Le ministre saoudien des Affaires étrangères nie les rapports de réunion d'Israël

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Fayçal ben Farhane, a nié que des responsables israéliens aient assisté à une réunion à NEOM. (Reuters/Fichier)
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Fayçal ben Farhane, a nié que des responsables israéliens aient assisté à une réunion à NEOM. (Reuters/Fichier)
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Publié le Mardi 24 novembre 2020

Le ministre saoudien des Affaires étrangères nie les rapports de réunion d'Israël

  • «Aucune réunion de ce type n'a eu lieu. Les seuls responsables présents étaient américains et saoudiens,» a déclaré le ministre
  • Pompeo est arrivé en Arabie saoudite pour discuter du solide partenariat bilatéral en matière de sécurité et d'économie avec les États-Unis

RIYAD: Le ministre saoudien des Affaires étrangères a démenti lundi qu’une réunion ait eu lieu entre le prince héritier Mohammed ben Salmane et des responsables israéliens.

«J'ai vu des articles de presse sur une prétendue réunion entre SAR le Prince héritier et des responsables israéliens lors de la récente visite de @SecPompeo», a déclaré le prince Fayçal ben Farhane dans un tweet. «Aucune réunion de ce type n’a eu lieu. Les seuls officiels présents étaient américains et saoudiens.»

Le secrétaire d'État américain Mike Pompeo a rencontré le prince héritier à NEOM samedi soir dans le cadre de sa tournée régionale.

Selon l'agence de presse saoudienne, Mohammed ben Salmane et Mike Pompeo ont également discuté des développements régionaux et internationaux.

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Fayçal ben Farhane, et l'ambassadeur des États-Unis auprès du Royaume, John Abizaid, ont également assisté à la réunion.

«Pompeo est arrivé en Arabie saoudite pour discuter du solide partenariat bilatéral en matière de sécurité et d'économie entre les États-Unis et le Royaume», selon un communiqué du département d'État américain.

Les deux parties discuteraient également des progrès réalisés dans le cadre de la réunion consacrée au dialogue stratégique États-Unis-Arabie saoudite qui s'est tenue le mois dernier à Washington.

Toujours selon le Département d’État, les États-Unis et l’Arabie saoudite soutiennent la croissance économique mondiale et la stabilité des marchés énergétiques en tant que deux des plus grands fournisseurs mondiaux de pétrole et de gaz.

Washington reconnaît les progrès de l’Arabie saoudite dans la transformation de son économie dans le cadre de la Vision 2030 du Royaume.

Le secrétaire d'État américain a entamé une tournée régionale plus tôt cette semaine, qui l’a conduit en Turquie, en Israël, aux Émirats arabes unis, et au Qatar où il a assisté aux pourparlers de paix entre le gouvernement afghan et les négociateurs talibans à Doha.

L'Arabie saoudite a accueilli le quinzième sommet du G20 sur deux jours à Riyad, tenu virtuellement pour la première fois, et présidé par le roi Salmane.

L'une des principales priorités de Mike Pompeo lors de sa visite, probablement sa dernière en tant que secrétaire d'État avant la passation de pouvoir au prochain président Joe Biden, est de maintenir la pression sur l'Iran.

«Nos politiques demeurent les mêmes. Notre devoir demeure le même. Mes responsabilités demeurent les mêmes», a déclaré Pompeo. «J’ai toujours l’obligation – chaque heure, chaque minute – de défendre le peuple américain. Cela doit être notre principale priorité et cela va le rester jusqu’à la toute dernière minute.»

Pompeo explique que la stratégie de Donald Trump au Moyen-Orient s’est concentrée sur l'Iran en tant que «menace centrale à l'intérieur de la région». Le président sortant a maintenu une campagne de pression maximale qui limitait la capacité de l'Iran à soutenir les milices en Irak, au Liban et en Syrie.

«Ce sera notre politique jusqu'à la fin de notre mandat», ajoute-t-il.

Mike Pompeo s'est rendu dans le Royaume depuis les Émirats arabes unis où il a rencontré le prince héritier Mohammed ben Zayed pour discuter de la décision des Émirats de normaliser ses relations avec Israël.

Ils ont également discuté de la coopération en matière de sécurité et de lutte contre l’influence malveillante de l’Iran dans la région, ainsi que contre celle de la Chine », précise le département d’État américain.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com.


Bahreïn et le Koweït affirment avoir contré des attaques iraniennes

Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran. (AFP)
Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran. (AFP)
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  • "L'Iran poursuit sa politique hostile systématique à travers ses attaques criminelles visant les civils", a déclaré l'armée bahreïnie dans un communiqué, en affirmant avoir " intercepté et détruit plusieurs attaques aériennes"
  • Des sirènes d'alerte aérienne ont retenti dans la nuit de mercredi à jeudi à Manama, la capitale du royaume, où des explosions ont été entendues

MANAMA: Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran.

"L'Iran poursuit sa politique hostile systématique à travers ses attaques criminelles visant les civils", a déclaré l'armée bahreïnie dans un communiqué, en affirmant avoir " intercepté et détruit plusieurs attaques aériennes".

Des sirènes d'alerte aérienne ont retenti dans la nuit de mercredi à jeudi à Manama, la capitale du royaume, où des explosions ont été entendues, a rapporté une journaliste de l'AFP.

L'état-major koweïtien a également indiqué dans la nuit avoir répondu à "des attaques hostiles de drones" iraniens. Il a précisé que les explosions entendues étaient le résultat d'interceptions aériennes.

Les forces iraniennes ont annoncé avoir visé "des systèmes de radar, un système de défense antiaérienne Patriot et des sites de stockage de carburant" sur la base aérienne Ali al-Salem  au Koweït, ainsi que des installations militaires américaines sur la base aérienne de Cheikh Isa à Bahreïn.

