Elon Musk à la barre pour se défendre d'accusations de fraude

Un véhicule électrique Tesla Inc. arrive au Phillip Burton Federal Building and US Courthouse à San Francisco, en Californie, le 20 janvier 2023. Le PDG de Tesla, Elon Musk, a comparu vendredi à la barre dans un procès pour fraude en Californie, accusé d'avoir menti dans des tweets sur la privatisation de la société automobile, punissant ainsi les investisseurs. (AFP).
Un véhicule électrique Tesla Inc. arrive au Phillip Burton Federal Building and US Courthouse à San Francisco, en Californie, le 20 janvier 2023. Le PDG de Tesla, Elon Musk, a comparu vendredi à la barre dans un procès pour fraude en Californie, accusé d'avoir menti dans des tweets sur la privatisation de la société automobile, punissant ainsi les investisseurs. (AFP).
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Publié le Samedi 21 janvier 2023

Elon Musk à la barre pour se défendre d'accusations de fraude

  • Le patron de Tesla -- et de Twitter, depuis fin octobre -- avait créé la stupeur le 7 août 2018 en affirmant qu'il voulait retirer son groupe de la Bourse au prix de 420 dollars par action, puis que le financement était «sécurisé»
  • «Elon Musk, (alors) PDG de Tesla, a menti, et ses mensonges ont fait perdre des millions de dollars à des personnes», a lancé mercredi Nicholas Porritt, avocat des plaignants rassemblés dans une action collective

SAN FRANCISCO : Elon Musk s'est présenté à la barre vendredi à San Francisco lors d'un procès où il est accusé de fraude par des investisseurs pour avoir tweeté il y a plus de quatre ans qu'il comptait sortir Tesla de la Bourse.

Costume sombre, chemise blanche et cravate, il a défendu pendant une demi-heure sa façon de communiquer sur Twitter et ses accomplissements à la tête du groupe automobile. Son témoignage doit se poursuivre lundi.

Le patron de Tesla -- et de Twitter, depuis fin octobre -- avait créé la stupeur le 7 août 2018 en affirmant qu'il voulait retirer son groupe de la Bourse au prix de 420 dollars par action, puis que le financement était "sécurisé".

"Elon Musk, (alors) PDG de Tesla, a menti, et ses mensonges ont fait perdre des millions de dollars à des personnes", a lancé mercredi Nicholas Porritt, avocat des plaignants rassemblés dans une action collective.

Le 10 août 2018, ils avaient porté plainte contre le dirigeant d'entreprises pour avoir "artificiellement manipulé le prix du titre de Tesla afin de complètement ruiner les investisseurs" qui pariaient sur la baisse du cours.

Ces spéculations à la baisse "devraient être illégales", a assené Elon Musk, interrogé par M. Porritt vendredi à propos de son opinion concernant ce type d'investisseurs.

"Ce sont des mauvaises personnes qui volent l'argent des petits investisseurs. Ils veulent que Tesla meure (...) et ils sont prêts à tout pour tuer des entreprises, c'est maléfique", a-t-il continué à l'intention du jury.

«Imprudent»

Son avocat Alexander Spiro avait assuré mercredi qu'Elon Musk avait bien l'intention de sortir Tesla de la Bourse et ne doutait pas de ses capacités de financement, grâce à des assurances du fonds souverain saoudien.

Le tweet a été rédigé "de façon précipitée", le choix des mots était "imprudent", mais "ce n'est pas une fraude", avait-il martelé.

Vendredi, l'avocat des plaignants a cherché à montrer qu'Elon Musk et son entourage avaient bien conscience des conséquences de sa volubilité débridée sur Twitter.

Il a évoqué un de ses tweets de juillet 2018, quand il avait traité de "mec pédo" un spéléologue britannique qui l'avait critiqué.

"Avez-vous fait une pause sur Twitter?", a demandé M. Porritt, faisant référence aux conseils en ce sens d'un haut responsable de Tesla et d'un investisseur.

"Je ne pense pas", a répondu le milliardaire.

Tweeter "est le moyen le plus démocratique de communiquer. Cela donne le même accès à l'information à tous les investisseurs, petits ou gros", a-t-il détaillé.

Il a aussi déclaré que les réactions du marché à ses tweets n'étaient souvent pas prévisibles, et saisi une occasion de rappeler combien l'année 2018 avait été difficile à Tesla.

"Je ne dormais pas à l'usine par choix, mais par obligation", a-t-il insisté, avant d'ajouter que le fait d'être coté en Bourse représentait une contrainte supplémentaire, puisque l'entreprise était exposée aux attaques des investisseurs.

Le titre de Tesla avait bondi jusqu'à 386,48 dollars juste après les tweets incriminés. Le 16 août, il était redescendu à 335,45 dollars, selon les chiffres indiqués au jury mardi par le juge Edward Chen, loin des 420 dollars par action évoqué par Musk.

