Trois journalistes convoqués à la DGSI pour des soupçons d'atteinte au secret de la défense nationale

Le logo de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) à son siège à Paris, le 31 août 2020, lors d'un discours du ministre de l'Intérieur sur l'état de la menace terroriste (Photo, AFP).
Le logo de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) à son siège à Paris, le 31 août 2020, lors d'un discours du ministre de l'Intérieur sur l'état de la menace terroriste (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 08 décembre 2022

Trois journalistes convoqués à la DGSI pour des soupçons d'atteinte au secret de la défense nationale

  • Les trois journalistes sont convoqués le 14 décembre car ils sont «soupçonnés d'avoir commis ou tenté de commettre l'infraction de révélation ou divulgation d'information permettant l'identification d'un membre d'une unité des forces spéciales»
  • Benoît Collombat et Jacques Monin n'ont pas souhaité s'exprimer publiquement

PARIS : Trois journalistes auteurs d'une enquête en 2018 sur des soupçons de trafic d'influence dans l'armée française sont convoqués mercredi 14 décembre à la DGSI pour des soupçons d'atteinte au secret de la défense nationale, a appris l'AFP mercredi de sources proches du dossier.

Benoît Collombat et Geoffrey Livolsi, auteurs de l'enquête "Transport aérien: soupçons de trafic d'influence dans l'armée", sont convoqués en audition libre en compagnie de Jacques Monin, directeur des enquêtes et de l'investigation de Radio France, selon ces sources proches du dossier.

L'enquête avait été diffusée dans l'émission "Secrets d'info" sur France Inter et sur internet.

Selon l'une de ces sources, les trois journalistes sont convoqués le 14 décembre à 10h00 car ils sont "soupçonnés d'avoir commis ou tenté de commettre l'infraction de révélation ou divulgation d'information permettant l'identification d'un membre d'une unité des forces spéciales".

Selon une autre de ces sources, la convocation intervient après une plainte avec constitution de partie civile déposée par un ancien membre des forces spéciales dont le nom était mentionné dans leur article. Dans ce cas, l'ouverture d'une information judiciaire est quasi-automatique.

Leur enquête révélait que "le Parquet national financier (PNF) enquête sur des soupçons de favoritisme et de trafic d'influence au sein de l’armée française. Au cœur de ses investigations: les contrats de sous-traitance du transport aérien", qui auraient donné lieu à une perquisition à l'état-major des armées.

Elle évoquait notamment le nom d'un responsable du Commandement des opérations spéciales (COS) présenté comme étant "dans le collimateur de la justice", sans que l'on sache à ce stade si ce lieutenant-colonel est effectivement le plaignant.

"Il ne nous appartient pas de commenter une enquête judiciaire en cours", a réagi mercredi le ministère des Armées.

"L’identité des militaires appartenant à certaines unités est protégée par la loi (...) la révélation de leur identité constitue une infraction pénale et met en péril les opérations au profit de la sécurité de nos concitoyens", a argué le ministère.

Sollicité pour savoir si l'enquête principale était toujours en cours, le PNF n'avait pas répondu mercredi après-midi.

Contacté sur la convocation visant ses journalistes, Radio France n'a pas non plus répondu mercredi.

Joint par l'AFP, le journaliste Geoffrey Livolsi a indiqué que "ces convocations sont une nouvelle tentative d'intimidation contre les journalistes enquêtant sur l'armée."

"Est-il encore possible d'enquêter sur ce sujet sans être inquiété par les services de renseignement ? Pour rappel, notre média Disclose", qu'il a cofondé en 2018, "est aussi visé depuis un an par une enquête pour violation du secret de la défense nationale", a-t-il rappelé.

Benoît Collombat et Jacques Monin n'ont pas souhaité s'exprimer publiquement.


Macron reçu par l'empereur à la fin de sa visite au Japon

Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
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  • Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung
  • Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace

TOKYO: Emmanuel Macron a été reçu jeudi à Tokyo par l'empereur du Japon Naruhito, au dernier jour de sa visite dans l'archipel nippon pour renforcer les liens diplomatiques et économiques avec la France.

Le président français, accompagné par son épouse Brigitte Macron, a été accueilli par le souverain et l'impératrice Masako au palais impérial, une bâtisse épurée dans un parc arboré au coeur de la capitale japonaise, a constaté un journaliste de l'AFP.

Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung.

Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace. Astrocale a une filiale en France et un partenariat avec le français Exotrail.

"C'est une parfaite illustration de ce qu'est la coopération spatiale entre le Japon et la France", a-t-il dit, alors que l'espace est l'un des secteurs pour lesquels il a appelé la veille au renforcement des partenariats bilatéraux.

"Comment oeuvrer à une mission d'intérêt général pour un espace durable", avec "le désorbitage et la destruction des débris spatiaux qui aujourd'hui sont une vraie problématique", est une question qui était "au coeur du G7 porté par le Japon" et sera "au coeur aussi du G7 que la France préside cette année", a-t-il ajouté.

 

 


Hommage de l'IMA à Leïla Shahid

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  • La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026
  • L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct

PARIS: La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026. L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct.

Famille, amis, artistes et compagnons de route s’étaient réunis pour saluer la mémoire de cette figure majeure de la cause palestinienne. Tous avaient évoqué son parcours, son engagement constant en faveur de la Palestine, ainsi que sa curiosité intellectuelle et son attachement profond à la culture.

Plusieurs personnalités avaient pris part à cet hommage, parmi lesquelles Mohamed Berrada, Elias Sanbar, Karim Kattan, Wissam Joubran, Dominique Eddé, Farouk Mardam Bey, Brigitte Curmi et Majed Bamya.

 


Macron se rendra au Vatican les 9 et 10 avril pour rencontrer Léon XIV

Le président français Emmanuel Macron s'exprime lors d'une conférence de presse avec la Première ministre japonaise Sanae Takaichi au palais d'Akasaka à Tokyo, le 1er avril 2026. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron s'exprime lors d'une conférence de presse avec la Première ministre japonaise Sanae Takaichi au palais d'Akasaka à Tokyo, le 1er avril 2026. (AFP)
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  • Les discussions porteront sur les défis liés à l’actualité internationale, en présence de Brigitte Macron

PARIS: Emmanuel Macron se rendra les 9 et 10 avril au Vatican où il rencontrera pour la première fois le pape Léon XIV, a annoncé mercredi la présidence française.

Le chef de l'Etat, accompagné de son épouse Brigitte, abordera notamment "les défis soulevés par l'actualité internationale", a souligné la présidence française.