Derniers préparatifs avant le lancement d'Asharq News, partenaire de Bloomberg

Photo de groupe des dirigeants de la chaine Asharq News (AN)
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Publié le Jeudi 12 novembre 2020

Derniers préparatifs avant le lancement d'Asharq News, partenaire de Bloomberg

  • La chaîne multiplateforme est le fruit d'une collaboration entre le géant américain Bloomberg News et le Groupe de recherche et de marketing saoudien
  • Parmi les premières émissions régionales de la nouvelle chaîne figure un segment animé par le médecin et satiriste égyptien Bassem Youssef

LONDRES: La nouvelle venue des médias audiovisuels en langue arabe est prête à être mise en ligne à travers le Moyen-Orient.

Asharq News, une chaîne multiplateforme disponible 24h/24 et 7j/7, est le fruit d'une collaboration entre le géant américain Bloomberg News et le Groupe de recherche et de marketing saoudien. Ces derniers sont les éditeurs d'Arab News et du plus grand média arabe du monde, Asharq Al-Awsat.

Officiellement lancée le 11 novembre, le public de la chaîne de télévision Asharq News pourra profiter de sa couverture économique mondiale sur ses plateformes numériques, avec une analyse des développements au fur et à mesure de leur déroulement.

S'exprimant à propos du lancement de la chaine, Jumana Al-Rashed, PDG du groupe saoudien de marketing et de recherche (GSMR), a déclaré: «Le lancement d'Asharq News aujourd'hui marque une nouvelle phase passionnante pour le paysage médiatique arabe. Nous assistons à un changement au rythme inégalé, et pour le suivre de devons reconnaître le pouvoir de l'information, et forger des partenariats afin d’exploiter ce pouvoir».

Al-Rashed a ajouté: «Le GSMR et Bloomberg réunissent le meilleur des deux mondes: la connaissance approfondie du marché du GSMR et les rapports rigoureux basés sur les données de Bloomberg. Nous sommes convaincus que grâce à cette collaboration, Asharq News établira de nouvelles normes de diffusion d'informations commerciales aux téléspectateurs arabophones».

La PDG du groupe saoudien de marketing et de recherche Jumana Al-Rashed (Photo Fournie)
La PDG du groupe saoudien de marketing et de recherche Jumana Al-Rashed (Photo Fournie)

Soulignant l'orientation jeunesse d'Asharq News, Al-Rashed a déclaré: «Nous pensons qu'il est essentiel pour les jeunes de trouver un contenu fiable et judicieux afin de leur permettre de réaliser leurs aspirations et de contribuer positivement à façonner l'avenir du monde arabe.

Pour répondre aux besoins de la jeune génération, nous visons à nous compter fortement sur nos plateformes numériques et nos réseaux sociaux, et nous sommes convaincus que notre contenu répondra parfaitement à ce défi».

Avec le partenariat de Bloomberg, l'accent sera sûrement mis sur les affaires et la finance, mais les chefs de la chaîne promettent également des nouvelles générales, des analyses ainsi que du contenu sur le mode de vie.

Le directeur général d'Asharq, Nabeel Alkhatib, a également promis que le contenu de Bloomberg ne sera pas modifié ou édité pour les sensibilités régionales.

«Nous le prenons tel quel tout ce que nous pensons convenir à la région,», a-t-il déclaré. «Si nous voyons, par exemple, un article présentant un intérêt potentiel pour nos téléspectateurs ou nos lecteurs, nous le traduisons tel qu'il a été présenté. Si cela ne convient pas ou il n'est pas approprié pour une raison quelconque, nous nous s’abstenons de le prendre. Soit nous le prenons dans son intégralité, soit pas du tout».

Parmi les premières émissions régionales de la nouvelle chaîne figure un segment hebdomadaire sur la santé, animé par le médecin et satiriste égyptien Bassem Youssef.

