L'OMT adopte une résolution saoudienne visant à transformer le tourisme mondial

Le Royaume développe actuellement un certain nombre de projets touristiques attractifs sur plusieurs destinations. (AFP)
Le Royaume développe actuellement un certain nombre de projets touristiques attractifs sur plusieurs destinations. (AFP)
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Publié le Samedi 26 novembre 2022

L'OMT adopte une résolution saoudienne visant à transformer le tourisme mondial

  • L'adoption de la résolution est la première étape importante franchie par le Royaume dans sa nouvelle fonction de président du Conseil exécutif
  • Un groupe de travail saoudien, espagnol et de l'OMT supervisera les changements importants apportés au secteur du tourisme à la suite de la pandémie

MARRAKECH : Le 177e Conseil exécutif de l'Organisation mondiale du tourisme des Nations unies a adopté une résolution saoudienne visant à « repenser le tourisme » à la suite de la pandémie de Covid-19.

En tant que président nouvellement élu du conseil, le Royaume a fait pression avec succès pour la création d'un groupe de travail saoudo-espagnol-OMC pour superviser et diriger les changements importants dans le secteur mondial du tourisme. 

Cette proposition était défendue par le Royaume depuis décembre 2021, une délégation saoudienne ayant réitéré son soutien à la création du groupe de travail lors de l'accueil par le Royaume du 116e Conseil exécutif à Djeddah plus tôt cette année.

Lors de l'événement de trois jours cette semaine à Marrakech, auquel Arab News a assisté, la résolution visant à faire avancer la création du groupe de travail, qui a été soutenue dès le départ par l’Espagne, a été adoptée.

Le groupe de travail, qui sera composé de huit membres de l'organisation selon la résolution, devrait être lancé au printemps de l'année prochaine, mais devra encore recevoir l'approbation officielle du chef de l'OMT.

Les huit membres travailleront aux côtés des trois coprésidents du groupe de travail - l'Arabie saoudite, le Maroc et l'OMT - pour faire avancer la transformation du tourisme mondial.

Sur les 36 pays membres du Conseil présents à l'événement, 31 ont approuvé la résolution. Le groupe de travail vise à représenter chaque région du monde et comprendra deux États membres pour l'Afrique et l'Amérique, ainsi que des États uniques pour promouvoir les aspirations touristiques de l'Europe, du Moyen-Orient, de l'Extrême-Orient et du Pacifique, et de l'Asie du Sud.

Une fois établi, le groupe de travail se réunira au moins deux fois par an et fonctionnera avec un budget affecté volontairement par les États membres du Conseil exécutif.

Cette décision devrait entraîner un remaniement important au sein du principal organisme de tourisme mondial, le Royaume appelant à « revitaliser » l'OMT et à « améliorer ses méthodes de fonctionnement ».

Cette initiative, qui s'inscrit dans le cadre du renforcement des liens entre l'Arabie saoudite et l'Espagne dans les domaines de l'investissement et du tourisme, est le fruit de plusieurs mois d'efforts déployés par les deux pays pour obtenir le soutien des membres du Conseil à cette proposition.

Le groupe de travail vise à rendre l'OMT « plus inclusive, plus résiliente et plus durable que jamais », a déclaré le ministre saoudien du Tourisme, Ahmed Al-Khateeb.

L'adoption de la résolution est la première mesure importante prise par le Royaume en sa qualité de président du Conseil.

Al-Khateeb a supervisé le transfert de la présidence précédente, celle de la Côte d'Ivoire, à Marrakech vendredi dernier.

Les échanges commerciaux entre l'Arabie saoudite et l'Espagne s'élèvent à 3,5 milliards de dollars par an. Les deux pays ont pris des mesures importantes pour renforcer leurs liens économiques tout au long de l'année. Le Forum saoudo-espagnol sur l'investissement, qui s'est tenu en juin avant l'événement de l'OMT à Djeddah, a débouché sur un certain nombre d'accords importants.

