Le tourisme mondial a redressé la tête en 2022, sans retrouver son niveau pré-Covid

Des touristes visitent le complexe du temple d'Angkor Wat, un site du patrimoine mondial de l'UNESCO, dans la province de Siem Reap, le 16 janvier 2023. Pour le secteur du tourisme, fortement pénalisé par la crise sanitaire, le redémarrage est néanmoins notable, selon l'OMT. (AFP).
Des touristes visitent le complexe du temple d'Angkor Wat, un site du patrimoine mondial de l'UNESCO, dans la province de Siem Reap, le 16 janvier 2023. Pour le secteur du tourisme, fortement pénalisé par la crise sanitaire, le redémarrage est néanmoins notable, selon l'OMT. (AFP).
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Publié le Mercredi 18 janvier 2023

Le tourisme mondial a redressé la tête en 2022, sans retrouver son niveau pré-Covid

  • D'après l'Organisation mondiale du tourisme, plus de 900 millions d'arrivées de touristes internationaux ont été enregistrées l'an dernier dans le monde
  • Ce chiffre est le double de celui de 2021 (près de 450 millions)

MADRID : Après deux années perturbées par la pandémie de Covid, le tourisme mondial a retrouvé des couleurs l'an dernier, selon l'Organisation mondiale du tourisme (OMT), qui s'attend à une nouvelle progression en 2023 grâce à la levée des restrictions sanitaires en Chine.

D'après l'agence onusienne, plus de 900 millions d'arrivées de touristes internationaux ont été enregistrées l'an dernier dans le monde. Ce chiffre est "le double" de celui de 2021 (près de 450 millions), a précisé dans un communiqué l'organisme basé à Madrid.

Ce niveau reste néanmoins encore très éloigné de celui de l'avant-pandémie: en 2019, année ayant précédé la crise du Covid-19, le nombre d'arrivées de touristes internationaux avait en effet atteint 1,46 milliard, soit un record d'après l'agence.

Pour le secteur du tourisme, fortement pénalisé par la crise sanitaire, le redémarrage est néanmoins notable. "Toutes les régions du monde" ont été concernées par cette amélioration, souligne l'OMT, qui fait toutefois état de différences notables du rythme de reprise d'une région à l'autre.

En Asie et dans le Pacifique, les arrivées de touristes ont ainsi plafonné à 23% de leur niveau pré-Covid, en raison selon agence onusienne du "maintien de mesures plus strictes" vis-à-vis du Covid-19, en particulier en Chine.

Le nombre de visiteurs étrangers a en revanche atteint 83% de son niveau de 2019 au Moyen-Orient et 80% en Europe - avec pour cette dernière région un total de 585 millions de visiteurs.

Signe de cette bonne santé retrouvée: en Espagne, deuxième destination mondiale avant le Covid, l'activité touristique a même dépassé en 2022 son niveau d'avant-pandémie, selon la fédération patronale du secteur Exceltur.

D'après cette organisation, le PIB touristique espagnol a atteint au total 159 milliards d'euros, soit 1,4% de plus qu'en 2019. Ce chiffre a été atteint grâce à un "superbe été", notamment sur le front du tourisme intérieur, a-t-elle assuré.

Motifs d'optimisme

D'après l'OMT, cette dynamique devrait se poursuivre et même accélérer en 2013, notamment grâce à la levée des restrictions sanitaires en Chine, qui a décidé de lever le 8 janvier la quarantaine obligatoire pour les voyageurs en provenance de l'étranger, mettant fin à trois ans d'isolement du pays.

Il y a "des motifs d'optimisme pour le tourisme mondial", souligne dans un communiqué le secrétaire général de l'agence Zurab Pololikashvili, pour qui le fort appétit pour les "voyages régionaux" devrait permettre une "reprise généralisée du secteur".

Selon l'OMT, les arrivées de touristes internationaux devraient ainsi atteindre "entre 80% et 95% de leur niveau pré-pandémique" en 2023 - un chiffre qui dépendra toutefois du "rythme de reprise en Asie" et de "l'évolution de la guerre en Ukraine".

"En Europe et au Moyen-Orient", il est même "possible" qu'elles retrouvent leur niveau pré-Covid, précise l'agence dans son communiqué.

