L’Irak libère un ingénieur écossais après l’abandon de sa demande d’extradition par le Qatar

Brian Glendinning a été intercepté par les autorités à l’aéroport de Bagdad en septembre après que le Qatar a émis une notice rouge Interpol pour son arrestation. (Photo, AFP)
Brian Glendinning a été intercepté par les autorités à l’aéroport de Bagdad en septembre après que le Qatar a émis une notice rouge Interpol pour son arrestation. (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 14 novembre 2022

L’Irak libère un ingénieur écossais après l’abandon de sa demande d’extradition par le Qatar

Brian Glendinning a été intercepté par les autorités à l’aéroport de Bagdad en septembre après que le Qatar a émis une notice rouge Interpol pour son arrestation. (Photo, AFP)
  • Brian Glendinning, 43 ans, était censé rembourser des dettes «impayées» à la Qatar National Bank
  • L’ingénieur écossais a été intercepté par les autorités à l’aéroport de Bagdad en septembre après que le Qatar a émis une notice rouge Interpol pour son arrestation

LONDRES: Un ingénieur écossais détenu en Irak en raison d’une prétendue dette impayée due à la Qatar National Bank (QNB) a été libéré et devrait rentrer chez lui cette semaine, selon The Guardian.

Brian Glendinning a été intercepté par les autorités à l’aéroport de Bagdad en septembre après que le Qatar a émis une notice rouge Interpol pour son arrestation. Il avait été embauché pour travailler dans une raffinerie de pétrole BP dans le pays.

L’homme de 43 ans était censé rembourser des dettes à la QNB. Il a ensuite été détenu dans une prison irakienne, et plusieurs organisations de défense des droits de l’homme ont lancé des campagnes demandant sa libération.

Le groupe de pression Detained in Dubai a indiqué que M. Glendinning avait été libéré dimanche après que la QNB a publié quelques jours plus tôt une note de dédouanement précisant que le Qatar ne recherchait plus l’Écossais en vue de son extradition.

En 2017, M. Glendinning a été condamné par contumace à deux ans d’emprisonnement pour défaut de paiement d’une dette de 23 550 dollars (1 dollar = 0,97 euro) qu’il avait contractée alors qu’il vivait à Doha.

Cependant, la famille de M. Glendinning affirme que QNB ne l’a pas informé qu’il avait été condamné. Une campagne de financement participatif mise en place par la famille pour aider à payer les frais juridiques a permis de récolter plus de 36 000 dollars.

Radha Stirling, fondatrice de Detained in Dubai et de l’Interpol and Extradition Reform Initiative (Ipex), a déclaré que «l’avocat de M. Glendinning, Tahsin Alchaabawi, nous a annoncé la bonne nouvelle ce matin. C’était un moment émouvant pour sa famille et je suis vraiment heureuse pour les Glendinning.»

Mme Stirling a accusé le Qatar d’abuser constamment du système d’Interpol, et a averti les amateurs de football de prendre des précautions lorsqu’ils se rendent à la Coupe du monde fin novembre. «La semaine dernière, l’Irak a reçu des preuves de la Qatar National Bank démontrant que l’extradition était due à une dette bancaire», a-t-elle ajouté. «Brian est libre grâce à une combinaison de lobbying et d’efforts médiatiques, à la négociation et au règlement de la dette auprès de la QNB et à de solides représentations diplomatiques.»

À travers l’Ipex, Stirling envisage de lancer un recours collectif contre Interpol. John Glendinning, le frère de Brian, a expliqué à la BBC que son frère avait été contacté par le personnel de l’ambassade du Royaume-Uni et qu’il se trouvait désormais en lieu sûr. Cependant, il a qualifié les conditions que son frère a endurées dans la prison irakienne d’«ignobles».

«Brian était détenu dans une cellule avec près de 44 personnes, dont des terroristes, des trafiquants de drogue, et des personnes qui ont assassiné leur propre père en utilisant un fusil», raconte-t-il. «Et Brian Glendinning, qui n’a jamais manqué un jour d’école, et qui a été jugé par un tribunal civil, s’est retrouvé emprisonné dans ces conditions.» 

«Le niveau de confort était extrêmement faible. Les bouteilles d’eau étaient conservées près des rats, et l’eau brune qui sortait des robinets pour la douche et la nourriture était très mauvaise. Brian est désormais à l’hôtel. J’ai vu une photo de lui avec une bière et je suis si heureux qu’il soit libre.»

«C’était vraiment émouvant pour la famille. Même notre père a pleuré et il ne pleure jamais. Kimberly (la compagne de Brian) et les enfants peuvent à nouveau respirer. Maintenant, il ne reste plus que quelques heures avant qu’ils ne soient réunis», s’est-il félicité.

