Un Arabe israélien libéré après 40 ans de prison pour le meurtre d'un soldat

Maher Younis, 62 ans, a été libéré de la prison de Beer Sheva, dans le sud d'Israël, selon le Club des prisonniers palestiniens. (Source: Internet)
Maher Younis, 62 ans, a été libéré de la prison de Beer Sheva, dans le sud d'Israël, selon le Club des prisonniers palestiniens. (Source: Internet)
Short Url
Publié le Vendredi 20 janvier 2023

Un Arabe israélien libéré après 40 ans de prison pour le meurtre d'un soldat

  • Un Arabe israélien emprisonné pendant 40 ans en Israël pour le meurtre d'un soldat en 1980 a été libéré jeudi
  • Les Arabes israéliens sont les descendants des Palestiniens restés sur leurs terres après la création de l'Etat d'Israël en 1948. Ils représentent près de 20% de la population

ARA: Un Arabe israélien emprisonné pendant 40 ans en Israël pour le meurtre d'un soldat en 1980 a été libéré jeudi, les autorités israéliennes annonçant qu'elles ne toléreraient aucune glorification de ses actes à l'occasion des cérémonies organisées par ses soutiens.

Maher Younis, 62 ans, a été libéré de la prison de Beer Sheva, dans le sud d'Israël, selon le Club des prisonniers palestiniens.

Les Arabes israéliens sont les descendants des Palestiniens restés sur leurs terres après la création de l'Etat d'Israël en 1948. Ils représentent près de 20% de la population.

En 1983, M. Younis avait été reconnu coupable avec son cousin Karim Younis du meurtre du soldat Avraham Bromberg qui faisait de l'auto-stop prés de Hadera (nord) alors qu'il revenait de sa base dans le Golan, plateau syrien occupé et annexé par Israël.

Les deux hommes avaient initialement été condamnés à mort. Leur peine avait ensuite été commuée à la perpétuité puis à 40 ans de prison.

Une centaine de personnes s'étaient rassemblées jeudi devant sa maison dans le village d'Ara (nord) pour accueillir M. Younis, a constaté un journaliste qui a vu une femme lui mettre un collier de fleurs autour du cou.

Dans un communiqué, le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, a prévenu jeudi qu'il ne tolèrerait pas la présence de drapeaux palestiniens ou de slogans de soutien à Maher Younis.

"Brandir des drapeaux terroristes et scander que le terroriste est un héros est illégal, donc la police a pour instruction d'empêcher cela et de disperser immédiatement" la foule si cela se produit, a-t-il dit.

"Les autorités tentent de gâcher la fête", a déclaré Maher Younis à des journalistes.

"Le drapeau palestinien est dans nos cœurs et la patrie est dans nos esprits", a-t-il ajouté, alors qu'aucun drapeau n'était visible jeudi.

"Après 40 ans de captivité, sa santé est bonne et ses nerfs sont solides", a déclaré son frère, Nader Younis.

La libération de M. Younis intervient exactement deux semaines après celle de son cousin, accueilli en héros par une foule à Ara.

L'homme de 64 ans, membre du mouvement Fatah du président palestinien Mahmoud Abbas, avait alors déclaré qu'il était "fier" de ses actions.

Le ministre israélien de l'Intérieur, Arié Dery, dont la Cour suprême israélienne a invalidé mercredi la nomination et qui devrait en conséquence être renvoyé du gouvernement, avait déclaré avant la libération des deux cousins, vouloir leur retirer leur citoyenneté israélienne, une disposition pourtant illégale en Israël.


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Short Url
  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Short Url
  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Short Url
  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.