Au Liban, ChatGPT à la rescousse des étudiants qui jonglent entre études et petits boulots

Cette photo prise le 23 janvier 2023 à Toulouse, dans le sud-ouest de la France, montre des écrans affichant les logos d'OpenAI et de ChatGPT. ChatGPT est un logiciel d'intelligence artificielle conversationnelle développé par OpenAI. (AFP.).
Cette photo prise le 23 janvier 2023 à Toulouse, dans le sud-ouest de la France, montre des écrans affichant les logos d'OpenAI et de ChatGPT. ChatGPT est un logiciel d'intelligence artificielle conversationnelle développé par OpenAI. (AFP.).
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Publié le Mercredi 01 février 2023

Au Liban, ChatGPT à la rescousse des étudiants qui jonglent entre études et petits boulots

  • L'intelligence artificielle ChatGPT s'est répandue comme une traînée de poudre dans le monde éducatif depuis le mois de novembre dernier
  • Le classement élevé du Liban dans les recherches sur ChatGPT montre l’engouement du pays pour l'intelligence artificielle et les technologies d'apprentissage automatique

BEYROUTH : L'intelligence artificielle ChatGPT s'est répandue comme une traînée de poudre dans le monde éducatif depuis le mois de novembre dernier.  

Il s’agit d’un modèle de traitement du langage développé par l’entreprise OpenAI qui a été élaboré à partir de millions de pages de texte venues d'Internet. Il est capable de comprendre et de générer des textes dans une grande variété de contextes en réponse à de simples questions, ce qui en fait un outil puissant pour les tâches de compréhension et de génération de langage. 

Parmi les pays qui ont effectué le plus de recherches sur ChatGPT, le Liban se classe au quatrième rang mondial, selon les récentes données de Google Trends. La Chine, le Népal et Singapour occuperaient dans cet ordre, selon la même source, les trois premières places. 

Valeria, jeune professionnelle libanaise qui travaille dans l'organisation d'événements, explique à Arab News en français qu'elle a utilisé ChatGPT pour formuler un plan de A à Z. 

«C'est fou, car l'outil doté d'une intelligence artificielle est entré dans les détails du plan. Il a même inclus les sponsors possibles, les stratégies de marketing et de publicité, l'allocation du budget ainsi que l'approche du choix du lieu.» 

Arab News en français a également interrogé des étudiants universitaires au sujet de leur utilisation de ChatGPT dans la vie quotidienne.  

«Sur Google, lorsque vous voulez poser votre question, vous devez parcourir au moins dix articles pour obtenir votre réponse. Sur ChatGPT, vous obtenez exactement ce que vous avez demandé en trente secondes maximum», témoigne Serena, étudiante en marketing. 

«Je m'en sers pour écrire des courriels, des poèmes, voire des arguments pour convaincre mes amis. Et ce n'est même pas la version définitive de ChatGPT, ce n’est qu’une version d’essai. Le monde n'est pas préparé à ce qui va se passer», confie-t-elle.  

Cependant, les créatifs ne se montrent pas si enthousiastes face à l'essor de l'IA, pas plus que les établissements d'enseignement. S'il est utilisé de manière éthique et correcte, le ChatGPT peut certainement augmenter la productivité des gens. Mais de nombreuses recherches sont encore nécessaires, et il ne faut pas abuser du pouvoir de l'IA.  

Samer, étudiant en master d'économie à l’université américaine de Beyrouth, avoue que l’application lui fait «gagner du temps» au quotidien. Comme il travaille en tant que consultant, il ne peut pas assister à ses cours à la faculté. ChatGPT lui fournit des informations nécessaires, surtout dans le domaine de la  macroéconomie. «Il m’explique tout avec précision», raconte-t-il. 

Le classement élevé du Liban dans les recherches sur ChatGPT montre l’engouement du pays pour l'intelligence artificielle et les technologies d'apprentissage automatique. 

C'est une indication du potentiel de ces technologies pour stimuler la croissance économique et créer de nouvelles opportunités au Liban. 


Liban: Israël vise un commandant de haut rang du Hezbollah dans la banlieue de Beyrouth

Israël a mené mercredi soir une frappe sur la banlieue sud de Beyrouth pour la première fois depuis près d'un mois, tuant un commandant de haut rang du Hezbollah, selon une source proche de la formation pro-iranienne. (AFP)
Israël a mené mercredi soir une frappe sur la banlieue sud de Beyrouth pour la première fois depuis près d'un mois, tuant un commandant de haut rang du Hezbollah, selon une source proche de la formation pro-iranienne. (AFP)
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  • Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a confirmé de son côté une frappe visant à "neutraliser le commandant" de cette unité, sans préciser son identité, dans un communiqué conjoint avec le ministre de la Défense
  • Le bombardement a eu lieu dans le quartier de Ghobeiri, dans la banlieue sud de la capitale libanaise, bastion du mouvement chiite, selon l'Agence nationale d'information (ANI, officielle)

BEYROUTH: Israël a mené mercredi soir une frappe sur la banlieue sud de Beyrouth pour la première fois depuis près d'un mois, tuant un commandant de haut rang du Hezbollah, selon une source proche de la formation pro-iranienne.

