Tunisie: des milliers de manifestants pour connaître le sort de migrants disparus

Des Tunisiens entourent de faux cercueils et tiennent des photos de victimes alors qu'ils participent à une manifestation, exigeant des réponses sur le sort de 12 personnes qui ont disparu en mer en septembre de cette année, dans la ville côtière de Zarzis, dans le sud-est de la Tunisie, le 4 novembre 2022 (Photo, AFP)
Des Tunisiens entourent de faux cercueils et tiennent des photos de victimes alors qu'ils participent à une manifestation, exigeant des réponses sur le sort de 12 personnes qui ont disparu en mer en septembre de cette année, dans la ville côtière de Zarzis, dans le sud-est de la Tunisie, le 4 novembre 2022 (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 04 novembre 2022

Tunisie: des milliers de manifestants pour connaître le sort de migrants disparus

  • Huit corps, dont plusieurs de Tunisiens, ont été retrouvés le 10 octobre par des pêcheurs. Douze autres migrants tunisiens sont encore portés disparus
  • Du printemps à l'automne, en raison de la météo favorable, le rythme des départs de migrants depuis la Tunisie et la Libye voisine vers l'Italie s'accélère, se soldant souvent par des naufrages mortels

Zarzis: Des milliers de manifestants ont protesté une nouvelle fois vendredi en Tunisie, à Zarzis, point de départ pour les migrants clandestins vers l'Europe, pour connaître le sort de 12 personnes disparues en mer il y a un mois et demi.

Une embarcation de fortune partie de cette ville dans le sud-est du pays avec à son bord 18 migrants tunisiens, cherchant à rejoindre clandestinement les côtes italiennes, a disparu dans la nuit du 20 au 21 septembre.

Huit corps, dont plusieurs de Tunisiens, ont été retrouvés le 10 octobre par des pêcheurs. Douze autres migrants tunisiens sont encore portés disparus.

"Voleurs de notre pays, tueurs de nos enfants", ont scandé environ 3.000 protestataires, lors d'une "journée de la colère" dirigée contre les autorités locales et nationales, a constaté un correspondant de l'AFP.

Le 18 octobre, cette ville côtière de 75.000 habitants, avait déjà été paralysée par une grève générale pour réclamer l'ouverture d'une enquête sur ce naufrage, intensifier les recherches et protester contre un enterrement à la va-vite de certaines victimes.

Les autorités locales avaient en effet inhumé par erreur quatre migrants tunisiens dans un cimetière privé, "Le Jardin d'Afrique", réservé habituellement aux corps des migrants subsahariens repêchés dans la région.

Sous la pression de plusieurs mouvements de protestation, les corps ont été déterrés, identifiés et inhumés dans les cimetières familiaux.

A la suite de ce drame, le président Kais Saied a ordonné au ministère de la Justice d'ouvrir une enquête pour déterminer les responsabilités.

Du printemps à l'automne, en raison de la météo favorable, le rythme des départs de migrants depuis la Tunisie et la Libye voisine vers l'Italie s'accélère, se soldant souvent par des naufrages mortels.

Depuis le début de l'année, 1.765 migrants ont disparu en Méditerranée, dont 1.287 en Méditerranée centrale, la route migratoire la plus dangereuse au monde, selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Face à la pression migratoire, les autorités tunisiennes peinent à intercepter ou à secourir les migrants en raison d'une insuffisance de moyens, selon des déclarations récentes de responsables de la garde maritime à l'AFP.

Plus de 22.500 migrants --des Tunisiens, des Subsahariens et d'autres nationalités -- ont été interceptés au large des côtes tunisiennes depuis le début de l'année, selon des données officielles.


