Dubai PodFest: un festival pour célébrer le succès du podcast au Moyen-Orient

Sous le patronage du président du Conseil des médias de Dubaï, cheikh Ahmed ben Mohammed ben Rachid al-Maktoum, le Dubai Press Club avait accueilli l'édition initiale avec pour objectif de discuter des perspectives du podcast. (Photo, réseaux sociaux Dubai Press Club)
Sous le patronage du président du Conseil des médias de Dubaï, cheikh Ahmed ben Mohammed ben Rachid al-Maktoum, le Dubai Press Club avait accueilli l'édition initiale avec pour objectif de discuter des perspectives du podcast. (Photo, réseaux sociaux Dubai Press Club)
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Publié le Vendredi 04 novembre 2022

Dubai PodFest: un festival pour célébrer le succès du podcast au Moyen-Orient

  • Le Dubai PodFest accompagne le développement spectaculaire du podcast dans le monde arabe
  • La deuxième édition aura lieu le 21 novembre 2022

PARIS: Le podcast est le présent et surtout le futur du contenu digital. L'émirat de Dubaï a pris conscience de cette réalité en organisant le premier festival dédié au podcast au Moyen-Orient, le Dubai PodFest, en novembre 2021. La deuxième édition prévue le 21 novembre 2022 se veut une étape supplémentaire vers le développement déjà en pleine expansion du podcast dans le monde arabe.

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Sous le patronage du président du Conseil des médias de Dubaï, cheikh Ahmed ben Mohammed ben Rachid al-Maktoum, le Dubai Press Club avait accueilli l'édition initiale avec pour objectif de discuter des perspectives du podcast. (Photo, réseaux sociaux Dubai Press Club)

Un festival pionnier

Sous le patronage du président du Conseil des médias de Dubaï, cheikh Ahmed ben Mohammed ben Rachid al-Maktoum, le Dubai Press Club avait accueilli l'édition initiale avec pour objectif de discuter des perspectives du podcast.

Maitha Buhumaid, directrice du Dubai Press Club, a mis en lumière les trois objectifs de cette édition du Dubai PodFest: discuter des moyens de perfectionner le contenu audio et d'en faire un produit professionnel, de contribuer à la croissance d'un marché fortement émergent au Moyen-Orient, et d’avoir un retour d'expérience de la part des créateurs de contenu en langue arabe.

«Dubai PodFest offre une grande opportunité pour développer notre réseau et ouvre la voie à de potentielles collaborations entre les créateurs des différents pays», explique Karim Beidoun.

Arab News en français s'est entretenu avec Karim Beidoun, cofondateur de Hakawati, réseau de podcasts en langue arabe qui produit des émissions très populaires dans le monde arabe, afin de mettre en lumière l'importance de ce festival. «Dubai PodFest offre une grande opportunité pour développer notre réseau et ouvre la voie à de potentielles collaborations entre les créateurs des différents pays, mais aussi avec les grandes plates-formes de distribution. Ce type d'événement joue un rôle crucial pour faire progresser l'industrie.»

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Sous le patronage du président du Conseil des médias de Dubaï, cheikh Ahmed ben Mohammed ben Rachid al-Maktoum, le Dubai Press Club avait accueilli l'édition initiale avec pour objectif de discuter des perspectives du podcast. (Photo, réseaux sociaux Dubai Press Club)

Dubai PodFest, en offrant un espace de discussion pour les créateurs de contenu et en étant un lieu de grandes opportunités pour les diverses plates-formes, devient un événement incontournable pour le développement du podcast dans la région.

Une industrie en pleine expansion  

Karim Beidoun, pionnier du secteur dans le monde arabe, livre un constat positif de l'état des lieux actuel du podcast dans la région: «Il y a encore énormément de place pour le développement du podcast. Il s’agit d’une industrie relativement jeune et il y a une très forte demande pour un contenu de qualité en langue arabe.» 

