La maison familiale de la grimpeuse iranienne démolie dans le cadre d'une polémique sur le hijab

Elnaz Rekabi a fait fi du code vestimentaire obligatoire en Iran lors d'une compétition en Corée du Sud, mais a affirmé que le hijab était tombé par inadvertance (Photo, Capture d'écran).
Elnaz Rekabi a fait fi du code vestimentaire obligatoire en Iran lors d'une compétition en Corée du Sud, mais a affirmé que le hijab était tombé par inadvertance (Photo, Capture d'écran).
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Publié le Dimanche 04 décembre 2022

La maison familiale de la grimpeuse iranienne démolie dans le cadre d'une polémique sur le hijab

  • La maison d'Elnaz Rekabi n'avait pas de permis, selon l'agence de presse nationale
  • L'athlète a été « obligée de s'excuser » après une compétition à l'étranger

LONDRES : La maison de la grimpeuse iranienne qui a participé à une compétition à l'étranger sans porter de foulard a été démolie, selon des rapports.

Elnaz Rekabi a fait fi du code vestimentaire obligatoire en Iran lors d'une compétition en Corée du Sud, mais a affirmé que le hijab était tombé par inadvertance.

Elle a été contrainte de s'excuser, selon la BBC.

Les manifestants iraniens ont salué Rekabi, qui a été ramenée de Corée du Sud et accueillie par des dizaines de supporters à l'aéroport.

Des manifestations de grande ampleur secouent l'Iran depuis des mois suite à la mort de Mahsa Amini, Kurde de 22 ans, décédée le 16 septembre après son arrestation à Téhéran pour une prétendue infraction au code vestimentaire.

Une vidéo montrant les ruines de la maison de la famille Rekabi avec des médailles de sport sur le sol a commencé à circuler cette semaine avec Davood, le frère de Rekabi, en larmes dans le clip.

L'agence de presse Tasnim a confirmé que la maison avait été détruite, mais a précisé que cela était dû au fait que la famille de Rekabi ne disposait pas d'un permis valide pour sa construction, et que celle-ci avait eu lieu avant qu'elle ne participe à des compétitions à l'étranger.

On ne sait pas exactement quand la séquence vidéo a été tournée.

En octobre, les États-Unis ont critiqué le traitement réservé à Rekabi par le régime iranien et ont prévenu que « le monde entier observait. »

Le porte-parole du département d'État, Vedant Patel, a déclaré aux journalistes que « le régime iranien et ses dirigeants ont à leur actif une longue histoire d'abus des droits des femmes et de violation de leur liberté d'expression, notamment par le biais de menaces, d'intimidation et de violence ».

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


L'Iran dévoile sa première base souterraine pour avions de chasse

Des responsables militaires iraniens visitent la première base souterraine de l'armée de l'air du pays, appelée «Aigle 44», dans un lieu tenu secret (Photo, Reuters).
Des responsables militaires iraniens visitent la première base souterraine de l'armée de l'air du pays, appelée «Aigle 44», dans un lieu tenu secret (Photo, Reuters).
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  • La base Aigle-44 de l'Armée de l'air «a la capacité de recevoir tous les types d'avions de chasse et de bombardiers, ainsi que des drones»
  • Aucune indication n'a été donnée sur la localisation de la nouvelle installation, située «à plusieurs centaines de mètres de profondeur au cœur des montagnes»

TÉHÉRAN: L'armée iranienne a dévoilé mardi sa première base souterraine accueillant des avions de chasse, qui est présentée comme étant capable de résister à d'éventuels bombardements américains, selon des médias officiels.

La base Aigle-44 de l'Armée de l'air "a la capacité de recevoir tous les types d'avions de chasse et de bombardiers, ainsi que des drones", a affirmé l'agence officielle Irna qui, comme d'autres médias, en a diffusé des photos et des images vidéo.

En mai 2022, l'Iran avait déjà montré pour la première fois les images d'une base de drones située dans les montagnes de Zagros, dans l'ouest du pays.

Aucune indication n'a été donnée sur la localisation de la nouvelle installation, située "à plusieurs centaines de mètres de profondeur au cœur des montagnes afin de pouvoir résister aux bombes des bombardiers stratégiques des Etats-Unis", a précisé la télévision d'Etat.

Ces images ont été dévoilées à la veille de la "journée de l'Armée de l'air", dans le cadre des cérémonies de l'anniversaire de la Révolution islamique de février 1979.

Elles montrent le chef d'état-major des forces armées, le général Mohammad Bagheri, et le commandant de l'armée Abdolrahim Moussavi, visitant la base, d'où entrent et sortent des avions de chasse.

