Égypte: Perpétuité pour un homme d'affaires en exil à l'origine de rares manifestations

M. Ali, 48 ans, a été condamné à la perpétuité avec 37 coaccusés et plusieurs dizaines d'autres ont été condamnés à des peines allant de cinq à quinze ans de prison (Photo, AFP).
M. Ali, 48 ans, a été condamné à la perpétuité avec 37 coaccusés et plusieurs dizaines d'autres ont été condamnés à des peines allant de cinq à quinze ans de prison (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 16 janvier 2023

Égypte: Perpétuité pour un homme d'affaires en exil à l'origine de rares manifestations

  • L'Égypte est sans cesse pointée du doigt pour ses plus de 65.000 détenus politiques
  • M. Ali était parvenu à mobiliser après une première dévaluation cuisante en 2016

LE CAIRE: Un tribunal militaire égyptien a condamné dimanche à la prison à perpétuité Mohamed Ali, un célèbre homme d'affaires en exil, qui avait déclenché des manifestations contre le président Abdel Fattah al-Sissi, rapportent les médias d'État.

M. Ali, entrepreneur dans le bâtiment et acteur, s'était fait connaître via des vidéos devenues virales sur les réseaux sociaux, accusant de corruption le président et l'élite militaire. Tournées depuis son exil espagnol, elles avaient abouti en septembre 2019 à de rares manifestations de centaines de personnes au Caire et dans plusieurs autres villes.

Après ces rassemblements, 4.000 personnes avaient été arrêtées, soit la pire vague de répression depuis l'élection de M. Sissi en 2014, selon les ONG des droits humains.

M. Ali, 48 ans, a été condamné à la perpétuité avec 37 coaccusés et plusieurs dizaines d'autres ont été condamnés à des peines allant de cinq à quinze ans de prison, précise la presse officielle.

Les jugements des tribunaux d'exception, généralement en charge des affaires de "terrorisme", ne peuvent pas faire l'objet d'appels.

En outre, l'homme d'affaires a été placé, selon des médias locaux, sur la liste noire des "terroristes" ce qui signifie qu'il est interdit de voyage et que ses avoirs en Égypte sont gelés. Il pourrait toutefois ne pas pâtir de ces décisions puisqu'il vit près de Barcelone depuis des années.

Manifester est ainsi quasiment impossible selon la loi et les défilés sont très rares dans le pays qui célèbrera le 25 janvier les 12 ans de la "révolution" qui renversa Hosni Moubarak dans le sillage du Printemps arabe.

M. Ali était parvenu à mobiliser après une première dévaluation cuisante en 2016. Aujourd'hui, prise à la gorge par ses créanciers et frappée de plein fouet par la guerre entre Russie et Ukraine --ses premiers fournisseurs de blé--, l'Égypte s'enfonce dans sa pire crise économique et de plus en plus d'habitants se plaignent de leurs conditions de vie.


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.

 


Iran: la télévision d’État écourte l’interview du négociateur iranien

La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
  • Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures"
  • La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir

TEHERAN: La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe.

"Cette discussion a été remise à l'Organisation de la radiotélévision de la République islamique d’Iran (IRIB) plus de deux heures avant l'heure de diffusion; mais malheureusement, la diffusion a été interrompue en plein milieu", a regretté mercredi un communiqué du centre médiatique du Parlement.

Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures", a ajouté le communiqué.

La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir.

Le centre médiatique du Parlement a précisé que la partie non diffusée portait notamment sur des questions au coeur du protocole d'accord conclu le 17 juin entre Téhéran et Washington, soit les inspections de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), le dégel d'avoirs iraniens et la ligne de crédit prévue de 300 milliards de dollars pour la reconstruction de l'Iran.

De nombreux partisans de l'inflexibilité face aux Etats-Unis, notamment des parlementaires conservateurs et des personnalités médiatiques, ont ces dernières semaines critiqué ce texte visant à mettre fin au conflit dans la région.

Le mois dernier, un présentateur de la télévision d’État avait appelé à la fermeture de l’aéroport de Téhéran afin que l’équipe de négociation iranienne ne puisse pas se rendre en Suisse pour discuter avec la délégation américaine.

Certains estiment qu'après la signature de cet accord, sous la médiation du Pakistan et du Qatar, l’Iran a rouvert de manière prématurée le détroit d’Ormuz, passage maritime stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, sans obtenir en retour de bénéfices tangibles.

Dans la partie de l'entretien diffusée mardi, M. Ghalibaf a soutenu que l'entente avec les Américains avait permis à l’Iran de vendre son pétrole grâce à la levée, aux termes de l'accord, du blocus américain des ports iraniens.

Depuis "nous avons exporté plus de 40 millions de barils de pétrole (...) En revanche, durant les 50 à 60 jours précédents, nous avions été dans l'impossibilité totale d'exporter ne serait-ce qu'un seul baril de pétrole", a-t-il affirmé.


Netanyahu affirme depuis le sud du Liban que son armée restera tant que le Hezbollah «nous menace»

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
  • Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place
  • "Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici"

JERUSALEM: Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace".

"Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici", a-t-il affirmé à des troupes israéliennes sur place selon une vidéo diffusée par son bureau.