du monde en marquant le deuxième but contre l'Arabie Saoudite (2-0), lui qui était resté muet au Mondial-2018 et lors de la première journée contre le Mexique cette année.

La star de l'Argentine Lionel Messi, enfin, fait partie des sept joueurs à deux buts après avoir ouvert le score face au Mexique (2-0).

Classement des buteurs du Mondial 2022 de football à l'issue des matches joués samedi:

3 buts: Mbappé (France), E. Valencia (Equateur)

2 buts: Gakpo (Pays-Bas), Giroud (France), Messi (Argentine), Richarlison (Brésil), Saka (Angleterre), Taremi (Iran), Torres (Espagne)

1 but: Al-Dawsari (Arabie Saoudite), Al-Shehri (Arabie Saoudite), Álvaro Morata (Espagne), Asano (Japon), A. Ayew (Ghana), Bale (Pays de Galles), Batshuayi (Belgique), Bellingham (Angleterre), Bukari (Ghana), Cheshmi (Iran), Christensen (Danemark), Cristiano Ronaldo (Portugal), Dia (Sénégal), Diedhiou (Sénégal), Dieng (Sénégal), Doan (Japon), Duke (Australie), Embolo (Suisse), Félix (Portugal), Fernández (Argentine), Gavi (Espagne), Goodwin (Australie), Grealish (Angleterre), Gündogan (Allemagne), Klaassen (Pays-Bas), Leão (Portugal), Lewandowski (Pologne), Marco Asensio (Espagne), Muntari (Qatar), Olmo (Espagne), Rabiot (France), Rashford (Angleterre), Rezaian (Iran), Soler (Espagne), Sterling (Angleterre), Weah (Etats-Unis), Zielinski (Pologne)