Un Palestinien tué par les forces israéliennes en Cisjordanie

La mère de Nassim Abu Fouda lors de ses funérailles à Hébron, en Cisjordanie, le 30 janvier 2023. (AP)
La mère de Nassim Abu Fouda lors de ses funérailles à Hébron, en Cisjordanie, le 30 janvier 2023. (AP)
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Publié le Lundi 30 janvier 2023

Un Palestinien tué par les forces israéliennes en Cisjordanie

  • Nassim Abou Fouda, 26 ans, a succombé à ses blessures après avoir reçu «une balle à la tête tirée par les soldats de l'occupation à Hébron ce matin, lundi»
  • Vendredi, un Palestinien de 21 ans a tiré sur des passants à proximité d'une synagogue dans le quartier de colonisation de Neve Yaacov à Jérusalem-Est

HEBRON: Les forces israéliennes ont tué lundi un Palestinien au volant d'une voiture à Hébron dans le sud de la Cisjordanie occupée, ont rapporté l'Autorité palestinienne et l'armée israélienne, qui a dit avoir tiré sur un conducteur qui prenait la fuite.

Nassim Abou Fouda, 26 ans, a succombé à ses blessures après avoir reçu "une balle à la tête tirée par les soldats de l'occupation (israélienne, NDLR) à Hébron ce matin, lundi", a déclaré le ministère palestinien de la Santé dans un bref communiqué.

L'armée israélienne a indiqué que ses soldats avaient demandé au conducteur d'"un véhicule suspect" de s'arrêter afin de l'"inspecter".

"Un soldat s'est approché du véhicule et le chauffeur a percuté sa jambe. Les soldats ont tiré en direction du véhicule qui tentait de quitter les lieux. Le véhicule a continué sa course et a ensuite eu un accident", a rapporté l'armée dans un communiqué.

Le chauffeur a été évacué par des secouristes palestiniens puis déclaré mort, d'après cette source.

Selon l'agence de presse officielle palestinienne, Nassim Abou Fouda se trouvait dans un véhicule près de la mosquée Ibrahimi, aussi appelée Caveau des patriarches, lorsque des soldats postés à un point de contrôle militaire ont tiré en sa direction à balles réelles.

Sa dépouille a été enveloppée dans un linceul blanc et ses funérailles ont eu lieu à la mi-journée à Hébron, a constaté un journaliste de l'AFP.

Quelque 1 000 colons juifs vivent sous haute protection militaire israélienne dans le centre de Hébron, ville peuplée de 200 000 Palestiniens et théâtre de fréquents affrontements.

Depuis le début de l'année, le conflit israélo-palestinien a coûté la vie à 35 Palestiniens (parmi lesquels des auteurs d'attaques, des combattants, et des civils, dont des mineurs), six civils israéliens (dont un mineur) et une Ukrainienne.

Vendredi, un Palestinien de 21 ans a tiré sur des passants à proximité d'une synagogue dans le quartier de colonisation de Neve Yaacov à Jérusalem-Est, tuant six Israéliens et une Ukrainienne. Samedi, un Palestinien de 13 ans a blessé par balles deux Israéliens à Silwan, également à Jérusalem-Est, secteur palestinien occupé et annexé par Israël.

Ces nouvelles violences sont survenues sur fond de brusque escalade après la mort de 10 Palestiniens dont des combattants et une sexagénaire, dans un raid jeudi de l'armée israélienne à Jénine, dans le nord de la Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967.

Le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken est arrivé lundi à Tel-Aviv pour tenter de réduire les tensions. Il doit rencontrer à Jérusalem le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et, mardi, le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas à Ramallah, en Cisjordanie.

Le patron de la CIA William Burns a rencontré dimanche le président Abbas.

En 2022, le conflit israélo-palestinien avait fait 235 morts, dont près de 90% étaient palestiniens, selon le décompte de l'AFP.


Le Liban oeuvre à «un retrait israélien global», dit son Premier ministre depuis le sud du pays

Le Liban oeuvre à un "retrait israélien global", a affirmé mercredi son Premier ministre Nawaf Salam, depuis la localité du sud où l'armée libanaise s'est déployée la veille, en application d'un accord avec Israël. (AFP)
Le Liban oeuvre à un "retrait israélien global", a affirmé mercredi son Premier ministre Nawaf Salam, depuis la localité du sud où l'armée libanaise s'est déployée la veille, en application d'un accord avec Israël. (AFP)
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  • "Nous continuerons à mobiliser les efforts politiques et diplomatiques pour parvenir à un retrait israélien global du sud", a dit le chef du gouvernement, après avoir planté un drapeau libanais à Zawtar al-Gharbiya
  • L'armée libanaise a entamé mardi son déploiement dans cette localité dont l'armée israélienne contrôlait les abords. Mais, signe de l'instabilité de la situation, elle a accusé les forces israéliennes d'avoir "ouvert le feu" à proximité de ses unités

ZAWTAR AL-GHARBIYAH: Le Liban oeuvre à un "retrait israélien global", a affirmé mercredi son Premier ministre Nawaf Salam, depuis la localité du sud où l'armée libanaise s'est déployée la veille, en application d'un accord avec Israël.

Cette déclaration intervient au lendemain de la rencontre du président libanais Joseph Aoun avec son homologue Donald Trump à la Maison Blanche, où il a insisté sur la nécessité d'un "retrait total" israélien pour avancer dans la mise en oeuvre de cet accord.

"Nous continuerons à mobiliser les efforts politiques et diplomatiques pour parvenir à un retrait israélien global du sud", a dit le chef du gouvernement, après avoir planté un drapeau libanais à Zawtar al-Gharbiya.

L'armée libanaise a entamé mardi son déploiement dans cette localité dont l'armée israélienne contrôlait les abords. Mais, signe de l'instabilité de la situation, elle a accusé les forces israéliennes d'avoir "ouvert le feu" à proximité de ses unités.

Israël a indiqué de son côté avoir tiré "des coups de semonce en l'air" après l'entrée de soldats libanais dans une zone qui "ne faisait pas partie de la zone pilote".

Malgré l'accalmie dans les combats entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, l'armée israélienne continue de mener des frappes intermittentes dans le sud, comme mercredi à Nabatiyé al-Fawqa, selon l'agence de presse officielle libanaise ANI.

"En sécurité et dignité" 

L'accord conclu en juin prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël -qui occupe toujours une partie du sud du pays- sous réserve d'un désarmement du Hezbollah.

La formation chiite, qui est opposée à l'accord et refuse d'être désarmée, a entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en attaquant Israël, en soutien à l'Iran.

Israël a riposté par une vaste campagne de bombardements et une offensive terrestre, ayant fait plus d'un million de déplacés.

Il continue d'occuper des zones du sud et des responsables israéliens ont déclaré à plusieurs reprises leur intention de s'y maintenir, pour assurer la sécurité du nord d'Israël.

"En parallèle du déploiement en cours de l'armée, nous continuerons d'ouvrir les routes, retirer les décombres, assurer les services essentiels, pour permettre à notre peuple de retourner en toute sécurité et dignité" chez lui, a affirmé Nawaf Salam.

Plus de 700.000 déplacés sont rentrés chez eux depuis la dernière trêve en juin, selon l'ONU.

"La tête haute" 

Des dizaines d'habitants déplacés de Zawtar al-Gharbiya ont attendu en vain mercredi matin aux abords de la localité qu'on les laisse y entrer, a constaté un journaliste de l'AFP.

L'armée libanaise les avait appelés mardi à ne pas s'y rendre "en attendant que la situation se stabilise".

"Nous y entrerons la tête haute, grâce à la présence de l'armée libanaise dont nous sommes fiers", a déclaré Abbas Yaghi, 73 ans, à l'AFP.

Les troupes libanaises continuent de ratisser la localité, imbriquée géographiquement avec une autre du nom de Zawtar al-Charqiya, où des forces israéliennes sont toujours présentes, comme elles le sont aussi dans des localités environnantes.

Déplacé de Zawtar al-Charqiya, Moustafa Ammar dit espérer qu'Israël se retire d'autres localités comme la sienne.

"Nous marcherons derrière l'armée si elle nous donne l'autorisation d'entrer", lance le sexagénaire.

Pour Wafaa Ismaïl, 64 ans, déplacée de Zawtar al-Gharbiya, le Premier ministre "aurait dû faire entrer les gens derrière lui pour signaler une victoire".


Le ministre saoudien des Affaires étrangères et ses homologues européens discutent de la sécurité maritime en mer Rouge

Le prince Faisal ben Farhane s'est entretenu mardi avec ses homologues espagnol, italien et allemand. (Photo : X)
Le prince Faisal ben Farhane s'est entretenu mardi avec ses homologues espagnol, italien et allemand. (Photo : X)
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  • Les ministres soulignent la nécessité de préserver la sécurité maritime et rejettent toute action menaçant la liberté de navigation

RIYAD : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s'est entretenu mardi avec ses homologues d'Espagne, d'Italie et d'Allemagne au sujet des menaces des Houthis contre la navigation en mer Rouge et des efforts visant à apaiser les tensions plus larges au Moyen-Orient.

Lors d'entretiens distincts, José Manuel Albares, ministre espagnol des Affaires étrangères, et Antonio Tajani, son homologue italien, ont condamné les menaces des rebelles houthis du Yémen contre le sud de l'Arabie saoudite, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

Les ministres ont souligné l'importance de préserver la sécurité maritime en mer Rouge et dans le Golfe, tout en rejetant toute action mettant en péril la liberté et la sécurité de la navigation.

Le prince Faisal s'est également entretenu avec le ministre allemand des Affaires étrangères, Johann Wadephul, des conséquences sécuritaires et économiques du conflit en cours entre les États-Unis et l'Iran.

Lundi, le ministère saoudien des Affaires étrangères a dénoncé les déclarations d'un porte-parole militaire houthi affirmant que le groupe avait imposé un blocus maritime contre le Royaume, accusant les Houthis d'entraîner le Yémen dans un conflit régional plus large.

Selon le ministère, les attaques houthies contre les navires commerciaux internationaux en mer Rouge aggravent la situation humanitaire des Yéménites, en limitant leurs déplacements et en détériorant les conditions économiques dans les zones contrôlées par le groupe armé.

Le Royaume a appelé la communauté internationale à assumer ses responsabilités en appliquant les résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU, notamment les résolutions 2216 sur le Yémen et 2722 sur la protection de la liberté de navigation en mer Rouge. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Une rencontre saoudo-française vise à renforcer la coopération en matière de défense

Les délégations saoudienne et française se sont réunies lundi à Riyad. (Ministère saoudien de la Défense)
Les délégations saoudienne et française se sont réunies lundi à Riyad. (Ministère saoudien de la Défense)
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  • Rencontre à Riyad entre les chefs d’état-major saoudien et français
  • Renforcement de la coopération en matière de défense

Le chef d’état-major général des forces armées saoudiennes, le lieutenant-général Fayyad bin Hamed Al-Ruwaili, a tenu lundi à Riyad des discussions avec son homologue français, le général Fabien Mandon.

La rencontre a porté sur les moyens de développer la coopération bilatérale dans les domaines de la défense et des affaires militaires. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Asharqal-Awsat.