 

- "Illusoire" -

 

Le procès doit durer trois semaines. Dans une précédente décision liée à cette affaire, un juge avait estimé que le fameux tweet de 2018 pouvait être considéré comme "faux et trompeur".

L'un des plaignants, Timothy Fries, a raconté vendredi avoir investi dans Tesla au lendemain des messages postés sur Twitter.

Pour lui, le message sur le "financement sécurisé" signifiait qu'Elon Musk "avait un partenaire qui s'était engagé et dont les fonds étaient approuvés".

Mais le cours de l'action a chuté les jours suivants. "J'ai perdu 5.000 dollars. J'espère recouvrer mes pertes", a dit M. Fries.

La proposition du milliardaire était "incomplète, incohérente et illusoire par certains aspects", a indiqué de son côté Guhan Subramanian, un professeur de Harvard et spécialiste des rachats d'entreprises par ses dirigeants.

Le constructeur avait rapidement abandonné l'idée de sortir de la cote.

Mais le gendarme boursier américain, la SEC, estimant que le patron n'avait pas apporté la preuve de son financement, lui avait imposé de céder la présidence du conseil d'administration, de payer une amende de 20 millions de dollars et exigé par la suite que ses tweets directement liés à l'activité de Tesla soient pré-approuvés par un juriste compétent

"Elon Musk voit ce procès comme un moyen de faire réexaminer cette décision de la SEC", a commenté Josh White, ancien économiste de l'agence fédérale.

"Il pense qu'il n'a rien fait de mal et qu'il a le droit de dire ce qu'il veut sur Twitter."


Bras de fer irano-américain dans le détroit d'Ormuz

Les Etats-Unis et l'Iran poursuivent jeudi leur bras de fer dans le détroit d'Ormuz, Téhéran excluant de rouvrir ce passage maritime crucial tant que Washington bloque les ports iraniens, une situation compromettant la reprise de pourparlers diplomatiques. (AFP)
Les Etats-Unis et l'Iran poursuivent jeudi leur bras de fer dans le détroit d'Ormuz, Téhéran excluant de rouvrir ce passage maritime crucial tant que Washington bloque les ports iraniens, une situation compromettant la reprise de pourparlers diplomatiques. (AFP)
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  • Selon Téhéran, les navires doivent obtenir une autorisation pour quitter ou entrer dans le Golfe via Ormuz, tandis que les Etats-Unis, eux, bloquent l'accès aux ports iraniens depuis le 13 avril
  • Le nombre de franchissements du détroit a chuté depuis dimanche, en raison des restrictions imposées par l'Iran et les Etats-Unis, tandis que les incidents touchant des bateaux se sont multipliés

TEHERAN: Les Etats-Unis et l'Iran poursuivent jeudi leur bras de fer dans le détroit d'Ormuz, Téhéran excluant de rouvrir ce passage maritime crucial tant que Washington bloque les ports iraniens, une situation compromettant la reprise de pourparlers diplomatiques.

Ormuz, voie maritime cruciale pour le transport mondial des hydrocarbures, est devenu un enjeu majeur du conflit et cristallise les tensions en dépit de la prolongation unilatérale de la trêve par Donald Trump, entrée en vigueur le 8 avril.

Depuis le 28 février, date du début de la guerre déclenchée par une attaque israélo-américaine contre l'Iran, Téhéran n'a autorisé qu'un nombre très limité de navires à franchir le détroit qui, outre les exportations mondiales de pétrole et de gaz, sert au transport d’autres biens essentiels.

Selon Téhéran, les navires doivent obtenir une autorisation pour quitter ou entrer dans le Golfe via Ormuz, tandis que les Etats-Unis, eux, bloquent l'accès aux ports iraniens depuis le 13 avril.

Le nombre de franchissements du détroit a chuté depuis dimanche, en raison des restrictions imposées par l'Iran et les Etats-Unis, tandis que les incidents touchant des bateaux se sont multipliés, selon des données compilées par l'AFP.

L'Iran a ainsi saisi mercredi deux navires dans le détroit, et un troisième a essuyé des tirs au large d'Oman.

"Réouverture d'Ormuz impossible" 

"La réouverture du détroit d'Ormuz est impossible tant que le cessez-le-feu est ouvertement violé", a affirmé le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, dans un message sur X, Téhéran dénonçant régulièrement le blocus américain des ports iraniens.

Téhéran a par ailleurs reçu ses premiers revenus issus des droits de passage qu'il a unilatéralement imposés dans le détroit, selon un haut responsable iranien.

