L'Iran condamne à la peine de mort un malade mental pour avoir prétendument brûlé le Coran

L'Iran a condamné à la peine de mort un malade mental accusé d'apostasie, pour avoir prétendument brûlé un Coran lors d'une manifestation antirégime. (AFP/Fichier)
L'Iran a condamné à la peine de mort un malade mental accusé d'apostasie, pour avoir prétendument brûlé un Coran lors d'une manifestation antirégime. (AFP/Fichier)
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Publié le Jeudi 19 janvier 2023

L'Iran condamne à la peine de mort un malade mental pour avoir prétendument brûlé le Coran

  • Javad Rouhi, âgé de 35 ans, a été cruellement torturé en détention et a été jugé dans un procès inéquitable
  • Selon l’avocat de Javad Rouhi nommé par l’État, «il n'y a aucune preuve qu'il ait participé à l'incendie et à la destruction de biens publics»

LONDRES: L'Iran a condamné à mort pour apostasie un homme mentalement malade, pour avoir prétendument «brûlé» un Coran lors d'une manifestation antirégime. Les groupes de défense des droits ont averti que l'homme, âgé de 35 ans, avait été cruellement torturé en détention et avait fait l'objet d'un procès inéquitable, a rapporté jeudi The Guardian.

Javad Rouhi, originaire d'un village du nord de l'Iran, a été condamné à mort pour trois chefs d'accusation: guerre contre Dieu, corruption et apostasie.

Après son arrestation, il a été transféré dans un centre de détention sous la supervision du Corps des gardiens de la révolution islamique d'Iran (CGRI). Il était incapable de parler et de marcher après avoir souffert de cruelles tortures pendant sa détention.

Sa famille n'a été autorisée qu'à une seule visite avant son audience. Son père a affirmé: «Ils n'ont plus autorisé de visites ni d'appels téléphoniques après.»

Javad Rouhi, qui souffre d'une grave maladie mentale, a été accusé d'être entré au quartier général de la police de la circulation en septembre dernier, avec deux autres personnes, et d'avoir mis le feu au bâtiment, et notamment à des copies du Coran.

Les médias officiels iraniens ont rapporté qu'il avait «avoué avoir détruit le quartier général et y avoir mis le feu». Rouhi a été empêché d'engager un avocat de son choix, les autorités judiciaires exigeant qu'il soit représenté par un défenseur de l'État, Habibullah Qazvini.

Qazvini a déclaré lors du procès que «l’examen des images de vidéosurveillance et les déclarations de Javad Rouhi ne montrent que sa présence sur le lieu de rassemblement». «Il n'y a aucune preuve qu'il ait participé à l'incendie et à la destruction de biens publics», a-t-il ajouté.

 «Javad s'était séparé de sa femme en raison d'une maladie mentale et de son chômage. En septembre, il s'était rendu à Nowshahr pour y rencontrer son ex-femme et tenter de la faire revenir. Il n'avait pas d'argent, et avait dormi dans la rue pendant ces quelques jours à Nowshahr avant son arrestation.»

Autre preuve d'un procès inéquitable, les accusations contre Rouhi étaient également liées à la mort de cinq manifestants qui, selon des groupes de défense des droits, ont été tués par des agents de sécurité iraniens.

Iran Human Rights, basée en Norvège, a déclaré «qu’au moins 109 manifestants risquent actuellement d'être exécutés, condamnés à des peines de mort ou des condamnations. C'est un décompte au minimum, car la plupart des familles sont sous pression pour garder le silence, et on estime que le nombre réel est beaucoup plus élevé».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le guide suprême de l'Iran n'aurait plus de contact direct en raison des craintes d'une attaque

Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
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  • Mojtaba Khamenei communiquerait via des intermédiaires de confiance
  • Il ne ferait que donner des orientations générales sur les négociations, selon le rapport

DUBAI : Le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei opère depuis un lieu tenu secret avec un accès limité au monde extérieur, s'appuyant sur un réseau de courriers pour relayer les messages, alors que les dirigeants du pays craignent de nouvelles frappes ciblées, selon une exclusivité de CBS News citant des responsables américains familiers avec le renseignement.

Le rapport de dimanche affirmait que les problèmes de communication au sein de la direction de l'Iran étaient devenus un obstacle majeur dans les négociations avec l'administration de Donald Trump, les responsables iraniens autorisés à dialoguer avec Washington ayant du mal à communiquer même au sein de leur propre système.

Des responsables américains ont déclaré à CBS que lorsque des propositions étaient envoyées à Téhéran, des délais importants s'écoulaient avant que les réponses ne soient reçues, car les messages devaient d'abord passer par des intermédiaires pour parvenir au dirigeant suprême.

Selon CBS, les dirigeants iraniens ont adopté des mesures de sécurité extrêmes à la suite des frappes américaines et israéliennes menées dans le cadre de l'opération Epic Fury, qui, selon les services de renseignement, ont permis de cibler et de tuer plusieurs personnalités iraniennes de haut rang.

La plupart des hauts responsables passeraient désormais des semaines à l'intérieur de bunkers lourdement fortifiés, évitant tout contact direct et limitant les communications, sauf en cas de nécessité.

Le rapport ajoute que même les hauts responsables iraniens ne savent pas exactement où se trouve le guide suprême ou n'ont pas de ligne de communication directe avec lui.

Les messages sont transmis par l'intermédiaire de courriers de confiance spécialement utilisés pour dissimuler sa position, et il ne donnerait que des indications générales sur les questions qui peuvent être négociées et celles qui restent hors de portée.

M. Khamenei, qui a succédé à son père assassiné, l'ayatollah Ali Khamenei, n'est pas apparu en public depuis le début de la guerre.


Piratée, l'application de Tunisie Telecom envoie un message critique du pouvoir

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
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  • L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application
  • Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche

TUNIS: Au lieu d'une offre promotionnelle, un message critique du pouvoir: à la suite d'une cyberattaque, des clients de Tunisie Telecom ont reçu, via l'application de l'opérateur public tunisien, un texte dénonçant la situation politique et économique du pays.

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante".

"Des promesses et des slogans, pour quel résultat?", demandait-il.

Incrédules et surpris, de nombreux Tunisiens ont aussitôt partagé des captures d'écran sur Facebook.

Il n'a pas été possible de confirmer combien de personnes avaient reçu ce message.

L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application.

Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche.

"Tunisie Telecom confirme que son application numérique MyTT a fait l'objet d'une cyberattaque aujourd'hui, qui a été détectée immédiatement et neutralisée avec succès en un temps record grâce aux mécanismes de protection et de surveillance mis en place, sans aucun impact sur la sécurité des données ni sur la continuité du service", a écrit l'opérateur.

"Par ailleurs, Tunisie Telecom souligne que la notification reçue par certains clients est sans lien avec les activités de l'entreprise ni avec les objectifs de cette application purement commerciale, conçue avant tout pour servir nos clients", a-t-il ajouté.

Des ONG tunisiennes et internationales dénoncent un recul des droits et libertés en Tunisie depuis le coup de force, en juillet 2021, du président Kais Saied, à la suite duquel il s'est octroyé de très larges pouvoirs.


Sud du Liban: Israël annonce la mort d'un de ses soldats

Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
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  • Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails
  • Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi la mort d'un de ses soldats survenue la veille dans le Sud du Liban, portant à 23 le nombre de morts dans ses rangs depuis le déclenchement le 2 mars de la guerre avec le Hezbollah.

Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails.

Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah.