L’Italie et la Tunisie s’engagent à lutter contre l’immigration clandestine

Le président tunisien, Kaïs Saïed, rencontre le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Ministère italien des Affaires étrangères)
Le président tunisien, Kaïs Saïed, rencontre le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Ministère italien des Affaires étrangères)
Le président tunisien, Kaïs Saïed, rencontre le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Ministère italien des Affaires étrangères)
Le président tunisien, Kaïs Saïed, rencontre le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Ministère italien des Affaires étrangères)
Le président tunisien, Kaïs Saïed, rencontre la délégation italienne. (Ministère italien des Affaires étrangères)
Le président tunisien, Kaïs Saïed, rencontre la délégation italienne. (Ministère italien des Affaires étrangères)
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Publié le Jeudi 19 janvier 2023

L’Italie et la Tunisie s’engagent à lutter contre l’immigration clandestine

  • Un total de 32 000 migrants auraient atteint l’Italie de la Tunisie en 2022, soit plus de 60% par rapport à 2021
  • Antonio Tajani, ministre italien des Affaires étrangères, a précisé que la stabilité de la Libye figurait à l’ordre du jour de la réunion

ROME: L’Italie et la Tunisie se sont engagées à travailler ensemble pour lutter contre l’immigration clandestine. Cette collaboration devrait inclure une aide à la Libye, le premier point de départ des migrants qui tentent d’atteindre l’Europe.

Cet engagement a été pris lors d’une rencontre organisée à Tunis mercredi entre Antonio Tajani et Matteo Piantedosi, respectivement ministres italiens des Affaires étrangères et de l’Intérieur, et leurs homologues tunisiens, Othman Jerandi et Taoufik Charfeddine, en présence de Kaïs Saïed, le président de la Tunisie.

Selon M. Tajani, M. Saïed est d’accord sur le fait que «l’immigration n’est pas seulement une question de sécurité», mais qu’elle «nécessite une réponse globale de la part des gouvernements».

«Il faudrait résoudre le problème à la racine grâce à des actions politiques liées avec la pauvreté, le terrorisme et le changement climatique», a souligné M. Tajani lors d’une conférence de presse en ligne à laquelle Arab News a assisté.

Une source du ministère italien de l’Intérieur a déclaré plus tard à Arab News que MM. Tajani et Piantedosi avaient confirmé à leurs homologues tunisiens que l’Italie voulait «jouer un rôle de premier plan dans cette stratégie afin que le fléau de l’immigration, comme l’a qualifié le président Saïed lors de la réunion, puisse être vaincu».

«Ce n’est qu’en travaillant ensemble que nous pourrons atteindre nos objectifs. Comme la Tunisie s’est engagée à faire tout son possible pour résoudre l’ensemble des problèmes, nous ferons de notre mieux, puisque cette collaboration à tous les niveaux peut être renforcée et contribuer ainsi à résoudre le problème de l’immigration à court, moyen et long terme», a ajouté M. Tajani.

Selon les chiffres publiés mercredi par les gardes-côtes italiens lors d’une audition à la Chambre des députés, un total de 32 000 migrants ont atteint l’Italie depuis la Tunisie en 2022, soit plus de 60% par rapport à 2021.

L’année dernière, la Tunisie était le deuxième port de départ, après la Libye, des migrants qui tentaient d’atteindre l’Europe de l’Afrique du Nord. Près de 105 000 migrants ont atteint les côtes italiennes en traversant le canal de Sicile en 2022.

M. Tajani a précisé que la stabilité de la Libye figurait à l’ordre du jour de la réunion.

«C’est une question très importante pour nous et nous travaillerons toujours avec la Tunisie sur la sécurité des frontières en vue de résoudre le problème de l’immigration, y compris au moyen  d’accords politiques destinés à réduire les flux migratoires de la Libye vers la Tunisie.»

«Nous garantirons par ailleurs que la Libye, l’Italie et la Tunisie soient en harmonie. Nous travaillerons ensemble et déploierons encore plus d’efforts pour résoudre tous les problèmes auxquels nous sommes confrontés», a indiqué M. Tajani.

Ce dernier a confirmé que l’Italie s’était engagée à renforcer ses investissements en Tunisie. Un forum d’affaires sera organisé à ce sujet dans les prochains mois.

Une autre coopération bilatérale dans le domaine de l’énergie, qui a tiré profit du lancement récent de l’infrastructure stratégique Elmed – un projet d’interconnexion électrique maritime entre les deux rives de la Méditerranée – a également fait l’objet de discussions.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon la diplomatie iranienne

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.