Dans le cadre de son blocus, Washington de son côté a ordonné à 31 navires, des pétroliers pour la plupart, de retourner au port, selon le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

Pour Danny Citronowicz, chercheur au Tel-Aviv Institute for National Security Studies, "il est tentant de croire que le temps et la pression finiront par contraindre l’Iran à céder. Ce ne sera pas le cas. Prolonger un cessez-le-feu ou renforcer un blocus maritime peut faire gagner du temps à Washington, mais aucune de ces options n’offre une voie vers une issue durable", a-t-il écrit sur X.

Le blocage du détroit pèse lourdement sur l'économie mondiale, et la grande incertitude sur l'issue du conflit inquiète les marchés.

Les prix du pétrole ont ainsi bondi brièvement jeudi de plus de 4% en début d'échanges en Asie, avant de se modérer.

Même si les belligérants trouvaient un accord, déminer le détroit d'Ormuz pourrait prendre six mois, pesant d'autant sur les cours des hydrocarbures à l'échelle mondiale, a estimé le Pentagone lors d'une présentation classifiée au Congrès américain, révélé mercredi par le Washington Post.

Les négociations entre Américains et Iraniens, qui étaient censées reprendre en début de semaine à Islamabad, après une première session le 11 avril, sont toujours en suspens, en dépit de l'optimisme du président américain Donald Trump qui a jugé "possible" une reprise d'ici vendredi.

La capitale pakistanaise, sous haute surveillance policière et militaire, fonctionne depuis plusieurs jours au ralenti -écoles et commerces fermés dans la zone devant accueillir les pourparlers- dans l'attente d'une hypothétique arrivée des délégations.

Le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, a dit espérer que les deux parties parviendraient "à conclure un +accord de paix+" à l'issue de la guerre, qui a fait des milliers de morts, essentiellement en Iran et au Liban.

 


L'Iran annonce avoir saisi deux navires dans le détroit d'Ormuz malgré la prolongation de la trêve

Cette photo fournie par la Marine américaine et publiée le 21 avril 2026 par le service des relations publiques du Commandement central américain montre des forces américaines en patrouille dans la mer d'Oman, près du Touska, un cargo battant pavillon iranien, le 20 avril 2026. (AFP)
Cette photo fournie par la Marine américaine et publiée le 21 avril 2026 par le service des relations publiques du Commandement central américain montre des forces américaines en patrouille dans la mer d'Oman, près du Touska, un cargo battant pavillon iranien, le 20 avril 2026. (AFP)
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  • Les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de l'Iran, ont annoncé avoir intercepté deux navires qui tentaient de franchir le stratégique détroit, soumis à un double blocus américain et iranien
  • "Les deux navires en infraction ont été saisis par les forces navales des Gardiens de la Révolution et dirigés vers la côte iranienne", ont-ils indiqué dans un communiqué

TEHERAN: L'Iran a annoncé mercredi avoir saisi deux navires dans le détroit d'Ormuz, au coeur du bras de fer avec Washington, quelques heures après la prolongation de la trêve décidée unilatéralement par Donald Trump.

Le pouvoir iranien ne s'est toujours pas exprimé sur cette prolongation. Mais Téhéran en "étudie différents aspects", selon la télévision d'Etat iranienne.

Côté américain, le président a jugé "possible" une reprise des discussions entre les belligérants dans les prochains jours. "C'est possible! Président DJT", a-t-il écrit en réponse à un texto d'une journaliste du New York Post, qui l'interrogeait sur la probabilité que des discussions se tiennent dans les prochaines "36 à 72 heures", soit d'ici vendredi.

En attendant, la tension reste forte dans le détroit d'Ormuz, passage crucial pour le transport mondial d'hydrocarbures et enjeu majeur du conflit déclenché le 28 février par des frappes israélo-américaines sur l'Iran.

Les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de l'Iran, ont annoncé avoir intercepté deux navires qui tentaient de franchir le stratégique détroit, soumis à un double blocus américain et iranien.

"Les deux navires en infraction ont été saisis par les forces navales des Gardiens de la Révolution et dirigés vers la côte iranienne", ont-ils indiqué dans un communiqué.

Selon Téhéran, les navires doivent obtenir une autorisation pour quitter ou entrer dans le Golfe via le détroit d'Ormuz.

Un troisième bateau a essuyé des tirs alors qu'il se trouvait à 8 milles nautiques à l'ouest de l'Iran, selon l'agence de sécurité maritime britannique UKTMO, mais il a pu quitter le détroit en direction du port saoudien de Jeddah, selon le site Marinetraffic.

Ces incidents illustrent la précarité de la trêve entrée en vigueur le 8 avril, d'autant que les discussions entre Washington et Téhéran n'ont toujours pas repris.

Islamabad en attente 

Les pourparlers, qui étaient censés se tenir en début de semaine après une première session le 11 avril, visent à trouver une fin durable à une guerre régionale qui a fait des milliers de morts -essentiellement en Iran et au Liban- et ébranlé l'économie mondiale.