Le bureau des Affaires étrangères et du Commonwealth a affirmé que M. Glendinning bénéficiait d’un soutien consulaire.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Israël: les élections législatives se tiendront le 27 octobre

Le Parlement israélien a annoncé la tenue des élections législatives pour le 27 octobre, un scrutin largement considéré comme un référendum sur le leadership du Premier ministre Benjamin Netanyahu. (AFP)
Le Parlement israélien a annoncé la tenue des élections législatives pour le 27 octobre, un scrutin largement considéré comme un référendum sur le leadership du Premier ministre Benjamin Netanyahu. (AFP)
  • Ce scrutin sera le premier organisé depuis l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas le 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre dans la bande de Gaza et a ouvert d'autres fronts pour Israël dans la région
  • Benjamin Netanyahu, le Premier ministre ayant exercé le plus longtemps dans l'histoire d'Israël, a annoncé son intention de briguer un nouveau mandat

JERUSALEM: Le Parlement israélien a annoncé la tenue des élections législatives pour le 27 octobre, un scrutin largement considéré comme un référendum sur le leadership du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

La Knesset, nom du Parlement israélien, doit achever son mandat le 17 juillet, permettant à la coalition au pouvoir d'aller jusqu'au bout de ses quatre ans, pour la première fois depuis plusieurs décennies.

Dans un communiqué, la conseillère juridique de Parlement, Sagit Afik, a indiqué que la législature actuelle était appelée à aller jusqu'au terme de son mandat, et que par conséquent "les élections étaient (...) fixées par la loi au 27 octobre, sans qu'il soit envisagé d'écourter le mandat de la Knesset".

Ce scrutin sera le premier organisé depuis l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas le 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre dans la bande de Gaza et a ouvert d'autres fronts pour Israël dans la région.

Benjamin Netanyahu, le Premier ministre ayant exercé le plus longtemps dans l'histoire d'Israël, a annoncé son intention de briguer un nouveau mandat.

Empêtré dans un procès pour corruption, le dirigeant de 76 ans a affirmé vouloir gagner cette élection, qui pourrait constituer le scrutin le plus déterminant de sa carrière politique.

Ces derniers jours, son gouvernement, l'un des plus à droite de l'histoire d'Israël, s'est employé à faire adopter une série de projets de loi afin de consolider sa majorité et d'aborder les élections en position de force.

Les derniers sondages montrent toutefois qu'une majorité d'Israéliens souhaitent le départ de M. Netanyahu. L'ancien chef d'état-major Gadi Eisenkot apparaît désormais comme son principal rival.

La colère suscitée par les défaillances sécuritaires ayant entouré les attaques du 7-Octobre reste vive et continue de peser sur la popularité de Benjamin Netanyahu.

Popularité en baisse 

L'opinion publique lui reproche aussi de ne pas avoir tenu ses promesses de "victoire totale" sur le Hamas et le Hezbollah libanais pro-iranien et d'avoir été écarté des négociations entre l'Iran et les Etats-Unis pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, le protocole d'accord conclu ayant été jugé par beaucoup défavorable aux intérêts israéliens.

Un récent sondage de l'Université hébraïque de Jérusalem a révélé que plus de 92% des Israéliens estiment que l'Iran a remporté la guerre au Moyen-Orient, tandis que le soutien à M. Netanyahu comme Premier ministre a chuté de 40,5% début mars à 29,4% en juin.

Le mois dernier, le dirigeant israélien a déclaré qu'il souhaitait "établir un large gouvernement national".

En cherchant à tendre la main au-delà de son camp, il semble vouloir recentrer son discours électoral sur l'unité nationale plutôt que sur l'appartenance idéologique.

Le débat public est aussi profondément marqué par la question du service militaire obligatoire pour les hommes juifs ultra-orthodoxes.

Les principaux alliés de M. Netanyahu issus des partis ultra-orthodoxes ont à plusieurs reprises menacé de faire tomber le gouvernement si les étudiants en yechiva (centre d'études des textes rabbiniques) n'étaient pas exemptés de l'obligation de servir dans l'armée.

A l'inverse, l'armée israélienne et une grande partie de l'opinion publique estiment qu'un enrôlement plus large est nécessaire, après des années de guerres alors que les réservistes enchaînent les périodes sous les drapeaux.

Parmi les autres sujets susceptibles de peser sur la campagne figurent les réformes judiciaires controversées lancées par M. Netanyahu avant le déclenchement de la guerre à Gaza, son procès pour corruption en cours ainsi que les incertitudes concernant la gouvernance de la bande de Gaza, près d'un an après l'entrée en vigueur d'une trêve précaire.


L'Iran revendique de nouvelles frappes contre Oman, le Koweït et Bahreïn 

Les Gardiens iraniens de la Révolution ont revendiqué lundi de nouvelles attaques contre des installations américaines situées à Oman et Bahreïn, selon un communiqué publié sur le site de l'organisation. (AFP)
Les Gardiens iraniens de la Révolution ont revendiqué lundi de nouvelles attaques contre des installations américaines situées à Oman et Bahreïn, selon un communiqué publié sur le site de l'organisation. (AFP)
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  • "Outre le ciblage des installations et infrastructures de l'armée américaine à Juffair à Bahreïn, où des incendies font rage, la marine des Gardiens a ciblé et détruit" des radars dont l'un de détection des navires à Oman
  • L'armée jordanienne a annoncé lundi avoir abattu quatre missiles iraniens au-dessus du pays, que Téhéran a dit viser en représailles à des frappes américaines

TEHERAN: Les Gardiens iraniens de la Révolution ont revendiqué lundi de nouvelles attaques contre des installations américaines situées à Oman et Bahreïn, selon un communiqué publié sur le site de l'organisation.