Au G7, coup de projecteur sur l'Ukraine, éclipsée par l'Iran

Le président ukrainien est lui attendu dès mardi matin dans la station thermale des Alpes françaises pour participer à une réunion de travail consacrée à la paix et la sécurité pour l'Ukraine et l'Europe. Il espère à cette occasion pouvoir s'entretenir seul à seul avec Donald Trump. (AFP)
Le président ukrainien est lui attendu dès mardi matin dans la station thermale des Alpes françaises pour participer à une réunion de travail consacrée à la paix et la sécurité pour l'Ukraine et l'Europe. Il espère à cette occasion pouvoir s'entretenir seul à seul avec Donald Trump. (AFP)
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  • La guerre en Ukraine dominera les débats du G7 mardi à Evian en présence de Volodymyr Zelensky. Au cœur des tractations: la capacité des alliés de Washington à convaincre Donald Trump, jusqu'ici réticent, à afficher son soutien au président ukrainien
  • Le Moyen-Orient sera lui aussi toujours très haut dans l'agenda des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Allemagne, du Canada, des Etats-Unis, de la France, de l'Italie, du Japon et du Royaume-Uni

EVIAN: La guerre en Ukraine dominera les débats du G7 mardi à Evian en présence de Volodymyr Zelensky. Au cœur des tractations: la capacité des alliés de Washington à convaincre Donald Trump, jusqu'ici réticent, à afficher son soutien au président ukrainien face à Vladimir Poutine.

Le Moyen-Orient sera lui aussi toujours très haut dans l'agenda des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Allemagne, du Canada, des Etats-Unis, de la France, de l'Italie, du Japon et du Royaume-Uni.

Ils se retrouveront pour un déjeuner de travail consacré aux crises de cette région secouée par la guerre américano-israélienne contre l'Iran. L'Egypte, les Emirats arabes unis et le Qatar - qui a contribué à la médiation ayant abouti à un accord entre Washington et Téhéran - y ont été conviés.

Le président ukrainien est lui attendu dès mardi matin dans la station thermale des Alpes françaises pour participer à une réunion de travail consacrée à la paix et la sécurité pour l'Ukraine et l'Europe. Il espère à cette occasion pouvoir s'entretenir seul à seul avec Donald Trump.

La dernière rencontre entre les deux dirigeants remonte à fin décembre dans la résidence du milliardaire américain à Mar-a-Lago, en Floride.

A défaut d'annoncer une réunion bilatérale, le président des Etats-Unis, accaparé ces derniers mois par le conflit avec l'Iran, a assuré lundi avoir eu "une très bonne conversation avec le président (Volodymyr) Zelensky et le président (russe Vladimir) Poutine" dimanche.

"Et je pense que nous pouvons peut-être faire quelque chose", a-t-il ajouté.

Il a en outre déploré les 25.000 morts par mois dans ce conflit, "majoritairement des soldats". "Cela ne devrait pas se produire", a-t-il réagi.

Après de nouvelles frappes meurtrières menées lundi par la Russie qui ont fait au moins 11 morts et incendié une cathédrale historique à Kiev, Volodymyr Zelensky a demandé "davantage de pression sur l'agresseur et davantage de soutien à la défense aérienne de l'Ukraine".

Le président peut d'ores et déjà compter sur l'appui indéfectible des dirigeants européens et canadien, dont il verra certains en tête-à-tête.

Le Royaume-Uni va fournir de l'uranium enrichi à l'Ukraine pour ses centrales nucléaires et imposer de nouvelles sanctions à la Russie, a ainsi annoncé le Premier ministre britannique Keir Starmer en amont de la session de travail.

"Unité et détermination" 

Condamnant les "frappes barbares" de la Russie en Ukraine, Londres compte "monter d'un cran" en "étouffant les ressources qui alimentent la guerre de Poutine et en fournissant de l'énergie à l'Ukraine pour les hivers à venir", a déclaré Keir Starmer.

Avant même la tenue du sommet, une source gouvernementale italienne soulignait de son côté que l'Ukraine restait "un sujet sur lequel il y a la plus grande attention italienne".

Lundi, le président du conseil européen António Costa, également présent à Evian, a estimé que "l'unité et la détermination du G7 sont essentielles pour contribuer à mettre fin à cette guerre et parvenir à une paix juste et durable".

A cet égard, la participation du président Zelensky aux discussions au G7 est "particulièrement importante", a-t-il fait valoir.

De son côté, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a salué l'Ukraine qui "tient la ligne de front et regagne même partiellement du terrain".

Elle a en outre loué la capacité de Kiev de frapper des cibles stratégiques "au cœur même de la Russie".

Depuis le début du conflit en février 2022, l'Ukraine a opéré un virage stratégique en devenant un acteur majeur de l'industrie de défense, notamment via sa production de drones, mais continue d'avoir cruellement besoin du soutien occidental.

Selon les Européens, la Russie, sous pression des sanctions internationales, commence, elle, à montrer des signes de faiblesse.

"Nos sanctions frappent profondément", a estimé Ursula Von der Leyen.

Pour autant, Vladimir Poutine reste inflexible.

Lundi, le président ukrainien a fait savoir qu'il avait invité son homologue russe à venir au G7.

"La Russie a montré une fois de plus qu'elle n'est pas prête à parler", a-t-il dit, estimant qu'il fallait intensifier la pression sur le président jusqu'à ce qu'il mette fin à la guerre.