La Turquie met en garde contre «une crise migratoire durable» au Moyen-Orient

La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit. (AFP)
La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit. (AFP)
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  • "Si la guerre et l'occupation s'étendent, il est possible que cela se transforme en une crise migratoire durable, avec des réfugiés cherchant refuge hors des frontières de leur pays", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan
  • M. Fidan, qui juge "impératif de mettre un terme au plus vite" aux violences, a précisé qu'il se rendrait en visite à compter de mercredi dans plusieurs pays de la région afin de discuter des "mesures à prendre"

ISTANBUL: La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit.

"Si la guerre et l'occupation s'étendent, il est possible que cela se transforme en une crise migratoire durable, avec des réfugiés cherchant refuge hors des frontières de leur pays", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, lors d'une conférence de presse à Ankara avec son homologue canadienne Anita Anand.

M. Fidan, qui juge "impératif de mettre un terme au plus vite" aux violences, a précisé qu'il se rendrait en visite à compter de mercredi dans plusieurs pays de la région afin de discuter des "mesures à prendre".

"La situation humanitaire au Liban est extrêmement préoccupante et risque de s'aggraver en cas d'offensive terrestre (israélienne)", a abondé à ses côtés la cheffe de la diplomatie canadienne, Anita Anand.

 

 


Liban: le bilan des frappes israéliennes s'élève à 912 morts

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BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé.

Le ministère fait en outre état de 67 femmes et 38 personnels médicaux parmi les tués. Le bilan précédent annoncé la veille par les autorités faisait état de 886 morts.

 

 


L’Arabie saoudite appelle l’ONU à agir contre l’islamophobie

L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie. (Capture d’écran/UNTV)
L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie. (Capture d’écran/UNTV)
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  • Le harcèlement public, les stéréotypes nuisibles et le vandalisme des mosquées « créent la division, approfondissent la méfiance et compromettent les efforts pour bâtir des sociétés inclusives et stables », déclare l’envoyé
  • L’ambassadeur Abulaziz Alwasil exhorte les gouvernements et les plateformes en ligne à renforcer les protections légales et à garantir la responsabilité pour les crimes haineux visant les musulmans

NEW YORK : L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie, soulignant en particulier l’importance des protections légales, de l’éducation et de la coopération internationale.

Il a décrit l’islamophobie comme « un défi sérieux et croissant » et a mis en garde contre ses effets sociaux plus larges.

« Lorsque les musulmans sont harcelés dans l’espace public, lorsque des mosquées sont vandalisées et que des stéréotypes nuisibles se diffusent dans le discours public et sur les plateformes numériques, les conséquences vont bien au-delà d’une seule communauté », a-t-il déclaré.

« Elles créent la division, renforcent la méfiance et compromettent les efforts pour construire des sociétés inclusives et stables. »

Abulaziz Alwasil a exhorté les gouvernements, les autorités éducatives et les plateformes numériques à agir.

« Les gouvernements doivent renforcer les protections légales contre la discrimination et garantir la responsabilité en cas de crimes haineux visant les musulmans, les mosquées et les institutions islamiques », a-t-il ajouté.

« Les efforts doivent également s’attaquer à la propagation des discours de haine sur les plateformes numériques, où la désinformation et les narratifs hostiles peuvent rapidement influencer les perceptions et alimenter l’intolérance. »

L’envoyé saoudien a souligné l’importance de la coopération internationale et l’engagement de Riyad sur cette question.

« L’Arabie saoudite réaffirme que lutter contre l’islamophobie est une part indispensable de la promotion du respect de la diversité religieuse », a-t-il déclaré.

« Lorsque les nations travaillent ensemble pour promouvoir la tolérance et le respect mutuel, elles renforcent les bases d’une coexistence mondiale pacifique. »

« Le Royaume d’Arabie saoudite reste fermement engagé à faire progresser les efforts internationaux pour combattre l’islamophobie, contrer les narratifs qui incitent à l’hostilité et à la discrimination contre les musulmans, en renforçant la coopération, en poursuivant l’engagement avec l’ONU et en soutenant les initiatives qui favorisent la compréhension et le dialogue. » 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com