Donald Trump a prolongé sine die le cessez-le-feu avec l'Iran mardi soir, à quelques heures de l'expiration annoncée, afin, a-t-il dit, de laisser davantage de temps aux Iraniens pour joindre les négociations de paix sous l'égide des médiateurs pakistanais.

Il a parlé d'une extension jusqu'à ce que "l'Iran présente une proposition et que les discussions soient conclues, d'une manière ou d'une autre".

En attendant, aucune délégation ne s'est encore envolée pour Islamabad, bouclée et sous haute surveillance depuis le début de la semaine, provoquant la lassitude d'habitants privés d'écoles et limités dans leur déplacements.

Le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, a dit espérer que les deux parties parviendraient "à conclure un +accord de paix+ lors du deuxième cycle de négociations prévu à Islamabad". Il a reçu mercredi matin l'ambassadeur iranien à Islamabad.

Trois morts au Liban 

Sur l'autre front principal de la guerre, trois personnes ont été tuées mercredi dans des frappes israéliennes au Liban malgré la trêve, qui expire dimanche, et dont Beyrouth va demander l'extension lors de pourparlers prévus jeudi entre les deux pays à Washington.

"Le Liban demandera l'extension pour un mois de la trêve, le strict respect du cessez-le-feu et l'arrêt par Israël des opérations de dynamitage et de destruction dans les zones où il est présent", a indiqué une source libanaise officielle à l'AFP.

Israël a affirmé avant ces discussions ne pas avoir de "désaccords sérieux" avec le Liban, l'appelant à "travailler ensemble" contre le Hezbollah pro-iranien.

Selon le dernier bilan officiel, au moins 2.454 personnes ont été tuées au Liban en six semaines de guerre.

Par ailleurs, le président français Emmanuel Macron a annoncé mercredi la mort d'un 2e militaire français de la force de paix de l'ONU au Liban, Finul, blessé dans une embuscade samedi au cours de laquelle un premier Casque Bleu français avait été tué. Paris a attribué l'attaque au Hezbollah, ce que le groupe islamiste chiite a nié.


Londres accueille des discussion sur la mission à Ormuz

Le Royaume-Uni a annoncé qu'il allait accueillir mercredi et jeudi des militaires d'une trentaine de pays pour discuter de la formation d'une mission dirigée par le Royaume-Uni et la France afin de protéger la navigation dans le détroit d'Ormuz. (AFP)
Le Royaume-Uni a annoncé qu'il allait accueillir mercredi et jeudi des militaires d'une trentaine de pays pour discuter de la formation d'une mission dirigée par le Royaume-Uni et la France afin de protéger la navigation dans le détroit d'Ormuz. (AFP)
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  • Cette conférence permettra de "faire progresser la planification détaillée" de la réouverture du détroit dès que les conditions le permettront, à la suite des "avancées" réalisées lors des pourparlers de Paris la semaine dernière
  • "L'objectif aujourd'hui et demain est de traduire le consensus diplomatique en un plan commun pour garantir la liberté de navigation dans le détroit et soutenir un cessez-le-feu durable"

LONDRES: Le Royaume-Uni a annoncé qu'il allait accueillir mercredi et jeudi des militaires d'une trentaine de pays pour discuter de la formation d'une mission dirigée par le Royaume-Uni et la France afin de protéger la navigation dans le détroit d'Ormuz.

Cette conférence permettra de "faire progresser la planification détaillée" de la réouverture du détroit dès que les conditions le permettront, à la suite des "avancées" réalisées lors des pourparlers de Paris la semaine dernière, a précisé le ministère britannique de la Défense.

"L'objectif aujourd'hui et demain est de traduire le consensus diplomatique en un plan commun pour garantir la liberté de navigation dans le détroit et soutenir un cessez-le-feu durable", a déclaré le ministre britannique de la Défense John Healey, cité dans un communiqué.

Il s'est dit confiant que "des progrès concrets puissent être accomplis".

Ces discussions intervient dans la foulée de pourparlers sur ce détroit stratégique, ayant réuni vendredi à Paris plus de 40 pays sous la houlette du Premier ministre britannique Keir Starmer et du président français Emmanuel Macron.

M. Starmer a indiqué que la France et le Royaume-Uni dirigeraient une mission multinationale pour assurer la liberté de navigation dans le détroit "dès que les conditions le permettront".

La Grande-Bretagne et la France ont insisté sur le fait que cette force serait exclusivement défensive et ne serait déployée qu'une fois la paix durable dans la région instaurée.

Les Etats-Unis et l'Iran, parties belligérantes, n'ont pas participé aux pourparlers.

Avant la réunion de Paris, Downing Street avait annoncé la tenue d'un sommet de planification militaire cette semaine, sans donner plus de précisions.