Séisme en Turquie: L'ONU lance un appel pour récolter un milliard de dollars

Un homme assis près des décombres d'un bâtiment effondré dans la ville historique d'Antakya, dans le sud du pays, est photographié le 12 février 2023, après qu'un tremblement de terre de magnitude 7,8 a frappé la région frontalière de la Turquie et de la Syrie plus tôt dans la semaine. (AFP)
Un homme assis près des décombres d'un bâtiment effondré dans la ville historique d'Antakya, dans le sud du pays, est photographié le 12 février 2023, après qu'un tremblement de terre de magnitude 7,8 a frappé la région frontalière de la Turquie et de la Syrie plus tôt dans la semaine. (AFP)
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Publié le Vendredi 17 février 2023

Séisme en Turquie: L'ONU lance un appel pour récolter un milliard de dollars

  • Antonio Guterres a « exhorté la communauté internationale à agir davantage et à financer dans sa totalité cet effort vital pour répondre à l'une des plus grandes catastrophes naturelles de notre temps»
  • «La Turquie abrite le plus grand nombre de réfugiés au monde et a fait montre d'une immense générosité à l'égard de son voisin syrien depuis des années», a insisté le chef de l'ONU

NATIONS-UNIS: Les Nations unies lancent un appel à l'aide internationale afin de récolter un milliard de dollars pour la Turquie dévastée le 6 février par un séisme qui a fait, dans ce pays et en Syrie, au moins 40 000 morts, a annoncé jeudi le secrétaire général Antonio Guterres.

"Le financement -- qui couvre une période de trois mois -- portera assistance à 5,2 millions de personnes et permettra aux organisations d'aide de renforcer leur soutien crucial aux efforts conduits par le gouvernement" de la Turquie, "frappée par le tremblement de terre le plus dévastateur dans le pays en un siècle", a écrit M. Guterres dans un communiqué.

Il a "exhorté la communauté internationale à agir davantage et à financer dans sa totalité cet effort vital pour répondre à l'une des plus grandes catastrophes naturelles de notre temps".

"La Turquie abrite le plus grand nombre de réfugiés au monde et a fait montre d'une immense générosité à l'égard de son voisin syrien depuis des années", a insisté le chef de l'ONU.

"Il est temps dorénavant que le monde soutienne la population de Turquie, comme elle l'a fait tout simplement avec d'autres en quête d'aide", a ajouté M. Guterres, précisant que "les besoins étaient énormes, (que) les gens souffraient et (qu') il n'y avait pas de temps à perdre".

Interrogé sur le nombre de personnes visées par l'appel aux dons, 5,2 millions, contre près du double affectées par le séisme, le porte-parole du secrétaire général, Stéphane Dujarric, a noté que la décision avait été prise en concertation avec le gouvernement turc. Pour "se concentrer sur les personnes ayant le plus besoin d'aide le plus rapidement, et là où l'ONU peut être le plus efficace", a-t-il précisé.

Mercredi, l'ONU avait lancé un appel similaire à destination également d'environ 5 millions de personnes pour trois mois dans le nord-ouest de la Syrie, d'un montant d'environ 400 millions de dollars.

La différence de montant entre les deux s'explique notamment par le fait qu'il existait déjà avant le séisme un appel de l'ONU à financer le plan de réponse humanitaire pour la Syrie, chiffré à 4,8 milliards de dollars pour 2023, a expliqué Stéphane Dujarric. Ce qui n'est pas le cas pour la Turquie.

D'autre part, ArcelorMittal, deuxième groupe sidérurgique mondial, décrivant une situation "déchirante", a annoncé un don de 5 millions de dollars pour venir en aide aux victimes des séismes en Turquie et en Syrie, via les organisations humanitaires Médecins sans frontières et Disasters Emergency Committee.


Khalida Boufedeche, première femme élue à la tête du Parlement algérien

Khalida Boufedeche est devenue la première femme à présider le Parlement algérien. (AFP)
Khalida Boufedeche est devenue la première femme à présider le Parlement algérien. (AFP)
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  • Le Parlement algérien a élu Khalida Boufedeche à sa présidence, faisant d'elle la première femme à occuper ce poste dans l'histoire du pays et le quatrième personnage de l'État
  • Membre du FLN, vainqueur des législatives avec 91 sièges sur 407, elle prend ses fonctions dans un Parlement marqué par une participation record à la baisse (21,24%) et une forte sous-représentation des femmes

ALGER: Le Parlement algérien a élu mardi soir, pour la première fois de son histoire, une femme à sa tête, Khalida Boufedeche, qui devient ainsi le quatrième personnage de l'Etat.

Mme Boufedeche, médecin allergologue et députée d'Alger, est issue du Front de libération nationale (FLN), parti historique de l'indépendance et formation proche du pouvoir.

Le FLN est arrivé en tête des dernières législatives avec 91 sièges sur 407. Le scrutin a été marqué par un taux de participation de 21,24%, le plus bas jamais enregistré.

Trois candidats postulaient pour la présidence de l'Assemblée populaire nationale (APN), la chambre basse du Parlement: Mme Boufedeche, un député du principal parti islamique, le Mouvement de la société pour la paix (MSP - 43 sièges) et un autre du parti laïque le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD).

Khalida Boufedeche est membre du comité central du FLN. Avant son actuel mandat de députée, elle été élue dans sa commune à Bordj El Bahri puis à l'assemblée de la wilaya d'Alger.