La Chine était avant la pandémie le plus grand marché émetteur de touristes au monde: en 2019, 154 millions de Chinois sont ainsi partis en vacances à l'étranger, selon l'Organisation mondiale du tourisme (OMT).

Les Chinois étaient par ailleurs ceux qui dépensaient le plus, avec 255 milliards de dollars déboursés en 2019, soit 17% des dépenses touristiques totales au niveau international.

Pour l'OMT, le retour des touristes chinois devrait bénéficier en priorité aux pays d'Asie. Son ampleur dépendra "de la disponibilité et du coût des voyages", mais aussi des "restrictions" imposées aux voyageurs chinois dans plusieurs pays, en raison de la flambée de l'épidémie de Covid dans ce pays.

En raison du contexte économique, marqué par une forte inflation liée à la guerre en Ukraine, l'agence onusienne dit par ailleurs s'attendre à voir les voyageurs surveiller plus étroitement leur budget.

Cela pourrait les conduire à opter pour "des voyages plus courts" ou des "destinations moins lointaines", conclut l'OMT.


Alimentation durable: les principaux distributeurs français «à la traîne» 

Concernant la "transition protéinique", Carrefour, plus qu'avant et que ses concurrents, "met le paquet pour" vendre "plus de légumineuses" ou de "produits céréaliers complets", mais le groupe français "continue à avoir des pratiques (promotions, publicités, etc.) qui incitent à la consommation. (AFP)
Concernant la "transition protéinique", Carrefour, plus qu'avant et que ses concurrents, "met le paquet pour" vendre "plus de légumineuses" ou de "produits céréaliers complets", mais le groupe français "continue à avoir des pratiques (promotions, publicités, etc.) qui incitent à la consommation. (AFP)
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  • Du côté de la France, Carrefour est la seule "à avoir publié une feuille de route pour atteindre ses objectifs à court terme", tandis que "les plans climat de E.Leclerc et d'Intermarché ne sont pas encore concrets", estiment les auteurs de l'étude
  • Les Suisses Denner et Migros se classent respectivement 9e et 10e, devant le britannique Tesco (11e) et le suédois ICA (14e)

PARIS: Les principaux supermarchés français "sont à la traîne" sur le changement climatique et la transition vers une alimentation plus durable et végétale comparé à leurs homologues européens, Néerlandais en tête, selon un classement publié mardi par le centre de réflexion Questionmark.

Deux axes ont été retenus pour évaluer 27 enseignes: les actions engagées pour réduire les émissions de CO2 conformément à l'Accord de Paris sur le climat de 2015, et celles visant à rééquilibrer les ventes de protéines vers davantage d'aliments d'origine végétale plutôt qu'animale.

Aucune des trois françaises étudiées n'intègrent le Top 10: Carrefour se classe 12e et Intermarché 20e, tandis qu'E.Leclerc, premier distributeur de France en parts de marchés, arrive dernier (27e) selon l'étude du centre néerlandais Questionmark, soutenu par le Réseau Action Climat (RAC).

A l'inverse, les Pays-Bas s'illustrent en haut du tableau, avec la branche néerlandaise de Lidl (1e), puis les distributeurs Albert Heijn (3e) et Jumbo (4e), selon l'étude à laquelle ont également participé les associations Madre Brava, ProVeg International et WWF Pays-Bas.

Chez les bons élèves se trouvent aussi les enseignes de Lidl en Pologne (2e), Allemagne (5e) et Espagne (6e), suivies des supermarchés allemands Rewe (7e) et Aldi Süd (8e).

Les Suisses Denner et Migros se classent respectivement 9e et 10e, devant le britannique Tesco (11e) et le suédois ICA (14e).

Du côté de la France, Carrefour est la seule "à avoir publié une feuille de route pour atteindre ses objectifs à court terme", tandis que "les plans climat de E.Leclerc et d'Intermarché ne sont pas encore concrets", estiment les auteurs de l'étude.

"Les émissions totales de gaz à effet de serre de Carrefour France et Intermarché ont augmenté depuis qu'ils les publient", et "les progrès de E.Leclerc sont inconnus", seules les émissions de 2023 ayant été publiées, ajoutent-ils.

