Irak: juger les jihadistes de l'EI, un travail de longue haleine

Des femmes irakiennes marchent dans une zone partiellement rénovée de la vieille ville de Mossoul endommagée par la guerre, dans la deuxième ville du nord de l'Irak, le 30 novembre 2022. (AFP)
Des femmes irakiennes marchent dans une zone partiellement rénovée de la vieille ville de Mossoul endommagée par la guerre, dans la deuxième ville du nord de l'Irak, le 30 novembre 2022. (AFP)
Short Url
Publié le Mercredi 07 décembre 2022

Irak: juger les jihadistes de l'EI, un travail de longue haleine

  • L'Unitad peut seulement contribuer à des «procès équitables», c'est-à-dire «sans torture ou aucun élément contrevenant aux droits de l'Homme»
  • Dans son dernier rapport, l'Unitad s'est penchée sur la fabrication «d'armes chimiques et biologiques» par l'EI

BAGDAD: Cinq ans après la victoire proclamée par l'Irak sur le groupe Etat islamique (EI), de nouvelles enquêtes continuent à être menées sur les exactions des jihadistes pour les traduire en justice, explique l'enquêteur en chef de l'ONU chargé du dossier.

"Beaucoup de travail reste à faire", concède l'Allemand Christian Ritscher, conseiller spécial onusien à la tête de l'équipe chargée d'enquêter sur les crimes de l'EI, lors d'un entretien avec l'AFP à Bagdad.

"Nous venons tout juste d'ouvrir une enquête concernant la destruction de l'héritage culturel de l'Irak par l'EI, la destruction des mausolées, des églises, des sites culturels, des musées", explique le chef de l'Unitad.

"D'autres enquêtes seront ouvertes à l'avenir, par exemple sur la +capitale+ irakienne de l'EI établie à Mossoul", métropole du nord de l'Irak que l'EI a occupée de 2014 à 2017, ajoute-t-il.

Le 9 décembre 2017 l'Irak proclamait sa victoire contre l'EI. Mais c'est en mars 2019 que l'organisation radicale s'est effondrée, perdant son dernier bastion en Syrie voisine.

Après leur montée en puissance fulgurante en 2014, les jihadistes ont brièvement contrôlé un tiers du territoire irakien, multipliant les exactions.

Le mandat de l'Unitad prévoit un travail "d'investigation, de préservation et d'analyse des preuves" pour les remettre "à toute juridiction dans le monde qui en aurait besoin (...) même d'ici plusieurs décennies", indique M. Ritscher.

"Dans 20 ans ou 30 ans, les auteurs de crimes internationaux pourront encore être jugés. Il n'y a pas de délai de prescription. Cela pourrait se faire au Canada, aux Pays-Bas, en Malaisie, et bien sûr en Irak".

Les principales dates de l'EI en Irak et en Syrie

Le "califat" autoproclamé en 2014 par le groupe jihadiste Etat islamique (EI) à cheval sur l'Irak et la Syrie a été défait, il y a cinq ans, en décembre 2017 dans le premier pays, puis en mars 2019 dans le second.

Mais le groupe extrémiste sunnite a depuis continué de mener des attaques dans ces deux pays via des cellules dormantes.

«Califat»

Le 29 juin 2014, les jihadistes de l'"Etat islamique en Irak et au Levant" annoncent l'établissement d'un "califat" dans les régions conquises en Irak et en Syrie, notamment les villes de Mossoul (Irak) et Raqa (Syrie).

Une coalition internationale, dirigée par les Etats-Unis, lance ses premières frappes contre l'EI en août en Irak et le mois suivant en Syrie.

Exactions 

Dans les régions qu'il contrôle, l'EI procède à de nombreuses exactions dont certaines sont mises en scène dans des vidéos insoutenables, devenues une arme de propagande.

En Irak, le groupe s'est emparé du foyer historique de la minorité des Yazidis sur les monts Sinjar (nord) à l'été 2014. Une équipe d'enquête de l'ONU conclura en mai 2021 avoir recueilli la "preuve claire et convaincante" d'un "génocide".

Revers en Irak 

Après Tikrit (nord) et Sinjar en 2015, l'EI est chassé en 2016 de Ramadi, chef-lieu d'Al-Anbar, puis de Fallouja (ouest).

Le 10 juillet 2017, le Premier ministre Haider al-Abadi proclame la libération de Mossoul, à l'issue d'une offensive de neuf mois.

Le 9 décembre, il proclame la victoire sur l'EI.

Défaites en Syrie 

L'EI est chassé en 2015 de Kobané, ville kurde à la frontière turque, en 2016 de Minbej (nord) et en 2017 de Jarablos puis Al-Bab, dans la province d'Alep, de la cité antique de Palmyre et de son fief de Raqa.

