Le ministre grec des Affaires étrangères en Égypte pour des discussions après les accords de la Turquie avec la Libye

Le ministre grec des Affaires étrangères, Nikos Dendias, a déclaré qu'outre les liens entre la Grèce et l'Égypte, les discussions porteraient sur les développements en mer Égée, en Libye et au Moyen-Orient. (Dossier/AFP)
Le ministre grec des Affaires étrangères, Nikos Dendias, a déclaré qu'outre les liens entre la Grèce et l'Égypte, les discussions porteraient sur les développements en mer Égée, en Libye et au Moyen-Orient. (Dossier/AFP)
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Publié le Dimanche 09 octobre 2022

Le ministre grec des Affaires étrangères en Égypte pour des discussions après les accords de la Turquie avec la Libye

  • Le ministre des Affaires étrangères, Nikos Dendias, a atterri à l'aéroport du Caire avant de se rendre à des entretiens avec son homologue égyptien, Sameh Choukri
  • L'Égypte et la Grèce ont renforcé leurs liens dans des domaines allant de l'énergie à la lutte contre le terrorisme.

LE CAIRE : Le chef de la diplomatie grecque est arrivé dimanche au Caire pour s'entretenir avec des responsables égyptiens de questions telles que les accords maritimes et gaziers controversés que la Turquie a signés avec l'une des administrations rivales de la Libye, ont indiqué des responsables.

Le ministre des Affaires étrangères Nikos Dendias a atterri à l'aéroport du Caire puis s’est rendu à des entretiens avec son homologue égyptien, Sameh Choukri, selon le ministère égyptien des Affaires étrangères. Le ministère a indiqué que les deux ministres tiendraient ensuite une conférence de presse.

L'Égypte et la Grèce ont renforcé leurs liens ces dernières années, notamment en coopérant dans des domaines allant de l'énergie à la lutte contre le terrorisme. Les deux nations, ainsi que Chypre, ont signé des accords sur les frontières maritimes. Ahmed Abu Zeid, porte-parole du ministère, a décrit les liens égypto-grecs comme « un partenariat stratégique de longue date et une amitié historique. »

Avant son voyage, Dendias a écrit sur Twitter qu'outre les liens entre la Grèce et l'Égypte, les discussions porteraient sur l'évolution de la situation en mer Égée, en Libye et au Moyen-Orient.

Il faisait probablement référence aux tensions avec la Turquie concernant le déploiement présumé de dizaines de véhicules blindés de fabrication américaine par la Grèce sur les îles égéennes de Samos et Lesbos. Il a également évoqué les protocoles d'accord entre la Turquie et le gouvernement d'Abdul Hamid Dbeibah, l'un des deux gouvernements concurrents de la Libye.

Ces accords, signés la semaine dernière dans la capitale libyenne de Tripoli, prévoient l'exploration conjointe des réserves d'hydrocarbures dans les eaux offshore et le territoire national de la Libye. Dendias a déclaré que ces accords étaient illégaux et qu'ils empiétaient sur les eaux grecques. Le ministère égyptien des Affaires étrangères a également fait valoir que le gouvernement de Dbeibah n'avait « aucune autorité pour conclure des accords internationaux ou des protocoles d'accord », étant donné que son mandat a expiré.

La Libye est plongée dans le chaos depuis qu'un soulèvement soutenu par l'OTAN a évincé puis éliminé l’ancien dictateur Mouammar Kadhafi en 2011. Le pays a depuis été dirigé par des gouvernements rivaux pendant la majeure partie de la dernière décennie. Il y a maintenant deux administrations qui revendiquent la légitimité : celle de Dbeibah à Tripoli et un autre gouvernement nommé par le parlement et présidé par le Premier ministre Fathi Bashagha.

Jalel Harchaoui, expert de la Libye au Royal United Services Institute, un groupe de réflexion sur la défense et la sécurité, a précisé que les accords conclus par la Turquie avec le gouvernement de Dbeibah, qui ont « peu de valeur juridique », avaient pour but de provoquer la Grèce.

Ils s'inscrivent « dans le cadre de la politique d'affirmation de soi hyper-nationaliste qu'un (président Recep Tayyip) Erdogan faible et impopulaire cherche à cultiver à l'approche des élections de juin 2023 », a-t-il déclaré.