Par ailleurs, au moins 11 personnes ont été tuées mercredi dans des frappes sur le sud et l'est du Liban, selon le ministère de la Santé, alors que Israël poursuit ses opérations malgré la trêve entrée en vigueur le 17 avril.

Une frappe à Saksakiyeh, entre Saïda et Tyr, a notamment fait quatre morts et 33 blessés, dont six enfants, selon le ministère.

D'autre part, quatre soldats israéliens en opération dans le sud du Liban ont été blessés, dont un grièvement, mercredi, par un drone explosif, selon un communiqué militaire israélien publié jeudi.

A Beyrouth, "Malek Ballout, commandant des opérations de la force al-Radwan", l'unité d'élite du groupe, a été tué, a déclaré à l'AFP la source proche du Hezbollah.

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a confirmé de son côté une frappe visant à "neutraliser le commandant" de cette unité, sans préciser son identité, dans un communiqué conjoint avec le ministre de la Défense.

Le bombardement a eu lieu dans le quartier de Ghobeiri, dans la banlieue sud de la capitale libanaise, bastion du mouvement chiite, selon l'Agence nationale d'information (ANI, officielle).

De la fumée s'est élevée du quartier visé, ont constaté des journalistes de l'AFP qui ont vu des habitants quitter les lieux avec leurs effets personnels.

De nombreux Libanais ont déjà fui cette banlieue au début des hostilités le 2 mars, quand le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale en visant Israël, en représailles à l'offensive israélo-américaine sur l'Iran.

D'après une source de sécurité libanaise s'exprimant sous couvert d'anonymat, la frappe a ciblé un appartement où se tenait une réunion de responsables de la force al-Radwan.

Depuis le 8 avril, date à laquelle l'aviation israélienne avait mené des frappes massives sur le Liban, faisant plus de 350 morts, Beyrouth et sa banlieue n'avaient plus été visées.

"Chaque occasion" 

Le Hezbollah a pour sa part annoncé avoir ciblé des forces et véhicules israéliens dans plusieurs localités frontalières du sud du Liban, affirmant riposter à "la violation du cessez-le-feu par l'ennemi israélien".

Au terme de l'accord de cessez-le-feu, rendu public par le département d'Etat américain, Israël "se réserve le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours" du Hezbollah.

"Nous saisirons chaque occasion pour approfondir le démantèlement du Hezbollah et continuer à l'affaiblir", a averti le chef de l'armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, venu rendre visite aux soldats israéliens déployés dans le sud.

Les frappes israéliennes au Liban ont fait près de 2.700 morts, plus de 8.200 blessés et un million de déplacés depuis début mars.

Sur cette période, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) "a vérifié 152 attaques contre des structures de santé, qui ont fait 103 morts et 241 blessés", selon son directeur général, Tedros Adhanom Ghebreyesus.

"Ces attaques ont entraîné la fermeture de trois hôpitaux et de 41 centres de soins (...) et endommagé 16 autres hôpitaux", a-t-il précisé sur X.


Huit morts dans l'incendie d'un centre commercial près de Téhéran

Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
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  • Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment
  • Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes

TEHERAN: Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat.

L'incendie a débuté mardi dans ce centre commercial de la ville d'Andisheh qui héberge 250 commerces et une cinquantaine de bureaux situé à une trentaine de kilomètres de la capitale, selon les autorités locales.

Des images diffusées mardi par les médias iraniens montraient plusieurs étages en flammes, laissant s'échapper d'épaisses fumées noires.

Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment.

Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes.

En juin 2020, une puissante explosion provoquée par des bonbonnes de gaz qui avaient pris feu dans une clinique du nord de Téhéran avait fait au moins 19 morts.

En janvier 2017, un incendie dans un centre commercial de 15 étages à Téhéran avait fait au moins 22 morts, dont 16 pompiers.


Israël appelle à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban 

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
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  • Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière
  • La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé mercredi à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban, avant de probables frappes visant selon elle le mouvement pro-iranien Hezbollah.

"Pour votre sécurité, vous devez évacuer vos maisons immédiatement et vous éloigner (...) d'au moins 1.000 mètres vers des zones dégagées", a écrit sur son compte X Avichai Adraee, le porte-parole de l'armée israélienne en langue arabe.

Israël et le Hezbollah s'accusent régulièrement de violer le cessez-le-feu, entré en vigueur le 17 avril.

Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière.

La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone.

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban.