Séisme en Syrie: la citadelle d'Alep et d'autres sites archéologiques endommagés

L'ancienne citadelle d'Alep est endommagée suite au séisme meurtrier qui a secoué la Syrie le 6 février 2023. Au moins 810 personnes ont été tuées en Syrie dans l'effondrement de bâtiments après un séisme de magnitude 7,8 qui a frappé la Turquie voisine, selon les médias d'État et les sauveteurs. (Photo, AFP)
L'ancienne citadelle d'Alep est endommagée suite au séisme meurtrier qui a secoué la Syrie le 6 février 2023. Au moins 810 personnes ont été tuées en Syrie dans l'effondrement de bâtiments après un séisme de magnitude 7,8 qui a frappé la Turquie voisine, selon les médias d'État et les sauveteurs. (Photo, AFP)
L'ancienne citadelle d'Alep est endommagée suite au séisme meurtrier qui a secoué la Syrie le 6 février 2023. Au moins 810 personnes ont été tuées en Syrie dans l'effondrement de bâtiments après un séisme de magnitude 7,8 qui a frappé la Turquie voisine, selon les médias d'État et les sauveteurs. (Photo, AFP)
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L'ancienne citadelle d'Alep est endommagée suite au séisme meurtrier qui a secoué la Syrie le 6 février 2023. Au moins 810 personnes ont été tuées en Syrie dans l'effondrement de bâtiments après un séisme de magnitude 7,8 qui a frappé la Turquie voisine, selon les médias d'État et les sauveteurs. (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 06 février 2023

Séisme en Syrie: la citadelle d'Alep et d'autres sites archéologiques endommagés

  • «Des parties du moulin ottoman à l'intérieur de la citadelle d'Alep sont tombées, et des parties des murs défensifs du nord-est se sont fissurées et fendues»
  • Dans la vieille ville d'Alep située dans le nord-ouest de la Syrie, plusieurs immeubles résidentiels adjacents aux murs historiques se sont effondrés et fissurés

DAMAS : La citadelle d'Alep et plusieurs autres sites archéologiques ont été endommagés dans le séisme qui a fait plusieurs centaines de morts lundi en Syrie, a indiqué la Direction générale des antiquités et des musées.

"Des parties du moulin ottoman à l'intérieur de la citadelle d'Alep sont tombées, et des parties des murs défensifs du nord-est se sont fissurées et fendues", a précisé la même source dans un communiqué.

"De grandes parties du dôme du phare de la mosquée ayyoubide", situées à l'intérieur de la citadelle, se sont également effondrées, "dont l'entrée de la tour défensive mamelouke", a ajouté le communiqué.

Dans la vieille ville d'Alep située dans le nord-ouest de la Syrie, plusieurs immeubles résidentiels adjacents aux murs historiques se sont effondrés et fissurés.

La Direction générale des antiquités et des musées a publié   des photos sur Facebook montrant le minaret de la mosquée ayyoubide, la façade de l'hospice ottoman et des parties de la citadelle d'Alep endommagés.

Alep est réputée notamment pour sa citadelle, un joyau architectural de l'époque médiévale ainsi que sa vieille ville, classée en 2018 au patrimoine mondial en péril de l'Unesco, après des années de guerre civile.

Dans la province de Hama, dans le centre-ouest de la Syrie, des équipes archéologiques ont fait état de "certains bâtiments endommagés à l'intérieur de l'ancien château d'Al-Marqab" dans la ville de Banyas, ainsi que de la chute partielle de murs et d'une tour.

Des façades historiques se sont également effondrées dans la ville de Hama.

A Qadmous, une falaise rocheuse est tombée à proximité du château de la ville, dans la province de Tartous et des bâtiments résidentiels se sont effondrés dans l'enceinte du château.

Les équipes de la Direction générale des antiquités poursuivent l'évaluation des dégâts, et ne disposent pas encore d'informations précises sur la ville antique de Palmyre.

