La chute d’un bus fait trois morts au Yémen

Un bus transportant 47 passagers empruntant une route escarpée à Lahj est tombé du haut d'une falaise et s'est écrasé au sol (Photo, Facebook).
Un bus transportant 47 passagers empruntant une route escarpée à Lahj est tombé du haut d'une falaise et s'est écrasé au sol (Photo, Facebook).
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Publié le Lundi 17 octobre 2022

La chute d’un bus fait trois morts au Yémen

  • Cette tragédie renforce les appels à lever le blocus de Taiz par les Houthis soutenus par l'Iran
  • Malgré l'ouverture de l'aéroport de Sanaa et l'arrivée de plus de 50 navires-citernes à Hodeidah, les Houthis ont refusé d'ouvrir des routes à Taiz

AL-MUKALLA: Au moins trois passagers sont morts et des dizaines d'autres ont été blessés, dont certains grièvement, après qu'un bus transportant 47 personnes a chuté d'une falaise au Yémen.

Le véhicule aurait glissé d'une route boueuse située entre la ville assiégée de Taiz et la ville portuaire d'Aden, dans le sud du pays, suscitant de nouveaux appels à la fin du siège de Taiz par les Houthis soutenus par l'Iran.

Selon les autorités et les médias locaux, le car Mercedes-Benz, exploité par Nur Transportation, descendait samedi soir une route escarpée dans le district d'Al-Qabbaytah du gouvernorat de Lahij lorsque l'accident s'est produit.

Cette route mal entretenue est régulièrement empruntée par les voyageurs qui tentent d'éviter les postes de contrôle des Houthis autour de Taiz.

Cette tragédie a suscité de nouveaux appels de la part des habitants de Taiz, des responsables yéménites et des militants des droits de l'homme pour inciter la communauté internationale à faire pression sur les Houthis afin qu'ils respectent les conditions de la trêve négociée par les Nations unies. 

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Un bus transportant 47 passagers empruntant une route escarpée à Lahj est tombé du haut d'une falaise et s'est écrasé au sol (Photo, Facebook).

Abdel Basit al-Baher, un officier militaire yéménite à Taiz, a déclaré dimanche à Arab News que c'était le blocus des Houthis qui empêchait les déplacements libres et sûrs entre Aden et Lahij.

Il a déclaré: «Les personnes empruntent des sentiers de montagne dangereux et escarpés à cause du blocus des Houthis.»

Selon les termes de la trêve négociée par les Nations unies, qui a débuté le 2 avril et a été prolongée à deux reprises, les Houthis doivent lever partiellement leur siège de Taiz en ouvrant au moins une autoroute principale et plusieurs routes secondaires. En contrepartie, le gouvernement yéménite facilitera le départ des vols commerciaux de l'aéroport de Sanaa et autorisera davantage de navires transportant du carburant à passer par le port de Hodeidah.

Malgré l'ouverture de l'aéroport de Sanaa et l'arrivée de plus de 50 navires-citernes à Hodeidah, les Houthis ont refusé d'ouvrir des routes à Taiz et ont insisté pour n'ouvrir qu'un petit chemin de terre, ce qui a fait échouer l'accord.

Dans un tweet sur l'accident de bus, Ishraq al-Maqtari, un porte-parole du Comité national pour les allégations de violations des droits de l'homme au Yémen, a déclaré: «Six mois de cessez-le-feu n'ont pas persuadé les Houthis d'ouvrir une route qui réduirait les pertes et les décès de civils.»

Séparément, des responsables militaires locaux à Taiz ont signalé qu'un civil avait été tué lors d'attaques aléatoires des Houthis contre les forces gouvernementales et les zones résidentielles à l'ouest et à l'est de Taiz.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Un mort après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël

 Les secouristes israéliens ont annoncé lundi la mort d'un homme d'environ 40 ans, tué sur un chantier de construction, après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël qui a fait aussi un blessé grave. (AFP)
Les secouristes israéliens ont annoncé lundi la mort d'un homme d'environ 40 ans, tué sur un chantier de construction, après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël qui a fait aussi un blessé grave. (AFP)
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  • Des images tournées par l'AFP ont montré des équipes de secouristes et forces de sécurité déployées dans une rue de la localité de Yehud, dans le centre d'Israël, allant ensuite inspecter un bâtiment voisin
  • Sur place, un journaliste de l'AFP a vu un monte-charge explosé sous l'effet d'un impact, qui a touché selon les secouristes une structure bétonnée encore en construction

YEHUD: Les secouristes israéliens ont annoncé lundi la mort d'un homme d'environ 40 ans, tué sur un chantier de construction, après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël qui a fait aussi un blessé grave.

Des images tournées par l'AFP ont montré des équipes de secouristes et forces de sécurité déployées dans une rue de la localité de Yehud, dans le centre d'Israël, allant ensuite inspecter un bâtiment voisin.

Sur place, un journaliste de l'AFP a vu un monte-charge explosé sous l'effet d'un impact, qui a touché selon les secouristes une structure bétonnée encore en construction.

"Immédiatement après l'activation des sirènes", des équipes de secours ont été dépêchées "sur plusieurs sites du centre d'Israël", parmi lesquels le chantier de Yehud, a déclaré le Magen David Adom (MDA), l'équivalent israélien de la Croix-Rouge.