"Aigle-44 est l'une des nombreuses bases aériennes tactiques souterraines de l'Armée de l'air construites dans différentes régions du pays au cours des dernières années", a précisé l'agence Irna.

L'armée de l'air iranienne est équipée essentiellement d'avions de combat russes Mig et Sukhoï datant de l'époque soviétique, de quelques appareils chinois, et de F4 et F5 américains d'avant la révolution islamique de 1979. Ces dernières années, le pays a fabriqué des avions de combat Azarakhsh, une version du F-5.

L'Iran a également commencé à développer des programmes de drones dans les années 1980 lors de la guerre Iran-Irak (1980-1988).

Début février, un site militaire du ministère de la Défense à Ispahan (centre) avait été visé par des drones quadricoptères, qui n'avaient pas fait de victimes, seulement des "dégâts mineurs" selon le ministère.

L'ambassadeur d'Iran aux Nations unies a ensuite accusé Israël d'être "responsable" de cette attaque, qui fait suite à une série de sabotages et d'assassinats attribués à ce pays.

Les deux pays se livrent depuis des années une guerre larvée, Israël accusant l'Iran – qui dément – de vouloir acquérir la bombe atomique.


Nouveau sursis pour un village palestinien menacé de destruction par Israël

Cette photo d'archive prise le 23 janvier 2023 montre une vue aérienne du village bédouin de Khan al-Ahmar en Cisjordanie occupée, près de la banlieue d'Abou Dis à Jérusalem-Est (Photo, AFP).
Cette photo d'archive prise le 23 janvier 2023 montre une vue aérienne du village bédouin de Khan al-Ahmar en Cisjordanie occupée, près de la banlieue d'Abou Dis à Jérusalem-Est (Photo, AFP).
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  • La Cour suprême a imposé une amende de 20 000 shekels (environ 5 350 euros) à l'exécutif pour son «attitude générale» dans ce dossier
  • Coincé entre deux implantations juives proches de Jérusalem, Khan al-Ahmar s'est imposé comme un des symboles de la lutte contre l'expansion des colonies israéliennes

JÉRUSALEM: La Cour suprême d'Israël a accordé mardi un nouveau délai au gouvernement israélien avant de statuer sur le caractère exécutoire d'un ordre de démolition controversé visant un village bédouin palestinien en Cisjordanie occupée, devenu emblématique de l'opposition à la colonisation juive.

En mai 2018, la plus haute juridiction du pays avait jugé qu'il n'y avait "aucune raison juridique valable" de s'opposer à la "décision du ministère de la Défense de détruire" ce village, Khan al-Ahmar, situé à une dizaine de kilomètres à l'est de Jérusalem.

Mais soumis à une forte pression extérieure, notamment de l'Union européenne (UE) et de la Cour pénale internationale (CPI), dont la procureure Fatou Bensouda avait déclaré qu'une telle destruction pourrait constituer un crime de guerre, le gouvernement israélien a reporté plusieurs fois la démolition de Khan al-Ahmar, où vivent environ 200 bédouins.

En 2019, une ONG sioniste de droite, Regavim, qui dit militer pour "préserver les terres nationales", avait saisi la Cour suprême pour forcer le gouvernement à détruire le village.

Celui-ci est situé en zone C, c'est-à-dire sous contrôle militaire et administratif total de l'Etat israélien, qui accuse les bédouins palestiniens de s'être installés sur place illégalement, sachant qu'il est pratiquement impossible pour des Palestiniens d'obtenir des permis de construire dans cette zone, qui couvre plus de 60% de la Cisjordanie occupée.

Depuis le dépôt du recours de Regavim devant la Cour, les gouvernements israéliens successifs n'ont cessé de demander des délais, en invoquant des motifs liés à l'instabilité politique, pour présenter leurs arguments au tribunal.

Déjà repoussée huit fois, l'échéance tombait au 1er février, mais le gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahou, qui compte dans ses rangs plusieurs partisans de la démolition du village, dont un ancien directeur de Regavim, avait demandé un nouveau report en arguant qu'étant entré en fonction fin décembre, il lui fallait plus de temps pour se préparer.

Mardi, la Cour a imposé une amende de 20 000 shekels (environ 5 350 euros) à l'exécutif pour son "attitude générale" dans ce dossier, mais lui a accordé trois mois supplémentaires, jusqu'au 1er mai.