Le gouvernement d'Erdogan a exploité la position affaiblie de Dbeibah après que la Turquie l'a aidé à défendre sa position à Tripoli lorsque Bashagha a tenté en août d'installer son gouvernement dans la capitale, a déclaré Harchaoui. La Turquie a des troupes et des mercenaires syriens alliés sur le terrain dans la capitale libyenne.

« Dbeibah n'était pas en mesure de dire “non“ aux (protocoles d'accord). La Turquie a joué un rôle décisif dans son maintien à Tripoli jusqu'à présent, il n'a donc pas d'autre choix que d’approuver », a-t-il écrit.

Le Premier ministre libyen a défendu ces accords, affirmant qu'ils aideraient la Libye à poursuivre l'exploration pétrolière et gazière « dans nos eaux territoriales avec l'aide des pays voisins ».

Les accords de la Turquie avec le gouvernement de Dbeibah sont intervenus trois ans après un autre accord controversé entre Ankara et un ancien gouvernement de Tripoli. Cet accord de 2019 accordait à la Turquie l'accès à une zone économique contestée dans la région de la Méditerranée orientale, riche en gaz, alimentant les tensions préexistantes de la Turquie avec la Grèce, Chypre et l'Égypte concernant les droits de forage pétrolier et gazier dans la région.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Les autorités saoudiennes saluent le succès du plan opérationnel durant le Ramadan

Des fidèles musulmans se rassemblent autour de la Kaaba, le sanctuaire le plus sacré de l’islam, dans l’enceinte de la Grande Mosquée de la ville sainte de La Mecque. (AFP)
Des fidèles musulmans se rassemblent autour de la Kaaba, le sanctuaire le plus sacré de l’islam, dans l’enceinte de la Grande Mosquée de la ville sainte de La Mecque. (AFP)
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  • L’autorité souligne que ce succès repose sur un système opérationnel intégré fondé sur une planification proactive, une coordination entre les services, la sécurité, les opérations et la santé, ainsi qu’une exécution efficace sur le terrain

LA MECQUE : L’Autorité générale pour la gestion des Deux Saintes Mosquées a salué le succès de son plan opérationnel pour le Ramadan, mettant en avant la capacité du Royaume à gérer l’une des opérations de foule les plus vastes et complexes au monde.

Des millions de pèlerins ont visité les deux saintes mosquées durant le Ramadan, bénéficiant d’un flux de fidèles et de services fluide et minutieusement organisé, reflétant l’engagement du Royaume à leur service.

L’autorité a souligné que ce succès est le fruit d’un système opérationnel intégré reposant sur une planification proactive, une coordination entre les entités de service, de sécurité, opérationnelles et sanitaires, ainsi qu’une exécution efficace sur le terrain.

Cette approche a permis une gestion très efficace des foules et la fourniture de services de haute qualité, améliorant l’expérience spirituelle des fidèles et des visiteurs.

Au cours des dix derniers jours du mois sacré, plus de 18 000 agents et près de 6 000 véhicules ont été mobilisés, alors que les fidèles entamaient l’itikaf dans les deux saintes mosquées.

Durant cette période, divers services leur ont été fournis, notamment orientation, soins de santé, traduction, hospitalité et fournitures essentielles, afin de garantir une expérience confortable et spirituellement enrichissante. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: l'armée israélienne dit frapper le Hezbollah à Beyrouth

Des personnes se tiennent à l’intérieur d’une université publique transformée en refuge pour des déplacés par les frappes aériennes israéliennes à Beyrouth, au Liban, le 20 mars 2026. (AP)
Des personnes se tiennent à l’intérieur d’une université publique transformée en refuge pour des déplacés par les frappes aériennes israéliennes à Beyrouth, au Liban, le 20 mars 2026. (AP)
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  • L’armée israélienne a lancé des frappes à Beyrouth contre le Hezbollah après avoir appelé à l’évacuation de quartiers du sud, bastion du mouvement
  • Le conflit s’intensifie au Liban (plus de 1 000 morts et 1 million de déplacés), tandis que des appels à des négociations directes avec Israël émergent malgré la poursuite des combats

Jérusalem: L'armée israélienne a annoncé avoir lancé samedi matin des frappes sur Beyrouth visant le mouvement Hezbollah, soutenu par l'Iran, après avoir ordonné aux habitants de plusieurs quartiers de la banlieue sud d'évacuer.