Concernant la "transition protéinique", Carrefour, plus qu'avant et que ses concurrents, "met le paquet pour" vendre "plus de légumineuses" ou de "produits céréaliers complets", mais le groupe français "continue à avoir des pratiques (promotions, publicités, etc.) qui incitent à la consommation, voire à la surconsommation de viande", a déclaré à l'AFP Benoît Granier, responsable alimentation du RAC.

Dans ce contexte, le RAC "exhorte le gouvernement" français "à renforcer l'encadrement du secteur de la grande distribution et à publier enfin la Stratégie nationale pour l'alimentation, la nutrition et le climat (SNANC)", attendue depuis plus de deux ans.


Maisonnave: Le secteur culturel de l'Arabie Saoudite est un nouveau moteur économique entre Riyad et Paris

M. Maisonnave a déclaré à Al-Eqtisadiah, lors de la cérémonie d'ouverture de La Fabrique, que la coopération culturelle avec l'Arabie saoudite est un élément important pour l'attractivité de ce pays dans les décennies à venir. AL-EQTISADIAH.
M. Maisonnave a déclaré à Al-Eqtisadiah, lors de la cérémonie d'ouverture de La Fabrique, que la coopération culturelle avec l'Arabie saoudite est un élément important pour l'attractivité de ce pays dans les décennies à venir. AL-EQTISADIAH.
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  • La Fabrique est un espace dédié à la créativité artistique et aux échanges culturels, lancé dans le cadre d'un partenariat entre le Riyadh Art program et l'Institut français de Riyad
  • Du 22 janvier au 14 février, l'initiative fournira un espace de travail ouvert qui permettra aux artistes de développer et de travailler sur leurs idées dans un cadre collaboratif

RIYAD: La culture est devenue un pilier fondamental des relations bilatérales entre la France et l'Arabie saoudite, selon l'ambassadeur de France au Royaume, Patrick Maisonnave.

Maisonnave a souligné son lien avec les secteurs du divertissement et du tourisme, ce qui en fait un nouveau moteur de la coopération économique entre Riyad et Paris.

Il a déclaré à Al-Eqtisadiah, lors de la cérémonie d'ouverture de La Fabrique dans le quartier Jax de Diriyah, que la coopération culturelle avec l'Arabie saoudite est un élément important pour son attractivité dans les décennies à venir.

La Fabrique est un espace dédié à la créativité artistique et aux échanges culturels, lancé dans le cadre d'un partenariat entre le Riyadh Art program et l'Institut français de Riyad.

Du 22 janvier au 14 février, l'initiative fournira un espace de travail ouvert qui permettra aux artistes de développer et de travailler sur leurs idées dans un cadre collaboratif.

Lancement de La Fabrique, un espace dédié à la créativité artistique

L'ambassadeur a souligné que le processus de transformation du Royaume dans le cadre de la Vision 2030 a contribué à l'émergence d'une nouvelle génération de jeunes artistes et créateurs, ainsi qu'à un désir croissant de la société saoudienne de se connecter à la culture et de s'intéresser à ce qui se passe dans le monde.

Il a affirmé que la relation entre les deux pays est "profonde, voire culturelle par excellence", l'intérêt de la partie saoudienne pour la culture française allant de pair avec l'intérêt croissant du public français et des institutions culturelles qui se développent dans le Royaume.

Selon les dernières estimations, l'économie de la culture représente environ 2,3 % du produit intérieur brut de la France, soit plus de 90 milliards d'euros (106,4 milliards de dollars) de recettes annuelles, d'après les données du gouvernement. Le secteur emploie directement plus de 600 000 personnes, ce qui en fait l'un des secteurs les plus créateurs d'emplois dans les domaines de la création, de l'édition, du cinéma et des arts visuels.

L'Arabie saoudite bénéficie de l'expérience française dans le domaine culturel

M. Maisonnave a expliqué que la France possède des institutions culturelles bien établies, tandis que l'Arabie saoudite est en train de construire un secteur culturel solide, ce qui ouvre la voie à des opportunités de coopération.

