Le «Signal», dix ans de bataille autour de l'érosion côtière

Un homme et une femme se tiennent à un poste surplombant le bâtiment Signal avant sa démolition, le 3 février 2023 à Soulac-sur-Mer, dans le sud-ouest de la France. (Photo de Philippe Lopez / AFP)
Un homme et une femme se tiennent à un poste surplombant le bâtiment Signal avant sa démolition, le 3 février 2023 à Soulac-sur-Mer, dans le sud-ouest de la France. (Photo de Philippe Lopez / AFP)
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Publié le Vendredi 03 février 2023

Le «Signal», dix ans de bataille autour de l'érosion côtière

  • Construit en 1967 à 200 mètres du rivage, l'immeuble a vu la distance qui le sépare des flots être grignotée, au fil des ans, par une érosion côtière accentuée
  • Le chantier de démolition de l'immeuble à l'abandon, qui doit durer trois semaines, est lancé le 3 février

BORDEAUX : La destruction du «Signal», immeuble du bord de plage à Soulac-Sur-Mer (Gironde), marque la fin de près de 10 ans de bataille juridique autour d'un lieu devenu symbole de l'érosion côtière.

. Janvier 2014: au bord du gouffre

Du haut de ses quatre étages, Le Signal et ses 78 logements sont en danger. Construit en 1967 à 200 mètres du rivage, l'immeuble a vu la distance qui le sépare des flots être grignotée, au fil des ans, par une érosion côtière accentuée. Début 2014, après une série de grandes marées et de fortes houles, il n'est plus qu'à une vingtaine de mètres de la dune, transformée en falaise sableuse, et menace de s'effondrer. Les autorités ordonnent son évacuation.

. Septembre 2014: début d'une bataille juridique

Contraints de laisser leur logement, les copropriétaires se voient proposer par l'Etat une enveloppe de 1,5 million d'euros, soit 20.000 euros par logement. Insuffisant selon eux: ils veulent bénéficier du fonds d'indemnisation dit «Barnier», réservé aux risques naturels majeurs mais pas à l'érosion dunaire, pour couvrir le prix d'achat de leur appartement. Cette revendication est portée devant le tribunal administratif de Bordeaux, qui exempte les collectivités locales et l'État de toute obligation.

. Juin 2018: désamiantage

Craignant une «catastrophe écologique» liée à un éventuel affaissement de l'immeuble, l'ancien préfet de Nouvelle-Aquitaine Didier Lallement décide de faire désamianter le bâtiment afin d'empêcher la libération de «12.000 tonnes de gravats contaminés». Un chantier à 870.000 euros, pris en charge exceptionnellement par l'État et achevé en juillet 2019.

. Août 2018 : défaite devant le Conseil d'État

Après la cour administrative d'appel de Bordeaux puis le Conseil constitutionnel en avril 2018, le Conseil d'État dit à son tour «non» à l'indemnisation des propriétaires, qui commencent à perdre espoir. Soixante-quinze avaient lancé la bataille, dont beaucoup de retraités, certains décédés depuis.

. Décembre 2018: l'Assemblée au secours

Quatre ans après l'évacuation du Signal, l'Assemblée nationale vote un amendement au budget 2019 qui permet de débloquer sept millions d'euros en faveur des propriétaires. Le texte prévoit une indemnisation à hauteur de 70% de la valeur originelle estimée du logement. Deux ans plus tard, un protocole «exceptionnel» est signé entre l'État, la mairie de Soulac et la communauté de communes Médoc Atlantique, qui devient propriétaire de l’immeuble en vue de sa destruction.

. 2023: Le Signal disparaît

Le chantier de démolition de l'immeuble à l'abandon, qui doit durer trois semaines, est lancé le 3 février. «Un événement triste qui a beaucoup coûté d'un point de vue affectif et patrimonial et, peut-être, porté atteinte à l'image de Soulac à un moment», admet ledirecteur de Médoc Atlantique, Frédéric Boudeau. Qui voit néanmoins dans cette destruction une manière «de repartir». Et de tirer des leçons.