La réunion de Marrakech a également abouti à l’admission de plusieurs membres affiliés saoudiens et espagnols, notamment la Jeddah Central Development Co. et les sociétés espagnoles Innovaris SL et Eturia CLM.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Guerre au Moyen-Orient: l'Iran accuse Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran. (AFP)
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  • "Quand il parle en hébreu, Netanyahu se vante ouvertement d'avoir manipulé l'administration américaine pour la pousser à entrer en guerre contre l'Iran au nom d'Israël", a déclaré M. Araghchi dans un message publié sur X
  • "Netanyahu rit explicitement de la manière dont il a influencé l'Amérique grâce à 1.000 heures d'antenne sur les chaînes américaines", a-t-il ajouté

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran.

Israël et les Etats-Unis ont mené une attaque conjointe le 28 février contre Téhéran, déclenchant la guerre au Moyen-Orient qui a fait des milliers de morts et ébranlé l'économie mondiale.

"Quand il parle en hébreu, Netanyahu se vante ouvertement d'avoir manipulé l'administration américaine pour la pousser à entrer en guerre contre l'Iran au nom d'Israël", a déclaré M. Araghchi dans un message publié sur X.

"Netanyahu rit explicitement de la manière dont il a influencé l'Amérique grâce à 1.000 heures d'antenne sur les chaînes américaines", a-t-il ajouté.

Et "quand il parle en anglais, il fait l'éloge du leadership du président américain", a-t-il indiqué, qualifiant M. Netanyahu de "serpent".

Au premier jour de la guerre, les frappes israélo-américaines ont tué le guide suprême iranien et de hauts responsables militaires. L'Iran a riposté par des attaques contre Israël et dans les pays du Golfe, alliés de Washington.

Un cessez-le-feu en avril a mis fin à près de 40 jours de bombardements intenses et un protocole d'accord visant à mettre définitivement fin au conflit a été conclu en juin.

Mais celui-ci a volé en éclats en juillet après une reprise des hostilités, et les négociations sont depuis dans l'impasse.

Délaissant le volet militaire, les Etats-Unis disent vouloir accentuer la pression économique sur Téhéran.

L'Iran et les Etats-Unis ont cependant échangé des frappes dans la nuit de dimanche à lundi, après un mois d'accalmie.


L'Arabie saoudite, le Pakistan et la Turquie tiennent leur première réunion dans le cadre de l'Accord de La Mecque

De hauts responsables de l'Arabie saoudite, de la Turquie et du Pakistan posent avant la première réunion du comité prévue dans le cadre de l'Accord de défense conjoint de La Mecque, à Istanbul, le 31 août 2026. (Reuters)
De hauts responsables de l'Arabie saoudite, de la Turquie et du Pakistan posent avant la première réunion du comité prévue dans le cadre de l'Accord de défense conjoint de La Mecque, à Istanbul, le 31 août 2026. (Reuters)
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  • Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a déclaré que les responsables réunis à Istanbul avaient commencé à mettre en place la structure fondamentale de l’alliance de défense de La Mecque
  • M. Fidan a également précisé que cette alliance, inspirée de l’OTAN, reposait sur le principe selon lequel d’autres pays pourraient y adhérer sous certaines conditions.=

DUBAÏ : Des hauts responsables d’Arabie saoudite, de Turquie et du Pakistan sont arrivés à Istanbul pour participer à leur première réunion dans le cadre de l’Accord de défense conjoint de La Mecque.

Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a déclaré que les responsables réunis à Istanbul avaient commencé à mettre en place la structure fondamentale de l’alliance de défense de La Mecque, ajoutant que la création de ce bloc n’était dirigée contre aucun pays en particulier.

M. Fidan a également précisé que cette alliance, inspirée de l’OTAN, reposait sur le principe selon lequel d’autres pays pourraient y adhérer sous certaines conditions. 

Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid bin Salman, dirigeait la délégation saoudienne, accompagnée du ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal bin Farhan, et d’autres hauts responsables, selon l’Agence de presse saoudienne.

Le prince Faisal a ensuite rencontré son homologue turc, Hakan Fidan, en marge de la réunion. 

Les deux responsables ont fait le point sur les relations saoudo-turques et sur les moyens de les renforcer et de les développer au service de leurs intérêts mutuels. 

Ils ont également discuté des derniers développements régionaux et de la nécessité de déployer des efforts pour renforcer la sécurité et la stabilité régionales.


Accord Liban-Israël: Beyrouth demande l'aide d'Athènes pour son application

Le président libanais Joseph Aoun a demandé lundi l'aide de la Grèce "autant que possible" pour l'application de l'accord cadre conclu entre Israël et le Liban fin juin, sous l'égide des Etats-Unis.  "Cet accord doit être mis en oeuvre dans son intégralité et non de manière sélective", a souligné le président Aoun, lors d'un point-presse avec le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis, à Athènes. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a demandé lundi l'aide de la Grèce "autant que possible" pour l'application de l'accord cadre conclu entre Israël et le Liban fin juin, sous l'égide des Etats-Unis. "Cet accord doit être mis en oeuvre dans son intégralité et non de manière sélective", a souligné le président Aoun, lors d'un point-presse avec le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis, à Athènes. (AFP)
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  • Le président Aoun a particulièrement insisté sur "le retrait total de l'occupation (israélienne: ndrl) et le contrôle complet de notre territoire par nos seules forces armées"
  • Pour sa part, Kyriakos Mitsotakis a assuré que la Grèce soutenait "sans aucune réserve la souveraineté, l'indépendance, mais aussi l'unité du Liban".

ATHENES: Le président libanais Joseph Aoun a demandé lundi l'aide de la Grèce "autant que possible" pour l'application de l'accord cadre conclu entre Israël et le Liban fin juin, sous l'égide des Etats-Unis.

"Cet accord doit être mis en oeuvre dans son intégralité et non de manière sélective", a souligné le président Aoun, lors d'un point-presse avec le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis, à Athènes.

"Nous demandons autant que possible l'assistance de la Grèce pour aider le Liban à le mettre en oeuvre" et "l'aide de la Grèce dans toutes les instances internationales", y compris "aux Nations unies", a-t-il ajouté.

L'accord conclu le 26 juin entre Israël et le Liban, sous l'égide des Etats-Unis, prévoit que l'armée libanaise rétablisse son autorité dans le sud du pays, sous réserve du désarmement du Hezbollah, à commencer par des "zones pilotes" dont se retirerait l'armée israélienne.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale en menant des frappes sur Israël en soutien à Téhéran, le 2 mars, déclenchant des bombardements aériens israéliens massifs et une offensive terrestre, qui ont fait plus de 4.300 morts, selon les autorités libanaises.

Le président Aoun a particulièrement insisté sur "le retrait total de l'occupation (israélienne: ndrl) et le contrôle complet de notre territoire par nos seules forces armées".

Pour sa part, Kyriakos Mitsotakis a assuré que la Grèce soutenait "sans aucune réserve la souveraineté, l'indépendance, mais aussi l'unité du Liban".

"La Grèce, en tant qu'ami traditionnel à la fois du Liban et du monde arabe, et en même temps partenaire stratégique d'Israël, est prête à soutenir tout effort de désescalade et de compréhension mutuelle", a-t-il insisté, rappelant que son pays a envoyé de l'aide militaire et humanitaire au Liban.

La Grèce entretient historiquement de bonnes relations avec les pays arabes, en développant parallèlement ces dernières années une coopération étroite avec l'Israël en matière de sécurité et de défense.

Lundi, Athènes s'est félicité d'avoir signé un accord majeur avec Israël pour l'achat d'un système de défense antiaérienne d'environ trois milliards d'euros.