Cette initiative s'inscrit dans le prolongement de la signature, il y a un an, de dix accords culturels majeurs entre des institutions françaises et saoudiennes, visant à renforcer la coopération et à transférer l'expertise et les connaissances françaises afin de contribuer au développement du système culturel dans le Royaume.

Il a ajouté que des expériences telles que La Fabrique permettent de rencontrer la nouvelle génération de créateurs saoudiens, qui ont exprimé leur intérêt pour la mise en relation avec des institutions et des artistes français à Paris et en France.

La Fabrique offre un espace pour de multiples pratiques artistiques contemporaines, y compris les arts de la performance, les arts numériques et interactifs, la photographie, la musique et le cinéma, tout en permettant au public d'assister aux étapes de la production d'œuvres artistiques et d'interagir avec le processus de création.


La CJUE valide les astreintes de 68,5 M EUR contre la Pologne pour son refus de fermer une mine de charbon

La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) UE a rejeté jeudi le recours de la Pologne contre 68,5 millions d'euros d'astreintes accumulées depuis le refus de Varsovie de mettre fin à l'extraction de lignite dans une énorme mine proche des frontières avec la République tchèque et l'Allemagne. (AFP)
La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) UE a rejeté jeudi le recours de la Pologne contre 68,5 millions d'euros d'astreintes accumulées depuis le refus de Varsovie de mettre fin à l'extraction de lignite dans une énorme mine proche des frontières avec la République tchèque et l'Allemagne. (AFP)
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  • "La Cour de justice rejette le pourvoi de la Pologne contre l'arrêt du Tribunal concernant l'annulation des astreintes journalières infligées dans l'affaire de la mine de Turów"
  • La mine polonaise, qui s'étend à ciel ouvert sur plus de 10 kilomètres le long des deux zones frontalières, suscite des tensions avec ses voisins qui lui reprochent d'abaisser le niveau des nappes phréatiques et de polluer l'environnement

VARSOVIE: La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) UE a rejeté jeudi le recours de la Pologne contre 68,5 millions d'euros d'astreintes accumulées depuis le refus de Varsovie de mettre fin à l'extraction de lignite dans une énorme mine proche des frontières avec la République tchèque et l'Allemagne.

"La Cour de justice rejette le pourvoi de la Pologne contre l'arrêt du Tribunal concernant l'annulation des astreintes journalières infligées dans l'affaire de la mine de Turów", selon un communiqué de presse officiel dans lequel la CJUE insiste sur son souhait de "garantir l'application effective du droit de l'Union dans l'intérêt général".

La mine polonaise, qui s'étend à ciel ouvert sur plus de 10 kilomètres le long des deux zones frontalières, suscite des tensions avec ses voisins qui lui reprochent d'abaisser le niveau des nappes phréatiques et de polluer l'environnement.

En 2021, la République tchèque avait porté l'affaire devant la CJUE.

La mine Turow a été sommée de cesser ses activités, mais l'ancien gouvernement polonais nationaliste n'a pas obtempéré et, en conséquence, Varsovie a été condamné par Bruxelles à une astreinte de 500.000 euros par jour.

Selon le gouvernement, la fermeture de la mine compromettrait la sécurité énergétique du pays.

En 2022, moyennant un engagement à des investissements importants dans la protection de l'environnement, la Pologne est parvenue finalement à un accord amiable avec la République tchèque.

Cependant la Commission européenne a sommé Varsovie de verser environ 68,5 M EUR, soit l'équivalent des astreintes journalières cumulées avant la conclusion de l'accord avec Prague.

Face au nouveau refus polonais, Bruxelles a prélevé les sommes dues dans les fonds européens destinés à Varsovie, une démarche alors inédite.

"L'accord amiable conclu entre la République tchèque et la Pologne n'a pas supprimé rétroactivement les astreintes ordonnées en référé", a expliqué jeudi la CJUE.

Selon la Cour européenne, les astreintes gardent "un caractère préventif et non répressif, contrairement à ce que prétendait la Pologne".

"L'obligation de payer l'astreinte journalière, versée au budget de l'Union, vise à assurer le respect des mesures provisoires déjà ordonnées", a insisté la CJUE.