Le chef du HCR appelle à soutenir les réfugiés syriens et le Liban

Le Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, Filippo Grandi, s'adresse aux médias avant la cérémonie de remise de la distinction Nansen du HCR pour les réfugiés, à Genève, le 10 octobre 2022 (Photo, AFP).
Le Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, Filippo Grandi, s'adresse aux médias avant la cérémonie de remise de la distinction Nansen du HCR pour les réfugiés, à Genève, le 10 octobre 2022 (Photo, AFP).
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Publié le Samedi 03 décembre 2022

Le chef du HCR appelle à soutenir les réfugiés syriens et le Liban

  • Depuis fin 2019, le Liban est en proie à une crise économique qualifiée par la Banque mondiale de l'une des pires de l'histoire moderne
  • Selon les autorités, le Liban accueille environ deux millions de réfugiés syriens, tandis que près de 830 000 sont enregistrés auprès de l'ONU

BEYROUTH: Le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a appelé samedi à soutenir les réfugiés syriens au Liban et les citoyens libanais vulnérables dans un pays plongé dans une crise socio-économique sans précédent.

"Nous devons être aux côtés du Liban", a déclaré le chef du HCR Filippo Grandi à l'issue d'une visite à Beyrouth, exhortant la communauté internationale à soutenir ce pays qui traverse "l'une de ses périodes les plus difficiles" et accueille "l'une des plus grandes populations de réfugiés par habitant au monde".

Depuis fin 2019, le Liban est en proie à une crise économique qualifiée par la Banque mondiale de l'une des pires de l'histoire moderne, portant un coup particulièrement dur aux communautés vulnérables, y compris les réfugiés.

Des centaines de milliers de Syriens ont fui vers le Liban après le début de la guerre en Syrie voisine en 2011.

Selon les autorités, le Liban accueille environ deux millions de réfugiés syriens, tandis que près de 830 000 sont enregistrés auprès de l'ONU.

Dans un communiqué, le chef du HCR a jugé essentiel de soutenir "maintenant plus que jamais à la fois les Libanais qui ont en besoin et les centaines de milliers de réfugiés qu'ils ont généreusement accueillis pendant tant d'années".

Le gouvernement libanais a de nouveau plaidé pour un règlement de la crise des réfugiés, a déclaré M. Grandi, qui a rencontré les dirigeants libanais, ajoutant que le HCR travaillait pour réaliser cet objectif "malgré une situation complexe et difficile".


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

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  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
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  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
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  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.