Deux hommes "souffrant de blessures graves provoquées par des débris" ont été dégagés des décombres, et l'un est décédé peu après, a ajouté le MDA.

"La situation était difficile. Les deux victimes gisaient inconscientes et souffraient de graves blessures dues à des débris", a témoigné Liz Goral, une ambulancière paramédicale du MDA, citée dans un communiqué.

Le chef de l'opposition israélienne, Yaïr Lapid, qui s'est rendu sur les lieux, a affirmé aux journalistes que "l'Iran visait des civils de manière délibérée".

"Voyez-vous des installations militaires autour de vous?", a-t-il dit, "ce qu'ils essaient de faire, c'est de transformer cette guerre, d'une guerre entre armées en une guerre contre les civils".

Dans une rue de Bat Yam, une autre localité frappée au sud de Tel-Aviv, un photographe de l'AFP a vu une voiture écrasée alors que les forces de sécurité inspectaient les lieux.

L'armée a indiqué que des soldats menaient des recherches sur plusieurs sites touchés dans le centre d'Israël.

Selon les services de secours, 11 personnes ont été tuées et des dizaines d'autres blessées, dont trois grièvement, après des tirs de missiles en Israël depuis le début de la guerre avec l'Iran, le 28 février, déclenchée par une offensive israélo-américaine massive contre la République islamique.

 

 


L'émir du Koweït condamne l'attaque «brutale» de l'Iran contre son pays

L'émir du Koweït a condamné lundi les attaques de l'Iran contre son pays, où 12 personnes ont été tuées jusqu'à présent, alors que Téhéran lance missiles et drones sur le Golfe en représailles à des frappes américano-israéliennes. (AFP)
L'émir du Koweït a condamné lundi les attaques de l'Iran contre son pays, où 12 personnes ont été tuées jusqu'à présent, alors que Téhéran lance missiles et drones sur le Golfe en représailles à des frappes américano-israéliennes. (AFP)
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  • "Notre pays a été la cible d'une attaque brutale de la part d'un pays musulman voisin, que nous considérons comme ami, alors même que nous n'avons autorisé l'utilisation ni de notre territoire, ni de notre espace aérien"
  • Il a également réaffirmé le "droit plein et inhérent du Koweït à la légitime défense", s'exprimant pour la première fois depuis le début des attaques iraniennes le 28 février

KOWEIT: L'émir du Koweït a condamné lundi les attaques de l'Iran contre son pays, où 12 personnes ont été tuées jusqu'à présent, alors que Téhéran lance missiles et drones sur le Golfe en représailles à des frappes américano-israéliennes.

"Notre pays a été la cible d'une attaque brutale de la part d'un pays musulman voisin, que nous considérons comme ami, alors même que nous n'avons autorisé l'utilisation ni de notre territoire, ni de notre espace aérien, ni de nos côtes pour aucune action militaire contre lui, et que nous le leur avons répété à maintes reprises par nos canaux diplomatiques", a déclaré l'émir, Mechaal al-Ahmad Al-Sabah, dans un discours télévisé.

Il a également réaffirmé le "droit plein et inhérent du Koweït à la légitime défense", s'exprimant pour la première fois depuis le début des attaques iraniennes le 28 février.

 

 


Le président libanais se déchaîne contre le Hezbollah, veut des négociations avec Israël

Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre. (AFP)
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  • Israël pilonne sans relâche le Liban depuis que la formation pro-iranienne a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël
  • "Ceux qui ont lancé les missiles" sur Israël ont voulu "provoquer l'effondrement du Liban (..) pour le compte de l'Iran, et c'est ce que nous avons mis en échec", a affirmé le dirigeant libanais, adoptant un ton extrêmement ferme à l'égard du Hezbollah

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre.

Israël pilonne sans relâche le Liban depuis que la formation pro-iranienne a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël.

"Ceux qui ont lancé les missiles" sur Israël ont voulu "provoquer l'effondrement du Liban (..) pour le compte de l'Iran, et c'est ce que nous avons mis en échec", a affirmé le dirigeant libanais, adoptant un ton extrêmement ferme à l'égard du groupe pro-iranien.

Il a tenu ces propos lors d'une rencontre par visioconférence avec les chefs des institutions européennes Ursula von der Leyen et Antonio Costa.

Joseph Aoun a qualifié le Hezbollah "de faction armée échappant à l'autorité de l'Etat au Liban, qui n'accorde aucun poids aux intérêts du Liban, ni à la vie de son peuple".

Il a assuré que la décision, lundi, du gouvernement d'interdire toute activité militaire ou sécuritaire du Hezbollah était "claire et irrévocable". "C'est ce que nous voulons mettre en oeuvre avec fermeté et clarté", a déclaré Joseph Aoun.

Le chef de l'Etat a proposé, pour mettre un terme à la guerre, "une trêve" avec Israël, suivie par une aide logistique à l'armée libanaise pour qu'elle puisse se déployer dans les zones de conflit et "désarmer le Hezbollah".

Dans le même temps, il s'est déclaré pour "que le Liban et Israël entament des négociations directes sous parrainage international" entre les deux pays toujours en état de guerre.

Les frappes israéliennes ont fait depuis le 2 mars près de 400 morts et un demi-million de déplacés.