France: manifestations contre la réforme des retraites, les syndicats haussent le ton

Une manifestation se tient au quatrième jour des rassemblements nationaux organisés depuis le début de l'année, contre une refonte profondément impopulaire des retraites, à Paris le 11 février 2023. (Photo par Bertrand GUAY / AFP)
Une manifestation se tient au quatrième jour des rassemblements nationaux organisés depuis le début de l'année, contre une refonte profondément impopulaire des retraites, à Paris le 11 février 2023. (Photo par Bertrand GUAY / AFP)
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Publié le Samedi 11 février 2023

France: manifestations contre la réforme des retraites, les syndicats haussent le ton

  • Lors d'une conférence de presse avant le départ du cortège parisien, l'intersyndicale s'est dite «prête à durcir le mouvement» si le gouvernement et le Parlement restaient «sourds» à la mobilisation
  • Le numéro un du syndicat réformiste CFDT, Laurent Berger, a pointé du doigt une «forme de folie démocratique du gouvernement à ignorer ce qui se passe»

PARIS: Plusieurs manifestations ont débuté en France samedi pour une quatrième journée d'action contre l'impopulaire réforme des retraites, et les syndicats ont prévenu qu'ils étaient prêts à "mettre la France à l'arrêt" dans les prochaines semaines s'ils n'étaient pas entendus par le gouvernement.

Lors d'une conférence de presse avant le départ du cortège parisien, l'intersyndicale s'est dite "prête à durcir le mouvement" si le gouvernement et le Parlement, qui examine actuellement le texte controversé, restaient "sourds" à la mobilisation.

Le numéro un du syndicat réformiste CFDT, Laurent Berger, a pointé du doigt une "forme de folie démocratique du gouvernement à ignorer ce qui se passe", tandis que son homologue de la CGT Philippe Martinez a souligné que "la balle (était) dans le camp" de l'exécutif.

C'est la quatrième fois en moins d'un mois que les Français sont appelés à faire grève et à manifester contre cette réforme phare du président Emmanuel Macron, dont la mesure emblématique, le recul de l'âge légal du départ à la retraite de 62 à 64 ans, est majoritairement rejetée.

Les premiers cortèges se sont élancés à Nancy, Strasbourg (est), et Toulouse (sud-ouest) où la CGT a revendiqué "plus de 100.000 manifestants".

Nombre d'entre eux, ne pouvant se permettre de se mettre en grève à chaque mobilisation, ont profité de manifester un samedi. "C'est peut être la seule fois où je peux venir, c'était l'occasion", expliquait ainsi Sandrine Thouron, 60 ans, principale d'un collège.

"J'attends qu'aujourd'hui il y ait encore plus de monde dans la rue et que le gouvernement réfléchisse un peu à deux fois avant de passer en force", a affirmé de son côté Benjamin Grau, 41 ans, agriculteur dans le cortège à Toulouse.

"Dépasser le million de manifestants, ça serait un beau succès", a espéré Laurent Berger.  De source policière, on s'attend à une participation comprise entre 600.000 et 800.000 personnes, dont 90.000 à 120.000 à Paris.

Dix mille forces de l'ordre sont mobilisées partout en France, dont 4.500 dans la capitale.

Sans appel à la grève, les réseaux ferroviaires et du métro devaient fonctionner normalement.

France à l'arrêt

Les trois précédentes journées d'action ont réuni entre 757.000 et 1,27 million de personnes selon les autorités (entre près de deux millions et plus de 2,5 millions selon l'intersyndicale), sans infléchir l'exécutif, qui tient bon sur le recul de l'âge légal de départ à 64 ans.

Des propos vendredi d'Emmanuel Macron à Bruxelles, appelant les organisateurs de la contestation à "conserver leur esprit de responsabilité", ont déclenché une vive réaction des syndicats.

"Excusez-moi, mais bordel, on n'est pas responsables depuis le début?", s'est énervé Laurent Berger, alors que les mobilisations se sont déroulées jusqu'ici sans incidents notables.

"Quand il y a un tel mécontentement dans le pays et qu'on a l'esprit de responsabilité justement, eh bien, on écoute", a déclaré pour sa part Philippe Martinez.

L'intersyndicale, qui compte huit organisations, veut inscrire le mouvement dans la durée et a appelé à deux autres journées d'action les 16 février et 7 mars. Et elle s'est dite prête samedi à "mettre la France à l'arrêt dans tous les secteurs le 7 mars" si rien ne bouge.

Si le gouvernement ne tient pas compte des demandes des Français sur les retraites, "on aura à l'issue de cette réforme un divorce encore plus prononcé, encore plus inquiétant, entre les Français et ceux qui nous gouvernent", a averti samedi Xavier Bertrand, un responsable des Républicains (LR), le parti de droite sur lequel la majorité présidentielle compte pour faire passer son texte au Parlement.

Actuellement devant les députés, l'examen du texte depuis le début de la semaine n'a donné lieu pour l'instant qu'à des débats répétitifs et des invectives.

La France est l'un des pays européens où l'âge légal de départ à la retraite est le plus bas sans que les systèmes de retraite ne soient complètement comparables.

Le gouvernement a fait le choix d'allonger la durée de travail pour répondre à une dégradation financière des caisses de retraite et à un vieillissement de la population.