Les Forces démocratiques syriennes (FDS), dominées par les Kurdes, s'emparent le 23 mars 2019 de l'ultime bastion de l'EI, Baghouz (est), signant la fin du "califat".

Le 27 octobre 2019, les Etats-Unis annoncent la mort du chef de l'EI, Abou Bakr al-Baghdadi, lors d'une opération américaine dans le nord-ouest de la Syrie.

Nouvelles attaques 

Le 21 janvier 2021, un double attentat suicide meurtrier est perpétré sur un marché de Bagdad, revendiqué par l'EI. L'Irak n'avait pas connu de telles attaques en centre-ville depuis plus de trois ans.

Selon un rapport de l'ONU publié en février, le groupe jihadiste disposerait encore de "10.000 combattants actifs" en Syrie et en Irak.

Washington annonce le 9 décembre que la coalition internationale a "fini sa mission de combat" en Irak. Dans les faits, les quelque 2.500 militaires américains et le millier de soldats de la coalition déployés en Irak vont y rester. Ces troupes jouent un rôle de conseillers et de formateurs depuis l'été 2020.

En janvier 2022, des jihadistes donnent l'assaut à une prison de la province de Hassaké (nord-est de la Syrie). Les FDS reprennent le contrôle après plusieurs jours de combats qui font des centaines de morts.

Cette offensive est décrite comme la plus importante du groupe jihadiste depuis sa défaite en 2019.

Dirigeants ciblés 

En février 2022, le successeur d'al-Baghdadi, Abou Ibrahim al-Hachimi al-Qourachi, est tué dans une opération des forces spéciales américaines dans le nord-ouest de la Syrie.

L'EI annonce le 30 novembre la mort de son successeur, Abou Hassan al-Hachimi al-Qourachi, sans en préciser les circonstances. Il est aussitôt remplacé par Abou Al-Hussein al-Husseini al-Qourachi.

La coalition emmenée par les Etats-Unis continue de combattre avec les FDS et de cibler les dirigeants de l'EI dans le pays.

Justice internationale 

La liste des crimes de l'EI est longue: "génocide, crimes contre l'humanité, crimes de guerre", énumère M. Ritscher, ancien procureur fédéral en Allemagne, qui a plus de 30 ans d'expérience.

Dans son dernier rapport, présenté lundi au Conseil de sécurité de l'ONU, l'Unitad s'est penchée sur la fabrication "d'armes chimiques et biologiques" par l'EI.

Le programme de l'EI comprenait "la mise au point, la mise à l'essai, la militarisation et le déploiement d'un éventail d'agents chimiques comme le phosphure d'aluminium, le chlore, la bactérie Clostridium botulinum, le cyanure, la nicotine, la ricine, et le sulfate de thallium", énumère le rapport.

L'Unitad a également enquêté sur le massacre de Speicher, quand des centaines de jeunes recrues "majoritairement chiites" ont été enlevées d'une base en juin 2014 puis exécutées-- jusqu'à 1.700 victimes. Celui de la prison de Badouch, près de Mossoul, où des centaines de détenus, principalement chiites, ont été abattus. Ou encore les crimes à l'encontre de la minorité religieuse yazidie, dont des hommes ont été exécutés et des femmes enlevées et réduites à l'esclavage sexuel.

En novembre 2021, un tribunal allemand avait condamné à la perpétuité un jihadiste irakien pour le "génocide" des Yazidis, premier verdict du genre dans le monde entier.

"Peut-être y aura-t-il à l'avenir un tribunal pour les crimes de l'EI et pour les auteurs de ces crimes internationaux", avance M. Ritscher, évoquant "des discussions en cours".

«Procès équitables»

L'Unitad peut seulement contribuer à des "procès équitables", c'est-à-dire "sans torture ou aucun élément contrevenant aux droits de l'Homme", dit-il.

Par le passé, l'Irak a été épinglé pour des centaines de procès qualifiés d'expéditifs, des aveux obtenus sous la torture ou une représentation juridique inefficace, selon les défenseurs des droits humains.

Les tribunaux ont prononcé des centaines de condamnations à mort et à perpétuité. Les autorités ne diffusent pas de données, mais plusieurs milliers de personnes accusées ou condamnées pour affiliation à l'EI sont détenues dans les prisons irakiennes -- plus de 12.000 "combattants" irakiens et étrangers indiquait en 2018 un communiqué de l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime.

"Des procès équitables basés sur des preuves, des témoins qui peuvent témoigner devant le tribunal, des victimes qui peuvent raconter toute l'histoire et dire à la cour ce qui leur est arrivé", rappelle M. Ritscher.

"Voila ce à quoi nous aspirons, et non à des procès basés sur des aveux".

Dans un pays déchiré aussi par une guerre civile meurtrière (2006-2008), déclenchée après l'invasion américaine de 2003, il souligne que toute "réconciliation" est "toujours le résultat d'enquêtes et de procès équitables où les victimes ont une voix".


