Abu Dhabi lance le navire de recherche marine Jaywun

Abu Dhabi a lancé un navire de recherche marine développé, Jaywun, ayant pour mission de surveiller la vie marine et d'aider à lutter contre les effets du changement climatique dans le Golfe. (WAM)
Abu Dhabi a lancé un navire de recherche marine développé, Jaywun, ayant pour mission de surveiller la vie marine et d'aider à lutter contre les effets du changement climatique dans le Golfe. (WAM)
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Publié le Samedi 14 janvier 2023

Abu Dhabi lance le navire de recherche marine Jaywun

  • Le navire, qui peut accueillir près de trente personnes, est doté d'équipements de pointe comprenant six laboratoires et un submersible télécommandé
  • Jaywun va entreprendre une étude d'un an sur la vie marine pour aider à la gestion des quantités de poissons existantes et la biodiversité

ABU DHABI: Abou Dhabi a officiellement lancé vendredi un navire de recherche marine développé ayant pour mission de surveiller la vie marine dans le Golfe et d'aider à lutter contre les effets du changement climatique.

Jaywun, un navire de 50 mètres élaboré par l'Agence pour l'environnement d'Abu Dhabi (EAD), a été lancé par son président, Cheikh Hamdan ben Zayed al-Nahyan.

Le navire, qui peut accueillir près de trente personnes, est doté d'équipements de pointe comprenant six laboratoires et un submersible télécommandé.

Jaywun, qui fait référence à une perle de valeur, opérera dans les eaux territoriales des Émirats arabes unis, dans le golfe Arabique et la mer d'Oman, permettant à l’EAD d'étudier l'environnement et la pêche dans des eaux de plus de dix mètres de profondeur.

L’agence de presse émiratie a précisé que Jaywun, qui enrichira les sciences marines nationales et mondiales, surveillera et évaluera l'environnement ainsi que les effets du changement climatique sur la biodiversité.

Cheikh Hamdan a déclaré: «La recherche sera dirigée par une équipe spécialisée d'experts passionnés de l'environnement qui appliqueront leur vaste savoir collectif, œuvreront au développement d’une compréhension plus approfondie de l'environnement marin et apporteront une réponse à toute menace potentielle.»

Cette recherche fournira également une solide base scientifique pour gérer l'environnement marin, a-t-il ajouté. Le navire permettra aussi à l’EAD de surveiller et de préserver les quantités existantes de poissons ainsi que la biodiversité marine.

Jaywun soutiendra également plusieurs initiatives environnementales, telles que le Projet d'évaluation du carbone bleu pour la pêche hauturière la première étude de ce type dans la région, qui soutiendra l'objectif des EAU de neutralité carbone d'ici 2050.

Ce plan comprend également l'établissement d'une base de référence ADN pour les principales espèces de poissons des EAU, tout en étudiant les séquences complètes du génome de plus de dix espèces principales de poissons.

Jaywun évaluera cette année les quantités de poissons existantes dans les eaux du pays grâce à la collecte d'organismes marins et à l'utilisation de relevés au sonar.

Le navire a entamé fin novembre un voyage inaugural d'un mois et a traversé trois continents l'Europe, l'Afrique et l'Asie – et notamment les eaux de vingt-cinq pays et huit mers régionales, couvrant une distance de plus de 10 000 km.

La Dr Shaikha Salem al-Dhaheri, secrétaire générale de l'EAD, a indiqué: «Ce navire jouera un rôle important dans l'élaboration de stratégies et de plans de gestion dans le but d’assurer le rétablissement et la durabilité des quantités de poissons existantes.»

Le capitaine Mohammed Juma al-Shamsi, directeur général et PDG du groupe AD Ports Group, a affirmé: «Nous sommes fiers que le groupe Safeen gère, exploite et entretienne le navire de recherche, ce qui reflète notre avancée technologique, nos capacités croissantes et notre rôle actif dans le soutien de la recherche scientifique.»

 Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'Iran annonce des «accords» avec Oman sur un partage des revenus du détroit d'Ormuz

Les Gardiens iraniens de la Révolution ont annoncé mercredi que "certains accords" avaient été conclus Oman sur la gestion du détroit d'Ormuz, prévoyant notamment un partage des revenus liés à la navigation dans ce passage maritime. (AFP)
Les Gardiens iraniens de la Révolution ont annoncé mercredi que "certains accords" avaient été conclus Oman sur la gestion du détroit d'Ormuz, prévoyant notamment un partage des revenus liés à la navigation dans ce passage maritime. (AFP)
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  • Mardi à Téhéran, selon un communiqué conjoint, les ministres des Affaires étrangères omanais et iranien avaient discuté d'un accord-cadre établissant un "couloir temporaire" de navigation dans le détroit d'Ormuz
  • Selon le communiqué, les négociations se poursuivaient   pour établir un couloir "permanent" et définir "la future gestion du détroit", ainsi qu'un mécanisme de "fourniture des services de navigation et de sécurité nécessaires"

TEHERAN: Les Gardiens iraniens de la Révolution ont annoncé mercredi que "certains accords" avaient été conclus Oman sur la gestion du détroit d'Ormuz, prévoyant notamment un partage des revenus liés à la navigation dans ce passage maritime.

"Au cours des négociations avec Oman, certains accords ont été conclus concernant la part de chaque pays dans les eaux du détroit et la part de l'Iran et d'Oman dans ses revenus", a déclaré le porte-parole des Gardiens de la Révolution, Hossein Mohebi.

Il a accusé les Etats-Unis d'"entraver les travaux" visant à finaliser un accord.

Mardi à Téhéran, selon un communiqué conjoint, les ministres des Affaires étrangères omanais et iranien avaient discuté d'un accord-cadre établissant un "couloir temporaire" de navigation dans le détroit d'Ormuz et y prévoyant une opération de déminage.

Selon le communiqué, les négociations se poursuivaient   pour établir un couloir "permanent" et définir "la future gestion du détroit", ainsi qu'un mécanisme de "fourniture des services de navigation et de sécurité nécessaires".

Le stratégique détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant la guerre un cinquième des hydrocarbures mondiaux, est verrouillé par Téhéran depuis le début de la guerre, déclenchée le 28 février par des frappes israélo-américaines sur l'Iran.

Les Etats-Unis mènent en retour un blocus des ports iraniens.

L'Iran discute depuis des semaines avec Oman, tout en affirmant que le détroit restera verrouillé tant que Washington n'aura pas rempli ses engagements prévus par le protocole d'accord conclu mi-juin, prévoyant notamment la levée du blocus américain et des sanctions économiques contre Téhéran.

 


Le Premier ministre qatari à Téhéran jeudi

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  • Le Premier ministre qatari, le cheikh Mohammed bin Abdulrahman Al-Thani, se rend jeudi à Téhéran
  • Il rencontrera plusieurs responsables iraniens afin de discuter des moyens d'apaiser les tensions

DOHA: Le Premier ministre qatari, le cheikh Mohammed bin Abdulrahman Al-Thani, se rend jeudi à Téhéran, où il rencontrera plusieurs responsables iraniens afin de discuter des moyens d'apaiser les tensions, a déclaré mercredi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed Al Ansari, sur X.


Dans le sud du Liban, Israël accusé d'incendier terres agricoles et forêts

Si les vagues de chaleur extrême alimentent cet été les feux de forêt dans le monde, le Liban accuse l’armée israélienne d'incendier, souvent délibérément, ses étendues vertes et terres agricoles dans le sud du pays. (AFP)
Si les vagues de chaleur extrême alimentent cet été les feux de forêt dans le monde, le Liban accuse l’armée israélienne d'incendier, souvent délibérément, ses étendues vertes et terres agricoles dans le sud du pays. (AFP)
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  • En août, un photographe de l’AFP a recensé des dizaines d'incendies qui ont ravagé plusieurs localités du sud, comme Houla, Maiss al-Jabal et Wadi Slouqi
  • La plupart sont situés dans ce qu'Israël désigne comme une "zone de sécurité" où son armée est déployée

BEYROUTH: Si les vagues de chaleur extrême alimentent cet été les feux de forêt dans le monde, le Liban accuse l’armée israélienne d'incendier, souvent délibérément, ses étendues vertes et terres agricoles dans le sud du pays.

Depuis la limite de la zone occupée par Israël dans le sud du pays, Haïdar Qoteich a vu les champs et les vergers de son village de Houla, tenu par l'armée israélienne et situé à cinq kilomètres de là, disparaître dans les flammes.

