Transfert des données personnelles UE-USA: Biden donne des gages aux Européens

Le président américain Joe Biden conduit la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen sur scène à la fin de la septième conférence de reconstitution des ressources du Fonds mondial à New York le 21 septembre 2022. (Photo de Ludovic MARIN / AFP)
Le président américain Joe Biden conduit la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen sur scène à la fin de la septième conférence de reconstitution des ressources du Fonds mondial à New York le 21 septembre 2022. (Photo de Ludovic MARIN / AFP)
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Publié le Samedi 08 octobre 2022

Transfert des données personnelles UE-USA: Biden donne des gages aux Européens

  • Le commissaire européen à la Justice Didier Reynders a salué une «étape très importante», ouvrant la voie à une procédure côté UE qui pourrait se conclure «au printemps prochain»
  • En mars, Joe Biden et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen avaient annoncé avoir trouvé un accord de principe sur ce cadre

WASHINGTON: Le président américain Joe Biden a signé vendredi un décret visant à fournir des gages aux Européens pour le transfert de leurs données personnelles de l'Union européenne vers les États-Unis dans un nouveau cadre légal, crucial pour l'économie numérique.

Le commissaire européen à la Justice Didier Reynders a salué une "étape très importante", ouvrant la voie à une procédure côté UE qui pourrait se conclure "au printemps prochain".

M. Reynders, qui a mené pendant un an et demi des négociations avec Washington, s'est félicité des nouvelles garanties américaines prévues pour la protection de la vie privée.

Le secteur de la tech s'est aussi réjoui de cette mesure. Les deux dispositifs précédemment mis en place pour permettre aux entreprises de transférer des données de ressortissants européens vers les États-Unis pour y être traitées ou hébergées avaient été invalidés par la justice européenne en raison de craintes concernant les programmes de surveillance américains.

Max Schrems, juriste et militant autrichien pour le respect de la vie privée, dont les recours avaient débouché sur ces deux décisions de la Cour de justice de l'UE, a quant à lui indiqué à l'AFP qu'il y avait "90% de chances" pour que son ONG intente une nouvelle action en justice contre le futur mécanisme.

En mars, Joe Biden et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen avaient annoncé avoir trouvé un accord de principe sur ce nouveau cadre.

«Efforts conjoints»

"Il s'agit de l'aboutissement de nos efforts conjoints pour restaurer la confiance et la stabilité des flux de données transatlantiques", a commenté la secrétaire américaine au Commerce Gina Raimondo, lors d'un briefing avec des journalistes à Washington.

Le texte prévoit des garde-fous supplémentaires pour que l'accès par les agences de renseignement américaines, au nom de la sécurité nationale, à des données recueillies en Europe et transférées ou hébergées outre-Atlantique, soit limité à ce qui est "nécessaire" et "proportionné".

Il ouvre surtout la possibilité aux ressortissants européens d'agir s'ils estiment que leurs données personnelles ont été illégalement collectées par les renseignements américains et d'en obtenir le cas échéant la suppression ou la correction.

Deux niveaux de recours sont prévus. L'un auprès d'un officier chargé de la protection des libertés civiles à la direction du renseignement américain. En cas de contestation de cette décision de première instance, il est possible de saisir un tribunal indépendant, formé par le ministère de la Justice.

"Ces engagements répondent pleinement à la décision Schrems II de la Cour de justice de l'Union européenne et couvriront les transferts de données personnelles vers les États-Unis en vertu du droit de l'UE", a affirmé Mme Raimondo.

En juillet 2020, la Cour avait estimé que le "Privacy Shield", utilisé par 5 000 entreprises américaines, dont des géants comme Google ou Amazon, ne protégeait pas de possibles "ingérences dans les droits fondamentaux des personnes dont les données étaient transférées".

L'affaire avait été lancée par une plainte contre Facebook de Max Schrems, déjà à l'origine de l'arrêt de 2015 sur l'ancêtre du "Privacy Shield", "Safe Harbor".

"Il y aura probablement une troisième décision Schrems ou autre devant la Cour de justice de l'UE", a déclaré Didier Reynders à l'AFP, se disant "raisonnablement confiant" cette fois sur une validation du dispositif par la justice européenne, "parce qu'on a vraiment franchi un saut qualitatif important".

Côté UE, la "décision d'adéquation" qui encadrera ces transferts nécessitera notamment un avis du gendarme européen de la protection des données et l'aval des États membres.

Les entreprises du numérique ont exprimé leur satisfaction. "Les transferts de données sont au cœur des relations transatlantiques", a souligné la CCIA. La Software Alliance, regroupant les principales entreprises spécialisées dans le cloud, a souligné l'importance de "mécanismes pérennes et fiables pour un transfert responsable de données entre les pays".

La dernière décision de la CJUE avait plongé dans le flou juridique les entreprises exerçant dans l'UE qui transfèrent ou font héberger des données outre-Atlantique.

Les entreprises américaines qui utilisaient le Privacy Shield se sont rabattues sur un autre mécanisme de transfert, les "clauses contractuelles type" (SCC), qui offrent moins de garanties juridiques. Ces mécanismes alternatifs font aussi l'objet de nombreux recours de l'ONG de Max Schrems, NOYB.


Sama: Les paiements au point de vente en Arabie saoudite atteignent un niveau record de 59,68 milliards de riyals

En Arabie saoudite, on observe une évolution notable vers les paiements en ligne et la numérisation en raison de l’engagement du pays à fournir des technologies de pointe à sa population férue de technologie. (Shutterstock)
En Arabie saoudite, on observe une évolution notable vers les paiements en ligne et la numérisation en raison de l’engagement du pays à fournir des technologies de pointe à sa population férue de technologie. (Shutterstock)
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  • Le rapport explique que des facteurs liés aux plates-formes et aux expériences, en particulier les options de paiement flexibles et la mise sur le marché de produits exclusifs de haute qualité, sont à l’origine de cette augmentation
  • Cette tendance ne se contente pas de remodeler le paysage de la vente au détail, mais elle a également un impact considérable sur le comportement des consommateurs

RIYAD: Les transactions liées à l’alimentation et aux boissons ont permis aux paiements au point de vente d’atteindre un niveau record de 59,68 milliards de riyals saoudiens (1 riyal = 0,25 euro) en mars, selon des données officielles. 

Les chiffres publiés par la Banque centrale saoudienne (Sama) révèlent une augmentation annuelle de 8% des dépenses dans tous les secteurs, les dépenses effectuées pendant le mois sacré du ramadan, ainsi qu’un marché en expansion proposant des options de paiement flexibles, étant probablement à l’origine de cette hausse. 

En mars, les dépenses liées à l’alimentation et aux boissons constituaient la part la plus importante, représentant 17% du total des paiements du mois. 

Les dépenses consacrées aux restaurants et aux cafés, ainsi qu’aux biens et services divers représentaient chacune 12% des dépenses totales. 

En février, Redseer Strategy Consultants avait prédit que les consommateurs d’Arabie saoudite seraient plus désireux d’explorer de nouvelles attractions et destinations pendant le ramadan. 

Leur enquête, qui portait sur le changement des comportements d’achat pour le ramadan 2024 par rapport à l’année précédente, a révélé que 62% des participants à l’enquête saoudiens et 48% des participants émiratis prévoyaient d’augmenter leurs dépenses pendant le mois sacré. 

Le rapport explique que des facteurs liés aux plates-formes et aux expériences, en particulier les options de paiement flexibles et la mise sur le marché de produits exclusifs de haute qualité, sont à l’origine de cette augmentation. 

L’enquête montre qu’aux Émirats arabes unis, où le marché est arrivé à maturité, les consommateurs accordent de plus en plus d’importance au caractère abordable des produits, privilégiant les prix les moins élevés. 

