Turquie: Prison à vie confirmée en appel pour le mécène Kavala

Les trois avocats d'Osman Kavala avaient fait valoir dans leurs plaidoiries le manque de preuves et l'acharnement du pouvoir dans ce procès marathon éminemment politique (Photo, AFP).
Les trois avocats d'Osman Kavala avaient fait valoir dans leurs plaidoiries le manque de preuves et l'acharnement du pouvoir dans ce procès marathon éminemment politique (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 29 décembre 2022

Turquie: Prison à vie confirmée en appel pour le mécène Kavala

  • Les juges ont également maintenu les peines de 18 ans de détention infligées fin avril en première instance à ses sept co-accusés
  • Sa condamnation peut encore faire l'objet d'un recours devant la Cour de cassation turque

ISTANBUL: Un tribunal d'Istanbul a confirmé mercredi en appel la condamnation à la prison à vie du mécène turc Osman Kavala, accusé d'avoir tenté de renverser le gouvernement, a rapporté l'agence de presse officielle Anadolu.

Les juges ont également maintenu les peines de 18 ans de détention infligées fin avril en première instance à ses sept co-accusés.

Homme d'affaires et philanthrope de 65 ans, Kavala a été condamné pour avoir "tenté de renverser le gouvernement" de Recep Tayyip Erdogan en finançant les manifestations antigouvernementales dites "mouvement de Gezi" en 2013, et les sept autres pour l'avoir soutenu.

Sa condamnation peut encore faire l'objet d'un recours devant la Cour de cassation turque.

Arrêté fin 2017 et détenu depuis, il avait dénoncé un "assassinat judiciaire" lors de son procès, qui a donné lieu à de vives tensions entre Ankara et des chancelleries occidentales qui s'étaient mobilisées en sa faveur.

Les trois avocats d'Osman Kavala avaient fait valoir dans leurs plaidoiries le manque de preuves et l'acharnement du pouvoir dans ce procès marathon éminemment politique.

La détention à perpétuité du mécène est assortie d'une peine de sûreté qui exclut toute remise de peine.

Les responsables du Conseil de l'Europe ont sommé depuis à plusieurs reprises la Turquie de libérer immédiatement Osman Kavala, après un arrêt jugeant qu'Ankara avait violé la Convention européenne des droits de l'Homme.

Les Etats-Unis se sont déclarés mercredi "profondément préoccupés" par la décision de la justice turque.

"Sa condamnation injuste est incompatible avec le respect des droits humains et de l'Etat de droit. Nous appelons à nouveau la Turquie à libérer Osman Kavala", a déclaré le porte-parole du département d'Etat américain Vedant Patel.

"Le peuple de Turquie mérite d'exercer ses droits humains et ses libertés fondamentales sans crainte de représailles", a-t-il ajouté.


L'Arabie saoudite frappe une milice irakienne soutenue par l'Iran

L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
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  • Le Royaume affirme ne pas rechercher l'escalade

RIYAD : Le ministère saoudien de la Défense a annoncé tôt mercredi avoir frappé des cibles appartenant à des groupes soutenus par l'Iran en Irak.

Dans une publication sur les réseaux sociaux, le ministère a indiqué que l'Arabie saoudite ne cherchait pas l'escalade, mais qu'elle répondrait à toute agression.

Selon le ministère, l'opération a été menée conjointement avec les forces américaines.

Plus tôt, le ministère avait annoncé avoir intercepté et détruit plusieurs drones mardi soir, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale.

Le porte-parole officiel du ministère, le général de division Turki Al-Malki, a déclaré que ces attaques « terroristes » provenaient une nouvelle fois du territoire irakien et avaient été menées par des milices terroristes soutenues par l'Iran.

Il a réaffirmé le droit inhérent du Royaume à défendre son territoire et ses infrastructures, ainsi que son droit de répondre au moment et à l'endroit qu'il jugera appropriés.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a déclaré que cette « approche agressive adoptée par les milices terroristes affiliées à l'Iran en Irak intervenait alors même que le Royaume déployait des efforts pour contribuer à mettre fin à l'escalade dans la région, de manière à préserver sa sécurité et sa stabilité ».

« Cependant, ces milices terroristes affiliées à l'Iran ont choisi une voie d'escalade irresponsable, en violation du droit international et au mépris des exigences de la fraternité islamique, qui imposent le respect des principes du bon voisinage », poursuit le communiqué.

Des drones lancés depuis l'Irak, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale du Royaume ainsi que Riyad, avaient déjà été interceptés lundi.

Une coalition d'anciens groupes paramilitaires pro-iraniens en Irak a déclaré mercredi que plusieurs personnes avaient été tuées et blessées lors de frappes américano-saoudiennes sur le territoire irakien.

« Ces attaques ont entraîné la mort de plusieurs membres de nos forces, fait plusieurs blessés, et causé des dégâts matériels à plusieurs bâtiments et propriétés », a indiqué dans un communiqué les Forces de mobilisation populaire (PMF), connues en arabe sous le nom de Hashed Al-Shaabi

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


La Jordanie dit avoir intercepté un drone sur son territoire

L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
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  • "Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone
  • Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte

AMMAN: L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance.

"L'armée de l'air royale jordanienne a neutralisé un drone qui avait violé l'espace aérien jordanien à l'aube mardi matin", a indiqué son porte-parole dans un communiqué.

"Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone.

Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte.

La Jordanie a été prise pour cible à plusieurs reprises lors de la reprise des frappes réciproques entre l'Iran et les États-Unis début juillet.


Washington confirme de nouvelles discussions entre le Liban et Israël à Rome

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
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  • Les États-Unis confirment des pourparlers Israël-Liban à Rome (4-6 août) sur les zones pilotes, la frontière et un accord de sécurité
  • L'armée libanaise affirme que les opérations israéliennes entravent son déploiement dans le sud, malgré l'accord de juin

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont confirmé lundi la tenue de nouveaux pourparlers entre Israël et le Liban, à Rome du 4 au 6 août, dans le cadre de la création de "zones pilotes" avec l'armée libanaise.

"À Rome, les groupes techniques s'attacheront à faire progresser la mise en œuvre intégrale de l'accord-cadre", a déclaré un responsable du département d'Etat sous couvert d'anonymat, citant l'extension du processus des "zones pilotes", le règlement de toutes les questions frontalières en suspens et l'élaboration d'un accord global de paix et de sécurité.

"L'expérience tirée des premières zones nous aidera à perfectionner la mise en œuvre des zones pilotes afin qu'elle puisse s'étendre de manière progressive", a-t-il ajouté.

L'armée libanaise a condamné dimanche la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, avait annoncé il y a quelques jours la tenue de ces pourparlers.

L'accord conclu en juin prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël - qui occupe toujours une partie du sud du pays - sous réserve d'un désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Malgré l'accalmie dans les combats, l'armée israélienne continue de mener des frappes intermittentes dans le sud.