L'importance et la centralité du marché saoudien sont des clés supplémentaires pour prédire un avenir radieux au podcast dans la région.

Il considère que le futur n'est pas seulement le podcast, mais surtout et avant tous les services «à la demande». Il insiste sur la nécessité que le podcast soit inclus au sein des stratégies médiatiques. «Il est prévu qu'il y ait une monétisation accrue par le biais de publicités et de contenus de marque. Les agences de média ont commencé à porter plus d'attention au podcast et, avec les technologies actuelles et les capacités de ciblage, inclure les podcasts dans les stratégies médiatiques est devenu incontournable.»

Les experts du secteur expliquent que le succès du podcast au Moyen-Orient repose aussi sur le fait que la jeunesse saoudienne est très friande de ce type de format. L'importance et la centralité du marché saoudien sont des clés supplémentaires pour prédire un avenir radieux au podcast dans la région.
 


Le président libanais en route pour Washington où il doit rencontrer Donald Trump

Le président libanais Joseph Aoun prononce une allocution télévisée à la nation depuis le palais présidentiel de Baabda, à l'est de Beyrouth, le 17 avril 2026. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun prononce une allocution télévisée à la nation depuis le palais présidentiel de Baabda, à l'est de Beyrouth, le 17 avril 2026. (AFP)
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  • Le président libanais Joseph Aoun est à Washington pour rencontrer le président américain Donald Trump et discuter du cessez-le-feu et du retrait israélien du sud du Liban
  • Les négociations entre le Liban et Israël se poursuivent sous médiation américaine, tandis que les tensions persistent avec de nouvelles frappes israéliennes dans le sud

BEYROUTH: Le président libanais a quitté Beyrouth samedi matin pour Washington, où il doit rencontrer Donald Trump, alors que son pays négocie avec Israël le retrait des zones du sud du Liban qu'il occupe depuis sa dernière guerre avec le Hezbollah pro-iranien.

Il s'agira de la première visite d'un chef d'Etat libanais aux Etats-Unis depuis 2009, lorsque Michel Sleiman avait été reçu par Barack Obama.

Outre le "sommet libano-américain" prévu à la Maison Blanche, Joseph Aoun doit s'entretenir "avec plusieurs responsables américains de la situation au Liban et des moyens de consolider le cessez-le-feu", notamment dans le sud, ainsi que du "retrait d'Israël des régions libanaises qu'il occupe", a précisé la présidence dans un communiqué.

Le Liban et Israël ont entamé en avril des négociations inédites depuis des décennies, sous l'égide des Etats-Unis, afin de mettre un terme à l'état de guerre entre eux.

Ils ont conclu un accord-cadre le 26 juin à Washington, qui prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël, qui occupe une partie du sud du pays, sous réserve du désarmement du Hezbollah.

A l'issue d'une sixième session de négociations tenue à Rome, les deux pays sont parvenus "à un accord sur la structure et les lignes directrices" de ce processus, selon un responsable américain.

En parallèle, l'armée libanaise a commencé à renforcer ses patrouilles dans plusieurs villages jouxtant les zones occupées par les forces israéliennes dans le sud, avait indiqué une source militaire libanaise à l'AFP.

L'accord-cadre a été conclu après l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu fragile dans la nouvelle guerre qui a éclaté entre le Hezbollah et l'armée israélienne.

Le mouvement chiite avait entraîné le Liban dans la guerre le 2 mars en bombardant Israël en soutien à l'Iran, son allié.

L'armée israélienne poursuit toutefois des frappes limitées dans le sud et procède à des destructions dans les villages qu'elle occupe, selon les médias officiels libanais.

Samedi, l'Agence nationale d'information (Ani) a fait état de nouvelles frappes contre deux localités situées en bordure de la zone occupée, dans les régions de Tyr et de Nabatiyé.

Dans un contexte de tensions régionales, l'ambassade des Etats-Unis au Liban a conseillé vendredi à ses ressortissants de "ne pas voyager au Liban".