Des facteurs tels que la variété des produits, la rapidité des livraisons et la qualité ne sont plus des critères significatifs de différenciation des marques, car le marché a uniformisé les règles du jeu. 

À l’inverse, en Arabie saoudite, un marché en pleine croissance, l’accent est mis sur les aspects liés à la plate-forme et à l’expérience. Les options de paiement flexibles et un service clientèle solide gagnent en importance, ce qui indique un changement dans les préférences des consommateurs. 

Selon des données de la Sama, les principaux moteurs de la croissance au cours de cette période étaient l’augmentation des dépenses consacrées aux biens et services divers, notamment les articles de soins personnels et les produits de nettoyage. 

Cette catégorie représentait la deuxième part la plus importante des dépenses du mois de mars (12%), enregistrant une croissance de 28% pour atteindre 7,06 milliards de SAR. Cette croissance constituait 36% de l’augmentation annuelle globale des paiements au point de vente. 

L’habillement et les chaussures arrivent en deuxième position, contribuant à la croissance globale à hauteur de 26%, soit 5,8 milliards de SAR, en mars. Les dépenses liées à l’alimentation et aux boissons viennent ensuite, avec une contribution de 13%, soit quelque 10 milliards de SAR, ce qui constitue une hausse de 6% par rapport au même mois de l’année dernière. 

L’enquête menée par Redseer indique que les Saoudiens interrogés sont très enclins à acheter des produits alimentaires, des articles de mode et des produits de beauté ou de soins personnels pendant le mois du ramadan. 

Selon l’enquête, 93% des personnes interrogées sont prêtes à acheter des produits alimentaires, 84 % à acheter des articles de mode et 72% à acheter des produits de beauté et de soins personnels. 

Cette période est souvent associée à des engagements sociaux accrus, à l’hospitalité et à la générosité, ce qui entraîne un accroissement des dépenses de consommation consacrées à la nourriture, aux cadeaux et aux dons de charité. En outre, les entreprises proposent souvent des promotions et des réductions spéciales pendant le ramadan, ce qui stimule davantage les dépenses de consommation. 

En Arabie saoudite, on observe une évolution notable vers les paiements en ligne et la numérisation en raison de l’engagement du pays à fournir des technologies de pointe à sa population férue de technologie. 

Grâce à l’accessibilité accrue au commerce électronique et à la commodité croissante des plates-formes d’achat en ligne, les consommateurs optent plus que jamais pour les transactions numériques. Cette tendance ne se contente pas de remodeler le paysage de la vente au détail, mais elle a également un impact considérable sur le comportement des consommateurs. 

La facilité avec laquelle il est possible de comparer les prix et les options de produits en ligne a donné plus de pouvoir aux consommateurs, favorisant une concurrence plus forte entre les détaillants et, à terme, une baisse des dépenses. 

En conséquence, l’adoption des méthodes de paiement numérique continue de connaître une croissance rapide, ce qui reflète un changement fondamental dans la façon dont les transactions sont effectuées sur le marché dynamique et en évolution rapide de l’Arabie saoudite. 

L’un des défis posés par cette croissance est la prolifération de plates-formes et de sites frauduleux qui tentent de tromper les utilisateurs intéressés. Pendant le ramadan et l’Aïd el-Fitr, la multiplication des transactions de détail en ligne fournit davantage d’opportunités aux cybercriminels. 

Ces entités frauduleuses ont ciblé des plates-formes saoudiennes majeures en créant de faux sites Web conçus pour intercepter les codes d’authentification à deux facteurs ou les mots de passe à usage unique. 

Selon Cyber Security News, cette tactique d’hameçonnage sophistiquée vise à contourner les mesures de sécurité et à obtenir un accès non autorisé aux comptes des victimes. 

Il est donc vivement conseillé aux consommateurs d’éviter de partager des informations personnelles et des données de paiement sur des sites douteux ou à des personnes se faisant passer pour des employés de banque ou des fonctionnaires. 

