La Banque du Liban gèle les comptes de trois personnes sanctionnées par Washington

Des manifestants attaquent la clôture devant la Banque centrale libanaise. (Dossier, AFP)
Des manifestants attaquent la clôture devant la Banque centrale libanaise. (Dossier, AFP)
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Publié le Jeudi 26 janvier 2023

La Banque du Liban gèle les comptes de trois personnes sanctionnées par Washington

  • La BDL «a décidé de geler les comptes» de Hassan Moukalled, accusé par le Trésor américain d'«avoir facilité les activités financières du Hezbollah» et de ses deux fils, Rayyan et Rani
  • Washington accuse M. Moukalled, qui apparaît souvent à la télévision libanaise en tant qu'expert économique, d'avoir aidé le parti chiite à «se tailler une place dans le système financier libanais».

BEYROUTH: La Banque du Liban (BDL) a annoncé jeudi avoir gelé les comptes de trois personnes sanctionnées deux jours plus tôt par les Etats-Unis en raison de liens financiers présumés avec le Hezbollah pro-iranien.

La BDL "a décidé de geler les comptes" de Hassan Moukalled, accusé par le Trésor américain d'"avoir facilité les activités financières du Hezbollah" et de ses deux fils, Rayyan et Rani, ainsi que les compagnies qu'ils gèrent, selon un communiqué.

La BDL a pris cette mesure pour échapper aux sanctions prévues par une loi américaine adoptée fin 2015 pour entraver les financements du Hezbollah.

Cette loi pénalise les institutions financières qui "faciliteraient toute transaction" au profit de l'organisation ou blanchiraient ses fonds. Elle sanctionne également les banques qui "faciliteraient toute transaction" au profit d'une centaine d'organisations et de personnalités accusées par le Trésor américain d'être liées au Hezbollah.

Dans un communiqué mardi, le Trésor américain a accusé M. Moukalled de servir de "conseiller financier au Hezbollah" et réaliser "des transactions commerciales au nom du groupe dans toute la région".

Washington accuse également M. Moukalled, qui apparaît souvent à la télévision libanaise en tant qu'expert économique, d'avoir aidé le parti chiite à "se tailler une place dans le système financier libanais".

Mi-2021, Hassan Moukalled a reçu une licence de la BDL pour que son entreprise CTEX transfère de l'argent au Liban et à l'étranger, indique le communiqué du Trésor américain.

"En un an, la société avait obtenu une part de marché importante dans le secteur du transfert de devises au Liban et aurait collecté des millions de dollars américains pour la BDL", ajoute le communiqué.

"Tout propos selon lequel CTEX serait une vitrine financière pour un parti politique ou des personnes partisanes n'est rien d'autre que le produit de l'imagination", a réagi jeudi Hassan Moukalled dans un communiqué, selon l'agence officielle NNA.

"Le mécanisme de travail de l'entreprise avec la BDL est soumis à des conditions et des procédures similaires à celles qui sont en vigueur avec l'ensemble des autres entreprises similaires", ajoute le communiqué.

Dans un Liban secoué par une crise économique sans précédent depuis 2019, l'activité des sociétés de change a prospéré, la livre ayant perdu plus de 95% de sa valeur face au dollar.


Attaque de drones sur le principal port de Koweït, des dégâts

Le principal port commercial de Koweït a été visé vendredi à l'aube par une attaque de drones "ennemis", ont annoncé les autorités portuaires. (AFP)
Le principal port commercial de Koweït a été visé vendredi à l'aube par une attaque de drones "ennemis", ont annoncé les autorités portuaires. (AFP)
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  • L'attaque sur le port de Shuwaikh a fait des dégâts matériels mais pas de victimes, ont-elles précisé dans un communiqué publié sur X
  • Une deuxième port, en construction et situé dans le nord de l'émirat a également été visé, a ensuite annoncé le ministère des travaux publics

KOWEIT: Le principal port commercial de Koweït a été visé vendredi à l'aube par une attaque de drones "ennemis", ont annoncé les autorités portuaires.

L'attaque sur le port de Shuwaikh a fait des dégâts matériels mais pas de victimes, ont-elles précisé dans un communiqué publié sur X.

Une deuxième port, en construction et situé dans le nord de l'émirat a également été visé, a ensuite annoncé le ministère des travaux publics.

Selon cette source, le port de Mubarak al-Kabeer a été touché tôt vendredi matin par des drones et des missiles qui ont causé, là aussi, des dégâts matériels mais n'ont pas fait de victimes.

Les pays du Golfe font l'objet d'une campagne de représailles iraniennes depuis le début de l'offensive américano-israélienne sur l'Iran il y a un mois et les tirs - pour la plupart interceptés - sont quasiment quotidiens.


