Le prix artistique Ithra 2023 d'Arabie saoudite est ouvert aux candidatures avec à la clé 100 000 dollars

Ce prix « réaffirme l'engagement d'Ithra à développer les industries créatives en Arabie saoudite ». (Fourni)
Ce prix « réaffirme l'engagement d'Ithra à développer les industries créatives en Arabie saoudite ». (Fourni)
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Publié le Samedi 04 février 2023

Le prix artistique Ithra 2023 d'Arabie saoudite est ouvert aux candidatures avec à la clé 100 000 dollars

  • Le prix créé par le King Abdulaziz Center for World Culture en est à sa cinquième édition
  • Les artistes du monde arabe ont jusqu'au 1er avril pour soumettre leur candidature

DHAHRAN : Les artistes arabes du monde entier sont invités à soumettre leurs propositions pour la cinquième édition du prix artistique Ithra et tenter de gagner 100 000 dollars (1 dollar = 0,92 euro) pour donner vie à leur idée.

Créé par le King Abdulaziz Center for World Culture, également connu sous le nom d'Ithra, le concours est ouvert aux artistes contemporains et aux collectifs artistiques des vingt-deux nations membres de la Ligue arabe qui sont : l’Algérie, le Bahreïn, les Comores, Djibouti, l’Égypte, l’Irak, la Jordanie, le Koweït, le Liban, la Libye,  la Mauritanie, le Maroc, Oman, la Palestine, le Qatar, l’Arabie saoudite, la Somalie, le Soudan, la Syrie, la Tunisie, les EAU et le Yémen. Les artistes non originaires qui ont vécu dans l'un de ces pays pendant au moins 10 ans peuvent également poser leur candidature.

L'appel à candidatures a été ouvert mardi et se termine le 1er avril. Le nom du gagnant sera annoncé le 15 mai et l'œuvre retenue sera dévoilée en juin dans le cadre des célébrations du cinquième anniversaire d'Ithra. Elle fera ensuite partie de la collection d'art permanente du centre.

Lancé en 2017, l'Ithra est l'une des bourses artistiques les plus en vue dans le monde. Toutes les candidatures sont examinées et jugées par un panel mondial d'experts, composé d'artistes, de conservateurs, d'universitaires et d'historiens de l'art.

Les trois premières éditions du prix ont été organisées parallèlement à Art Dubai, tandis que l'œuvre gagnante de l'année dernière a été dévoilée en collaboration avec la Diriyah Biennale Foundation lors de la première biennale du Royaume.

« Le prix Ithra Art Prize réaffirme l'engagement d'Ithra à développer les industries créatives dans le Royaume, la région et le monde entier », a déclaré Farah Abushullaih, responsable des musées chez Ithra.

« En tant que l'une des plus importantes bourses d'art au niveau international, nous soutenons les artistes originaires et basés dans le monde arabe afin qu'ils développent des œuvres importantes et pertinentes ».

« L'Ithra Art Prize vise à inspirer la pensée créative, à élargir les horizons culturels et à favoriser le talent tout en renforçant l'écosystème artistique », a-t-elle ajouté.

Parmi les anciens lauréats, citons Ayman Zedani, basé aux Émirats arabes unis, dont l'installation spatiale « Mem » a remporté le prix inaugural, tandis que Daniah Al-Saleh, basée à Londres, a gagné en 2019 avec « Sawtam », une présentation numérique et audiovisuelle basée sur les phonèmes de la langue arabe.

La troisième édition a été remportée par le Saoudien Fahad ben Naif pour son installation « Rakhm », tandis que l'artiste tuniso-ukrainienne Nadia Kaabi-Linke, basée à Berlin, a gagné en 2022 avec « E Pluribus Unum - A Modern Fossil », qui jette un regard critique sur les effets de la pandémie sur le secteur du voyage et sur la façon dont l'humanité mesure le progrès et la croissance économique.

Pour en savoir plus sur Ithra et le concours, rendez-vous sur www.ithra.com.


L'Iran dément avoir visé l'ambassade américaine à Ryad 

L'ambassadeur d'Iran en Arabie saoudite, Alireza Enayati, a catégoriquement démenti jeudi que son pays ait frappé l'ambassade des Etats-Unis dans le royaume cette semaine, comme l'en avait accusé Ryad. (AFP)
L'ambassadeur d'Iran en Arabie saoudite, Alireza Enayati, a catégoriquement démenti jeudi que son pays ait frappé l'ambassade des Etats-Unis dans le royaume cette semaine, comme l'en avait accusé Ryad. (AFP)
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  • L'Arabie saoudite a accusé à plusieurs reprises Téhéran d'avoir lancé des salves de missiles et des attaques de drones sur son territoire et a averti que le royaume se réservait le droit de se défendre, y compris par des représailles
  • Ryad a notamment accusé l'Iran d'avoir attaqué à deux reprises avec des drones la vaste raffinerie de Ras Tanura, l'une des plus importantes du Moyen-Orient, ce que Téhéran a démenti

RYAD: L'ambassadeur d'Iran en Arabie saoudite, Alireza Enayati, a catégoriquement démenti jeudi que son pays ait frappé l'ambassade des Etats-Unis dans le royaume cette semaine, comme l'en avait accusé Ryad.

"Aucun drone n'a été lancé depuis l'Iran vers l'ambassade des Etats-Unis à Ryad", a-t-il déclaré dans un entretien exclusif à l'AFP.

"Si le commandement des opérations à Téhéran attaque quelque part, il en assume la responsabilité", a-t-il assuré.

