La Jordanie et l’Irak appellent à une meilleure coopération entre les États arabes

Le président irakien, Abdelatif Rachid, et le Premier ministre jordanien, Bisher Hani al-Khasawneh (G) lors du Forum économique mondial de Davos, jeudi. (Capture d’écran/WEF)
Le président irakien, Abdelatif Rachid, et le Premier ministre jordanien, Bisher Hani al-Khasawneh (G) lors du Forum économique mondial de Davos, jeudi. (Capture d’écran/WEF)
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Publié le Vendredi 20 janvier 2023

La Jordanie et l’Irak appellent à une meilleure coopération entre les États arabes

  • Le mécanisme Amman-Bagdad-Le Caire profitera à l’économie régionale, selon les dirigeants
  • La clé du progrès repose sur «le fondement de l’action collective», estime le Premier ministre jordanien

DAVOS: Les dirigeants de la Jordanie et de l’Irak ont appelé à une collaboration arabe plus étroite dans les secteurs de l’énergie, de l’agriculture et du pétrole afin de parvenir à la prospérité régionale.

Intervenant lors du Forum économique mondial (WEF) de Davos jeudi dernier, le président irakien, Abdelatif Rachid, et le Premier ministre jordanien, Bisher Hani al-Khasawneh, ont déclaré que le mécanisme Amman-Bagdad-Le Caire profiterait à l’économie régionale dans son ensemble.

M. Rachid a affirmé que, après des années de guerres, de conflits civils et de terrorisme, l’Irak était prêt à relever de nouveaux défis pour atteindre la paix et la stabilité sur son territoire, tout en contribuant à une meilleure réalité pour la région. Il a indiqué que les perspectives seraient «optimistes» si le Moyen-Orient était «capable de résoudre ses conflits sans ingérence étrangère.»

Le gouvernement irakien nouvellement formé a prévu de multiplier les projets pétroliers, gaziers et agricoles afin de faire progresser l’économie régionale, qui a souffert de l’impact de la pandémie de Covid-19 et de l’inflation croissante, a-t-il ajouté. Cependant, l’Irak a besoin d’une «coopération régionale et d’une certaine aide internationale en ce qui concerne les investissements et les contrats».

«Nous obtenons la plupart de notre eau des pays voisins. Dans de nombreux cas, nous partageons des champs de pétrole avec le Koweït, l’Iran et d’autres pays. Nous n’avons pas vraiment d’autre choix que de coopérer dans ce sens, mais en Irak, nous avons la chance de pouvoir profiter de l’agriculture, du tourisme, des champs de pétrole et du gaz.»

Selon M. Al-Khasawneh, la guerre entre l’Ukraine et la Russie a «renforcé la conviction, en Jordanie, que la clé du progrès repose sur le fondement de l’action collective». Toutefois, le commerce interarabe dans la région reste gravement déficient, puisqu’il «ne dépasse pas 13% du volume total des échanges commerciaux des pays arabes», a-t-il souligné.

«Toutes les synergies sont fondamentales et essentielles pour faire progresser les économies de la région et relever les défis auxquels les pays respectifs sont confrontés», a-t-il ajouté.

Le Premier ministre jordanien estime par ailleurs que le mécanisme Amman-Bagdad-Le Caire «n’existe pas dans le néant»: il est ouvert à toutes les parties intéressées dans la région.»

Ce mécanisme est essentiellement axé sur la construction d’une zone industrielle à la frontière entre la Jordanie et l’Irak et sur la mise en place d’un oléoduc destiné à transporter le pétrole et le gaz de l’Irak jusqu’aux frontières de la Jordanie et de l’Égypte.

M. Al-Khasawneh a constaté que pour un pays dépourvu de ressources naturelles, le fait de s’appuyer sur son capital humain et d’établir des liens avec les pays voisins de la région a été essentiel pour atteindre les objectifs nationaux de la Jordanie.

