Séisme: un point de passage entre Turquie et Arménie ouvert pour l'aide aux sinistrés

Cinq camions d'aide envoyés par l'Arménie aux victimes du séisme ont franchi samedi la frontière avec la Turquie, empruntant le même passage que celui utilisé en 1988 pour envoyer de l'aide d'Ankara à Erevan dans des circonstances analogues. (AFP)
Cinq camions d'aide envoyés par l'Arménie aux victimes du séisme ont franchi samedi la frontière avec la Turquie, empruntant le même passage que celui utilisé en 1988 pour envoyer de l'aide d'Ankara à Erevan dans des circonstances analogues. (AFP)
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Publié le Samedi 11 février 2023

Séisme: un point de passage entre Turquie et Arménie ouvert pour l'aide aux sinistrés

  • Ce point de passage, rappelle l'agence turque, avait été spécialement ouvert en 1988 pour acheminer de l'aide à l'Arménie qui venait de subir un tremblement de terre touchant sa capitale Erevan
  • Les deux pays ont commencé à renouer depuis décembre 2021 avec la nomination d'envoyés spéciaux qui se sont rencontrés à plusieurs reprises pour discuter de la normalisation de leurs relations

ISTANBUL: Cinq camions d'aide envoyés par l'Arménie aux victimes du séisme ont franchi samedi la frontière avec la Turquie, empruntant le même passage que celui utilisé en 1988 pour envoyer de l'aide d'Ankara à Erevan dans des circonstances analogues.

Selon l'agence officielle turque Anadolu, ce convoi destiné aux victimes du séisme qui a fait près de 25 000 morts en Turquie et en Syrie, a emprunté le point de passage d'Alican, dans la province d'Igdir (nord-est).

"L'aide humanitaire envoyée par l'Arménie a franchi le pont de Margara à la frontière entre l'Arménie et la Turquie et se dirige vers les zones touchées par le séisme", a indiqué sur Twitter le vice-Ministre arménien des Affaires étrangères Vahan Kostanayna, cité par Anadolu qui publie également une photo du convoi.

Ce point de passage, rappelle l'agence turque, avait été spécialement ouvert en 1988 pour acheminer de l'aide à l'Arménie qui venait de subir un tremblement de terre touchant sa capitale Erevan et dont le bilan est estimé entre 25.000 et 30.000 morts.

Les deux pays, divisés par le souvenir du génocide en 1915 et par le conflit du Nagorny Karabakh, ont commencé à renouer depuis décembre 2021 avec la nomination d'envoyés spéciaux qui se sont rencontrés à plusieurs reprises à Vienne pour discuter de la normalisation de leurs relations.

Les vols commerciaux ont également repris en février 2022.

L'émissaire turc, Serdar Kilic, a remercié samedi, également via Twitter, son "cher" Ruben Rubinyan, vice-président de l'Assemblée nationale arménienne, pour ses "aimables efforts qui ont permis cette opération".

"Heureux d'avoir pu aider" a déclaré ce dernier sur Twitter.

L'Arménie a décidé de "laisser de côté" la question du génocide qu'Ankara ne veut pas reconnaître, admettant au plus des "massacres des deux côtés".

Les Arméniens, soutenus dans leur position par nombre de pays et experts, estiment que 1,5 million des leurs ont été tués de manière systématique par les troupes de l'Empire ottoman pendant la Première Guerre mondiale, entre 1915 et 1917

La frontière, rouverte en 1991 à l'indépendance de l'Arménie après l'effondrement de l'URRS, s'était refermée deux ans plus tard à cause du conflit du Nagorny Karabakh qui oppose l'ex-république soviétique d'Arménie à l'Azerbaïdjan, allié de la Turquie.


Le cheikh Tahnoon « bienvenu à tout moment », selon le ministre saoudien des Médias

Le ministre saoudien des Médias, Salman Al-Dossary (à gauche), et le Cheikh Tahnoon ben Zayed Al-Nahyane (à droite). (Photo fournie)
Le ministre saoudien des Médias, Salman Al-Dossary (à gauche), et le Cheikh Tahnoon ben Zayed Al-Nahyane (à droite). (Photo fournie)
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  • Malgré des divergences sur le dossier yéménite, Riyad et Abou Dhabi soulignent l’importance stratégique de leur partenariat régional

RIYAD : Le ministre saoudien des Médias, Salman Al-Dossary, a réfuté mercredi les allégations circulant sur les réseaux sociaux selon lesquelles le Royaume aurait refusé l’entrée au conseiller à la sécurité nationale des Émirats arabes unis, le cheikh Tahnoon ben Zayed.

« Ce qui circule au sujet d’un refus du Royaume de recevoir Son Altesse le cheikh Tahnoon ben Zayed est incorrect. Son Altesse vient au Royaume quand il le souhaite, sans autorisation ; c’est sa maison et sa direction est sa famille », a écrit le ministre sur X.

Le cheikh Tahnoon est le vice-gouverneur d’Abou Dhabi et le frère du président des Émirats arabes unis, le cheikh Mohamed ben Zayed.

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a déclaré mardi que, malgré une « divergence de vues » entre les deux pays au sujet du Yémen, leur relation était « d’une importance cruciale » pour la stabilité régionale.

« Le Royaume est toujours désireux d’entretenir une relation forte et positive avec les Émirats arabes unis en tant que partenaire clé au sein du CCG », a-t-il déclaré.

Il a ajouté que le retrait des Émirats arabes unis du Yémen constituait une « pierre angulaire » permettant à la relation avec les Émirats de rester solide.

Le mois dernier, le gouvernement yéménite internationalement reconnu a demandé aux Émirats arabes unis de retirer leurs forces du pays, après que le Conseil de transition du Sud (STC), qu’ils soutiennent, a pris le contrôle de vastes zones dans le sud et l’est du pays.

La coalition militaire dirigée par l’Arabie saoudite pour soutenir la légitimité au Yémen a indiqué, le 30 décembre, avoir mené une frappe aérienne « limitée » contre des cargaisons d’armes de contrebande destinées au STC.

Le ministère émirati de la Défense a annoncé avoir achevé un retrait total du Yémen le 2 janvier.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L’espace aérien et le territoire saoudiens ne seront pas utilisés pour une attaque contre l’Iran, affirme le prince héritier

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le président iranien Masoud Pezeshkian. (Archive/SPA/AFP)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le président iranien Masoud Pezeshkian. (Archive/SPA/AFP)
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  • Le prince héritier Mohammed ben Salmane a fait ces déclarations lors d’un entretien téléphonique avec le président iranien Massoud Pezeshkian

RIYAD : Le Royaume n’autorisera pas que son espace aérien ou son territoire soient utilisés pour toute action militaire contre l’Iran, a déclaré le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane au président iranien Massoud Pezeshkian lors d’un entretien téléphonique mardi.

L’Arabie saoudite respecte la souveraineté de l’Iran et soutient tous les efforts visant à résoudre les différends par le dialogue, de manière à renforcer la sécurité et la stabilité dans la région, a rapporté l’Agence de presse saoudienne, citant les propos du prince héritier à Pezeshkian.

Le président iranien a exprimé sa gratitude envers le Royaume pour sa position ferme en faveur du respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de l’Iran, remerciant le prince héritier pour ses efforts en vue de renforcer la sécurité et la stabilité régionales.

Plus tôt, les médias iraniens avaient rapporté que Pezeshkian avait déclaré que Téhéran accueille toujours favorablement tout processus, dans le cadre du droit international, visant à prévenir la guerre.

Pezeshkian a également indiqué au prince Mohammed que « l’unité et la cohésion » des pays islamiques peuvent garantir une « sécurité, une stabilité et une paix durables dans la région ».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Netanyahu affirme qu'il ne permettra pas l'établissement d'un «Etat palestinien à Gaza»

Israël ne permettra pas la création d'un Etat palestinien et certainement pas à Gaza, a déclaré mardi soir le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, affirmant que son pays conserverait le contrôle sécuritaire de toute la zone allant du Jourdain à la Méditerranée. (AFP)
Israël ne permettra pas la création d'un Etat palestinien et certainement pas à Gaza, a déclaré mardi soir le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, affirmant que son pays conserverait le contrôle sécuritaire de toute la zone allant du Jourdain à la Méditerranée. (AFP)
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  • "J'entends dire que j'autoriserais la création d'un État palestinien à Gaza. Cela n'a pas eu lieu et cela n'arrivera pas"
  • "Aujourd'hui comme demain, nous ne le permettrons pas", a-t-il ajouté, affirmant qu'"Israël maintiendra son contrôle sécuritaire sur l'ensemble de la zone allant du Jourdain à la mer" Méditerranée

JERUSALEM: Israël ne permettra pas la création d'un Etat palestinien et certainement pas à Gaza, a déclaré mardi soir le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, affirmant que son pays conserverait le contrôle sécuritaire de toute la zone allant du Jourdain à la Méditerranée.

"J'entends dire que j'autoriserais la création d'un État palestinien à Gaza. Cela n'a pas eu lieu et cela n'arrivera pas", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse, se vantant d'avoir "empêché à maintes reprises la création d'un État palestinien".

"Aujourd'hui comme demain, nous ne le permettrons pas", a-t-il ajouté, affirmant qu'"Israël maintiendra son contrôle sécuritaire sur l'ensemble de la zone allant du Jourdain à la mer"  Méditerranée, soit Israël et l'ensemble des Territoires palestiniens occupés.