Mme Boufedeche accède au perchoir du Parlement alors que seules 25 femmes ont été élues, soit 6,14% des sièges.

Les femmes sont sous-représentées lors de cette législature alors qu'elles représentent 49% de la population. Elles étaient 38 en 2021 et surtout 118 en 2017. Cette dernière élection s'était tenue sous le régime des quotas.

Le FLN est suivi dans l'hémicycle par le Rassemblement national démocratique (RND), autre formation proche du pouvoir, qui obtient 74 sièges, puis le Front El Moustakbal, également considéré comme un parti soutenant les autorités, avec 56 sièges.


L'armée jordanienne annonce avoir intercepté cinq missiles iraniens

L'armée jordanienne a annoncé jeudi que sa défense aérienne avait abattu cinq missiles tirés depuis l'Iran et visant le territoire du royaume, précisant que l'attaque n'avait pas fait de victimes. (AFP)
L'armée jordanienne a annoncé jeudi que sa défense aérienne avait abattu cinq missiles tirés depuis l'Iran et visant le territoire du royaume, précisant que l'attaque n'avait pas fait de victimes. (AFP)
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  • L'armée jordanienne a annoncé jeudi que sa défense aérienne avait abattu cinq missiles tirés depuis l'Iran et visant le territoire du royaume
  • L'attaque n'avait pas fait de victimes

AMMAN: L'armée jordanienne a annoncé jeudi que sa défense aérienne avait abattu cinq missiles tirés depuis l'Iran et visant le territoire du royaume, précisant que l'attaque n'avait pas fait de victimes.

"Les missiles ont été détectés, interceptés et abattus conformément aux plans de défense", a déclaré un porte-parole de l'armée jordanienne cité dans un communiqué, en pleine reprise des hostilités entre les Etats-Unis et l'Iran.

 

 


Le ministre saoudien des Affaires étrangères appelle à tenir les colons responsables des violences en Cisjordanie

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s'exprimait lors d'une réunion de haut niveau sur le dialogue interreligieux à Rome. (SPA)
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s'exprimait lors d'une réunion de haut niveau sur le dialogue interreligieux à Rome. (SPA)
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  • Le prince Faisal ben Farhane appelle à mettre immédiatement fin aux attaques

ROME : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a appelé mercredi à prendre des mesures pour tenir les colons israéliens responsables des violences commises contre les Palestiniens, avertissant que la poursuite des attaques et l'expansion des colonies illégales compromettaient les perspectives d'une solution à deux États.

S'exprimant lors d'une réunion de haut niveau consacrée au dialogue interreligieux à Rome, le prince Faisal a demandé la cessation immédiate des attaques dans la Cisjordanie occupée, affirmant qu'elles étaient menées sous la protection ou avec le soutien des forces de sécurité israéliennes.

Il a salué les mesures adoptées par plusieurs États, notamment l'interdiction des importations en provenance des colonies israéliennes, les sanctions visant les personnes responsables de graves violations des droits humains, ainsi que les restrictions de voyage imposées aux colons impliqués dans des actes de violence.

Le prince Faisal a appelé à renforcer davantage les mécanismes de responsabilité, estimant que ces violations ne devaient pas rester impunies, car elles compromettent les perspectives de paix et portent atteinte aux droits des Palestiniens à la vie, à la sécurité, à la dignité et à l'autodétermination, selon l'Agence de presse saoudienne.

Ces déclarations interviennent dans un contexte de préoccupation internationale croissante face aux violences en Cisjordanie occupée, à la suite d'affrontements survenus le 24 juillet entre des habitants du village de Tal, au sud-ouest de Naplouse, et des colons israéliens, qui ont fait quatre morts palestiniens et deux morts israéliens.

Depuis lors, les forces israéliennes ont mené de vastes opérations militaires, des arrestations et des démolitions de maisons à travers la Cisjordanie.

Les Nations unies ont à plusieurs reprises mis en garde contre des niveaux records de violences commises par des colons, tandis que plusieurs gouvernements occidentaux, dont le Royaume-Uni, le Canada, l'Australie et des États membres de l'Union européenne, ont imposé des sanctions à des colons extrémistes et à des organisations accusées d'être impliquées dans des attaques contre des Palestiniens.

Le prince Faisal a également réaffirmé le rejet par l'Arabie saoudite de toute tentative visant à modifier le statut historique et juridique de Jérusalem ainsi que de ses lieux saints musulmans et chrétiens.

Il a mis en garde contre les provocations répétées à la mosquée Al-Aqsa et les attaques visant les sites religieux, estimant que de tels actes alimentaient les tensions religieuses et réduisaient encore les chances de parvenir à une paix durable.

Dans son intervention, le prince Faisal a déclaré qu'une sécurité durable ne pourrait être assurée tant que les Palestiniens seraient privés de leurs droits légitimes.

La réunion, présidée par le vice-président du Conseil italien et ministre des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a réuni les membres de l'Alliance mondiale pour la mise en œuvre de la solution à deux États ainsi que des partenaires internationaux afin d'examiner le rôle du dialogue interreligieux dans l'avancement du processus de paix.

Le prince Faisal a affirmé que l'Arabie saoudite poursuivrait sa coopération avec les États-Unis, l'Autorité palestinienne et ses partenaires internationaux pour mettre en œuvre le plan de paix global soutenu par la résolution 2803 du Conseil de sécurité des Nations unies et la Déclaration de New York, notamment à travers des initiatives visant à promouvoir le dialogue entre les fidèles de différentes religions. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com