Syrie: manifestations dans le nord contre une possible entente Damas/Ankara

Des manifestants brandissent des drapeaux et des pancartes de l'opposition syrienne lors d'un rassemblement contre un éventuel rapprochement entre Ankara et le régime syrien, le 30 décembre 2022, dans la ville d'al-Bab, tenue par l'opposition, à la frontière avec la Turquie, dans la province d'Alep, au nord de la Syrie. (Photo de Bakr ALKASEM / AFP)
Des manifestants brandissent des drapeaux et des pancartes de l'opposition syrienne lors d'un rassemblement contre un éventuel rapprochement entre Ankara et le régime syrien, le 30 décembre 2022, dans la ville d'al-Bab, tenue par l'opposition, à la frontière avec la Turquie, dans la province d'Alep, au nord de la Syrie. (Photo de Bakr ALKASEM / AFP)
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Publié le Vendredi 30 décembre 2022

Syrie: manifestations dans le nord contre une possible entente Damas/Ankara

  • Cette ville située dans le nord de la province d'Alep est contrôlée par des factions syriennes d'opposition fidèles à la Turquie
  • Des manifestations contre ce rapprochement ont eu lieu dans d'autres régions du nord de la province d'Alep, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme

AL-BAB, Syrie : Des centaines d'opposants au président syrien Bachar al-Assad ont manifesté vendredi dans le nord de la Syrie contre une possible entente entre Ankara et Damas au surlendemain d'une réunion tripartite à Moscou.

Il s'agissait de la première rencontre officielle au niveau ministériel entre la Turquie et la Syrie depuis le début de la guerre en Syrie en 2011 qui avait vu Ankara prendre le parti des groupes rebelles syriens.

«La révolution est une idée, vous ne pouvez pas tuer une idée», pouvait-on lire en arabe, russe et turc sur des banderoles brandies par des centaines de manifestants rassemblés à al-Bab, selon un photographe de l'AFP.

Cette ville située dans le nord de la province d'Alep est contrôlée par des factions syriennes d'opposition fidèles à la Turquie.

«On ne peut pas se réconcilier, on ne veut pas se réconcilier» avec le gouvernement syrien, a martelé à l'AFP Sobhi Khabiyeh, 54 ans et déplacé de la banlieue de Damas, qualifiant le président Assad de «criminel».

«Ne vous alliez pas avec Assad contre nous», a-t-il ajouté, en s'adressant à la Turquie.

Mercredi, les ministres turc et syrien et russes de la Défense ont notamment discuté «des façons de résoudre la crise syrienne» et «des efforts conjoints pour combattre les groupes extrémistes», selon la Russie.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan, qui a plusieurs fois qualifié M. Assad d'«assassin» ces dernières années, avait évoqué le mois dernier une «possible» rencontre avec ce dernier.

Des manifestations contre ce rapprochement ont eu lieu dans d'autres régions du nord de la province d'Alep, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), une ONG basée au Royaume-Uni qui dispose d'un vaste réseau de sources dans le pays.

«Plutôt mourir que de nous réconcilier avec Assad», lançaient notamment les manifestants.

Dans la ville d'Idleb (nord-ouest), sous contrôle du groupe jihadiste Hayat Tahrir Al-Cham (HTS, ex-branche syrienne d'Al-Qaïda), des dizaines de personnes ont scandé des slogans hostiles au président turc.

«Je suis venue exprimer mon rejet des déclarations appelant à un rapprochement avec le régime criminel d'Assad», a déclaré Salwa Abdel Rahmane, une manifestante, à Idleb.

La rencontre en Russie, alliée de Damas, a eu lieu alors que la Turquie a depuis quelques semaines intensifié ses bombardements contre des positions de combattants kurdes, qu'elle qualifie de «terroristes», dans le nord de la Syrie et menace de déclencher une offensive terrestre contre eux pour laquelle elle aimerait obtenir le feu vert de Damas et Moscou.

Dans le nord-est du pays, région en grande partie dominée par les Kurdes, le Conseil démocratique syrien, bras politique des Forces démocratiques syriennes (FDS, coalition armée dirigée par les Kurdes), a dit dans un communiqué regarder «avec méfiance» la rencontre de mercredi, appelant les Syriens à «affronter cette alliance».


Iran: les Gardiens disent avoir frappé trois pétroliers dans le détroit d'Ormuz

Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim. (AFP)
Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim. (AFP)
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  • Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz
  • "Il y a quelques heures, trois pétroliers contrevenants, qui avaient ignoré nos avertissements et continuaient à suivre une route dangereuse et illégale, ont été frappés et contraints de s'arrêter"

TEHERAN: Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim.

"Il y a quelques heures, trois pétroliers contrevenants, qui avaient ignoré nos avertissements et continuaient à suivre une route dangereuse et illégale, ont été frappés et contraints de s'arrêter", ont affirmé les forces navales des Gardiens, citées par Tasnim.

 

 


L'Arabie saoudite frappe une milice irakienne soutenue par l'Iran

L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
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  • Le Royaume affirme ne pas rechercher l'escalade

RIYAD : Le ministère saoudien de la Défense a annoncé tôt mercredi avoir frappé des cibles appartenant à des groupes soutenus par l'Iran en Irak.

Dans une publication sur les réseaux sociaux, le ministère a indiqué que l'Arabie saoudite ne cherchait pas l'escalade, mais qu'elle répondrait à toute agression.

Selon le ministère, l'opération a été menée conjointement avec les forces américaines.

Plus tôt, le ministère avait annoncé avoir intercepté et détruit plusieurs drones mardi soir, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale.

Le porte-parole officiel du ministère, le général de division Turki Al-Malki, a déclaré que ces attaques « terroristes » provenaient une nouvelle fois du territoire irakien et avaient été menées par des milices terroristes soutenues par l'Iran.

Il a réaffirmé le droit inhérent du Royaume à défendre son territoire et ses infrastructures, ainsi que son droit de répondre au moment et à l'endroit qu'il jugera appropriés.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a déclaré que cette « approche agressive adoptée par les milices terroristes affiliées à l'Iran en Irak intervenait alors même que le Royaume déployait des efforts pour contribuer à mettre fin à l'escalade dans la région, de manière à préserver sa sécurité et sa stabilité ».

« Cependant, ces milices terroristes affiliées à l'Iran ont choisi une voie d'escalade irresponsable, en violation du droit international et au mépris des exigences de la fraternité islamique, qui imposent le respect des principes du bon voisinage », poursuit le communiqué.

Des drones lancés depuis l'Irak, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale du Royaume ainsi que Riyad, avaient déjà été interceptés lundi.

Une coalition d'anciens groupes paramilitaires pro-iraniens en Irak a déclaré mercredi que plusieurs personnes avaient été tuées et blessées lors de frappes américano-saoudiennes sur le territoire irakien.

« Ces attaques ont entraîné la mort de plusieurs membres de nos forces, fait plusieurs blessés, et causé des dégâts matériels à plusieurs bâtiments et propriétés », a indiqué dans un communiqué les Forces de mobilisation populaire (PMF), connues en arabe sous le nom de Hashed Al-Shaabi

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


La Jordanie dit avoir intercepté un drone sur son territoire

L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
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  • "Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone
  • Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte

AMMAN: L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance.

"L'armée de l'air royale jordanienne a neutralisé un drone qui avait violé l'espace aérien jordanien à l'aube mardi matin", a indiqué son porte-parole dans un communiqué.

"Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone.

Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte.

La Jordanie a été prise pour cible à plusieurs reprises lors de la reprise des frappes réciproques entre l'Iran et les États-Unis début juillet.