Liban: la famille d'un intellectuel assassiné en 2021 réclame une enquête de l'ONU

Les gens se rassemblent pour commémorer l'éminent militant et intellectuel libanais Lokman Slim place de la Sorbonne à Paris, la capitale française, le 11 février 2021 (Photo, AFP).
Les gens se rassemblent pour commémorer l'éminent militant et intellectuel libanais Lokman Slim place de la Sorbonne à Paris, la capitale française, le 11 février 2021 (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 03 février 2023

Liban: la famille d'un intellectuel assassiné en 2021 réclame une enquête de l'ONU

  • Des ONG et les familles de victimes de l'explosion du port, qui a fait plus de 215 morts en août 2020, réclament une enquête internationale sur ce drame
  • Lokman Slim avait été assassiné deux semaines après avoir révélé que des quantités de ce nitrate d'ammonium avaient été utilisées par le régime syrien

BEYROUTH: La famille de l'intellectuel libanais Lokman Slim a réclamé vendredi une mission d'enquête de l'ONU pour déterminer si son assassinat il y a deux ans ainsi que deux autres meurtres sont liés à la gigantesque explosion au port de Beyrouth.

Des Rapporteurs spéciaux de l'ONU ont critiqué jeudi "la lenteur des progrès" de l'enquête locale sur le meurtre de Lokman Slim, un militant réputé pour ses positions critiques envers le Hezbollah pro-iranien.

"Nous appelons le Conseil des droits de l'homme de l'ONU à s'engager à mener une mission d'enquête" sur l'explosion meurtrière au port, a déclaré Monika Borgman, la veuve de Lokman Slim. Elle s'exprimait en présence d'ambassadeurs occidentaux au cours d'une commémoration de l'assassinat de son époux organisée à son domicile de la banlieue sud de Beyrouth, fief du Hezbollah.

Soulignant que "l'enquête locale n'avance pas et est entravée", elle a demandé à ce qu'une enquête de l'ONU engloble l'assassinat le 3 février 2021 de Lokman Slim et deux meurtres qui l'ont précédé, "qui pourraient être liés à l'explosion" ayant ravagé Beyrouth.

Des ONG et les familles de victimes de l'explosion du port, qui a fait plus de 215 morts en août 2020, réclament une enquête internationale sur ce drame, la classe politique tentant d'entraver l'investigation locale par tous les moyens.

Le juge chargé de l'enquête a même été poursuivi pour "insubordination" la semaine dernière en raison de sa détermination à faire toute la lumière sur l'explosion causée par une énorme quantité de nitrate d'ammonium stockée au port depuis 2013.

Lokman Slim avait été assassiné deux semaines après avoir révélé que des quantités de ce nitrate d'ammonium avaient été utilisées par le régime syrien pour larguer des barils explosifs sur les zones rebelles au plus fort de la guerre en Syrie.

Deux mois plus tôt, un officier des douanes à la retraite, Mounir Abou Rjeili, et un photographe indépendant, Joe Bejjani, avaient été assassinés, et des médias libanais avaient suggéré un possible lien avec l'explosion au port de Beyrouth.

L'enquête locale sur l'assassinat de Lokman Slim "n'avance pas pour des raisons politiques", a déclaré sa veuve de nationalité allemande à l'AFP, soulignant que sur "plus de 200 assassinats politiques au Liban depuis l'indépendance", "presque rien n'a été fait".

Lokman Slim, 58 ans, avait été retrouvé mort dans sa voiture, tué par balles, dans le sud du pays. Partisan acharné de la laïcité, issu de la haute bourgeoisie chiite, il était l'une des rares voix dissidentes au sein de sa communauté.

Peu avant son assassinat, il avait répété lors d'entretiens à la télévision que le Hezbollah prenait le Liban en otage pour le compte de l'Iran.


Le Croissant-Rouge des Émirats fournit des fauteuils roulants électriques à des Syriens touchés par le séisme

L'équipe de terrain du Croissant-Rouge des Émirats aux côtés de bénéficiaires syriens dans le gouvernorat de Lattaquié (Photo, WAM).
L'équipe de terrain du Croissant-Rouge des Émirats aux côtés de bénéficiaires syriens dans le gouvernorat de Lattaquié (Photo, WAM).
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  • Le Croissant-Rouge des Émirats (CRE) a également distribué des médicaments et assuré un soutien psychologique
  • Le CRE a coordonné la mise en œuvre de ses actions avec ses homologues syriens

DUBAÏ: Le Croissant-Rouge des Émirats (CRE) continue d'offrir de l'aide médicale, y compris des fauteuils roulants électriques, aux personnes touchées par les séismes qui ont secoué la Syrie en février.

Selon l'agence de presse des Émirats, l'aide comprend des médicaments et des compléments nutritionnels destinés à des personnes âgées en maison de retraite, ainsi qu'une « assistance psychologique et matérielle » à de nombreuses familles. 

Le CRE a coordonné la mise en œuvre de ses actions avec ses homologues syriens.

Les fauteuils roulants ont été distribués dans le gouvernorat de Lattaquié. Les bénéficiaires ont remercié les Émirats arabes unis pour leur soutien à la population syrienne.

« Ce fauteuil roulant est pour moi comme deux nouveaux pieds », a déclaré Zain al-Abidin. « Il me permet d'aller où je veux et de me déplacer plus rapidement. Merci aux Émirats arabes unis et au Croissant-Rouge des Émirats. »

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Le CCG interpelle les États-Unis à la suite des propos d'un ministre israélien

La 155e session du conseil ministériel du Conseil de coopération du Golfe (CCG), qui s'est tenue le 22 mars à Riyad, a affirmé le soutien du CCG à la souveraineté du peuple palestinien (Photo, Twitter/@GCCSG).
La 155e session du conseil ministériel du Conseil de coopération du Golfe (CCG), qui s'est tenue le 22 mars à Riyad, a affirmé le soutien du CCG à la souveraineté du peuple palestinien (Photo, Twitter/@GCCSG).
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  • Le département d'État américain a qualifié les commentaires de M. Smotrich d’« inexacts » et de « dangereux »
  • Le CCG demande aux États-Unis « d'assumer ses responsabilités en répondant à toutes les mesures et déclarations qui visent le peuple palestinien »

LONDRES: Le Conseil de coopération du Golfe a déclaré dimanche avoir adressé une lettre au secrétaire d'État américain Antony Blinken pour dénoncer les propos controversés du ministre israélien des Finances, Bezalel Smotrich, selon lesquels il nie l'existence d'un peuple palestinien.

Le secrétaire général du CCG, Jassem Mohamed Albudaiwi, a indiqué que les ministres des Affaires étrangères du CCG avaient transmis la lettre conjointe, qui exprime la position des dirigeants des pays du CCG au sujet de la cause palestinienne, a rapporté l'agence de presse saoudienne.

Dans cette lettre, le CCG demande aux États-Unis « d'assumer ses responsabilités en répondant à toutes les mesures et déclarations qui visent le peuple palestinien » et de « jouer leur rôle dans l'élaboration d'une solution juste, globale et durable » au conflit israélo-palestinien.

Selon M. Albudaiwi, la lettre salue le rejet par les États-Unis des déclarations du ministre israélien d'extrême-droite, Bezalel Smotrich.

Le secrétaire général a indiqué que la 155e session du conseil ministériel du CCG, qui s'est tenue le 22 mars à Riyad, a affirmé le soutien du CCG à la souveraineté du peuple palestinien sur tous les territoires palestiniens occupés depuis juin 1967 et à la création d'un État palestinien indépendant avec Jérusalem-Est pour capitale, qui garantit tous les droits légitimes du peuple palestinien frère et rejette les colonies dans les territoires palestiniens occupés.

Le département d'État américain a déclaré que les commentaires de M. Smotrich « sont non seulement inexacts, mais aussi extrêmement préoccupants et dangereux ».

M. Smotrich fait partie du gouvernement de droite dure du leader israélien Benjamin Netanyahou, qui a pris ses fonctions en décembre.

(Avec AFP)

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Réforme de la justice en Israël: Netanyahu renvoie le ministre de la Défense

Le ministre sortant de la Défense, Yoav Gallant, ancien général de l'armée (Photo, Reuters).
Le ministre sortant de la Défense, Yoav Gallant, ancien général de l'armée (Photo, Reuters).
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  • Benjamin Netanyahou a limogé dimanche son ministre de la Défense au lendemain de son appel à une pause d'un mois dans le processus de réforme judiciaire
  • M. Galant, a dit craindre qu'une poursuite des divisions au sein de la population sur ce dossier engendre une «vraie menace pour la sécurité d'Israël»

JERUSALEM: Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a limogé dimanche son ministre de la Défense au lendemain de son appel à une pause d'un mois dans le processus de réforme judiciaire controversée voulue par le gouvernement.

"Le Premier ministre Benjamin Netanyahou a décidé de démettre de ses fonctions le ministre de la Défense Yoav Galant", a indiqué le bureau du Premier ministre dans un bref un communiqué.

Dans un discours samedi soir, M. Galant, pourtant du même parti de droite que M. Netanyahu, le Likoud, a dit craindre qu'une poursuite des divisions au sein de la population sur ce dossier engendre une "vraie menace pour la sécurité d'Israël".

Les manifestations se succèdent chaque semaine depuis la présentation en janvier par le gouvernement de Benjamin Netanyahou, l'un des plus à droite de l'histoire d'Israël, d'un projet de réforme qui divise le pays.

Suscitant l'inquiétude dans le pays mais aussi à l'étranger, la réforme vise à accroître le pouvoir des élus sur celui des magistrats. Selon ses détracteurs, elle met en péril le caractère démocratique de l'Etat d'Israël.

M. Netanyahu et ses alliés d'extrême droite et ultra-orthodoxes estiment nécessaire ce projet de réforme pour rétablir un rapport de force équilibré entre les élus et la Cour suprême, qu'ils jugent politisée.

"Nous devons arrêter le processus législatif" pendant un mois, a déclaré samedi soir M. Galant, avant une semaine cruciale qui devrait être marquée par d'autres dispositions législatives et de nouvelles manifestations de masse.

"Je suis attaché aux valeurs du Likoud (...) mais les changements majeurs au niveau national doivent se faire par le biais de la concertation et du dialogue", a-t-il ajouté.

Le ministre de la Défense a appelé dans le même temps à l'arrêt des manifestations.