"Ils ont tout brûlé (..) les champs du village sont tout noirs", affirme à l'AFP ce père de quatre enfants, âgé de 36 ans, joint par téléphone.

Selon les autorités libanaises, plus de 16.000 hectares ont été brûlés depuis le début des hostilités entre le mouvement pro-iranien Hezbollah et Israël en octobre 2023, marquées par un cessez-le-feu en novembre 2024 avant une reprise des affrontements début mars, et une accalmie relative ces dernières semaines.

En août, un photographe de l’AFP a recensé des dizaines d'incendies qui ont ravagé plusieurs localités du sud, comme Houla, Maiss al-Jabal et Wadi Slouqi.

La plupart sont situés dans ce qu'Israël désigne comme une "zone de sécurité" où son armée est déployée.

Incendies "systématiques" 

Les feux résultent de frappes israéliennes, de "bombes explosives et de drones", indique à l'AFP Hussein Fakih, directeur de la Défense civile à Nabatiyé, la capitale du gouvernorat. Il fait aussi état de "bombes au phosphore et bombes à sous-munitions pour déclencher" les incendies.

Ses équipes, qui n'ont pas accès aux zones occupées, ont recensé en juillet et en août des incendies à la lisière de ces secteurs.

Des responsables libanais, des ONG et des habitants dénoncent une "politique de la terre brûlée" pratiquée par Israël qui cherche à éloigner les combattants du Hezbollah de la frontière.

Contactée par l'AFP, l'armée israélienne a indiqué avoir "conscience de l’impact environnemental potentiel de ses activités dans la région" et assure prendre "des mesures de précaution pour réduire les dommages causés aux civils et à l’environnement".

Aux confins du village de Kfar Chouba, jouxtant la zone occupée, un incendie s'est déclaré le 5 août "à la suite de tirs des forces israéliennes", rapporte le maire, Kassim Al-Kadri. Le feu a ravagé une zone forestière d’environ 2 km².

Il a fallu, selon le maire, deux jours pour le maîtriser avec des moyens rudimentaires, la défense civile n'ayant obtenu que le lendemain une autorisation d'accès de la part d'Israël. "Le feu avait tout ravagé", déplore-t-il.

Au siège du Conseil national de la recherche scientifique (CNRS), à Beyrouth, des images satellitaires projetées sur écran géant montrent des vergers et forêts avant et après leur disparition depuis 2023, sous l’effet des incendies et du défrichement, y compris l'arrachement d'oliviers centenaires.

Des photos de Khiam, bourgade occupée, montrent ainsi des étendues verdoyantes avant 2024 transformées en terres arides.

Le CNRS a recensé la destruction par le feu d'environ 8.500 hectares au cours de la guerre précédente (octobre 2023-novembre 2024) et de 7.500 hectares au cours de la dernière.

Le secrétaire général du CNRS, Chadi Abdallah, accuse Israël "d'incendier de manière systématique" ces zones.

"Ecocide" 

"Cela montre qu’ils cherchent à créer un espace dépourvu d’habitations, de constructions et de toute forme de vie" pour empêcher tout retour des habitants, affirme-t-il, en parlant de la majorité des personnes résidant dans les villages frontaliers qui ont dû fuir les bombardements israéliens.

Il souligne que 350 hectares ont été incendiés entre la date de signature d'un accord-cadre entre le Liban et Israël en juin et le 13 août.

L'agence de presse officielle libanaise ANI fait état régulièrement d'opérations de démolitions et explosions déclenchées par Israël dans le sud. Et le Liban a plusieurs fois dénoncé des destructions "systématiques" dans cette région.

Dans le village de Zawtar el-Charqiyé, l’armée israélienne a en outre déraciné 600 oliviers en août, selon l'ANI.

L’association "Les Verts du Sud", qui documente les dégâts environnementaux dans cette région, a accusé Israël de mettre le feu "aux maisons, forêts, bois et terrains agricoles", et notamment à une réserve naturelle située à Wadi Slouqi.

La ministre libanaise de l’Environnement, Tamara el-Zein, avait déjà dénoncé un "écocide" dans le sud, et des incendies "délibérés".

De Chaqra, où il a trouvé refuge, Haïdar Qoteich contemple les plaines incendiées de son village. "Il faut toute une vie pour reboiser un village devenu un désert", soupire-t-il.