Les forces armées israéliennes "frappent actuellement des cibles de l'organisation terroriste Hezbollah à Beyrouth", ont-elles indiqué dans un bref communiqué.

Auparavant, un porte-parole de l'armée avait enjoint les habitants de la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, à évacuer avant le lancement de frappes.

Le Liban a été entraîné dans le conflit régional début mars après des frappes sur Israël du mouvement pro-iranien Hezbollah en réprésailles à la mort du guide suprême Ali Khamenei tué au premier jour de l'offensive américano-israélienne le 28 février

Dans le sud du Liban, zone principale des affrontements entre Israël et le Hezbollah, au moins une personne a été tuée et deux autres blessées samedi à l'aube dans une "lourde frappe" israélienne contre une maison dans le district de Bint Jbeil, a annoncé l'Agence nationale d'information libanaise (ANI, officielle).

L'agence nationale a également fait état de nouvelles frappes sur la ville côtière de Tyr, dans le sud du pays, et sur la ville de Naqoura, à proximité de la frontière avec Israël.

Le Hezbollah a affirmé que ses combattants ont ciblé des troupes israéliennes dans six villages du sud du Liban et lancé des roquettes au-delà de la frontière. L'armée israélienne a indiqué que les sirènes aériennes ont été activées.

Selon le ministère libanais de la Santé, le conflit a tué plus de 1.000 personnes au Liban et déplacé plus d'un million de personnes.

L'ambassadeur des Etats-Unis au Liban, Michel Issa, a salué vendredi la proposition du président libanais Joseph Aoun d'entamer des négociations directes avec Israël pour mettre fin à la guerre avec le Hezbollah "car aucun accord ne peut être trouvé sans dialogue", a-t-il déclaré à des médias libanais, à l'issue d'une rencontre avec le patriarche maronite Béchara al-Raï à Beyrouth.

Mais ne croyant pas "qu'Israël ait décidé de mettre fin" aux combats, il a ajouté que "le Liban doit décider s'il doit rencontrer les Israéliens dans ces circonstances".


Incendie dans une raffinerie du Koweït après des attaques de drones

 Un incendie s'est déclaré vendredi dans une raffinerie de la compagnie pétrolière nationale du Koweït après des attaques de drones, a indiqué l'agence de presse officielle koweïtienne. (AFP)
Un incendie s'est déclaré vendredi dans une raffinerie de la compagnie pétrolière nationale du Koweït après des attaques de drones, a indiqué l'agence de presse officielle koweïtienne. (AFP)
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  • "La raffinerie Mina Al-Ahmadi, appartenant à la Kuwait National Petroleum Company (KNPC) a été la cible tôt ce matin de plusieurs attaques hostiles de drones, provoquant des incendies dans certaines de ses unités"
  • En représailles à l'offensive conjointe des Etats-Unis et d'Israël débutée le 28 février, Téhéran a intensifié ces derniers jours ses frappes sur les infrastructures énergétiques des pays du Golfe

DUBAI: Un incendie s'est déclaré vendredi dans une raffinerie de la compagnie pétrolière nationale du Koweït après des attaques de drones, a indiqué l'agence de presse officielle koweïtienne.

"La raffinerie Mina Al-Ahmadi, appartenant à la Kuwait National Petroleum Company (KNPC) a été la cible tôt ce matin de plusieurs attaques hostiles de drones, provoquant des incendies dans certaines de ses unités", selon l'agence, après une attaque la veille sur cette infrastructure qui avait déjà provoqué un incendie.

En représailles à l'offensive conjointe des Etats-Unis et d'Israël débutée le 28 février, Téhéran a intensifié ces derniers jours ses frappes sur les infrastructures énergétiques des pays du Golfe.

L'attaque de vendredi sur la raffinerie Mina Al-Ahmadi n'a pas fait de victime mais a entraîné la fermeture de plusieurs unités du site, tandis que les pompiers tentent de contenir l'incendie, selon l'agence officielle koweïtienne.

Dans les autres pays du Golfe, les Emirats arabes unis ont dit vendredi répondre à des attaques de missiles et de drones, et le Bahreïn avoir maîtrisé l'incendie d'un entrepôt causé par des éclats provenant d'une "agression iranienne".

En Arabie saoudite, le ministre de la Défense saoudien a dit qu'en l'espace de deux heures, plus d'une douzaine de drones ont été "interceptés et détruits" dans l'est du pays et un autre dans le nord.