Le Cabinet saoudien réaffirme son soutien total à la stabilité et à la sécurité de l’Irak

Le roi Salmane préside la réunion hebdomadaire du Conseil des ministres au palais d’Irqah à Riyad (Photo, SPA).
Le roi Salmane préside la réunion hebdomadaire du Conseil des ministres au palais d’Irqah à Riyad (Photo, SPA).
Short Url
  • La présidence du Royaume à l’Organisation de coopération numérique jusqu’en 2030 a été saluée
  • Les conférences majeures organisées cette semaine ont pour but de renforcer le rôle de premier plan du pays sur la scène mondiale

RIYAD: Mardi, le Cabinet saoudien a exprimé son soutien aux efforts du gouvernement irakien pour parvenir à une croissance et une prospérité durables pour son peuple.

Au début de la réunion, présidée par le roi Salmane au palais d’Irqah à Riyad, les ministres ont été informés des récents entretiens entre l’Arabie saoudite et plusieurs autres pays. Ceux-ci ont été organisés pour assurer le développement, la coopération et la stabilité aux niveaux régional et mondial.

Selon le ministre d’État et ministre des Médias par intérim, Issam ben Saad ben Saïd, le Cabinet a examiné plusieurs rapports sur les conférences régionales et internationales tenues par l’Arabie saoudite au cours de la semaine. Il a souligné que ces événements ont été organisés pour garantir des partenariats et des investissements qui renforceraient le rôle de premier plan du pays sur la scène mondiale.

Le Cabinet a également salué l’élection de l’Arabie saoudite à la présidence du conseil exécutif de l’Organisation de coopération numérique, poste qu’elle occupera jusqu’en 2030. Cela témoigne du rôle de pionnier que joue le Royaume dans le domaine de la technologie et de l’économie numérique, et contribuera à l’établissement de relations et de pactes mutuellement bénéfiques avec les États membres, afin de garantir un avenir numérique prometteur pour tous.

Les ministres ont par ailleurs discuté des derniers développements régionaux et internationaux, et ont réitéré le soutien de l’Arabie saoudite aux nations touchées par les tremblements de terre de lundi, qui ont fait des morts, des blessés et des disparus.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Football: victoire historique d'Al Hilal qui se qualifie en finale du Mondial des clubs

Les joueurs de Hilal célèbrent leur victoire lors de la demi-finale de la Coupe du Monde des Clubs de la FIFA entre le Brésilien Flamengo et Al-Hilal saoudien au stade Ibn Batouta de Tanger le 7 février 2023. (Photo, AFP)
Les joueurs de Hilal célèbrent leur victoire lors de la demi-finale de la Coupe du Monde des Clubs de la FIFA entre le Brésilien Flamengo et Al-Hilal saoudien au stade Ibn Batouta de Tanger le 7 février 2023. (Photo, AFP)
Short Url
  • Réduits à dix lors de la seconde période, les Brésiliens ont tenté de renverser la tendance. Cependant, ils ont buté sur le bloc défensif saoudien qui ne laissait rien passer
  • Grâce à cette victoire historique, Al-Hilal devra défaire soit Al-Ahly, soit le mythique Real Madrid afin de remporter la finale

TANGER: C’est fait! Les Saoudiens d’Al-Hilal se qualifient pour la finale de la Coupe du monde des clubs, pour la première fois de leur histoire. Face aux Brésiliens de Flamengo et devant un public acquis à leur cause, les joueurs d’Al-Hilal ont enchanté le stade Ibn Batouta de Tanger (3-2).

À peine quatre minutes après le coup d’envoi, les Saoudiens d’Al-Hilal trouvent le chemin des filets grâce à un penalty transformé par Salem al-Dawsari. 

Malgré ce retard, les joueurs de Flamengo ont continué à pousser jusqu’au but de l'égalisation de Pedro Guilherme (20’). 

Lors du temps additionnel, Al-Hilal bénéficie d’un second penalty, à la suite d’une action litigieuse qui verra l’expulsion de Gerson Santos.

C’est Salem al-Dawsari qui se chargera de tirer ce penalty, qui le transformera également, signant par la même occasion un doublé.

Réduits à dix lors de la seconde période, les Brésiliens ont tenté de renverser la tendance dès les premiers instants. Cependant, ils ont buté sur bloc défensif saoudien qui ne laissait rien passer.

À la 70e minute, à la suite d’une contre-attaque rapide, Luciano Vietto scelle le sort de cette demi-finale en inscrivant un troisième but pour Al-Hilal (3-1).

À quelques minutes de la fin de la rencontre, Flamengo réduit le score grâce à une seconde réalisation de Pedro Guilherme (3-2).