Le séisme de magnitude 7,8 a frappé lundi à l'aube le sud de la Turquie, où le bilan s'élève à 912 morts, et la Syrie voisine qui compte 783 morts, selon des bilans encore provisoires.


ONG interdites à Gaza: MSF pourrait mettre fin à ses activités en mars

L'ONG Médecins Sans Frontières (MSF) pourrait mettre fin à ses activités dans la bande de Gaza en mars si Israël ne revenait pas sur sa décision jeudi de l'y interdire, tout comme 36 autres organisations, a prévenu samedi sa présidente Isabelle Defourny. (AFP)
L'ONG Médecins Sans Frontières (MSF) pourrait mettre fin à ses activités dans la bande de Gaza en mars si Israël ne revenait pas sur sa décision jeudi de l'y interdire, tout comme 36 autres organisations, a prévenu samedi sa présidente Isabelle Defourny. (AFP)
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  • Israël a confirmé jeudi interdire d'accès à la bande de Gaza 37 organisations humanitaires internationales majeures, à qui il reproche de ne pas avoir communiqué la liste des noms de ses employés, exigée désormais officiellement à des fins de "sécurité"
  • MSF a qualifié d'"ingérence scandaleuse" cette exigence, visant, selon Israël, à "empêcher l'infiltration d'opérateurs terroristes au sein des structures humanitaires"

PARIS: L'ONG Médecins Sans Frontières (MSF) pourrait mettre fin à ses activités dans la bande de Gaza en mars si Israël ne revenait pas sur sa décision jeudi de l'y interdire, tout comme 36 autres organisations, a prévenu samedi sa présidente Isabelle Defourny.

Israël a confirmé jeudi interdire d'accès à la bande de Gaza 37 organisations humanitaires internationales majeures, à qui il reproche de ne pas avoir communiqué la liste des noms de ses employés, exigée désormais officiellement à des fins de "sécurité".

MSF a qualifié d'"ingérence scandaleuse" cette exigence, visant, selon Israël, à "empêcher l'infiltration d'opérateurs terroristes au sein des structures humanitaires".

"Pour travailler en Palestine, dans les territoires palestiniens occupés, nous devons être enregistrés (...) Cet enregistrement a pris fin le 31 décembre 2025", a expliqué sur France Inter Isabelle Defourny, médecin et présidente de MSF France.

"Depuis le mois de juillet 2025, nous étions impliqués dans un processus de réenregistrement et à ce jour, nous n'avons pas reçu de réponse. (...) On a encore 60 jours pendant lesquels on pourrait travailler sans être réenregistrés, et donc nous devrions mettre fin à nos activités en mars", si Israël maintenait sa décision de sanction, a-t-elle ajouté.

L'ONG dispose d'une quarantaine de personnels internationaux dans la bande de Gaza et travaille avec 800 personnels palestiniens dans huit hôpitaux.

"On a encore du +staff+ international qui, très récemment, ces derniers jours, a pu rentrer dans Gaza", a néanmoins précisé Mme Defourny.

"On est le second distributeur d'eau (dans la bande de Gaza). L'année dernière, en 2025, on a pris en charge un peu plus de 100.000 personnes blessées, brûlées, victimes de différents traumatismes. On est les deuxièmes en nombre d'accouchements effectués", a encore souligné la présidente de MSF France.

S'appuyant notamment sur une note du Cogat, l'organisme du ministère israélien de la Défense chargé des affaires civiles palestiniennes, Isabelle Defourny a estimé que la décision de sanction israélienne s'expliquait par le fait que les ONG "témoignent sur les violences commises par l'armée israélienne" à Gaza.

"Les journalistes internationaux n'ont jamais été autorisés à Gaza, les journalistes nationaux sont (...) ciblés les uns après les autres, tués par l'armée israélienne", a-t-elle ajouté.

Et de rappeler que "plus de 500 humanitaires ont été tués, dont 15 membres de MSF" dans des bombardements de l'armée israélienne depuis octobre 2023.


