Tunisie: un chef de l'opposition interdit de voyager

Le chef du parti d'opposition tunisien Afek Tounes, Fadhel Abdelkefi s'exprime lors d'un entretien, le 7 novembre 2016, à Tunis. (Photo, AFP)
Le chef du parti d'opposition tunisien Afek Tounes, Fadhel Abdelkefi s'exprime lors d'un entretien, le 7 novembre 2016, à Tunis. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 16 novembre 2022

Tunisie: un chef de l'opposition interdit de voyager

Le chef du parti d'opposition tunisien Afek Tounes, Fadhel Abdelkefi s'exprime lors d'un entretien, le 7 novembre 2016, à Tunis. (Photo, AFP)
  • Le chef du parti d'opposition tunisien Afek Tounes a annoncé avoir été interdit de voyager, sans avoir reçu de notification officielle
  • Selon ce parti, «cette mesure illégale est une preuve supplémentaire du resserrement de l'emprise politique et de la dérive accélérée du régime du président Kais Saied vers une dictature»

TUNIS: Le chef du parti d'opposition tunisien Afek Tounes a annoncé mercredi avoir été interdit de voyager, sans avoir reçu de notification officielle, ce que son mouvement a dénoncé comme une "mesure illégale" et une "violation des libertés" fondamentales. 

"Ce matin à l'aéroport de Tunis-Carthage, j'ai été interdit de quitter le territoire tunisien sans avoir été notifié au préalable d'une quelconque décision judiciaire", a écrit sur Twitter Fadhel Abdelkefi, économiste et ancien ministre. 

"C'est une violation des libertés fondamentales et constitutionnelles", a déploré dans un communiqué son parti Afek Tounes, une formation opposée au président Kais Saied. 

Selon ce parti, "cette mesure illégale est une preuve supplémentaire du resserrement de l'emprise politique et de la dérive accélérée du régime du président Kais Saied vers une dictature". 

Afek Tounes a dénoncé également une "procédure répressive qui entre dans le cadre de l'instrumentalisation des appareils de l'Etat pour réprimer l'opposition et viser les personnalités politiques". 

Le ministère de l'Intérieur a indiqué qu'il n'était pas au courant de cette affaire. 

Plusieurs ONG et partis politiques accusent le président Saied, qui s'est arrogé les pleins pouvoirs depuis le 25 juillet 2021, de réprimer les libertés en Tunisie et de vouloir restaurer un régime autoritaire. 

Le coup de force du président Saied, qui a aussi fait modifier la Constitution cet été par référendum pour réinstaurer un régime ultraprésidentialiste, a fait vaciller la jeune démocratie en Tunisie, pays d'où les révoltes du Printemps arabe étaient parties en 2011. 


La Jordanie dit avoir intercepté un drone sur son territoire

L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
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  • "Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone
  • Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte

AMMAN: L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance.

"L'armée de l'air royale jordanienne a neutralisé un drone qui avait violé l'espace aérien jordanien à l'aube mardi matin", a indiqué son porte-parole dans un communiqué.

"Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone.

Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte.

La Jordanie a été prise pour cible à plusieurs reprises lors de la reprise des frappes réciproques entre l'Iran et les États-Unis début juillet.


Washington confirme de nouvelles discussions entre le Liban et Israël à Rome

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
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  • Les États-Unis confirment des pourparlers Israël-Liban à Rome (4-6 août) sur les zones pilotes, la frontière et un accord de sécurité
  • L'armée libanaise affirme que les opérations israéliennes entravent son déploiement dans le sud, malgré l'accord de juin

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont confirmé lundi la tenue de nouveaux pourparlers entre Israël et le Liban, à Rome du 4 au 6 août, dans le cadre de la création de "zones pilotes" avec l'armée libanaise.

"À Rome, les groupes techniques s'attacheront à faire progresser la mise en œuvre intégrale de l'accord-cadre", a déclaré un responsable du département d'Etat sous couvert d'anonymat, citant l'extension du processus des "zones pilotes", le règlement de toutes les questions frontalières en suspens et l'élaboration d'un accord global de paix et de sécurité.

"L'expérience tirée des premières zones nous aidera à perfectionner la mise en œuvre des zones pilotes afin qu'elle puisse s'étendre de manière progressive", a-t-il ajouté.

L'armée libanaise a condamné dimanche la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, avait annoncé il y a quelques jours la tenue de ces pourparlers.

L'accord conclu en juin prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël - qui occupe toujours une partie du sud du pays - sous réserve d'un désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Malgré l'accalmie dans les combats, l'armée israélienne continue de mener des frappes intermittentes dans le sud.


L'armée saoudienne intercepte des drones provenant d'Irak

Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
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  • Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak
  • Ceux-ci visaient des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense

RIYAD: Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense.

"Des attaques terroristes ont été lancées depuis le territoire irakien par des milices terroristes soutenues par l'Iran", a affirmé le ministère dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.

Riyad appelle l'Irak à empêcher les attaques 

L'Arabie saoudite a exhorté lundi le gouvernement de Bagdad à empêcher les attaques de drones lancées depuis son territoire, après avoir accusé des groupes armés pro-Iran basés en Irak, d'avoir ciblé le royaume.

Le royaume "réaffirme la nécessité pour le gouvernement irakien de prendre toutes les mesures nécessaires afin d'empêcher que son territoire ne serve de point de départ à une agression", peut-on lire dans un communiqué des autorités publié par une chaîne de télévision officielle saoudienne.