COP27: L'UE prête à relever ses objectifs, «ouverte» sur l'aide financière au Sud

La présidente de la Commission de l'Union européenne (UE), Ursula von der Leyen (Photo, AFP).
La présidente de la Commission de l'Union européenne (UE), Ursula von der Leyen (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 25 octobre 2022

COP27: L'UE prête à relever ses objectifs, «ouverte» sur l'aide financière au Sud

  • Les Vingt-Sept ont également adopté leur position commune pour la COP15 sur la biodiversité en décembre à Montréal
  • La déclaration est prudente sur l'épineuse question de l'aide financière aux pays en développement.

LUXEMBOURG: Les Vingt-Sept ont adopté lundi leur position commune pour la COP27, se disant prêts à relever leurs propres objectifs climatiques "dès que possible", et "ouverts" à un renforcement de leur aide financière aux pays en développement – mais sans chiffrer leur engagement.

"Les ambitions mondiales doivent être relevées substantiellement" pour rester en mesure d'atteindre l'objectif de l'accord de Paris (réchauffement limité à +1,5°C par rapport à l'ère pré-industrielle), estiment les Européens dans ce texte adopté en vue de la conférence de l'ONU, en novembre à Charm el-Cheikh (Egypte).

Ils se disent "prêts à mettre à jour les contributions nationales de l'UE et de ses Etats membres dès que possible, en fonction du résultat final" des discussions en cours entre les Vingt-Sept pour finaliser les mesures de leur plan climat.

Ce dernier vise à réduire de 55% les émissions de gaz à effet de serre de l'UE d'ici à 2030, par rapport à 1990.

Le texte, adopté par les ministres européens de l'Environnement réunis au Luxembourg, appelle à "mettre un terme à l'utilisation du charbon (...) via la réduction progressive et la suppression des subventions inefficaces aux combustibles fossiles".

Mais la déclaration est prudente sur l'épineuse question de l'aide financière aux pays en développement.

Frappés par les effets du dérèglement climatique (sécheresses, inondations, canicules) tout en étant les moins responsables des émissions, les pays les plus pauvres réclament à la COP27 un financement spécifique pour compenser les "pertes et dommages" subis.

Et ce alors que les pays riches n'ont toujours pas tenu leur engagement d'une aide climatique de 100 milliards de dollars par an – objectif initialement fixé pour 2020 – afin d'aider les pays pauvres à réduire leurs émissions et à s'adapter.

Le Conseil européen "s'attend à ce que cet objectif soit atteint en 2023", assure le texte, sans autre nouvelle cible chiffrée.

Les Européens disent "attendre avec intérêt de coopérer avec d'autres parties pour concrétiser l'appel (lancé lors de la COP26 à Glasgow) à doubler collectivement, d'ici à 2025 par rapport à 2019, l'apport de fonds destinés à l'adaptation des pays en développement", en trouvant "un équilibre entre adaptation et atténuation" des dommages.

La compensation des "pertes et préjudices" est "un sujet compliqué" mais "nous sommes prêts à en discuter", a souligné la ministre tchèque Anna Hubackova.

"Nous nous sommes mis d'accord aujourd'hui pour garder l'esprit ouvert (...) L'Europe peut réduire l'écart avec le continent africain, avec les pays insulaires", a abondé le ministre néerlandais de l'Energie Rob Jetten.

Les Vingt-Sept ont également adopté leur position commune pour la COP15 sur la biodiversité en décembre à Montréal.

Ils réclament un engagement mondial pour, dès 2030, "protéger effectivement au moins 30% des terres émergées et 30% des océans", "restaurer 3 milliards d'hectares d'écosystèmes terrestres dégradés", et autant d'écosystèmes océaniques.

Ils visent, à la même date, à "éradiquer ou contrôler les espèces exotiques envahissantes" et "s'attaquer aux changements d'usages des terres et espaces marins" néfastes à la biodiversité.

"C'est le bon niveau d'ambition. Pour y parvenir, l'UE doit accroître ses efforts en matière de lutte contre les facteurs de perte de biodiversité (...) et cette position devra être assortie des ressources nécessaires", a réagi Guido Broekhoven, de l'ONG environnementale WWF.

