Liban: Amnesty dénonce les «retours volontaires» de réfugiés syriens

Des enfants syriens dans le camp de réfugiés syriens d'al-Hilal dans le village d'al-Taybeh près de Baalbek dans la vallée de la Bekaa au Liban, le 20 janvier 2022. (AFP).
Des enfants syriens dans le camp de réfugiés syriens d'al-Hilal dans le village d'al-Taybeh près de Baalbek dans la vallée de la Bekaa au Liban, le 20 janvier 2022. (AFP).
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Publié le Vendredi 14 octobre 2022

Liban: Amnesty dénonce les «retours volontaires» de réfugiés syriens

  • Le président libanais Michel Aoun a annoncé mercredi que "le retour des déplacés syriens dans leur pays" commencerait la semaine prochaine
  • «En facilitant ces retours, les autorités libanaises exposent sciemment les réfugiés syriens au risque de subir des abus et des persécutions odieuses à leur retour en Syrie», prévient la directrice adjointe par intérim d'Amnesty

BEYROUTH : Amnesty International a appelé vendredi les autorités libanaises à revenir sur leur décision d'organiser des "retours volontaires" de réfugiés syriens, qui doivent reprendre la semaine prochaine selon Beyrouth.

"Les autorités libanaises intensifient les soi-disant retours volontaires (..), alors qu’il est clair que les réfugiés syriens au Liban ne sont pas en mesure de prendre une décision en toute liberté" à ce sujet, estime Diana Semaan, directrice adjointe par intérim d'Amnesty pour le Moyen-Orient et l'Afrique du nord.

"En facilitant ces retours, les autorités libanaises exposent sciemment les réfugiés syriens au risque de subir des abus et des persécutions odieuses à leur retour en Syrie", prévient-elle.

Le président libanais Michel Aoun a annoncé mercredi que "le retour des déplacés syriens dans leur pays" commencerait la semaine prochaine.

Le Liban dit accueillir plus d'1,5 million de réfugiés syriens, soit le plus grand nombre de réfugiés par habitant au monde, dont plus de 830 000 inscrits auprès de l'ONU.

Le pays traverse depuis 2019 une crise économique sans précédent, l'une des pires dans l'histoire du monde depuis 1850, selon la Banque mondiale. Cette crise a brusquement plongé de nombreux Libanais dans la pauvreté, exacerbant le ressentiment du public face à la présence continue de réfugiés syriens dans le pays.

Les autorités libanaises avaient déjà organisé depuis 2017 des opérations de "rapatriement volontaire" qui ont permis le retour d'environ 400 000 personnes, sur la base de listes nominatives soumises au régime syrien à l'avance.

Mais des ONG estiment que le chiffre serait moins élevé et dénoncent des "retours forcés".

Le directeur général de la Sûreté générale au Liban, Abbas Ibrahim, qui a organisé ces retours, a indiqué jeudi qu'une opération de rapatriement prévue la semaine prochaine concernerait 1 600 personnes. Il a ajouté que les autorités libanaises attendaient toujours le feu vert de Damas.

"Le Liban devrait respecter ses obligations en vertu du droit international et mettre fin à ses plans de retour en masse des réfugiés syriens", souligne le communiqué d'Amnesty.

Amnesty et d'autres ONG, dont Human Rights Watch, ont déjà mis en garde par le passé contre l'expulsion des réfugiés vers la Syrie, où les autorités ont selon elles arrêté, torturé ou fait disparaître des Syriens rentrés au pays.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.