Grâce à sa collaboration avec le Fonds monétaire international et d’autres institutions régionales et internationales, le pays a pu maintenir son taux d’inflation à 4,2%, ce qui, selon M. Al-Khasawneh, est un «chiffre inférieur à celui des pays voisins, à l’exception de ceux qui possèdent des ressources naturelles».

De son côté, M. Rachid a insisté sur la nécessité d’encourager l’entreprise privée et de moderniser les lois financières et les réglementations bancaires. Le Moyen-Orient est interconnecté et il doit donner la priorité au travail afin de parvenir à la stabilité des populations, a-t-il expliqué.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le Liban oeuvre à «un retrait israélien global», dit son Premier ministre depuis le sud du pays

Le Liban oeuvre à un "retrait israélien global", a affirmé mercredi son Premier ministre Nawaf Salam, depuis la localité du sud où l'armée libanaise s'est déployée la veille, en application d'un accord avec Israël. (AFP)
Le Liban oeuvre à un "retrait israélien global", a affirmé mercredi son Premier ministre Nawaf Salam, depuis la localité du sud où l'armée libanaise s'est déployée la veille, en application d'un accord avec Israël. (AFP)
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  • "Nous continuerons à mobiliser les efforts politiques et diplomatiques pour parvenir à un retrait israélien global du sud", a dit le chef du gouvernement, après avoir planté un drapeau libanais à Zawtar al-Gharbiya
  • L'armée libanaise a entamé mardi son déploiement dans cette localité dont l'armée israélienne contrôlait les abords. Mais, signe de l'instabilité de la situation, elle a accusé les forces israéliennes d'avoir "ouvert le feu" à proximité de ses unités

ZAWTAR AL-GHARBIYAH: Le Liban oeuvre à un "retrait israélien global", a affirmé mercredi son Premier ministre Nawaf Salam, depuis la localité du sud où l'armée libanaise s'est déployée la veille, en application d'un accord avec Israël.

Cette déclaration intervient au lendemain de la rencontre du président libanais Joseph Aoun avec son homologue Donald Trump à la Maison Blanche, où il a insisté sur la nécessité d'un "retrait total" israélien pour avancer dans la mise en oeuvre de cet accord.

"Nous continuerons à mobiliser les efforts politiques et diplomatiques pour parvenir à un retrait israélien global du sud", a dit le chef du gouvernement, après avoir planté un drapeau libanais à Zawtar al-Gharbiya.

L'armée libanaise a entamé mardi son déploiement dans cette localité dont l'armée israélienne contrôlait les abords. Mais, signe de l'instabilité de la situation, elle a accusé les forces israéliennes d'avoir "ouvert le feu" à proximité de ses unités.

Israël a indiqué de son côté avoir tiré "des coups de semonce en l'air" après l'entrée de soldats libanais dans une zone qui "ne faisait pas partie de la zone pilote".

Malgré l'accalmie dans les combats entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, l'armée israélienne continue de mener des frappes intermittentes dans le sud, comme mercredi à Nabatiyé al-Fawqa, selon l'agence de presse officielle libanaise ANI.

"En sécurité et dignité" 

L'accord conclu en juin prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël -qui occupe toujours une partie du sud du pays- sous réserve d'un désarmement du Hezbollah.

La formation chiite, qui est opposée à l'accord et refuse d'être désarmée, a entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en attaquant Israël, en soutien à l'Iran.

Israël a riposté par une vaste campagne de bombardements et une offensive terrestre, ayant fait plus d'un million de déplacés.

Il continue d'occuper des zones du sud et des responsables israéliens ont déclaré à plusieurs reprises leur intention de s'y maintenir, pour assurer la sécurité du nord d'Israël.

"En parallèle du déploiement en cours de l'armée, nous continuerons d'ouvrir les routes, retirer les décombres, assurer les services essentiels, pour permettre à notre peuple de retourner en toute sécurité et dignité" chez lui, a affirmé Nawaf Salam.

Plus de 700.000 déplacés sont rentrés chez eux depuis la dernière trêve en juin, selon l'ONU.