L'Iran mène depuis samedi des frappes sur les pays du Golfe, disant y viser les installations américaines, après l'attaque lancée par les Etats-Unis et Israël, prélude à une guerre qui déborde en dehors de la région.

L'Arabie saoudite a accusé à plusieurs reprises Téhéran d'avoir lancé des salves de missiles et des attaques de drones sur son territoire et a averti que le royaume se réservait le droit de se défendre, y compris par des représailles.

Ryad a notamment accusé l'Iran d'avoir attaqué à deux reprises avec des drones la vaste raffinerie de Ras Tanura, l'une des plus importantes du Moyen-Orient, ce que Téhéran a démenti.

De la même manière, l'Iran n'a "aucun rôle dans l'attaque (de drone, NDLR) qui a ciblé l'ambassade américaine" et provoqué un incendie, a affirmé Alireza Enayati.

Guerre "imposée" 

Le diplomate a exprimé sa reconnaissance envers l'Arabie saoudite pour son engagement à ne pas autoriser l'utilisation de son espace aérien, ni de son territoire, pendant la guerre.

"Nous apprécions ce que nous avons entendu à plusieurs reprises de la part de l'Arabie saoudite: qu'elle n'autorise pas l'utilisation de son espace aérien, de ses eaux ou de son territoire contre la République islamique d'Iran", a-t-il dit.

Avant le déclenchement de la guerre, Ryad avait apporté son soutien aux efforts diplomatiques visant à apaiser les tensions entre Téhéran et Washington et avait promis de ne pas autoriser l'utilisation de son espace aérien pour des attaques contre l'Iran.

Après des années d'hostilité, l'Iran, à majorité chiite, et l'Arabie saoudite, à majorité sunnite, avaient renoué leurs relations en 2023, à la suite d'un accord surprise négocié par l'intermédiaire de la Chine.

Ryad avait rompu en 2016 ses relations diplomatiques avec la République islamique après que son ambassade à Téhéran et son consulat à Mashhad, dans le nord-ouest du pays, avaient été attaqués lors de manifestations. Celles-ci avaient suivi l'exécution par l'Arabie saoudite du religieux chiite saoudien Nimr al-Nimr.

Depuis que la guerre lancée par des frappes américano-israéliennes contre l'Iran embrase le Moyen-Orient, au moins 13 personnes ont été tuées dans le Golfe, dont sept civils.

"Ceci n'est pas une guerre régionale et ça n'est pas notre guerre. Elle a été imposée à la région", a regretté Alireza Enayati.

 

 


Le ministre saoudien de la Défense s'entretient avec son homologue des Émirats arabes unis et condamne les attaques iraniennes

 Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid bin Salman, s'est entretenu avec son homologue émirati, le cheikh Hamdan bin Mohammed Al-Maktoum, jeudi. (@DXBMediaOffice)
Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid bin Salman, s'est entretenu avec son homologue émirati, le cheikh Hamdan bin Mohammed Al-Maktoum, jeudi. (@DXBMediaOffice)
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  • Les ministres ont condamné l'agression iranienne contre le Royaume, les Émirats arabes unis et d'autres pays
  • Ils ont déclaré que leurs pays se réservaient le droit de prendre toutes les mesures nécessaires pour sauvegarder leurs capacités

RIYAD: Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid ben Salmane, s'est entretenu jeudi avec son homologue émirati, le cheikh Hamdan bin Mohammed Al-Maktoum.

Au cours de cet entretien, les ministres ont condamné l'agression iranienne contre le Royaume, les Émirats arabes unis et d'autres nations, a écrit le prince Khalid sur X.

Les attaques iraniennes ont été décrites comme une "violation claire des conventions internationales, ainsi que de la souveraineté, de la sécurité et de la sûreté des nations", a déclaré le Dubai Media Office.

"Les deux parties ont souligné que de tels actes ont de graves implications pour la sécurité et la stabilité régionales et internationales", a ajouté le bureau.

Les deux ministres ont également affirmé leur entière solidarité et leur engagement à soutenir toutes les mesures prises en réponse à ces actes, a déclaré le prince Khalid.

Ils ont ajouté que leurs pays se réservaient le droit de prendre toutes les mesures nécessaires pour sauvegarder leurs capacités et assurer la sécurité de tous ceux qui vivent dans les deux pays.


Liban: frappe sur la banlieue sud de Beyrouth après un avis d'évacuation 

La banlieue sud de Beyrouth a été visée jeudi soir par une frappe israélienne après un avis d'évacuation, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).
La banlieue sud de Beyrouth a été visée jeudi soir par une frappe israélienne après un avis d'évacuation, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).
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  • La banlieue sud de Beyrouth a été visée jeudi soir par une frappe israélienne après un avis d'évacuation, selon l'Agence nationale d'information
  • La panique s'est emparée de Beyrouth dans l'après-midi, après un appel inédit d'Israël à évacuer toute la banlieue sud qu'il pilonne depuis que le Liban a été entraîné dans la guerre régionale, lundi

BEYROUTH: La banlieue sud de Beyrouth a été visée jeudi soir par une frappe israélienne après un avis d'évacuation, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).

Un panache de fumée se dégage du lieu du site, selon des images de l'AFPTV.

La panique s'est emparée de Beyrouth dans l'après-midi, après un appel inédit d'Israël à évacuer toute la banlieue sud qu'il pilonne depuis que le Liban a été entraîné dans la guerre régionale, lundi.