L'Arabie saoudite renforce ses initiatives vertes face aux préoccupations liées au changement climatique

Le prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane, a annoncé que le PIF visait la neutralité zéro d'ici à 2050, ce qui en fait le tout premier fonds souverain au Moyen-Orient et au monde à prendre une telle mesure. (Photo Fournie)
Le prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane, a annoncé que le PIF visait la neutralité zéro d'ici à 2050, ce qui en fait le tout premier fonds souverain au Moyen-Orient et au monde à prendre une telle mesure. (Photo Fournie)
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Publié le Vendredi 11 novembre 2022

L'Arabie saoudite renforce ses initiatives vertes face aux préoccupations liées au changement climatique

  • L'Arabie saoudite investit 2,5 milliards de dollars sur les dix prochaines années pour soutenir des projets et activités de gouvernance liés à la neutralité carbone
  • Le mois dernier, le Fonds d'investissement public saoudien a réalisé sa toute première émission d'obligations vertes d'une valeur de 3 milliards de dollars

RIYAD: L'Arabie saoudite renforce ses engagements en matière de changement climatique en augmentant les montants de ses programmes de protection de l'environnement et de transition énergétique, comme l'Initiative verte saoudienne et l'Initiative verte du Moyen-Orient, selon un communiqué.

Le Royaume prévoit d'appliquer un modèle d'économie circulaire du carbone, d'investir davantage dans les transitions vertes, de renforcer les efforts de coopération et de transfert de connaissances et d'activer les partenariats entre les secteurs public et privé. Dans le cadre de l'Initiative verte saoudienne, le premier ensemble d'initiatives en cours comprend des investissements dans l'économie verte d'une valeur de plus de 700 milliards de riyals saoudiens (182 milliards d’euros).

Le mois dernier, le Fonds d'investissement public (PIF) a également réalisé sa toute première émission d'obligations vertes d'une valeur de 3 milliards de dollars (un dollar = 0,97 euros), mettant aux enchères 1,4 million de tonnes de carbone le premier jour de la conférence Future Investment Initiative qui s'est tenue à Riyad.

En outre, le fonds souverain vise à porter ses actifs à plus d’un trillion de dollars d'ici à 2025 et à investir plus de 10 milliards de dollars d'ici à 2026 dans des projets verts reconnus comme tels, notamment les énergies renouvelables, les transports propres et la gestion durable de l'eau.

De plus, le 7 novembre, le prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane, a annoncé que le PIF visait également la neutralité zéro d'ici à 2050, ce qui en fait le tout premier fonds souverain au monde et au Moyen-Orient à prendre une telle mesure.

Le Royaume a également augmenté sa participation dans l’Initiative verte du Moyen-Orient, dans l'espoir de créer d’importantes opportunités de croissance dans la région, de faciliter la diversification économique, de créer des opportunités d'emploi et de stimuler les investissements du secteur privé.

L'Arabie saoudite s’est engagée à allouer jusqu'à 2,5 milliards de dollars au cours des dix prochaines années pour soutenir des projets et activités de gouvernance liés à la neutralité carbone.

En partenariat avec d'autres pays membres, le Royaume envisage de créer un centre régional spécialisé dans la capture, le stockage et l'utilisation du carbone. Par ailleurs, l'Arabie saoudite a  annoncé le lancement d'une initiative régionale visant à développer des solutions de combustibles propres pour la cuisson qui pourraient bénéficier à plus de 750 millions de personnes dans le monde.

Une autre initiative qui a également été lancée vise à créer un fonds d'investissement régional essentiellement destiné au financement de solutions technologiques pour l'économie circulaire planifiée.

La valeur totale des deux initiatives est estimée dans son ensemble à 39 milliards de riyals saoudiens (environ 10,1 milliards d’euros), dont 15 % seront financés par le Royaume.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Syrie: explosion dans un café dans le centre de Damas

(X.com)
(X.com)
  • Une explosion a frappé un café du centre de Damas, près du Palais de justice, sans que l’origine soit encore confirmée
  • Les autorités syriennes enquêtent, tandis que des ambulances ont été déployées sur place

DAMAS: Une explosion s'est produite jeudi dans un café du centre de Damas, près du Palais de justice, a indiqué une source de sécurité syrienne à l'AFP après que la télévision d'Etat a rapporté une déflagration dans la capitale.

Un correspondant de l'AFP a vu des ambulances se diriger, sirènes hurlantes, vers le secteur, au milieu des embouteillages. L'agence officielle Sana a indiqué que les autorités tentaient de déterminer l'origine de l'explosion.


Liban: le chef de la diplomatie syrienne rencontre Berri

Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
  • Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens
  • Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran

BEYROUTH: Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien.

Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens.

Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran.

Mais le président syrien Ahmad al-Chareh, qui a pris le pouvoir en décembre 2024 après la chute de Bachar al-Assad, a assuré qu'il n'avait pas l'intention d'intervenir et de rouvrir les plaies du passé.

Le ministre syrien, dont c'est la deuxième visite au Liban, a été reçu par le président libanais Joseph Aoun dès son arrivée, avant de se rendre auprès de Nabih Berri, président du Parlement et allié du Hezbollah, ont indiqué les médias.

M. Chaibani avait effectué en octobre 2025 la première visite d'un haut responsable syrien depuis l'accession de la coalition islamiste au pouvoir à Damas, qui a permis d'ouvrir une nouvelle page dans les relations entre les deux pays.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s'était pour sa part rendu en mai dernier en Syrie.

Les nouvelles autorités syriennes sont hostiles au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad, et ont annoncé l'arrestation ces derniers mois de cellules présumées affiliées au mouvement chiite, qui nie pour sa part toute présence en Syrie.

Depuis fin 2024, les routes d'approvisionnement du Hezbollah ont été coupées et plusieurs tentatives de contrebande d'armes à destination du Liban ont été déjouées selon Damas.

Sous le clan Assad, l'armée syrienne était intervenue au Liban pendant la guerre civile, en 1976, et Damas avait exercé pendant des décennies sa tutelle sur le pays voisin, où il était accusé de l'assassinat de nombreux responsables libanais.

La première visite de M. Chaibani avait permis de débloquer le dossier des prisonniers syriens au Liban, dont plus de 250 ont depuis été transférés en Syrie.

Environ 2.000 Syriens, soit près d'un tiers de la population carcérale du Liban, sont détenus dans les prisons surpeuplées du pays.


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.