Téhéran mène des attaques quasi quotidiennes dans ces deux pays du Golfe depuis la reprise des hostilités le 7 juillet avec les Etats-Unis, en disant cibler des intérêts militaires américains.

Les autorités bahreïnie et koweïtienne accusent toutefois leur voisin de viser aussi des sites civils.

Dimanche, le Koweït a affirmé que trois postes-frontières et une plateforme pétrolière offshore avaient été ciblés, sans préciser leur origine.

La confrontation a repris après des attaques contre des navires dans le Golfe, imputées à l'Iran. Les frappes menées depuis sont sans précédent au Moyen-Orient depuis le cessez-le-feu du 8 avril.


La Syrie dit avoir saisi des armes en provenance d'Irak destinées au Hezbollah

"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana. (AFP)
"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana. (AFP)
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  • Le pouvoir syrien est hostile au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad
  • Il a annoncé à plusieurs reprises avoir saisi des armes destinées au mouvement pro-iranien près de la frontière libanaise, mais c'est la première fois qu'il mentionne la frontière avec l'Irak

DAMAS: La Syrie a annoncé jeudi avoir déjoué une tentative de faire passer des armes destinées au Hezbollah pro-iranien au Liban, dont des missiles, via sa frontière avec l'Irak.

"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana.

"Les premières investigations ont établi que la cargaison était destinée à transiter par la Syrie au profit de la milice terroriste du Hezbollah", a ajouté cette source.

Le pouvoir syrien est hostile au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad.

Il a annoncé à plusieurs reprises avoir saisi des armes destinées au mouvement pro-iranien près de la frontière libanaise, mais c'est la première fois qu'il mentionne la frontière avec l'Irak.

Cette annonce intervient alors que le président américain Donald Trump met la pression sur la Syrie pour qu'elle intervienne au Liban contre le Hezbollah.

Depuis qu'une coalition islamiste a pris le pouvoir en Syrie en 2024, les autorités ont affirmé avoir démantelé des cellules liées à la formation pro-iranienne qui préparaient des attentats en Syrie, mais le Hezbollah a toujours démenti.

Le groupe est affaibli par la nouvelle guerre qu'il a menée contre Israël depuis mars pour soutenir l'Iran.

Le président syrien Ahmad al-Chareh dit refuser d'intervenir militairement au Liban contre le Hezbollah, comme l'a suggéré à plusieurs reprises Donald Trump.


Israël confirme au Pentagone vouloir rester dans des «zones de sécurité» au Liban, en Syrie et à Gaza

Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a exprimé dans la nuit de jeudi à vendredi à son homologue américain Pete Hegseth la "détermination d'Israël" à maintenir ses forces déployées dans des "zones de sécurité" établies au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza. (AFP)
Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a exprimé dans la nuit de jeudi à vendredi à son homologue américain Pete Hegseth la "détermination d'Israël" à maintenir ses forces déployées dans des "zones de sécurité" établies au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza. (AFP)
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  • Les dirigeants israéliens évoquent régulièrement ces "zones de sécurité" dont les contours restent flous mais que les autorités israéliennes placent le long des frontières israéliennes
  • Le bureau de M. Katz a indiqué avoir fait part à son homologue américain de "la détermination d'Israël à rester dans les zones de sécurité en Syrie, à Gaza et au Liban afin de protéger les frontières d'Israël"

JERUSALEM: Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a exprimé dans la nuit de jeudi à vendredi à son homologue américain Pete Hegseth la "détermination d'Israël" à maintenir ses forces déployées dans des "zones de sécurité" établies au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza.

Cette déclaration intervient alors que les Etats-Unis ont annoncé que les négociations menées mardi et mercredi à Rome entre Israël et le Liban avaient été "positives" et que le processus de mise en œuvre de "zones pilotes", d'où les troupes israéliennes doivent se retirer, commencerait "dans les prochains jours".

Le président américain Donald Trump avait demandé au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de retirer les forces israéliennes de Syrie et du Liban, selon un article publié mardi par le média américain Axios.

Les dirigeants israéliens évoquent régulièrement ces "zones de sécurité" dont les contours restent flous mais que les autorités israéliennes placent le long des frontières israéliennes.

Dans un communiqué, le bureau de M. Katz a indiqué avoir fait part à son homologue américain de "la détermination d'Israël à rester dans les zones de sécurité en Syrie, à Gaza et au Liban afin de protéger les frontières d'Israël et les communautés situées près de la frontière contre les menaces que représentent les forces jihadistes".

"Nous n'avons jamais demandé aux Etats-Unis d'opérer à notre place le long de nos frontières", ajoute le communiqué du cabinet de M. Katz.

Au Liban et à Gaza, les forces israéliennes sont présentes sur le terrain, où elles mènent quotidiennement des opérations contre le Hezbollah et le Hamas.

Au Liban, les forces israéliennes restent déployées dans ce que l'armée décrit comme une "zone de sécurité" s'étendant sur environ 10 kilomètres à l'intérieur du territoire libanais et poursuit des frappes limitées dans le sud.

A Gaza, l'armée israélienne contrôle 60% du territoire. Elle est notamment présente sur l'ensemble du périmètre extérieur du territoire palestinien, le long des frontières entre Israël et l'Egypte.

Après le renversement, en décembre 2024, de Bachar al-Assad, Israël a envoyé des troupes dans une zone tampon surveillée par l'ONU qui séparait les forces israéliennes et syriennes sur le plateau du Golan.

Depuis lors, Israël a mené des incursions répétées sur le territoire syrien, ainsi que des bombardements, et a déclaré vouloir instaurer une zone démilitarisée dans le sud de ce pays.