Suite à cette victoire historique, Al-Hilal devra défaire soit Al-Ahly, soit le mythique Real Madrid afin de remporter la finale

 


Trois familles yéménites ensevelies sous les décombres à la suite du séisme en Turquie

Des secouristes évacuant une personne d'un bâtiment qui s’est effondré après le tremblement de terre à Malatya, en Turquie, le 6 février 2023. (Reuters)
Des secouristes évacuant une personne d'un bâtiment qui s’est effondré après le tremblement de terre à Malatya, en Turquie, le 6 février 2023. (Reuters)
Short Url
  • Aucun décès n'a été signalé parmi les 300 Yéménites vivant en Turquie dans des centres touchés par le tremblement de terre
  • L'ambassade du Yémen et l’Union des étudiants ont mis en place des installations et des numéros d'urgence

AL-MUKALLA: Les secouristes tentent désespérément de retrouver trois familles yéménites ensevelies sous les décombres à la suite du tremblement de terre, dans une ville du sud de la Turquie, ont annoncé mardi les autorités.

La catastrophe qui a provoqué lundi la mort de milliers de personnes en Syrie et en Turquie a également fait au moins 50 blessés yéménites et détruit leurs maisons.

Un porte-parole de l'Union des étudiants du Yémen en Turquie, Anas al-Mazabi, a affirmé à Arab News qu'une femme avait été extraite des décombres d’un immeuble alors que les secouristes poursuivaient leurs tentatives pour sauver trois familles yéménites ensevelies sous les décombres à Malatya, dans le sud du pays.

Aucun décès n'a été signalé parmi les 300 Yéménites vivant dans des centres touchés par le tremblement de terre en Turquie.

L'ambassade du Yémen et l’Union des étudiants ont mis en place des installations et des numéros d'urgence, et ont demandé aux Yéménites de signaler tout parent ou ami porté disparu.

Al-Mazabi a affirmé qu'un centre d'opérations spéciales suivait les informations et maintenait le contact avec les Yéménites piégés dans les régions dévastées par le tremblement de terre.

Une équipe de secours a été envoyée dans la province de Hatay et une équipe d'évacuation à Iskenderun, pour aider les Yéménites, a-t-il ajouté.

Les numéros d’urgence ont été submergés d'appels de Yéménites désespérés, en Turquie et au Yémen, à la recherche de parents et d'amis après que les régions touchées par le tremblement de terre ont connu des coupures d'Internet et de téléphones portables.

«Nous avons tenté de les réconforter et leur avons dit que si leurs enfants ne répondaient pas, c'est parce que les communications avaient été interrompues et que cela ne signifiait pas qu’ils se trouvaient dans une mauvaise situation», a indiqué Al-Mazabi.

Les médias officiels yéménites ont affirmé que Rashad al-Alimi, président du Conseil de direction présidentiel, ainsi que d'autres membres du conseil avaient téléphoné à l'ambassadeur du Yémen en Turquie, Mohammed Saleh, pour faire le point sur la situation des Yéménites et lui avaient demandé d'offrir toute l'aide nécessaire.

Des milliers de Yéménites, dont des politiciens, des chefs de tribus, du personnel militaire et des journalistes, ont fui vers la Turquie et les pays voisins après que les Houthis soutenus par l'Iran ont pris le contrôle du Yémen en 2014.

Des centaines d'étudiants yéménites sont inscrits dans des institutions turques à travers le pays.

Par ailleurs, Al-Alimi a réitéré l'engagement de son conseil à aider une mission de l'ONU en vue d’établir la paix au Yémen et à obtenir un accord global visant à mettre fin à la guerre.

Lors d'une réunion à Aden avec l'envoyé de l'ONU au Yémen, Hans Grundberg, Al-Alimi a appelé à une plus grande pression internationale sur les Houthis pour qu'ils se conforment aux efforts visant à mettre fin à la guerre.

Grundberg a atterri dans la ville mardi alors qu'il se lançait dans une nouvelle mission pour faire pression en vue d’un renouvellement de la trêve négociée par l'ONU qui s'est délitée en octobre, ainsi que pour persuader les factions yéménites d'adhérer à un accord de paix.

L'arrivée de l'envoyé de l'ONU au Yémen fait suite à une visite qu’il a effectuée à Riyad, où il a discuté des efforts de paix et des opérations économiques et humanitaires avec le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe, Jasem al-Budaiwi, et l'ambassadeur saoudien au Yémen, Mohammed al-Jabir.

Les tentatives de rétablissement de la paix au Yémen ont subi un coup dur en octobre lorsque les Houthis ont refusé de prolonger la trêve négociée par l'ONU ou d'ouvrir des routes vers la ville assiégée de Taïz.

La milice a également lancé des attaques de drones contre des installations pétrolières dans le sud du Yémen pour tenter de forcer le gouvernement yéménite à partager les bénéfices provenant du pétrole et à payer les fonctionnaires dans les régions sous son contrôle.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com