L'armée israélienne dit avoir mené des frappes d'ampleur sur Téhéran

L'armée israélienne a dit tôt vendredi avoir mené des frappes d'ampleur dans la capitale iranienne Téhéran, presqu'un mois après le début de la guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'armée israélienne a dit tôt vendredi avoir mené des frappes d'ampleur dans la capitale iranienne Téhéran, presqu'un mois après le début de la guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Il y a peu, l'armée a terminé une série de frappes à grande échelle visant des infrastructures du régime terroriste iranien au coeur de Téhéran", a-t-elle indiqué dans un bref communiqué, sans plus de détails
  • Quelques heures plus tard, elle a précisé avoir "pris pour cible des sites et des infrastructures" utilisés par l'Iran "pour produire des armes, principalement des missiles balistiques"

JERUSALEM: L'armée israélienne a dit tôt vendredi avoir mené des frappes d'ampleur dans la capitale iranienne Téhéran, presqu'un mois après le début de la guerre au Moyen-Orient.

"Il y a peu, l'armée a terminé une série de frappes à grande échelle visant des infrastructures du régime terroriste iranien au coeur de Téhéran", a-t-elle indiqué dans un bref communiqué, sans plus de détails.

Quelques heures plus tard, elle a précisé avoir "pris pour cible des sites et des infrastructures" utilisés par l'Iran "pour produire des armes, principalement des missiles balistiques".

Elle a aussi annoncé avoir "frappé diverses cibles liées aux dispositifs de puissance de feu du régime" dans l'ouest de l'Iran, dont "des lanceurs de missiles et des sites de stockage de missiles, qui constituaient une menace" pour Israël.

Le Moyen-Orient est plongé depuis le 28 février dans une guerre déclenchée par des frappes conjointes des Etats-Unis et d'Israël contre l'Iran, auxquelles Téhéran a riposté par des tirs de missiles et de drones visant Israël et plusieurs pays de la région.

 


Des explosions retentissent dans le sud de Beyrouth

Une banderole à l'effigie de Hassan Nasrallah, le chef assassiné du mouvement chiite libanais Hezbollah, est accrochée devant un magasin dans une rue jonchée de débris de bâtiments, sur le site d'une frappe aérienne israélienne menée dans la nuit et qui a visé un quartier de la banlieue sud de Beyrouth, le 25 mars 2026. (AFP)
Une banderole à l'effigie de Hassan Nasrallah, le chef assassiné du mouvement chiite libanais Hezbollah, est accrochée devant un magasin dans une rue jonchée de débris de bâtiments, sur le site d'une frappe aérienne israélienne menée dans la nuit et qui a visé un quartier de la banlieue sud de Beyrouth, le 25 mars 2026. (AFP)
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  • Des images de l'AFPTV ont montré de la fumée s'élever de la banlieue sud de la capitale libanaise, considérée par Israël comme un fief du mouvement pro-iranien Hezbollah
  • Habituellement densément peuplée, cette zone s'est largement vidée de ses habitants depuis le début des hostilités

BEYROUTH: Des explosions ont retenti dans le sud de Beyrouth aux premières heures de vendredi, selon des journalistes de l'AFP, des médias locaux et l'agence de presse officielle libanaise faisant état de frappes israéliennes.

Des images de l'AFPTV ont montré de la fumée s'élever de la banlieue sud de la capitale libanaise, considérée par Israël comme un fief du mouvement pro-iranien Hezbollah. On ignore à ce stade si la frappe a fait des victimes dans cette zone visée régulièrement par l'armée israélienne.

Habituellement densément peuplée, cette zone s'est largement vidée de ses habitants depuis le début des hostilités.

Quelques heures plus tard, l'armée israélienne a lancé un appel à évacuer aux habitants d'un village du sud du pays et à se déplacer vers le nord de la rivière Zahrani, car "les activités du Hezbollah poussent l'armée israélienne à prendre des mesures fermes contre eux dans le village".

Le Liban a été entraîné dans la guerre début mars lorsque le Hezbollah, soutenu par Téhéran, a commencé à tirer des roquettes sur Israël pour venger l'assassinat du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué au premier jour de l'offensive américano-israélienne en Iran le 28 février.

Alors qu'Israël manifeste sa détermination à intensifier sa campagne militaire contre le mouvement islamiste, ce dernier a revendiqué une série d'attaques contre les troupes israéliennes qui mènent une incursion terrestre dans le sud du Liban.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé mercredi soir qu'Israël était en train d'élargir une "zone tampon" au Liban pour "éloigner la menace des missiles" du Hezbollah.

Le mouvement a déclaré que ses combattants poursuivaient leurs attaques contre les troupes israéliennes dans le sud du Liban tôt vendredi matin.

Jeudi, les médias officiels ont fait état de frappes israéliennes meurtrières sur plusieurs zones du sud du pays. Le Hezbollah a revendiqué plus de 90 attaques contre des cibles israéliennes à l'intérieur du Liban et de l'autre côté de la frontière.

De son côté, l'armée israélienne a déclaré jeudi que deux soldats avaient été tués dans le sud du Liban, tandis que les services d'urgence israéliens ont indiqué qu'une roquette tirée depuis le Liban avait tué un homme dans la région de Nahariya, au nord d'Israël.

Selon les autorités libanaises, les frappes israéliennes menées depuis le 2 mars ont fait au moins 1.116 morts, dont 121 enfants, et plus d'un million de personnes ont été déplacées.