Le porte-avions français passe le canal de Suez, en route vers la région du Golfe

Le canal de Suez, photo d'illustration. (AFP)
Le canal de Suez, photo d'illustration. (AFP)
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  • Cette potentielle mission de sécurisation, qui ne pourrait être déclenchée qu'une fois que les hostilités auront cessé, se veut "neutre" et "bien distincte des belligérants" avait affirmé mi-avril le président français
  • Les "plus de 40 pays" qui y participent ont entamé une planification militaire à Londres, selon le ministère des Armées

PARIS: Le porte-avions français Charles-De-Gaulle et son escorte franchissent, mercredi, le canal de Suez pour se prépositionner dans la région du Golfe en cas de déclenchement d'une mission, promue par Londres et Paris, pour rétablir la navigation dans le détroit d'Ormuz, a annoncé le ministère des Armées.

"Le porte-avions Charles-De-Gaulle et ses escorteurs franchissent le canal de Suez mercredi 6 mai 2026, en route vers le sud de la mer Rouge", affirme le ministère dans un communiqué.

Cette décision vise "à réduire les délais de mise en œuvre de cette initiative dès que les circonstances le permettront", ajoute-il.

Le président français Emmanuel Macron et le Premier ministre britannique Keir Starmer sont à l'origine d'une initiative pour sécuriser la navigation dans le détroit, bloqué depuis le début du conflit opposant l'Iran aux Etats-Unis et à Israël le 28 février.

Cette potentielle mission de sécurisation, qui ne pourrait être déclenchée qu'une fois que les hostilités auront cessé, se veut "neutre" et "bien distincte des belligérants" avait affirmé mi-avril le président français.

Les "plus de 40 pays" qui y participent ont entamé une planification militaire à Londres, selon le ministère des Armées.

"Le mouvement du groupe aéronaval est distinct des opérations militaires initiées dans la région et complète le dispositif sécuritaire", a réaffirmé mercredi le ministère.

Sa présence à proximité du Golfe va permettre "d'évaluer l'environnement opérationnel régional par anticipation du déclenchement de l’initiative" et "d'offrir des options supplémentaires de sortie de crise pour renforcer la sécurité de la région", selon lui.

Le groupe aéronaval français doit également permettre d'"intégrer les moyens des pays qui veulent inscrire leur action dans un dispositif défensif et adapté, respectueux de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer", ajoute-t-il.

Le porte-avions, qui embarque une vingtaine d'avions de combat Rafale et est escorté de plusieurs frégates, a appareillé fin janvier de Toulon pour un déploiement dans l'Atlantique Nord.

Il a été redirigé le 3 mars vers la Méditerranée orientale, où il se trouvait depuis, pour défendre les intérêts français et les pays alliés frappés par la riposte iranienne aux attaques israélo-américaines.

Le blocage du détroit d'Ormuz a continué malgré un cessez-le-feu entré en vigueur le 8 avril. Washington a en retour imposé un blocus des ports iraniens puis lancé lundi l'opération Project Freedom ("Projet Liberté") pour permettre à des centaines de bateaux coincés dans le Golfe de franchir le détroit. Cette opération a été suspendue mercredi.


CMA CGM confirme qu'un de ses porte-conteneurs a été touché dans le détroit d'Ormuz

 Le porte-conteneurs "San Antonio" battant pavillon maltais et appartenant à l'armateur français CMA CGM a fait "l'objet d'une attaque" mardi dans le détroit d'Ormuz, a confirmé mercredi matin CMA CGM. (AFP)
Le porte-conteneurs "San Antonio" battant pavillon maltais et appartenant à l'armateur français CMA CGM a fait "l'objet d'une attaque" mardi dans le détroit d'Ormuz, a confirmé mercredi matin CMA CGM. (AFP)
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  • L'agence de sécurité maritime britannique UKTMO avait rapporté qu'un cargo avait été touché mardi vers 18H30 GMT par un "projectile d'origine inconnue" dans le détroit d'Ormuz, sans l'identifier
  • L'armateur précise qu'il suit la situation de près et qu'il reste pleinement mobilisé aux côtés de l'équipage

PARIS: Le porte-conteneurs "San Antonio" battant pavillon maltais et appartenant à l'armateur français CMA CGM a fait "l'objet d'une attaque" mardi dans le détroit d'Ormuz, a confirmé mercredi matin CMA CGM.

L'attaque a fait des "blessés parmi les membres d'équipage" qui ont été "évacués et soignés", et a occasionné des "dommages" au navire, a ajouté CMA CGM dans un bref communiqué à l'AFP.

L'agence de sécurité maritime britannique UKTMO avait rapporté qu'un cargo avait été touché mardi vers 18H30 GMT par un "projectile d'origine inconnue" dans le détroit d'Ormuz, sans l'identifier.

L'armateur précise qu'il suit la situation de près et qu'il reste pleinement mobilisé aux côtés de l'équipage.

L'attaque a eu lieu au lendemain du "projet Liberté" lancé par Donald Trump pour escorter les navires bloqués dans le Golfe afin de les aider à quitter le détroit d'Ormuz.

Mais l'opération d'escorte a été arrêtée dès mardi au bout d'un jour seulement par le même Donald Trump, dans le but de parvenir à un accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.

Le président américain a déclaré sur sa plateforme Truth Social que "de grands progrès" avaient été réalisés dans les négociations, et que le "Projet liberté" serait suspendu "pendant une courte période" pour voir si un accord pouvait "être finalisé et signé".


Pour Glucksmann, «il est bien trop tôt pour se déclarer candidat»

Toujours hostile à une primaire à gauche, Raphaël Glucksmann juge "qu'il est bien trop tôt pour se déclarer candidat" à la présidentielle et assure que la gauche non mélenchoniste sera "suffisamment adulte" pour désigner "le meilleur candidat". (AFP)
Toujours hostile à une primaire à gauche, Raphaël Glucksmann juge "qu'il est bien trop tôt pour se déclarer candidat" à la présidentielle et assure que la gauche non mélenchoniste sera "suffisamment adulte" pour désigner "le meilleur candidat". (AFP)
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  • Dans ce rassemblement, "on se met d'accord sur le fond (du projet), ensuite on crée une équipe et on désigne le candidat ou la candidate la mieux placée (...) Et on sera suffisamment adulte pour qu'il y en ait qu'un ou une", a-t-il affirmé
  • Il a répété son hostilité à une primaire à gauche, qui a été une nouvelle fois défendue mardi soir dans un meeting à Paris par ses partisans comme Clémentine Autain, François Ruffin, Marine Tondelier ou Olivier Faure

PARIS: Toujours hostile à une primaire à gauche, Raphaël Glucksmann juge "qu'il est bien trop tôt pour se déclarer candidat" à la présidentielle et assure que la gauche non mélenchoniste sera "suffisamment adulte" pour désigner "le meilleur candidat".

"Il est bien trop tôt pour se déclarer candidat. Ce qui m'obsède, c'est que la ligne politique que je porte soit capable de gagner l'élection présidentielle", a déclaré mercredi sur France 2 l'eurodéputé Place publique, le mieux placé selon les sondages pour porter une candidature de centre-gauche.

Il a défendu la démarche de "rassemblement" initiée par une quarantaine d'élus de la gauche et des écologistes, dont le patron des députés PS Boris Vallaud et l'écologiste Yannick Jadot.

Dans ce rassemblement, "on se met d'accord sur le fond (du projet), ensuite on crée une équipe et on désigne le candidat ou la candidate la mieux placée (...) Et on sera suffisamment adulte pour qu'il y en ait qu'un ou une", a-t-il affirmé.

Il a répété son hostilité à une primaire à gauche, qui a été une nouvelle fois défendue mardi soir dans un meeting à Paris par ses partisans comme Clémentine Autain, François Ruffin, Marine Tondelier ou Olivier Faure.

"La malédiction de la gauche, c'est de ne parler qu'à la gauche", a-t-il expliqué. Pendant que la gauche fait une primaire, "Jean-Luc Mélenchon parlera aux Français, Jordan Bardella parlera aux Français".

Il a jugé "parfaitement normale" la candidature du leader insoumis "parce qu'en fait, nous incarnons des lignes totalement différentes".

"Donc il n'y aura pas de cris d'orfraie de ma part. C'est tout à fait logique qu'il y ait deux offres politiques qui s'affrontent quand il y a deux visions du monde qui s'affrontent", a-t-il estimé.