Il est essentiel de signaler les ressources suspectes aux forces de l’ordre locales et aux contacts désignés au sein de ces organisations afin de contribuer à réduire les risques de fraude potentiels. 

 

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


L’Oréal dévoile des technologies avancées et des applications «beauty-tech» au salon VivaTech

Logo du premier groupe mondial de cosmétiques L'Oréal dans le centre mondial de recherche capillaire du groupe à Saint-Ouen, près de Paris. (AFP)
Logo du premier groupe mondial de cosmétiques L'Oréal dans le centre mondial de recherche capillaire du groupe à Saint-Ouen, près de Paris. (AFP)
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  • L’Oréal dévoile une série d’innovations qui incarnent le potentiel de la beauty tech pour une beauté personnalisée, inclusive et durable
  • Le groupe s'engage à mesurer les émissions de CO2 générées par ses activités digitales et d’identifier les leviers pour en réduire l’impact environnemental

DUBAÏ: À l’occasion de l’édition 2024 du salon VivaTech, qui se déroule à Paris du 22 au 25 mai, L’Oréal dévoile une série d’innovations qui incarnent le potentiel de la «beauty tech» pour une beauté personnalisée, inclusive et durable.  

Ces innovations présentent une gamme d’appareils de diagnostic de pointe pour la peau et les cheveux, comme un assistant personnel de beauté alimenté par l’intelligence artificielle (IA) générative ou le laboratoire de contenu GenAI baptisé «Creaitech» et qui propose une créativité augmentée. Se trouve également présenté, entre autres, un sèche-cheveux qui utilise une technologie de lumière infrarouge, un applicateur qui stimule la pénétration du soin pour des bénéfices amplifiés. 

«Au salon VivaTech, L'Oréal dévoile Skin Technology, sa plate-forme révolutionnaire de modèles de peau bio-imprimée qui imitent la complexité de la peau humaine. Cette innovation ouvre des perspectives scientifiques inédites dans la recherche cosmétique comme dans le domaine de la santé», se félicite Barbara Lavernos, directrice générale adjointe en charge de la recherche, de l'innovation et de la technologie chez L’Oréal.  

Skin Technology allie biologie, mécanique et électronique pour créer des modèles inclusifs qui imitent la diversité de la peau humaine et certaines affections cutanées, comme l’eczéma et l’acné. Ces modèles permettent aussi d'étudier les impacts des rayons ultraviolets sur la peau et ses étapes de cicatrisation.  

En partenariat avec des start-up et des instituts de renommée mondiale, L'Oréal continue de développer ces modèles. La plate-forme Skin Technology a pour objectif d’offrir des produits plus fiables, ce qui montre l'engagement de L'Oréal. Depuis 1989, la société défend la beauté tout en proscrivant les tests sur les animaux. 

«Pionniers de la Beauty Tech depuis des années, nous sommes absolument convaincus que la technologie peut repousser les limites du possible en matière de beauté en générant un impact positif sur la vie des gens à travers le monde», précise Barbara Lavernos. 

Par ailleurs, L’Oréal a lancé son Beauty Content Lab, Creaitech, un laboratoire interne doté d'outils basés sur la GenAI et destiné à transformer la production de contenu pour le groupe.  

Creaitech est utilisé comme un espace dédié à l’expérimentation de la GenAI, ce qui permet à L'Oréal d'amplifier la création de contenu en interne pour ses 37 marques de beauté et de former ses équipes marketing aux dernières technologies créatives.  

«Nourrie par la créativité humaine, la technologie devient un véritable catalyseur d'inspiration, offrant aux individus un puissant moyen d'expression pour soi et pour les marques», souligne Asmita Dubey, directrice générale digital et marketing de L’Oréal.  

Le groupe annonce également un partenariat avec Meta et des créateurs de contenu pour pousser les limites de la créativité: «Nous dévoilerons aussi, grâce à Meta, notre programme intitulé “New Codes of Beauty”. Il accompagnera la prochaine génération d’artistes 3D et d’experts en réalité augmentée et en IA. […] Ensemble, nous avons pour objectif de libérer la créativité technologique dans un contexte où la creator economy est en plein essor», ajoute Asmita Dubey. 