«Il est absolument incroyable d’avoir cette chance unique, d’être sur ce genre de plateforme et de montrer aux gens un chemin différent vers le bien-être,», a déclaré Youssef à Arab News. Il a aussi révélé qu'un nouvel emploi n'est pas le seul changement qu’il a opéré dans sa vie; il est devenu végétarien après qu'un ami proche se soit remis d'une sclérose en plaques potentiellement mortelle en adoptant ce régime alimentaire. «J'ai immédiatement ressenti une différence dans ma vie, dans ma santé, mon système immunitaire et mon énergie», a-t-il déclaré.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'armée iranienne revendique des frappes au Koweït contre des sites militaires américains

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  • L'armée iranienne a affirmé jeudi avoir frappé, en représailles aux attaques américaines, plusieurs sites au Koweït présentés comme servant aux Etats-Unis
  • Dans un communiqué relayé par la télévision d'Etat, l'armée iranienne a indiqué avoir ciblé au moyen de drones "les dépôts de munitions et de logistique de l'armée américaine à camp Doha"

TEHERAN: L'armée iranienne a affirmé jeudi avoir frappé, en représailles aux attaques américaines, plusieurs sites au Koweït présentés comme servant aux Etats-Unis.

Dans un communiqué relayé par la télévision d'Etat, l'armée iranienne a indiqué avoir ciblé au moyen de drones "les dépôts de munitions et de logistique de l'armée américaine à camp Doha, les réservoirs de carburant de la base Ali al-Salem, ainsi que le dépôt de munitions du camp Arifjan", tous situés au Koweït.

 

 

 

 

 

 


Les États-Unis et l’Arabie saoudite signent un accord sur le nucléaire

L’Arabie saoudite et les États-Unis ont signé un accord de coopération dans le domaine de l’énergie nucléaire. (AFP/Archives)
L’Arabie saoudite et les États-Unis ont signé un accord de coopération dans le domaine de l’énergie nucléaire. (AFP/Archives)
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  • L’accord de coopération sur l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire « renforce la coopération entre les deux pays dans les domaines de l’énergie et des technologies avancées », selon le ministère saoudien de l’Énergie

RIYAD : L’Arabie saoudite et les États-Unis ont signé mercredi un accord de coopération portant sur l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire, a annoncé le ministère saoudien de l’Énergie.

Cet accord, connu sous le nom d’« accord 123 », indispensable pour permettre à Washington de coopérer avec un autre pays dans le domaine nucléaire, a été officiellement signé par le ministre saoudien de l’Énergie, Abdulaziz ben Salmane, et le secrétaire américain à l’Énergie, Chris Wright. La signature est intervenue en parallèle d’un « accord bilatéral de garanties », selon l’administration Trump.

Le ministère saoudien de l’Énergie a indiqué dans un communiqué que cet accord s’inscrit dans le prolongement du partenariat stratégique historique entre les deux pays. Il fait suite à l’annonce du prince héritier Mohammed ben Salmane, lors d’une visite aux États-Unis en novembre dernier, de la conclusion avec succès des négociations bilatérales sur la coopération dans les usages pacifiques de l’énergie nucléaire.

Selon le ministère, cet accord « renforce davantage la coopération entre les deux pays dans les domaines de l’énergie et des technologies avancées », notamment en facilitant les échanges d’expertise, de connaissances et de technologies. Il vise également à contribuer au respect des normes internationales les plus élevées en matière de sûreté nucléaire, de sécurité nucléaire et de non-prolifération.

« Ces accords reflètent l’engagement commun de nos deux nations à renforcer les relations commerciales entre les États-Unis et l’Arabie saoudite, à favoriser la prospérité sur nos territoires et à assurer la sécurité de nos alliés à l’étranger », a déclaré Chris Wright dans un communiqué.