Or, la COP15 devrait également achopper sur la question des financements que réclament les pays en développement aux pays riches. Les Européens ont indiqué "reconnaître l'importance d'une mobilisation de ressources dédiées, prévisibles et adéquates pour la biodiversité", mais sans offrir d'engagement chiffré.


TotalEnergies acquiert les activités renouvelables terrestres de Shell en Europe

Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
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  • TotalEnergies rachète les activités d’énergies renouvelables terrestres de Shell en Europe, comprenant des actifs solaires, éoliens et de stockage par batteries
  • Le groupe français cède parallèlement 50% d’un portefeuille d’actifs renouvelables à KKR pour 1,8 milliard d’euros afin de renforcer sa stratégie énergétique

PARIS: Le géant pétrogazier français TotalEnergies a annoncé lundi l'acquisition de l'ensemble des activités d'énergies renouvelables terrestres en Europe du groupe britannique Shell et la vente au fonds d'investissement américain KKR d'un portefeuille d'actifs, aussi dans l'énergie renouvelable.

Ces deux transactions en Europe doivent être finalisées d'ici la fin de 2026, sous réserve de l'approbation des autorités compétentes, a précisé TotalEnergies dans un communiqué.

La première opération concerne donc un accord signé avec Shell pour l'acquisition de l'ensemble de ses activités renouvelables terrestres en Europe, dont "500 MW d'actifs solaires et éoliens en opération ou en construction", notamment en Italie et aux Pays-Bas, ainsi que 3,5 GW de projets dans le domaine des énergies solaires, éoliennes et de stockage par batterie en Italie, au Royaume-Uni et en Espagne.

Ce portefeuille d'actifs sera détenu "à 100% par TotalEnergies à l'issue de la transaction", précise le groupe français, qui a indiqué à l'AFP que le montant de l'opération n'était pas dévoilé.

Le montant serait de l'ordre de quelques centaines de millions d'euros, a appris l'AFP de source proche de la transaction.

Cette opération vise à "compléter les activités de production d'électricité de TotalEnergies dans ces quatre marchés clés pour le déploiement de sa stratégie Integrated Power en Europe", ajoute TotalEnergies, qui doit doubler sa production d'électricité renouvelable et à partir d'actifs flexibles (centrales gaz, batteries) à 100-120 TWh en 2030 contre environ 48 TWh en 2025.

Le groupe dispose d'environ 105 GW de capacités d'énergies renouvelables en production, en construction ou en développement.

"Cet accord reflète la poursuite de l'objectif, par Shell, de gestion active" de son portefeuille dans l'énergie, "correspondant à sa stratégie" énoncée en 2025, a indiqué Machteld de Haan, directrice de l'aval, des renouvelables et des solutions énergétiques du groupe britannique, dans un communiqué séparé.

Shell met en oeuvre depuis plusieurs années une stratégie de désengagement des énergies renouvelables pour se concentrer notamment sur ses activités liées aux combustibles fossiles et doper ses bénéfices.

Dans ce contexte, Shell avait notamment annoncé mi-juillet céder au conglomérat indien Aditya Birla Group de sa filiale Sprng Energy, spécialisée dans le solaire et l'éolien en Inde.

La vente annoncée lundi s'inscrit elle aussi dans le cadre de cette stratégie, qui vise notamment à "privilégier les investissements dans des moyens de production flexibles, tels que les centrales électriques à gaz, les batteries de grande capacité et les technologies numériques" - qui permettent de compenser l'intermittence d'énergies renouvelables en plein essor -, a rappelé Shell lundi auprès de l'AFP.

La deuxième transaction annoncée par TotalEnergies concerne la cession à KKR de 50% d'un portefeuille d'actifs renouvelables, déjà largement développés, de 1,2 GW en Europe pour une valeur d'entreprise de 1,8 milliard d'euros.

Ces actifs, dans le solaire et l'éolien terrestre, se trouvent en Allemagne, Espagne, France et Pologne. L'électricité produite par ces actifs est déjà vendue à des tiers ou sera commercialisée par TotalEnergies.

Vers 14H30 GMT, Shell cédait 0,34% à 33,72 livres à la Bourse de Londres et TotalEnergies 0,44% à 76,08 euros à la Bourse de Paris.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.