Conflit à Gaza: l'Autorité palestinienne au bord de l'asphyxie selon la Banque mondiale

 L'Autorité palestinienne (AP) est au bord de l'asphyxie financière, a estimé jeudi la Banque mondiale (BM) dans un rapport, du fait de l'assèchement complet de ses flux de ressources et d'une forte récession de l'économie palestinienne, qui vient diminuer d'autant les recettes fiscales. (AFP).
L'Autorité palestinienne (AP) est au bord de l'asphyxie financière, a estimé jeudi la Banque mondiale (BM) dans un rapport, du fait de l'assèchement complet de ses flux de ressources et d'une forte récession de l'économie palestinienne, qui vient diminuer d'autant les recettes fiscales. (AFP).
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  • L'Autorité palestinienne (AP) est au bord de l'asphyxie financière, a estimé jeudi la Banque mondiale (BM) dans un rapport
  • A l'issue de l'année écoulée, l'AP présentait un déficit de 682 millions de dollars, soit 3,9% du PIB palestinien, et il devrait quasi doubler cette année pour atteindre 1,2 milliard de dollars

WASHINGTON: L'Autorité palestinienne (AP) est au bord de l'asphyxie financière, a estimé jeudi la Banque mondiale (BM) dans un rapport, du fait de l'assèchement complet de ses flux de ressources et d'une forte récession de l'économie palestinienne, qui vient diminuer d'autant les recettes fiscales.

A l'issue de l'année écoulée, l'AP présentait un déficit de 682 millions de dollars, soit 3,9% du PIB palestinien, et il devrait quasi doubler cette année pour atteindre 1,2 milliard de dollars.

En cause, l'importante baisse des revenus collectés par le gouvernement israélien sans être reversés à l'AP ainsi que la forte récession anticipée de l'économie palestinienne, qui devrait reculer dans une fourchette comprise entre 6,5% et 9,4%, estime la BM.

L'autre raison majeure est la forte récession anticipée de l'économie palestinienne, qui devrait reculer dans une fourchette comprise entre 6,5% et 9,4%, estime l'institution financière internationale, soulignant cependant qu'il est très difficile de faire des projections précises.

La situation est encore plus difficile, sans surprise, dans la bande de Gaza, puisque son économie devrait être divisée par plus de deux, après avoir déjà connu un fort recul fin 2023, dans la foulée du début de l'offensive israélienne en réponse à l'attaque du Hamas le 7 octobre.

La forte récession entraîne une hausse de la pauvreté en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. Dans cette dernière, la quasi totalité de la population a basculé sous le seuil de pauvreté.

L'une des raisons est la destruction des emplois au cours des six derniers mois, près de 500.000 emplois ont été perdus, dont 200.000 à Gaza et près de 150.000 concernant des Palestiniens qui se rendaient en Israël pour travailler.

La situation humanitaire ne cesse par ailleurs de se détériorer, avec une insécurité alimentaire qui touche 95% de la population gazaouie, alors que le nord de la bande de Gaza est désormais considéré comme étant en état de famine, où "l'insécurité alimentaire atteint des niveaux catastrophiques", souligne le rapport.

Se basant sur une étude de la London School of hygiene and tropical medecine et de l'Universite américaine Johns Hopkins, le rapport avance qu'entre 58.000 et 66.000 personnes pourraient mourir de faim "si la tendance actuelle se poursuit".

L'attaque du 7 octobre a entraîné la mort de plus de 1.170 personnes, majoritairement des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles israéliennes.

En riposte à l'attaque, M. Netanyahu a juré d'anéantir le Hamas, son armée lançant une offensive dévastatrice dans la bande de Gaza. Au moins 35.709 Palestiniens, en majorité des civils, ont été tués dans cette offensive, selon des données du ministère de la Santé du gouvernement de Gaza dirigé par le Hamas.