"Outre le ciblage des installations et infrastructures de l'armée américaine à Juffair à Bahreïn, où des incendies font rage, la marine des Gardiens a ciblé et détruit" des radars dont l'un de détection des navires à Oman, a indiqué le texte publié sur Sepah News.

Les Gardiens disent aussi avoir frappé deux bases aériennes au Koweït 


Attentats à Damas: les autorités arrêtent des membres d'une cellule «affiliée à l'EI»

Les autorités syriennes ont annoncé jeudi soir l'arrestation des membres d'une cellule "affiliée à l'organisation Etat islamique" (EI) après deux attentats à la bombe survenus mardi à Damas pendant la visite du président français Emmanuel Macron. (AFP)
Les autorités syriennes ont annoncé jeudi soir l'arrestation des membres d'une cellule "affiliée à l'organisation Etat islamique" (EI) après deux attentats à la bombe survenus mardi à Damas pendant la visite du président français Emmanuel Macron. (AFP)
  • Les auteurs présumés ont été arrêtés simultanément dans "différents lieux à Damas et ses environs", avait auparavant précisé un communiqué du ministère, citant spécifiquement quatre quartiers
  • Deux d'entre eux abritent des membres de la communauté alaouite, dont est issu le clan de l'ex-président Bachar al-Assad

DAMAS: Les autorités syriennes ont annoncé jeudi soir l'arrestation des membres d'une cellule "affiliée à l'organisation Etat islamique" (EI) après deux attentats à la bombe survenus mardi à Damas pendant la visite du président français Emmanuel Macron.

"La cellule responsable des attaques terroristes qui ont ciblé Damas il y a deux jours est désormais entre nos mains", a déclaré sur X le ministre de l'Intérieur Anas Khattab.

"Une fois l'enquête terminée, nous révélerons au public l'identité des membres de la cellule, leur rôle ainsi que leurs affiliations", a ajouté le ministre de l'Intérieur.

Ahmad al-Dalati, chef de la sécurité intérieure pour la région de Damas, a plus tard déclaré à la télévision d'Etat syrienne que les premières investigations avaient montré que "la cellule était affiliée au groupe EI (Etat islamique)".

Les auteurs présumés ont été arrêtés simultanément dans "différents lieux à Damas et ses environs", avait auparavant précisé un communiqué du ministère, citant spécifiquement quatre quartiers. Deux d'entre eux abritent des membres de la communauté alaouite, dont est issu le clan de l'ex-président Bachar al-Assad.

Une personne est morte et 36 autres ont été blessées dans l'explosion quasi simultanée de deux bombes artisanales mardi matin, déposées à proximité de l'hôtel Four Seasons où M. Macron venait de passer la nuit.

L'une des bombes "artisanales" était placée dans une benne à ordures et l'autre dans un véhicule près de l'hôtel, dans le centre de la capitale, ont précisé les autorités.

Des journalistes de l'AFP ont vu des traces de sang sur le trottoir près du luxueux hôtel et les fenêtres du ministère du Tourisme, qui lui fait face, brisées.

A ce moment-là, le chef d'Etat était déjà parti pour s'entretenir avec son homologue Ahmad al-Chareh.

"A vos côtés" 

Lors d'une conférence de presse conjointe organisée après l'explosion, Emmanuel Macron a affirmé que ces attentats ne devaient pas "déstabiliser" la Syrie, qui sort d'une guerre civile de près de 14 ans (2011-2024).

Ahmad al-Chareh a pour sa part salué "le courage" du président français qui a maintenu sa visite.

Les deux pays se sont entendus pour reprendre les relations au niveau des ambassadeurs "le plus tôt possible" selon M. Chareh.

Il s'agissait de la première visite d'un dirigeant d'une puissance occidentale depuis l'arrivée au pouvoir d'une coalition islamiste après plus de 13 années de guerre civile.

Emmanuel Macron avait déjà été le premier dirigeant occidental à accueillir Ahmad al-Chareh, en mai 2025, s'affichant à l'Elysée avec cet ancien jihadiste.

Soutenue par Washington, la Syrie a rejoint l'an dernier la coalition internationale contre l'Etat islamique.

Le groupe jihadiste s'était emparé en 2014 de vastes territoires en Syrie avant d'être défait en 2019 par les forces kurdes syriennes, aidées par la coalition antijihadiste. Il conserve cependant des cellules dormantes et a appelé à défier le pouvoir.

Damas a connu plusieurs incidents au cours des derniers mois. Le 2 juillet, un attentat à la bombe perpétré dans un café du centre de la capitale a fait 10 morts et un vingtaine de blessés.