«Ça suffit»: Hillary Clinton et des artistes interpellent l'ONU sur la répression des femmes en Iran

Hillary Clinton s'exprime lors de l'exposition «Eyes on Iran» à New York, le 28 novembre 2022 (Photo, AFP).
Hillary Clinton s'exprime lors de l'exposition «Eyes on Iran» à New York, le 28 novembre 2022 (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 29 novembre 2022

«Ça suffit»: Hillary Clinton et des artistes interpellent l'ONU sur la répression des femmes en Iran

  • Hillary Clinton a pris part sur Roosevelt Island à une cérémonie de dévoilement d'installations d'art intitulées «Eyes on Iran»
  • Le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU a décidé le 24 novembre d'ouvrir une enquête internationale sur la répression des manifestations

NEW YORK: L'ancienne candidate à la présidentielle américaine Hillary Clinton et plusieurs artistes et militantes iraniennes ont interpellé l'ONU lundi sur la répression des femmes en Iran, à l'occasion d'un événement artistique à New York en face du siège des Nations unies.

L'ex-cheffe de la diplomatie américaine (2009-2013) a pris part sur Roosevelt Island, une île sur l'East River entre Manhattan et Queens, à une cérémonie de dévoilement d'installations d'art – notamment un oeil géant peint sur des marches – intitulées "Eyes on Iran".

"Cette campagne 'Eyes on Iran' face aux Nations unies vise à faire en sorte que l'opinion publique n'oublie pas la répression brutale en cours contre les femmes et les filles iraniennes" a lancé Mme Clinton entourée d'artistes iraniennes vivant aux Etats-Unis, comme Sheida Soleimani, Aphrodite Désirée Navab, Shirin Neshat et Mahvash Mostala.

D'après l'ancienne Première dame, "le meurtre de Mahsa Amini aux mains de la police a déclenché une révolution à travers laquelle le peuple iranien, conduit par des femmes et des filles, a dit 'ça suffit, nous ne tolérerons plus longtemps cette oppression'".

L'Iran est secoué par des manifestations depuis la mort en détention le 16 septembre de Mahsa Amini, arrêtée trois jours plus tôt par la police des moeurs pour avoir, selon celle-ci, enfreint le code vestimentaire strict de la République islamique prévoyant le port du voile.

Hillary Clinton a relayé une pétition internationale lancée il y a un mois et soutenue aussi par la vice-présidente Kamala Harris pour que "les Etats membres des Nations unies répondent au courage des citoyens iraniens et écartent l'Iran de la Commission de l'ONU sur les femmes".

En gardant Téhéran dans ses rangs, "cette commission et l'ONU perdent leur crédibilité", a tonné l'ex-secrétaire d'Etat.

Les pays membres de la Commission de la condition de la femme des Nations unies (CSW) sont élus par le Conseil économique et social de l'ONU. Le mandat de l'Iran s'achève en 2026, celui des Etats-Unis l'an prochain.

Le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU a décidé le 24 novembre d'ouvrir une enquête internationale sur la répression des manifestations que la République islamique qualifie d'"émeutes", encouragées selon elle par l'Occident.

Au moins 416 personnes ont été tuées selon l'ONG qui siège en Norvège Iran Human Rights (IHR) et 15 000 ont été arrêtées selon le Rapporteur spécial de l'ONU sur l'Iran.


Iran: les Gardiens disent avoir frappé trois pétroliers dans le détroit d'Ormuz

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  • Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz
  • "Il y a quelques heures, trois pétroliers contrevenants, qui avaient ignoré nos avertissements et continuaient à suivre une route dangereuse et illégale, ont été frappés et contraints de s'arrêter"

TEHERAN: Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim.

"Il y a quelques heures, trois pétroliers contrevenants, qui avaient ignoré nos avertissements et continuaient à suivre une route dangereuse et illégale, ont été frappés et contraints de s'arrêter", ont affirmé les forces navales des Gardiens, citées par Tasnim.

 

 


L'Arabie saoudite frappe une milice irakienne soutenue par l'Iran

L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
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  • Le Royaume affirme ne pas rechercher l'escalade

RIYAD : Le ministère saoudien de la Défense a annoncé tôt mercredi avoir frappé des cibles appartenant à des groupes soutenus par l'Iran en Irak.

Dans une publication sur les réseaux sociaux, le ministère a indiqué que l'Arabie saoudite ne cherchait pas l'escalade, mais qu'elle répondrait à toute agression.

Selon le ministère, l'opération a été menée conjointement avec les forces américaines.

Plus tôt, le ministère avait annoncé avoir intercepté et détruit plusieurs drones mardi soir, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale.

Le porte-parole officiel du ministère, le général de division Turki Al-Malki, a déclaré que ces attaques « terroristes » provenaient une nouvelle fois du territoire irakien et avaient été menées par des milices terroristes soutenues par l'Iran.

Il a réaffirmé le droit inhérent du Royaume à défendre son territoire et ses infrastructures, ainsi que son droit de répondre au moment et à l'endroit qu'il jugera appropriés.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a déclaré que cette « approche agressive adoptée par les milices terroristes affiliées à l'Iran en Irak intervenait alors même que le Royaume déployait des efforts pour contribuer à mettre fin à l'escalade dans la région, de manière à préserver sa sécurité et sa stabilité ».

« Cependant, ces milices terroristes affiliées à l'Iran ont choisi une voie d'escalade irresponsable, en violation du droit international et au mépris des exigences de la fraternité islamique, qui imposent le respect des principes du bon voisinage », poursuit le communiqué.

Des drones lancés depuis l'Irak, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale du Royaume ainsi que Riyad, avaient déjà été interceptés lundi.

Une coalition d'anciens groupes paramilitaires pro-iraniens en Irak a déclaré mercredi que plusieurs personnes avaient été tuées et blessées lors de frappes américano-saoudiennes sur le territoire irakien.

« Ces attaques ont entraîné la mort de plusieurs membres de nos forces, fait plusieurs blessés, et causé des dégâts matériels à plusieurs bâtiments et propriétés », a indiqué dans un communiqué les Forces de mobilisation populaire (PMF), connues en arabe sous le nom de Hashed Al-Shaabi

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


La Jordanie dit avoir intercepté un drone sur son territoire

L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
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  • "Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone
  • Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte

AMMAN: L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance.

"L'armée de l'air royale jordanienne a neutralisé un drone qui avait violé l'espace aérien jordanien à l'aube mardi matin", a indiqué son porte-parole dans un communiqué.

"Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone.

Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte.

La Jordanie a été prise pour cible à plusieurs reprises lors de la reprise des frappes réciproques entre l'Iran et les États-Unis début juillet.