Bahreïn et le Koweït affirment avoir contré des attaques iraniennes

Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran. (AFP)
Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran. (AFP)
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  • "L'Iran poursuit sa politique hostile systématique à travers ses attaques criminelles visant les civils", a déclaré l'armée bahreïnie dans un communiqué, en affirmant avoir " intercepté et détruit plusieurs attaques aériennes"
  • Des sirènes d'alerte aérienne ont retenti dans la nuit de mercredi à jeudi à Manama, la capitale du royaume, où des explosions ont été entendues

MANAMA: Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran.

"L'Iran poursuit sa politique hostile systématique à travers ses attaques criminelles visant les civils", a déclaré l'armée bahreïnie dans un communiqué, en affirmant avoir " intercepté et détruit plusieurs attaques aériennes".

Des sirènes d'alerte aérienne ont retenti dans la nuit de mercredi à jeudi à Manama, la capitale du royaume, où des explosions ont été entendues, a rapporté une journaliste de l'AFP.

L'état-major koweïtien a également indiqué dans la nuit avoir répondu à "des attaques hostiles de drones" iraniens. Il a précisé que les explosions entendues étaient le résultat d'interceptions aériennes.

Les forces iraniennes ont annoncé avoir visé "des systèmes de radar, un système de défense antiaérienne Patriot et des sites de stockage de carburant" sur la base aérienne Ali al-Salem  au Koweït, ainsi que des installations militaires américaines sur la base aérienne de Cheikh Isa à Bahreïn.

Téhéran mène des attaques quasi quotidiennes dans ces deux pays du Golfe depuis la reprise des hostilités le 7 juillet avec les Etats-Unis, en disant cibler des intérêts militaires américains.

Les autorités bahreïnie et koweïtienne accusent toutefois leur voisin de viser aussi des sites civils.

Dimanche, le Koweït a affirmé que trois postes-frontières et une plateforme pétrolière offshore avaient été ciblés, sans préciser leur origine.

La confrontation a repris après des attaques contre des navires dans le Golfe, imputées à l'Iran. Les frappes menées depuis sont sans précédent au Moyen-Orient depuis le cessez-le-feu du 8 avril.


La Syrie dit avoir saisi des armes en provenance d'Irak destinées au Hezbollah

"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana. (AFP)
"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana. (AFP)
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  • Le pouvoir syrien est hostile au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad
  • Il a annoncé à plusieurs reprises avoir saisi des armes destinées au mouvement pro-iranien près de la frontière libanaise, mais c'est la première fois qu'il mentionne la frontière avec l'Irak

DAMAS: La Syrie a annoncé jeudi avoir déjoué une tentative de faire passer des armes destinées au Hezbollah pro-iranien au Liban, dont des missiles, via sa frontière avec l'Irak.

"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana.

"Les premières investigations ont établi que la cargaison était destinée à transiter par la Syrie au profit de la milice terroriste du Hezbollah", a ajouté cette source.

Le pouvoir syrien est hostile au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad.

Il a annoncé à plusieurs reprises avoir saisi des armes destinées au mouvement pro-iranien près de la frontière libanaise, mais c'est la première fois qu'il mentionne la frontière avec l'Irak.

Cette annonce intervient alors que le président américain Donald Trump met la pression sur la Syrie pour qu'elle intervienne au Liban contre le Hezbollah.

Depuis qu'une coalition islamiste a pris le pouvoir en Syrie en 2024, les autorités ont affirmé avoir démantelé des cellules liées à la formation pro-iranienne qui préparaient des attentats en Syrie, mais le Hezbollah a toujours démenti.

Le groupe est affaibli par la nouvelle guerre qu'il a menée contre Israël depuis mars pour soutenir l'Iran.

Le président syrien Ahmad al-Chareh dit refuser d'intervenir militairement au Liban contre le Hezbollah, comme l'a suggéré à plusieurs reprises Donald Trump.