"La tête haute" 

Des dizaines d'habitants déplacés de Zawtar al-Gharbiya ont attendu en vain mercredi matin aux abords de la localité qu'on les laisse y entrer, a constaté un journaliste de l'AFP.

L'armée libanaise les avait appelés mardi à ne pas s'y rendre "en attendant que la situation se stabilise".

"Nous y entrerons la tête haute, grâce à la présence de l'armée libanaise dont nous sommes fiers", a déclaré Abbas Yaghi, 73 ans, à l'AFP.

Les troupes libanaises continuent de ratisser la localité, imbriquée géographiquement avec une autre du nom de Zawtar al-Charqiya, où des forces israéliennes sont toujours présentes, comme elles le sont aussi dans des localités environnantes.

Déplacé de Zawtar al-Charqiya, Moustafa Ammar dit espérer qu'Israël se retire d'autres localités comme la sienne.

"Nous marcherons derrière l'armée si elle nous donne l'autorisation d'entrer", lance le sexagénaire.

Pour Wafaa Ismaïl, 64 ans, déplacée de Zawtar al-Gharbiya, le Premier ministre "aurait dû faire entrer les gens derrière lui pour signaler une victoire".


Le ministre saoudien des Affaires étrangères et ses homologues européens discutent de la sécurité maritime en mer Rouge

Le prince Faisal ben Farhane s'est entretenu mardi avec ses homologues espagnol, italien et allemand. (Photo : X)
Le prince Faisal ben Farhane s'est entretenu mardi avec ses homologues espagnol, italien et allemand. (Photo : X)
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  • Les ministres soulignent la nécessité de préserver la sécurité maritime et rejettent toute action menaçant la liberté de navigation

RIYAD : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s'est entretenu mardi avec ses homologues d'Espagne, d'Italie et d'Allemagne au sujet des menaces des Houthis contre la navigation en mer Rouge et des efforts visant à apaiser les tensions plus larges au Moyen-Orient.

Lors d'entretiens distincts, José Manuel Albares, ministre espagnol des Affaires étrangères, et Antonio Tajani, son homologue italien, ont condamné les menaces des rebelles houthis du Yémen contre le sud de l'Arabie saoudite, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

Les ministres ont souligné l'importance de préserver la sécurité maritime en mer Rouge et dans le Golfe, tout en rejetant toute action mettant en péril la liberté et la sécurité de la navigation.

Le prince Faisal s'est également entretenu avec le ministre allemand des Affaires étrangères, Johann Wadephul, des conséquences sécuritaires et économiques du conflit en cours entre les États-Unis et l'Iran.

Lundi, le ministère saoudien des Affaires étrangères a dénoncé les déclarations d'un porte-parole militaire houthi affirmant que le groupe avait imposé un blocus maritime contre le Royaume, accusant les Houthis d'entraîner le Yémen dans un conflit régional plus large.

Selon le ministère, les attaques houthies contre les navires commerciaux internationaux en mer Rouge aggravent la situation humanitaire des Yéménites, en limitant leurs déplacements et en détériorant les conditions économiques dans les zones contrôlées par le groupe armé.

Le Royaume a appelé la communauté internationale à assumer ses responsabilités en appliquant les résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU, notamment les résolutions 2216 sur le Yémen et 2722 sur la protection de la liberté de navigation en mer Rouge. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Une rencontre saoudo-française vise à renforcer la coopération en matière de défense

Les délégations saoudienne et française se sont réunies lundi à Riyad. (Ministère saoudien de la Défense)
Les délégations saoudienne et française se sont réunies lundi à Riyad. (Ministère saoudien de la Défense)
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  • Rencontre à Riyad entre les chefs d’état-major saoudien et français
  • Renforcement de la coopération en matière de défense

Le chef d’état-major général des forces armées saoudiennes, le lieutenant-général Fayyad bin Hamed Al-Ruwaili, a tenu lundi à Riyad des discussions avec son homologue français, le général Fabien Mandon.

La rencontre a porté sur les moyens de développer la coopération bilatérale dans les domaines de la défense et des affaires militaires. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Asharqal-Awsat.