La France convoque le chargé d’affaires iranien après une « action d’intimidation » contre son personnel diplomatique

La France a convoqué, mardi, le chargé d’affaires de la République islamique d’Iran à Paris à la suite de ce que le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères qualifie d’« action d’intimidation extrêmement grave » visant deux agents de l’ambassade de France en Iran le 19 juillet. (AFP)
La France a convoqué, mardi, le chargé d’affaires de la République islamique d’Iran à Paris à la suite de ce que le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères qualifie d’« action d’intimidation extrêmement grave » visant deux agents de l’ambassade de France en Iran le 19 juillet. (AFP)
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  • Le diplomate iranien a été reçu par le secrétaire général du ministère, qui lui a fait part de « la condamnation la plus ferme » de Paris à l’égard de cette agression, décrite comme « préméditée et délibérée»
  • La diplomatie française estime que cet incident constitue « une violation flagrante du droit international et des conventions de Vienne »

PARIS: La France a convoqué, mardi, le chargé d’affaires de la République islamique d’Iran à Paris à la suite de ce que le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères qualifie d’« action d’intimidation extrêmement grave » visant deux agents de l’ambassade de France en Iran le 19 juillet.

Selon un communiqué du Quai d’Orsay, cette convocation est intervenue à la demande du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot. Le diplomate iranien a été reçu par le secrétaire général du ministère, qui lui a fait part de « la condamnation la plus ferme » de Paris à l’égard de cette agression, décrite comme « préméditée et délibérée».

La diplomatie française estime que cet incident constitue « une violation flagrante du droit international et des conventions de Vienne », qui garantissent la protection du personnel diplomatique et encadrent les relations entre les États.

Le Quai d’Orsay a également averti que cet « incident gravissime et inadmissible » ne resterait « pas sans conséquence », rappelant que le ministre Jean-Noël Barrot avait déjà évoqué cette affaire avec son homologue iranien la veille.

La France demande aux autorités iraniennes d’établir les circonstances de cet incident, d’en identifier et sanctionner les responsables, et de garantir la sécurité de ses représentations diplomatiques ainsi que de son personnel, conformément aux obligations internationales de l’Iran.


Refus d'obtempérer à Marseille: un policier blessé, quatre interpellations

Un policier a été gravement blessé dans la nuit de lundi à mardi à Marseille après avoir été percuté lors d'un refus d'obtempérer par un véhicule dont les quatre occupants ont été interpellés, a-t-on appris de sources policières. (AFP)
Un policier a été gravement blessé dans la nuit de lundi à mardi à Marseille après avoir été percuté lors d'un refus d'obtempérer par un véhicule dont les quatre occupants ont été interpellés, a-t-on appris de sources policières. (AFP)
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  • Le policier a été "violemment percuté" alors qu’il "tentait d’intercepter, à l’aide du système Diva (barrage au sol) un véhicule en fuite", a confirmé sur X le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez
  • Les quatre occupants du véhicule, - le chauffeur et trois passagers - ont été interpellés et placés en garde à vue, a-t-il précisé

MARSEILLE: Un policier a été gravement blessé dans la nuit de lundi à mardi à Marseille après avoir été percuté lors d'un refus d'obtempérer par un véhicule dont les quatre occupants ont été interpellés, a-t-on appris de sources policières.

Le policier a été "violemment percuté" alors qu’il "tentait d’intercepter, à l’aide du système Diva (barrage au sol) un véhicule en fuite", a confirmé sur X le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez. "Projeté sur une vingtaine de mètres", il est "sérieusement blessé" mais "ses jours ne sont plus en danger", a ajouté le ministre, qui dénonce "un acte criminel très grave".

Les quatre occupants du véhicule, - le chauffeur et trois passagers - ont été interpellés et placés en garde à vue, a-t-il précisé.

Selon deux sources policières, le véhicule était volé, et le conducteur n'avait pas de permis de conduire.

Selon un rapport du service statistique du ministère de l'Intérieur (SSMSI), les refus de contrôle routier ont nettement augmenté en 2025, une hausse de 9% par rapport à l'année précédente alimentée notamment par les refus d'obtempérer qui constituent la majeure partie des délits (28.100 refus d'obtempérer pour 2025).


La France décerne à l’ambassadeur saoudien Fahad Al-Ruwaily la Légion d’honneur

La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
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  • Cette reconnaissance intervient alors que les deux pays poursuivent le développement de leur partenariat stratégique, marqué par un dialogue politique soutenu et une coopération croissante
  • Cette distinction récompense les efforts déployés par l’ambassadeur Al-Ruwaily pour renforcer les relations d’amitié et approfondir la coopération entre la France et l’Arabie saoudite dans divers domaines d’intérêt commun

PARIS:  La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises.

Cette distinction récompense les efforts déployés par l’ambassadeur Al-Ruwaily pour renforcer les relations d’amitié et approfondir la coopération entre la France et l’Arabie saoudite dans divers domaines d’intérêt commun.

Cette reconnaissance intervient alors que les deux pays poursuivent le développement de leur partenariat stratégique, marqué par un dialogue politique soutenu et une coopération croissante dans les secteurs économique, culturel et diplomatique.