— Avec des éléments de l’AP.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com
 


Le Liban oeuvre à «un retrait israélien global», dit son Premier ministre depuis le sud du pays

Le Liban oeuvre à un "retrait israélien global", a affirmé mercredi son Premier ministre Nawaf Salam, depuis la localité du sud où l'armée libanaise s'est déployée la veille, en application d'un accord avec Israël. (AFP)
Le Liban oeuvre à un "retrait israélien global", a affirmé mercredi son Premier ministre Nawaf Salam, depuis la localité du sud où l'armée libanaise s'est déployée la veille, en application d'un accord avec Israël. (AFP)
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  • "Nous continuerons à mobiliser les efforts politiques et diplomatiques pour parvenir à un retrait israélien global du sud", a dit le chef du gouvernement, après avoir planté un drapeau libanais à Zawtar al-Gharbiya
  • L'armée libanaise a entamé mardi son déploiement dans cette localité dont l'armée israélienne contrôlait les abords. Mais, signe de l'instabilité de la situation, elle a accusé les forces israéliennes d'avoir "ouvert le feu" à proximité de ses unités

ZAWTAR AL-GHARBIYAH: Le Liban oeuvre à un "retrait israélien global", a affirmé mercredi son Premier ministre Nawaf Salam, depuis la localité du sud où l'armée libanaise s'est déployée la veille, en application d'un accord avec Israël.

Cette déclaration intervient au lendemain de la rencontre du président libanais Joseph Aoun avec son homologue Donald Trump à la Maison Blanche, où il a insisté sur la nécessité d'un "retrait total" israélien pour avancer dans la mise en oeuvre de cet accord.

"Nous continuerons à mobiliser les efforts politiques et diplomatiques pour parvenir à un retrait israélien global du sud", a dit le chef du gouvernement, après avoir planté un drapeau libanais à Zawtar al-Gharbiya.

L'armée libanaise a entamé mardi son déploiement dans cette localité dont l'armée israélienne contrôlait les abords. Mais, signe de l'instabilité de la situation, elle a accusé les forces israéliennes d'avoir "ouvert le feu" à proximité de ses unités.

Israël a indiqué de son côté avoir tiré "des coups de semonce en l'air" après l'entrée de soldats libanais dans une zone qui "ne faisait pas partie de la zone pilote".

Malgré l'accalmie dans les combats entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, l'armée israélienne continue de mener des frappes intermittentes dans le sud, comme mercredi à Nabatiyé al-Fawqa, selon l'agence de presse officielle libanaise ANI.

"En sécurité et dignité" 

L'accord conclu en juin prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël -qui occupe toujours une partie du sud du pays- sous réserve d'un désarmement du Hezbollah.

La formation chiite, qui est opposée à l'accord et refuse d'être désarmée, a entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en attaquant Israël, en soutien à l'Iran.

Israël a riposté par une vaste campagne de bombardements et une offensive terrestre, ayant fait plus d'un million de déplacés.

Il continue d'occuper des zones du sud et des responsables israéliens ont déclaré à plusieurs reprises leur intention de s'y maintenir, pour assurer la sécurité du nord d'Israël.

"En parallèle du déploiement en cours de l'armée, nous continuerons d'ouvrir les routes, retirer les décombres, assurer les services essentiels, pour permettre à notre peuple de retourner en toute sécurité et dignité" chez lui, a affirmé Nawaf Salam.

Plus de 700.000 déplacés sont rentrés chez eux depuis la dernière trêve en juin, selon l'ONU.

"La tête haute" 

Des dizaines d'habitants déplacés de Zawtar al-Gharbiya ont attendu en vain mercredi matin aux abords de la localité qu'on les laisse y entrer, a constaté un journaliste de l'AFP.

L'armée libanaise les avait appelés mardi à ne pas s'y rendre "en attendant que la situation se stabilise".

"Nous y entrerons la tête haute, grâce à la présence de l'armée libanaise dont nous sommes fiers", a déclaré Abbas Yaghi, 73 ans, à l'AFP.

Les troupes libanaises continuent de ratisser la localité, imbriquée géographiquement avec une autre du nom de Zawtar al-Charqiya, où des forces israéliennes sont toujours présentes, comme elles le sont aussi dans des localités environnantes.

Déplacé de Zawtar al-Charqiya, Moustafa Ammar dit espérer qu'Israël se retire d'autres localités comme la sienne.

"Nous marcherons derrière l'armée si elle nous donne l'autorisation d'entrer", lance le sexagénaire.

Pour Wafaa Ismaïl, 64 ans, déplacée de Zawtar al-Gharbiya, le Premier ministre "aurait dû faire entrer les gens derrière lui pour signaler une victoire".