Selon des journaux israéliens, la véritable raison de l'attentisme du gouvernement est la crainte qu'une démolition du village et le transfert de ses habitants ne précipite le conflit israélo-palestinien dans une nouvelle spirale de violence incontrôlable alors que l'on assiste à une escalade depuis le début de l'année.

Regavim a réagi mardi soir en affirmant que "la Cour suprême couvre une fois de plus l'incapacité du gouvernement à formuler et appliquer une vision pertinente" en Cisjordanie.

"Il est temps que l'Etat d’Israël grandisse et se prenne au sérieux", a ajouté Regavim dans un communiqué.

Ceinture de colonies 

Coincé entre deux implantations juives proches de Jérusalem, Khan al-Ahmar s'est imposé comme un des symboles de la lutte contre l'expansion des colonies israéliennes, que l'ONU juge contraires au droit international, et où vivent désormais plus de 475 000 personnes.

Les opposants à la démolition font valoir que celle-ci permettrait l'expansion de la colonisation de façon à constituer une ceinture d'implantations juives autour de Jérusalem-est, occupée et annexée, pour l'isoler du reste de la Cisjordanie et compromettre ainsi davantage encore la possibilité d'une solution de paix négociée.

Figure de la droite israélienne, M. Netanyahou, qui détient le record de longévité au pouvoir pour un Premier ministre israélien, avait perdu son poste en 2021. Il est revenu aux commandes fin décembre à la faveur d'une alliance avec des partis d'extrême droite - qui militent pour une intensification de la colonisation voire, pour certains, une annexion pure et simple de la Cisjordanie - et des formations ultra-orthodoxes juives.

Le 30 janvier, lors d'une visite avec plusieurs diplomates de l'UE à Khan al-Ahmar, Oliver Owcza, représentant de l'Allemagne auprès des Palestiniens, avait mis en garde contre les conséquences, à ses yeux, d'une destruction du village.

"La voie [serait alors] ouverte à l'extension de la colonisation", ce qui, en plus d'être "contraire au droit international (...) mettrait politiquement en péril la perspective d'une solution à deux États", Israël et un Etat palestinien vivant côte-à-côte.

"La communauté internationale fait l'éloge de la paix" mais "si le village est démoli, le processus de paix prend fin", déclarait de son côté Eid al-Jahalin, porte-parole de Khan al-Ahmar, en demandant : "La communauté internationale est-elle capable de préserver ce village pour que la paix advienne, ou non ?"


Le Cabinet saoudien réaffirme son soutien total à la stabilité et à la sécurité de l’Irak

Le roi Salmane préside la réunion hebdomadaire du Conseil des ministres au palais d’Irqah à Riyad (Photo, SPA).
Le roi Salmane préside la réunion hebdomadaire du Conseil des ministres au palais d’Irqah à Riyad (Photo, SPA).
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  • La présidence du Royaume à l’Organisation de coopération numérique jusqu’en 2030 a été saluée
  • Les conférences majeures organisées cette semaine ont pour but de renforcer le rôle de premier plan du pays sur la scène mondiale

RIYAD: Mardi, le Cabinet saoudien a exprimé son soutien aux efforts du gouvernement irakien pour parvenir à une croissance et une prospérité durables pour son peuple.

Au début de la réunion, présidée par le roi Salmane au palais d’Irqah à Riyad, les ministres ont été informés des récents entretiens entre l’Arabie saoudite et plusieurs autres pays. Ceux-ci ont été organisés pour assurer le développement, la coopération et la stabilité aux niveaux régional et mondial.

Selon le ministre d’État et ministre des Médias par intérim, Issam ben Saad ben Saïd, le Cabinet a examiné plusieurs rapports sur les conférences régionales et internationales tenues par l’Arabie saoudite au cours de la semaine. Il a souligné que ces événements ont été organisés pour garantir des partenariats et des investissements qui renforceraient le rôle de premier plan du pays sur la scène mondiale.

Le Cabinet a également salué l’élection de l’Arabie saoudite à la présidence du conseil exécutif de l’Organisation de coopération numérique, poste qu’elle occupera jusqu’en 2030. Cela témoigne du rôle de pionnier que joue le Royaume dans le domaine de la technologie et de l’économie numérique, et contribuera à l’établissement de relations et de pactes mutuellement bénéfiques avec les États membres, afin de garantir un avenir numérique prometteur pour tous.

Les ministres ont par ailleurs discuté des derniers développements régionaux et internationaux, et ont réitéré le soutien de l’Arabie saoudite aux nations touchées par les tremblements de terre de lundi, qui ont fait des morts, des blessés et des disparus.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com