Le Conseil de transition du Sud salue l'invitation saoudienne au dialogue sur le Yémen

Membres du Conseil de transition du Sud au Yémen. (Reuters/File Photo)
Membres du Conseil de transition du Sud au Yémen. (Reuters/File Photo)
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  • L'Arabie saoudite a annoncé cette invitation plus tôt dans la journée de samedi, à la demande de Rashad Al-Alimi, président du Conseil présidentiel yéménite
  • Le royaume a exhorté toutes les factions à participer "pour développer une vision globale"

RIYAD: Le Conseil de transition du Sud (CTS) au Yémen a salué samedi l'invitation de l'Arabie saoudite à participer à un dialogue inclusif entre les factions du sud du Yémen à Riyad.

Dans un communiqué, le groupe a déclaré que cette initiative reflétait l'engagement du Royaume à résoudre les questions politiques par le dialogue, notamment en ce qui concerne le droit du peuple du sud à restaurer son État.

Le STC a souligné que tout dialogue sérieux doit reconnaître la volonté du peuple du sud, inclure des garanties internationales complètes et envisager un référendum libre dans le cadre de toute proposition ou solution politique future.

Le Conseil a déclaré avoir pris part à toutes les étapes du dialogue parrainé par l'Arabie saoudite et le Conseil de coopération du Golfe, en commençant par l'accord de Riyad en 2019, suivi par les consultations de Riyad en 2022, et culminant dans le dialogue global avec le Sud qui a conduit à l'adoption de la Charte nationale du Sud en 2023 - soulignant son engagement constant en faveur du dialogue et de la responsabilité politique.

L'Arabie saoudite a annoncé cette invitation plus tôt dans la journée de samedi, à la demande de Rashad Al-Alimi, président du Conseil présidentiel de direction du Yémen.

Le Royaume a exhorté toutes les factions à participer "à l'élaboration d'une vision globale" qui répondrait aux aspirations du peuple du Sud.

L'initiative a reçu un large soutien régional et international.


L’Arabie saoudite accueillera un « dialogue » entre les factions du sud du Yémen

L'Arabie saoudite a réaffirmé que le dialogue était le seul moyen de résoudre la question du Sud. (AFP/Fichier)
L'Arabie saoudite a réaffirmé que le dialogue était le seul moyen de résoudre la question du Sud. (AFP/Fichier)
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  • La conférence vise à « élaborer une vision globale » afin de répondre aux aspirations des Yéménites

RIYAD : Le ministère saoudien des Affaires étrangères a invité les factions du sud du Yémen à tenir un dialogue à Riyad afin de « discuter de solutions justes à la question du Sud ».

Dans un communiqué, le ministère a précisé que la conférence, prévue dans la capitale saoudienne, avait été demandée par Rachad Al-Alimi, président du Conseil de direction présidentielle yéménite. Le Royaume a exhorté l’ensemble des factions à y participer « pour élaborer une vision globale » à même de répondre aux aspirations de la population du Sud.

Le Conseil de transition du Sud (STC), mouvement séparatiste, s’est récemment emparé de territoires dans les gouvernorats de l’Hadramaout et d’Al-Mahra.

L’Arabie saoudite a estimé que l’action du STC constituait une menace directe pour la sécurité nationale du Royaume et pour la stabilité régionale.

Plus tôt cette semaine, la coalition militaire soutenant le gouvernement yéménite a mené des frappes aériennes visant un chargement d’armes et de véhicules destiné aux forces séparatistes du Sud. Cette cargaison était arrivée au port d’al-Mukalla à bord de deux navires.

L’Arabie saoudite a réitéré que la seule voie permettant de résoudre la question du Sud passe par le dialogue.

Mardi, des pays du Golfe et d’autres pays arabes ont exprimé leur soutien au gouvernement yéménite reconnu par la communauté internationale.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com